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    Biographie de COLUCHE :
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    14ème
    COLUCHE
    1944 - 1986
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    Le pavé
     
    Le pavé
    Artiste et Comique (Francais)
    Né le 28 octobre 1944
    Décédé le 19 juin 1986 (à l'âge de 41 ans) 




    C’est le 28 octobre 1944, à Paris, que Michel Colucci voit le jour au sein d’une famille originaire du nord de l’Italie. Une mère fleuriste et un père peintre en bâtiment. Malheureusement ce dernier décède en 1947 et laisse son épouse Simone élever seule ses deux enfants avec son maigre salaire. Michel traîne sa jeunesse en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Le garçon fabrique d’ailleurs sa propre guitare au son très approximatif et tellement lourde qu’il ne peut la soulever seul. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études primaires qu'il décroche en juin 1958. Il niera même l'avoir obtenu d’un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ». Mais les responsabilités frappent à la porte. Michel touche à toutes les professions (14 au total parmi lesquelles télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes). 

    C’est finalement à l’usine qu’il se pose en tant que manutentionnaire après un courtpassage sous les drapeaux, ponctué par une exclusion pour indiscipline. Lorsqu’il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d’artiste qui le fait rêver. Sur l’Île de la Cité, « Le vieux bistrot » accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret « Chez Bernadette » pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l’éternité : Coluche. 

    Un soir, l’acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l’emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. S’y escrimeront notamment Patrick Dewaere et Sylvette Herry, alias Miou-Miou. Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs. Deux entractes ont lieu où les comédiens font le service. Le public est conquis. Coluche fonde avec des amis la troupe « Le vrai chic parisien ». En 4 ans, il joue avec succès « Thérèse est triste » et « Ginette Lacaze » avant que Dick Rivers n’impose lui-même cette jeune bande en première partie de son Rock'n Roll Show à l'Olympia. La troupe joue également « Introduction à l'esthétique fondamentale » avant que Coluche ne la quitte. « J’ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul.

    Tout s’enchaîne alors très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf’Conc, inauguré pour l’occasion, non loin des Champs-Elysées. C’est ici qu’apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l’artiste. Sous contrat avec Paul Lederman et Claude Martinez, Coluche entreprend des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, à guichets fermés et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées.

    En février 1975, Coluche revient à l’Olympia. Mais cette fois, c’est son nom qui s’étale en grand. Le « Schmilblick » est le tube de l’été et plus d’un million de 45 tours se vendent à travers le pays. Amoureux des femmes, Coluche cède cependant aux sirènes du mariage et épouse en octobre la seule qui lui fasse tourner la tête, Véronique, avec qui il aura deux enfants. Un mois plus tard, il est de nouveau sur les planches. Bobino a les yeux de Chimène pour lui et les critiques sont cette fois unanimes devant ce comédien aux gants de boxe qui conclut son spectacle par une interprétation du « temps des cerises » sur une pochette.

    Coluche devient incontournable. En 1976, Patrice Leconte lui offre un rôle dans son premier long métrage au succès mitigé « Les vécés étaient fermés de l’intérieur » dont certaines critiques peu élogieuses diront que les cinémas l’étaient aussi. Mais c’est surtout sa production suivante qui sera retenue. Il œuvre auprès du maître Louis de Funès dans « L’aile ou la cuisse » et laisse une première empreinte cinématographique marquante. « Il possède un talent explosif. Je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand » dira de Funès par la suite. Ce à quoi Coluche répliquera: « Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Il est une école à lui tout seul. » L’année suivante, il se lance dans la réalisation et sort « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». Mais un an plus tard, Coluche revient à ses premiers amours et prend possession de la scène du théâtre du Gymnase-Marie-Bell pour 18 mois le tout à guichet fermé, jusqu’en février 1981. 

