• Biographie de Jean-Claude Brialy


    Fils d'un officier français militaire de haut rang, Jean-Claude Brialy s'éloigne d'une carrière militaire pour devenir comédien. Il suit des cours d'art dramatique, obtient un premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg, et entre ainsi au Centre dramatique de l'Est. Ami du cinéaste Philippe de Broca, Brialy apparaît à 20 ans dans les courts métrages de la Nouvelle Vague de Jacques Rivette et de Jean-Luc Godard - 'Une femme est une femme' en 1960. Jean Renoir lui offre sa première apparition dans un long métrage dans 'Paris fait des choses' (1958), suivi de Truffaut et Chabrol - 'Le Beau Serge' - dont il devient l'un des acteurs fétiches. En 1987, il obtient le césar du meilleur second rôle pour son interprétation dans 'Les Innocents' d'André Téchiné. Tour à tour désinvolte et élégant, grave ou tendre, sa carrière est très prolifique : il a joué dans près de 200 films et pièces de théâtre. Le comédien surdoué est aussi réalisateur depuis 1971 avec 'Eglantine', directeur du théâtre des Bouffes-Parisiens depuis 1987, et écrivain à ses heures. En 1998, il met ainsi en scène 'Mon père avait raison' de Sacha Guitry et écrit, met en scène et interprète 'J' ai oublié de vous dire' en 2005. Entre la scène et le cinéma, Jean-Claude Brialy abat un travail monstre en tournant souvent plusieurs films par an. En 2005, il est à l'affiche de 'Quartier VIP' de Laurent Firode, sans oublier pour autant la télévision pour laquelle il tourne la première saison des 'Rois maudits'. Après une magnifique carrière de 50 ans, Jean-Claude Brialy s'éteint des suites d'une longue maladie à l'âge de 74 ans.



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  • Artiste, Chanteur et Musicien (Américain)

    Né le 08 décembre 1943

    Décédé le 03 juillet 1971 (à l'âge de 27 ans)

     

     

     

    James Douglas Morrison, chanteur charismatique et parolier scandaleux des Doors, est né le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride) d’un père militaire et d’une mère femme au foyer. Après une prime jeunesse mouvementée, qu’il passa avec son frère, sa sœur et sa mère, en déménagements multiples en raison des déplacements que l’armée imposait à son père, ce fan d’Elvis Presley, féru de littérature et de poésie, finit par s’établir à Los Angeles (Californie) où il étudia le cinéma à la fameuse UCLA (University of California Los Angeles) dans la première moitié des années 1960. C’est à cette époque qu’il coupa définitivement les ponts avec la famille Morrison, l’éducation plus que stricte qu’il avait reçue l’ayant sans doute prédisposé à les quitter. On peut également conjecturer que Jim Morrison ne revit plus sa famille afin de la préserver, en raison du succès déferlant qu’il connut peu après avec son groupe The Doors. Fondée en 1965 avec Ray Manzarek (orgue-basse) — autre étudiant en cinéma, de plusieurs années son aîné, rencontré à l’UCLA — la petite formation se composait également de Robbie Krieger (guitare) et John Densmore (batterie).

     

    La musique des Doors, savant mélange de jazz, folk, pop, blues et autres influences venant de l’éclectisme de ses membres, a souvent été qualifiée d’intellectuelle, sans doute en raison de la variété de styles qu’elle brassait, mais également à cause des textes de son chanteur, Jim Morrison, dont la voix claire et grave, puis rauque et profonde, berça de litanies poétiques surréalistes un public toujours plus nombreux, que n’a jamais diminué le fossé des générations.

     

    L’image publique de Jim Morrison est avant tout celle d’un beau jeune homme aux boucles brunes, au regard bleu dans le vide, vêtu d’un pantalon de cuir noir, et qui se donnait en spectacle dans tous les sens du terme, à la scène comme à la ville. Les scandales ont émaillé sa courte vie : de nombreuses arrestations, pour exhibitionnisme, insultes à agents et ivresse publique notamment. De nombreuses maîtresses, et amants d’après certains, ont partagé sa couche, et les drogues les plus diverses lui seraient passées dans l’organisme.

     

    Mais de Morrison lui-même, on ne sait finalement pas grand chose malgré les nombreux articles et les biographies qui lui ont été consacrées. Danny Sugerman, Ray Manzarek, ou plus récemment avec une petite touche plus racoleuse Stephen Davis et d’autres biographes, se sont penchés sur son cas, d’où il ressort que Jim Morrison était un être d’une grande gentillesse souvent occultée par ses tendances hallucinées (qui ne lui venaient pas seulement des drogues et de l’alcool qu’il ingérait comme on sait en quantité) et son ego, tantôt surdéveloppé, tantôt incertain. Personnage haut en couleurs ayant côtoyé les grands noms de l’époque — entre autres Jimi Hendrix et Janis Joplin avec qui il partage comme on sait la caractéristique d’être mort à 27 ans — Morrison a collectionné les maîtresses tout en restant à sa manière fidèle jusqu’à la mort à sa seule fiancée officielle, la charmante rouquine Pamela Courson. Cette dernière dissimulait elle aussi derrière son joli minois recouvert de taches de rousseur un grave penchant pour les drogues. Seul être sans tâche dans la vie de Morrison, son chien, Sage, un genre de labrador noir.