    La radio lui ouvre également son antenne dès 1978. Europe 1 lui offre la tranche 15h30-16h avec l’émission « On n’est pas là pour se faire engueuler » qui fera un carton pendant un an et demi avant que son animateur vedette ne reparte en tournée. Le touche-à-tout ne fera qu’un court passage à RMC en février 1980, renvoyé au bout de quinze jours, officiellement pour incompatibilité d’humeur, officieusement pour avoir cité le Canard Enchaîné sur l’affaire des diamants de Bokassa, déplaisant à l’entourage du Président Giscard. Mais politiquement parlant, le personnage à d’autres desseins. Toujours en 1980, il avoue à un journaliste son désir de se présenter comme candidat aux présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire. « Personne ne m'attend au tournant vu qu'on sait pas où je vais tourner. » L’idée dans un coin de sa tête, Coluche rôde son nouveau spectacle dans son fidèle Café de la Gare avant de partir tourner « L’Inspecteur La Bavure ». Ce n’est qu’en novembre de la même année qu’il donne vie à ses pensées. Il se déclare officiellement candidat à l’élection présidentielle de 1981.

    Son appel au vote reste célèbre : « j’appelle tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s’inscrire dans les mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul. » Pour lui, l’ensemble des minorités forment la majorité. Sous sa bannière « bleu-blanc-merde », Coluche grimpe dans les sondages au prix d’une campagne rocambolesque dans les colonnes de Hari-Kiri. Crédité jusqu’à 16% des intentions de vote, le « clown » dérange la classe politique. Persona non grata, il se lance dans une grève de la faim pour lutter contre la fermeture des espaces d’expression après une conférence de presse au plat de spaghetti. Le 7 avril, il doit capituler et abandonner son ambition.

    Huit mois plus tard, il divorce et prend du recul en s’installant dans les Caraïbes. En 1982, entre les tournages de « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ », « Le maître d’école » et « Banzaï », il participe masqué à l’émission de Michel Polac dont le sujet est « Faut-il se débarrasser de Coluche ? ». L’annonce du suicide de son grand ami Patrick Dewaere est un choc tout comme la mort du dessinateur Jean-Marc Reiser. Coluche se fait plus rare. Il participe aux tournages de « La femme de mon pote » et « Le roi Dagobert » en 1983, « La vengeance du serpent à plume » et « Le fou de guerre » en 1984. Mais c’est surtout sa magistrale interprétation dans « Tchao Pantin » qui marque les esprits. Le César du meilleur acteur récompense cette performance de haut vol.

    L’époque de la convalescence passe doucement et le trublion refait son apparition sur le devant de la scène. En mai 1985, l’émission de Patrick Sabatier « Le jeu de la vérité » qui lui est consacré est un incroyable succès en terme d’audimat. Coluche était décidé à ne faire l’impasse sur aucune question. Puis il revient à Europe 1 pour animer « Y’en aura pour tout le monde » avec Maryse. Coluche est bel et bien de retour ! 
    En septembre, il participe à un gigantesque canular en épousant Thierry Le Luron « pour le meilleur et pour le rire » avant de partir battre le record du monde de vitesse à moto, sa grande passion. En Italie, il est le premier homme au monde à atteindre 252.087 km/h sur deux roues. La toute jeune Canal + lui fait ensuite des avances, qu’il accepte en animant quotidiennement l’émission « Coluche 1-faux ». 

    En 1986, une idée lumineuse lui traverse l’esprit. Depuis l’antenne d’Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien … » car pour lui et la troupe d’Enfoirés qu’il s’apprête à créer « aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid ». Homme de cœur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première chaîne, sa grand’messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but. Le personnage multiplie les apparitions fantasques, qu’il soit interviewé au fond d’une piscine par Michel Denisot ou qu’il débarque au festival de Cannes déguisé en « France Moche » pastiche de la chroniqueuse France Roche.

    Le 19 juin 1986, Michel Colucci prend sa moto pour rejoindre Cannes depuis Opio où il s’est installé. Sans motif apparent, un poids lourd stoppe net devant lui. La lumière s’éteint sous ce « Putain de camion » - comme le chantera Renaud deux ans plus tard. Aujourd’hui encore, Coluche est plus qu’un comique, un homme engagé, dont les mots résonnent encore dans nos têtes vingt ans après sa disparition.

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    Militante, passionnée, Danielle Mitterrand est une femme d'action. A l'étroit dans son rôle de Première dame, elle n'hésite pas à prendre quelques libertés avec les usages.

    Danielle et François Mitterrand
     
    Danielle et François Mitterrand dans les Landes © D.R.
     

    Couple de compagnons
    Au mois de mars 1944, la jeuneDanielle Gouze rencontre par l'intermédiaire de sa sœur Christine un certain Morland. Il anime un réseau de résistance à Paris. Morland n'est autre que François Mitterrand. Deux mois plus tard, Morland-Mitterrand doit fuir Paris, et c'est Danielle qui l'aide à se cacher en Bourgogne. A bord du train qui les y emmène, ils jouent les amoureux enlacés afin de tromper la vigilance de la Gestapo. A leur arrivée, le couple factice se fiance…pour de vrai. Ils se marient en octobre 1944. La fuite de Paris scelle leur histoire : ils seront des compagnons de route. 

    En 1946, alors qu'elle est enceinte de huit mois, Danielle Mitterrand fait campagne aux côtés de son mari qui brigue son premier mandat de député. La même année, François Mitterrand entre au gouvernement comme ministre des Anciens combattants, et Danielle prend en charge la commission pour la Répartition des subventions aux orphelins. Aux côtés de son mari, elle fait ainsi le tour des ministères. En 1965, Danielle Mitterrand s'investit dans la première campagne présidentielle de François Mitterrand. Elle veut être une femme d'action. Quand il prend la tête du Parti socialiste en 1971, Danielle sent que l'aventure présidentielle est à portée de main. Ce qui expliquerait, selon la rumeur, qu'elle refuse de divorcer lorsqu'il lui apprend sa liaison avec Anne Pingeot, enceinte de Mazarine. C'est aussi à cette époque que Danielle Mitterrand fait de l'engagement associatif à l'échelle internationale une priorité. Le 10 mai 1981, Danielle et François Mitterrand sont ensemble pour découvrir le résultat de l'élection présidentielle. Les deux compagnons de route entrent à l'Elysée, séparés, mais ensemble !

     

    La première "Présidente"
    "Je ne suis pas une potiche" prévient Danielle Mitterrand. La nouvelle Première dame entend bien imposer son style et être indépendante. Mais peut-être l'est-elle trop au goût de certains ! Si elle assume toutes ses obligations d'épouse de Président (réception à l'Elysée, visites officielles, représentation), Danielle Mitterrand ne veut pas être une simple observatrice. 

    "Je ne suis pas une potiche"

     

    A l'Elysée, la "Présidente" a son bureau personnel, même si elle vit toujours dans son appartement rue de Bièvres. Elle s'y affaire pour sa fondation France-Libertés qu'elle crée en 1986 et qui a pour mission de défendre les droits de l'homme et le droit à l'autodétermination des minorités ethniques. Deux domaines très sensibles lorsque l'on est l'épouse d'un chef d'Etat. Ses interventions pour la cause kurde ou tibétaine, ses visites à Fidel Castro finissent par agacer le Quai d'Orsay. 

    En 1993, Danielle Mitterrand va jusqu'à critiquer publiquement la politique d'immigration de Charles Pasqua. Cette fois, le Président ne vante plus la liberté de parole de la Première dame. Dans une tribune intitulée "Qui veut faire taire Danielle ?", plusieurs députés de la majorité, dont Pierre Mazeaud, critiquent les prises de positions de la Première dame : ce n'est pas son rôle. Mais la "Pasionaria" s'en moque, et en mai 1995, elle provoque à nouveau la classe politique en embrassant Fidel Castro. Jusqu'au 8 janvier 1996, Danielle reste pourtant le fidèle compagnon de route de François Mitterrand. Fidèle aussi à ses engagements en faveur des droits de l'homme, Danielle Mitterrand poursuit toujours son action au sein de la Fondation France-Libertés


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    Le premier site français dédié à Laurel et Hardy  
     
     

    Stan Laurel

    16 juin 1890 - 23 février 1965

     

    Stanley Jefferson est né le 16 juin 1890 à Ulverston dans le Lancashire ( Angleterre).

    Ses parents évoluent déjà dans le milieu artistique, théâtral en particulier.

    Arthur Jefferson, son père, est, tout à la fois, écrivain, imprésario, metteur en scène (il dirigera plusieurs théâtres) et même acteur, comme son épouse, l'actrice Madge Metcalfe.