     

    Mais Morrison s’est aussi montré avide d’une reconnaissance peut-être finalement mal assumée. Son image érotique et charismatique, qui lui a en partie valu son succès, l’a également poussé à s’enlaidir afin de montrer au public qu’il était capable d’autre chose : écrire, filmer. Il n’existe qu’une manière de se faire une idée de qui était vraiment Jim Morrison : lire ses poèmes, écouter les paroles de ses chansons, regarder les vidéos qui le montrent en concert ou les longs et courts-métrages que lui-même ou ses amis de l’époque ont réalisés, savoir ce qu’il lisait et les films et la musique qui le rendaient heureux ou créatif.

     

    Sa fascination pour les Indiens d’Amérique et le désert est certainement éloquente, autant que son amour de la littérature. HWY. An American Pastoral, le dernier film réalisé par Morrison est emblématique de ses passions et de sa poésie particulière. Et ce sont ces facettes du personnage qui, en dehors de l’image de rebelle contestataire des années 1960 opposé à l’armée, aux politiciens, à la famille américaine modèle, sont restées dans les mémoires et ont profondément marqué les artistes qui lui ont succédé. L’ombre de Morrison plane en effet dans les œuvres les plus intéressantes d’hier et d’aujourd’hui, en témoignent des films tels que Easy Rider (1969) de Peter Fonda et Dennis Hopper, Fear and Loathing in Las Vegas (1994) de Terry Gilliam et The Big Lebowski (1998) des frères Cohen, qui à eux trois résument l’époque, l’état d’esprit, et rendent, consciemment ou non, un vibrant hommage à l’artiste et à son ère.

     

    De même en littérature, Morrison, lui-même amateur d’Aldous Huxley, Oscar Wilde, William Blake et de bien d’autres figures mythiques de la littérature, et dont le style n’est pas sans rappeler un autre poète américain, Walt Whitman, a inspiré de nombreux textes. On le croise notamment dans l’excellente nouvelle de Stephen King : Rockn’ Roll Heaven, aux côtés encore d’Hendrix et de Joplin, et d’une pléiade de musiciens morts des années soixante. Il a également inspiré dans son œuvre lyrique Viggo Mortensen, et son fantôme plane sur de nombreuses productions et groupes.

     

    Sa mort, dont les circonstances restent encore obscures aujourd’hui, a certainement contribué à ancrer dans l’imaginaire collectif la légende de celui qui se nommait, mi-sérieux, mi-ironique, le Roi Lézard. Les rumeurs les plus folles ont couru à ce sujet, allant de l’overdose à la crise cardiaque en passant par le meurtre et l’assassinat commandité par la CIA. En effet, on a parfois prétendu que Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin et d’autres figures de l’époque, mais aussi d’aujourd’hui, décédées dans la fleur de l’âge, avaient été jugés gênants par le gouvernement américain. Cette hypothèse paraît moyennement vraisemblable car, tout révolutionnaire libertaire et tout amuseur de foule qu’il ait été, on sait qu’avant tout Jim Morrison (comme toute autre star controversée d’hier et d’aujourd’hui — on pense également aux vagues générées par Marilyn Manson) était un artiste, et les artistes en viennent rarement à diriger les nations.

     

    A 27 ans, usé, ayant vécu en quelques années ce que d’autres mettent une vie entière à expérimenter, Jim Morrison est donc mort, à Paris, comme Oscar Wilde, et sa tombe, comme celle de ce dernier, est sise au cimetière du Père-Lachaise où elle fait depuis plus de trente ans l’objet d’un véritable culte. Et tandis que certains visitent ce lieu mystérieux, d’autres fantasment sur le fantôme du chanteur des Doors, allant jusqu’à prétendre qu’il serait vivant et mènerait en secret une existence tranquille, un peu à la manière de ceux qui croient encore avoir croisé Elvis Presley, bien vivant lui aussi, un cheeseburger à la main. Reste que Jim Morrison nous a légué en compagnie des Doors un magnifique répertoire ainsi qu’une poésie passionnante et surréaliste.