    Stanley avait deux frères et une soeur. Alors que cette dernière, Béatrice Olga, est pensionnaire dans un couvent où elle fait ses études, les trois garçons Gordon, Everett et Stanley suivent des études plus ...fantaisistes. Stanley, en particulier ne développera jamais une réelle passion pour l'école.On parle à son propos "d'élève très médiocre".

    Stanley avait une seule véritable envie: "monter sur les planches".

    En 1907 son père lui offre cette opportunité en le recommandant à Lévy etCardwell qui dirigent une tournée de pantomime présentant à travers l'Angleterre "La Belle au bois dormant"

    Stanley y décroche un rôle de figurant pour 1 £ par semaine ! Ce seront ses véritables débuts sur une scène. Il est alors âgé de 18 ans.

    En 1908 il incarne un clochard dans la tournée "Alone in the world" un mélodrame d'Hall Reed. Le spectacle s'achève en véritable banqueroute. Les acteurs ne seront jamais payés.

    Sa véritable chance, Stanley la rencontre cette même année en intégrant les rangs des acteurs de la troupe de Fred Karno où il interprète divers rôles pour lesquels la part de pantomime a toute sa place. Ceci constitue un tremplin parfait pour le cinéma muet ... Dans la troupe un tout jeune homme qui parait très doué pour son jeune âge : Charlie Chaplin.

    1910 la Compagnie karno part pour une tournée dans le nouveau monde. Stanley est du voyage, Charlie aussi qui, assure-t-on, s'était écrié en vue des côtes américaines : "Amérique, me voici ! " Stan est alors sa doublure. La tournée tourne ... au fiasco. Stanley rentre en Angleterre où il monte sans grand succès son propre spectacle, participe, ensuite à une tournée sans plus de réussite.

    912, Alf Reeves préparant une nouvelle tournée Karno aux USA lui propose d'en faire partie. Stanley accepte. Les retrouvailles avec Charlie Chaplin seront de courte durée, celui-ci rejoint Mack Senett qui lui propose de faire ses débuts au cinéma. Sans son acteur fétiche, la tournée karno doit s'interrompre.

    Stan loin de se décourager monte alors, au début de 1914, "The three comics" avec deux partenaires: Edgard Hurley et son épouse Wren. Le trio finira par se séparer et Stan continua avec des fortunes diverses. Il s'associa avec deux nouveaux partenaires avec, cette fois, pour dénomination:"The Stan Jefferson trio" . Stan Jefferson, comptez, il y a bien treize lettres ! Pas superstitieux, mais quand même, il décide de se doter d'un pseudonyme.

    "Pourquoi ais-je choisi Laurel ? Expliquera-t-il un jour, je suis incapable de m'en rappeler !"

    1916 Stan Laurel rencontre Maë Dahlberg une chanteuse avec laquelle il créée " Stan et Maë Laurel" et part en tournée. En 1917, présentant leur spectacle composé de sketches comiques. A Los Angeles ils sont remarqué par le propriétaire de l'Hippodrome, la salle où ils se produisent qui leur propose de tourner des "deux bobines" estimant le comique de Stan bien plus drôle que celui de Chaplin très en vogue alors. Pas rancunier, Charlie Chaplin qui découvre à l'écran son ancien compagnon lui propose de tourner pour la compagnie qu'il vient de fonder.

    L'affaire ne se fera pas et finalement Stan Laurel signe un contrat d'une année avec Ramish et Laemmle en 1918 non sans avoir juste avant tourné pour Broncho Billy Anderso"Lucky dog" un film dirigé par Jess Robbinsdans lequel joue, également, un certain Oliver Hardy.

    Ce ne sera pas pour autant le début du célèbre duo.

    "Babe et moi nous étions des camarades de travail, expliquera par la suite Stan, rien dans le film ni dans nos relations ne pouvait annoncer ce que nous deviendrions l'un pour l'autre..."

    1918 - Stan devient pour l'Universal Hickory Hiram" un personnage qui figure dans quelques films, puis il tourne chez Vitagraph pour Larry Semon. C'est dans ce même temps qu'il fait la connaissance d'Hall Roachqui le met en scène dans quelques productions Rolins Pathé.

    Octobre 1918-décembre 1920 avec Maë ils se produisent un peu partout aux Etats Unis et même au Canada.

    1922 Il tourne quelques films pour la Metro Picture Corporation dont "Mud ans sand" sous la direction de Gil Pratt. Hall Roach est séduit par ce film. Il rencontre Stan dans sa loge au théâtre de Santa Barbara lui propose de tourner pour lui. Stan accepte. Bon acteur devant la caméra, il se fait également remarquer par ses talents de gag man. La mise en scène commence à l'attirer. D'acteur il devient réalisateur, ce qui le conduit à diriger "Get 'Em Young" film dans lequel figure Oliver Hardy qui doit y interpréter le rôle d'un maître d'hôtel. La veille du premier tour de manivelle ce dernier se brûle sérieusement au bras en préparant des grillades. Catastrophe. Finalement Stan Laurel accepte de le remplacer. Il fera une si forte impression qu'Hall Roach, un billet de 100$ à l'appui, lui demande de jouer dans "Slipping Wives" où, guéri de sa blessure, Oliver Hardy joue également.

    Cette fois - même si personne n'y prend réellement garde alors - le duo est né !

    Stan et Ollie tourneront ensemble jusqu'en 1951 (Atoll K ) leur dernier film.

    Oliver Hardy, décédé en 1957, Stan renonce à tourner. Il vivra une retraite paisible entouré de l'affection de sa fille Loïs et de ses petits enfants Laurel et Randy, dans une résidence de Santa Monica.

    1960 - Stan Laurel reçoit un "Oscar spécial" pour l'ensemble de sa carrière .

    1964 il se voit décerner la coupe de la guilde des acteurs d'Hollywood.

    La popularité de Laurel et Hardy est si grande qu'un club est même créée "Sons of the desert" dont Stan laurel rédigera même les statuts !

    20 juillet 1964 - Stan est hospitalisé pour une sévère crise de diabète à l'hôpital de West Valley près d'Hollywood.

    23 février 1965 - Stan Laurel décède d'un arrêt cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Forest Lawn (CA) au son du célèbre chant du Coucou


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  • Rudy Hirigoyen

    Rudy Hirigoyen, né le 29 août 1919 à Mendionde dans les Pyrénées-Atlantiques et mort à Paris le 24 octobre 2000, est un

    chanteur lyrique basque français.

    Biographie

    Né au Pays basque, à Mendionde exactement, le 20 août 1919, Rudy Hirigoyen suit ses parents à Paris en 1927. Il débute dans la vie active comme chasseur à l'hôtel Georges V, puis exerce comme coiffeur durant quatre années. En 1938 il remporte deux radio-crochets, et, l'année suivante, sans formation musicale, se classe premier au concours de l'Opéra et de l'Opéra-Comique avec un air de La Bohème de Puccini (Que cette main est froide), devant cent concurrents. Ce succès l'encourage à aborder une carrière de chanteur ? Rudy est alors un jeune homme fringant, de petite taille mais robuste avec un sourire franc comme l'or.

    Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier, puis libéré en 1941. Choriste au théâtre du Châtelet, il se fait bientôt connaître en soliste. En1944, il connait ces premiers succès : (Ma belle au bois dormant, Au jardin de mon cœur, Pastourelle à Nina). Déjà, certain tel que Luis Mariano lui font une rude concurrence. En 1947 Rudy succède à ce même Luis Mariano dont il reprend La Belle de Cadix, de Francis Lopez, au Casino-Montparnasse d'abord puis ensuite en province. Rudy sera de fait le repreneur officieux de Mariano et connaitra un certain succès lors des reprsies notamment de Andalousie, du Chanteur de Mexico et du le Secret de Marco-Polo. Marianistes et hirigoyennais sont alors en guerre déclarée ! Rudy recrée ensuite Le Brigand d'amour (1951), Les Caprices de Vichnou (1951) au Théâtre de l'Étoile et, plus tard, Méditerranée (1964) au Théâtre du Châtelet. En marge de ces reprises, il assure également des créations : Pour toi (musique de Georges Dherain), Maria-Flora (musique d'Henri Betti, 1957) au Théâtre du Châtelet, et surtout Viva Napoli (musique de Francis Lopez, 1970) à Mogador. Jusqu'en 1987, il parcourt l'Europe interprétant des ouvrages de Francis Lopez (La Toison d'Or, La Route fleurie, Le Prince de Madrid, Gipsy). Sa dernière création est une opérette de Francis Lopez, Fandango, présentée en 1987 à l'Élysée-Montmartre.

    Ce qui semble avoir manqué à Rudy Hirigoyen pour avoir eu la même réputation que Mariano, Guétary ou Dassary, est un grand succès auquel son nom eût pu être attaché. Il fit de belles créations mais pas un « tube ».

    Sans doute, Rudy Hirigoyen toucha-t-il son sommet personnel en assurant, en 1947, à la Gaîté - Lyrique, avec élégance et une rare chaleur, la première reprise française de l'opérette de Franz Lehar : le Pays du sourire.

    Rudy Hirigoyen a tourné également plusieurs films musicaux (Le Collège en folie, 1953, avec des chansons de Francis Lopez ; L'Auberge fleurie ; Partout ; Bonjour, bonheur).

    Sa voix de ténor, montait dans l'aigu avec une grande aisance et qu'il pouvait tenir sur une longue durée. Cette légèreté doublée de souplesse, compensa un manque de puissance côté émission et autorisa le chanteur à n'être jamais un « braillard ».

    Dans les années 1980, il accepte de donner des leçons de chant à la Cité des Artistes, rue Ordener, Paris 18e mais il n'a pas la pédagogie indispensable.

    Enfin, il semblerait que ce Basque ait préféré Lyon à Paris. Il y finira ses jours.

    Rudy Hirigoyen a été marié trois fois, il laisse une orpheline : Valérie.

    • 1954 : Andalousie opérette d'Albert Willemetz et Raymond Vincy, musique Francis Lopez, Théâtre de la Gaîté-Lyrique
    • 1957 : Maria Floraopérette livret Raymond Vincy, musique Henri Betti, mise en scène Maurice Lehmann, Théâtre
    • du Châtelet
    • Rudy Hirigoyen : un prince de l'opérette
       

      Après une éblouissante carrière au cours de laquelle il aura notamment été le fameux " Chanteur de Mexico " et l'inoubliable Bonaparte de " Viva Napoli", Rudy Hirigoyen a goûté dans son appartement croix-roussien, jusqu'en octobre 2000, date à laquelle il nous a quittés, au calme d'une retraite méritée. Sans avoir pour autant délaissé sa passion, puisqu'il était président d'honneur du Théâtre d'Opérette de Lyon.

      Bien que de mère bretonne, Rudy Hirigoyen ne peut de par son nom cacher ses origines paternelles basques. C'est d'ailleurs à Mendionde, calme village proche d'Hasparren, que le petit Rudy a vu le jour et vécu les premières années de son existence aux côtés de sa grand-mère. A l'âge de 8 ans, il rejoint pourtant la capitale où ses parents s'étaient installés. Ecolier jusqu'à 13 ans, chasseur à l'hôtel Georges V, puis coiffeur..., il ne tardera malgré tout pas à faire preuve de ses dons pour le chant. Sans avoir jamais travaillé sa voix, il obtient en effet le premier prix du concours des ténors pour l'opéra et l'opéra-comique grâce à son interprétation du grand air de "La Bohème" avant de remporter le grand concours de la chanson française à Nice, grâce à "Tiritomba". Sa décision est dès lors prise. Il sera chanteur et intègre en 1939 le conservatoire de Paris.
      Surviendra la guerre et la dure expérience d'une année de captivité. Mais dès 1941, Rudy Hirigoyen rentre au théâtre du Châtelet où il interprète "Les valses de Vienne" de Johann Strauss. Sa carrière est alors lancée, au cours de laquelle le ténor se verra confier tous les grands rôles du répertoire de l'opérette. Une carrière longue de 57 ans, que notre homme évoque aujourd'hui avec un brin de nostalgie dans le confort de son appartement croix-roussien. De l'Alhambra à la Gaîté Lyrique, de Lyon à Marseille, du Canada à la Grèce, Rudy Hirigoyen s'illustrera dans "La Belle de Cadix", "Le chanteur de Mexico" où il succède à Luis Mariano, " Le pays du sourire", "Andalousie", " L'inconnue de Saint-Moritz ", " Maria Flora", "Méditerranée" ou " Rendez-vous à Paris"... Mais l'un de ses plus beaux souvenirs sera sans doute la création en 1969 à Lille de" Viva Napoli" que lui dédia Francis Lopez. Une opérette où il campera deux personnages, dont celui, saisissant, de Bonaparte.

      Mais sa carrière sera également cinématographique. Le nom de Rudy Hirigoyen apparaîtra au générique de trois films. " Musique en tête" de 1951 tout d'abord, avec Jacques Hélian, puis "L'auberge fleurie" et "Le collège en folie". Les souvenirs se succèdent alors dans la bouche de celui qui, non sans émotion, rappellait par ailleurs l'amitié qui le lia à Bourvil et que lui témoignait toujours Annie Cordy. Cette même amitié qu'il tissa avec tant de Lyonnais, à l'occasion de ses prestations toujours très attendues au théâtre de Villeurbanne puis à l'opéra. N'est-ce d'ailleurs pas à l'opéra que Sissi, celle qui deviendra son épouse attentionnée, tomba, alors qu'elle était âgée d'à peine 8 ans, sous le charme du... "Chanteur de Mexico" ? Bref, autant d'attaches qui, voici maintenant deux ans, décidèrent le couple à quitter la grande maison de Versailles qu'il occupait jusqu'alors, pour s'installer finalement entre Rhône et Saône. Rudy Hirigoyen créera sa dernière opérette, "Fandango" de Francis et Rodrigo Lopez, en 1987 à l'Elysée Montmartre, Ensuite, il remontera ponctuellement sur scène afin d'y interpréter les chansons qu'il contribua à rendre éternelles et qui firent sa renommée.
       
      Artiste accompli, Rudy Hirigoyen était un être d'une extrême sympathie, ne détestant rien tant que l'hypocrisie. Accomplissant toujours son travail avec le soin du grand professionnel, il a toujours fouillé dans les moindres détails aussi bien son jeu que son chant, éblouissant son public tant par sa voix d'or, chaude et colorée que par son légendaire et radieux sourire lorsqu'il apparaissant sur scène.
       
      Mais l'opérette subissait alors les effets d'un certain désintérêt de la part des organisateurs de spectacles. Constatant une réelle demande du public en ce domaine, il a œuvré jusqu'à la fin, aux côtés des responsables de la compagnie Cala et des Amis du Théâtre d'Opérette de Lyon, à la résurrection de cette forme musicale sur les principales scènes lyonnaises. Grâce à son nom désormais indissociable de tant de succès certes, mais aussi avec cette gentillesse extrême qui caractérise les plus grands.
       
       
       
       
      Les admirateurs de Rudy Hirigoyen peuvent se procurer un CD regroupant 26 des plus célèbres succès de l'artiste, auprès de la Compagnie Cala au 04.72.07.98.58. Un émouvant enregistrement, avec le charme supplémentaire du crépitement des bons vieux 33 tours.
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  • Bourvil

    Bourvil


    Acteur


    (France)
    Né(e) le 27 Juillet 1917
    Décédé(e) le 23 Septembre 1970
    Actuellement au Cinéma dans : Le Cercle Rouge, Le Corniaud

    Biographie : Bourvil

    Si beaucoup savent mettre un visage sur le nom de Bourvil, ou y associer des titres de films comme La Grande Vadrouille, ou encore Le Cercle Rouge, tous, en revanche, ne connaissent pas l'étendue de sa carrière.
    Né dans le village de Bourville, en Normandie, et orphelin de père (mort à la guerre), André Raimbourg, grandi à la campagne, entouré de ses frères et soeurs (sa mère s'étant remarié).
    A 14 ans, André est envoyé au pensionnat de Doudeville, expérience qui ne l'épanouira guère. De retour chez lui, il étudie divers instruments de musique, comme l'harmonica et l'accordéon, qui lui permettent d'intégrer la fanfare du village.
    Mais ses parents souhaitent, lui trouver métier, et à 19 ans il part pour Rouen où il est apprenti boulanger. Mais la musique ne le quitte pas pour autant.
    C'est en 1936, alors qu'il assiste à un concert de Fernandel, qu'André Bourvil, décide de se concentrer sur une carrière d'artiste.
    Un an après, il part pour Paris, où il intègre le 24ème régiment d'Infanterie. Pendant ses trois ans, il pousse la chansonnette pour distraire ses camarades, qui se montrent particulièrement friands de son humour ; il remportera d'ailleurs plusieurs radio-crochets.
    Mais la guerre de 1939/1945, entrave ce pseudo début de carrière, et ce n'est qu'en 1941 que Bourvil renoue avec les plaisirs de la scène au Théâtre de la Gaité Montparnasse, puis dans quelques cabarets. Ces expériences ne sont, pourtant pas, des plus étincelantes, pour le jeune artiste, qui décide alors d'adopter « Bourvil » pour nom de scène (nom que lui inspira son village natal).
    Passionné depuis toujours par la musique, il sera l'auteur et l'interprète de plus d'une centaine de disques appartenant à des registres variés, dont le répertoire du « comique troupier d'après-guerre », comme : Crayons, Salade de fruits, La ballade irlandaise, A bicyclette
    Son succès en tant que chanteur, lui vaudra de recevoir de nombreuses propositions, au cinéma notamment, et c'est ainsi qu'en 1945, il interprête un rôle dans La Ferme Du Pendu de Jean Dréville, où il chante son succès "Elle vendait des cartes postales".
    Sa carrière au cinéma et dans la chanson connaît alors un immense succès, et il reçoit le privilège de travailler aux côtés, de grands auteurs, comme Pagnol, Grangier ou Berthornieu.
    Le public, continue de l'applaudir dans des opérettes également, comme dans « L'auberge fleuri », aux côtés d'Annie Cordy, et qui remporta un immense succès populaire, en 1952.
    Dans Miquette Et Sa Mère de Clouzot, Bourvil, apparaît sous un autre jour puisqu'il interprète le rôle d'un timide.
    Sa carrière, Bourvil la construire autour d'innombrables succès, parmi Le Roi Pandore, Le Passe-muraille, Le Chanteur De Mexico, Les Misérables, Le Bossu, La Jument Verte, Un Drôle De Paroissien, Les Grandes Gueules, Le Cerveau...
    La Cuisine Au Beurre va réunir deux grands comiques français, le normand Bourvil et le méridional Fernandel. En 1956, Bourvil est consacré au Festival de Venise, pour son interprêtation dans La Traversée De Paris.
    Impossible d'oublier, les deux films de Gérard Oury, La Grande Vadrouille et Le Corniaud, à qui il donne la réplique au non moins connu, Louis de Funès.
    Enfin, Bourvil a le temps de finir le tournage du film Le Cercle Rouge, avant que la maladie de Kahler n'emporte, cet acteur populaire, un 23 septembre 1970.

    => Voir notre dossier Ces légendes qui pourraient avoir un biopic...

    Galerie Photos : Bourvil

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    Filmographie sélective : Bourvil

    1970 - 
    1970 - 
    L'Etalon (Acteur)
    1970 - 
    Le Cercle Rouge (Acteur)
    1970 - 
    Clodo (Acteur)

    1969 - 
    1969 - 
    Le Cerveau (Acteur)
    1968 - 
    Les Cracks (Acteur)
    1968 - 
    1966 - 
    1966 - 
    1965 - 
    Le Corniaud (Acteur)
    1964 - 
    Le Majordome (Acteur)
    1964 - 
    1963 - 
    1963 - 
    1963 - 
    1961 - 
    1960 - 
    Fortunat (Acteur)
    1960 - 
    Le Bossu (Acteur)
    1960 - 
    Le Capitan (Acteur)
    1959 - 
    1958 - 
    1957 - 
    Les Misérables (Acteur)
    1956 - 
    1956 - 
    1955 - 
    Les Hussards (Acteur)
    1954 - 
    1954 - 
    Cadet Roussel (Acteur)
    1952 - 
    Le Trou Normand (Acteur)
    1951 - 
    1949 - 
    Le Roi Pandore (Acteur)
    1945 - 

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