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  • Biographie de FERNANDEL :
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    62ème
    FERNANDEL
    1903 - 1971
    Découvrez la biographie de FERNANDEL
    Score : 23 888
    Acteur, Artiste, Chanteur, Comique et Musicien (Francais)
    Né le 08 mai 1903
    Décédé le 26 février 1971 (à l'âge de 67 ans)

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    De son vrai nom Fernand Joseph Désiré Contandin, il est né le 8 mai 1903, dans l'appartement familial situé au 72 du boulevard Chave, grande artère de Marseille (Provence - Occitania), où de nos jours, figure une plaque rappelant cet évènement. Mais laissons Fernandel le raconter lui-même: "Je suis né le mois des fleurs (le jour de la St Désiré) et ce jour-là, on m'a dit que le soleil était astrologiquement sur le seizième degré du signe du Taureau;... C'est le droguiste qui se trouvait en dessous de chez nous, Mr Rabattu, qui accompagna mon père pour déclarer ce dont la nature avait doté ma famille: un certain Fernand Joseph désiré. Mon père avait dû, pour cet événement important, interrompre une répétition du commissaire est bon enfant lorsque ma mère avait ressenti les premières douleurs, ce qui m'a fait dire, bien plus tard, que j'étais né en fait sous le triple signe du Taureau, du Cheval et de Courteline."

    Selon ses proches, Fernand est un garçon curieux, foncièrement honnête, travailleur, instable, extrêmement sensible, parfois mélancolique, mais aussi jovial et farceur. A l'évidence, si les planches sont la vocation de l'enfant, l'appartement est son conservatoire. En 1908, Fernandel a tout juste 5 ans et pas mal d'années de métiers dans les jambes: "Dès que l'ai pu me tenir debout, j'ai couru dans toutes les coulisses, les arrières-salles, les loges des hauts (et des bas) lieux du spectacle marseillais... De très bonne heure, en effet, je manifestais un grand enthousiasme pour tout ce qui touchais de près ou de loin à la chanson. J'avais pris, avec mon frère Marcel les attitudes et les gestes scénique de mon père, ainsi que sa façon de porter la voix ou de placer ses mouvements." Le jeune Fernand tâche de jouer les écoliers studieux pour mieux gagner la confiance paternelle. En 1908, il rentre à la pension Rose, puis l'école communale de la rue Gillibert avant celle de la rue Alexandre-Copello où il fera la connaissance d'un certain André Jaubert qui deviendra plus tard Andrex.

    Fernand n'en demeure pas moins un croyant fervent. L'attachement au catéchisme de son enfance se manifestera bien plus tard lors d'une rencontre avec le pape. Le père Sardou, prêtre à l'œuvre paroissiale Timon-David, aimait rappeler une certaine lettre du 21 mai 1911. "Moi, Fernand Contandin, écrivait-il au Tout-Puissant via l'ecclésiastique, me consacre aujourd'hui et pour toujours à Votre service. Je promets de Vous honorer toute ma vie d'un culte spécial, d'être toujours l'enfant fidèle de cette congrégation qui Vous est consacrée et de répandre Votre culte parmi les jeunes gens."

    C'est au théâtre Chave qu'il débute dans un drame historique: "Marceau ou les enfants de la révolution" d'Anicet Bourgeois. Mais c'est sur la scène d'une petite salle du proche quartier de Castellane, la Scalla (le futur Eldorado), que Fernand va faire connaissance à la fois avec le public et... le trac. Le pioupiou interprète de manière plutôt gauche mais sans faiblir "Mlle Rose". C'est le succès: le public explose en ovations. Après un gala au Châtelet, il passe au Palais de cristal. "Du Palais de cristal aux Variétés, ça fait peut-être cent mètres de Canebière. Seulement, pour les faire, ces cent mètres, j'ai fait "le grand tour". Les débuts dans notre métier sont toujours difficiles."

    Mais ces débuts vont devoir s'arrêter brutalement suite à la mobilisation de son père: Fernand doit trouver du travail. "Alors là, les places ont défilé. Attendez. (il compte sur ses doigts) En 1915, je suis entré à la banque nationale de Crédit, rue St Ferréol, comme garçon de courses. On disait saute-ruisseau; Pour 25 frs par mois. C'est mon grand-frère Marcel qui m'y avait fait engager. Le directeur, Mr Gatineau, quand il m'a vu, maigre comme un stockfisch, il a dit à mon frère: "C'est pas un grenadier! Non, a répondu mon frère, mais il court vite." Là , je me suis fait un copain inséparable que j'ai gardé toute ma vie: Jean Manse. Ensuite, il y a eu la savonnerie Bellon, la papeterie Granger, la société marseillaise de Crédit, la compagnie d'électricité, puis mon père étant rentré de la guerre, j'ai travaillé avec lui dans l'alimentation. Puis je suis devenu docker (pas longtemps, c'était trop pénible). Je suis rentré dans une maison de textile, puis retour dans les banques: Banque impériale ottomane, banque Mathieu-Martin, banque Franco-chinoise, Banque populaire provençale. Le régiment puis un retour dans les savons avec la savonnerie du Fer à cheval, puis la savonnerie de la Cigale, au Rouet. Et après? Après, ça a marché. Après, j'ai été chanteur!"

    En attendant, il fréquente de plus en plus assidûment la petite sœur de Jean, Henriette. D'ailleurs, lorsqu'il vient voir sa fiancée, Mme Manse l'interpelle par : "Vé ! Voilà le Fernand d'Elle !". Il prend d'ailleurs ce pseudo pour apparaître sur la scène de l'Edorado et partage son temps entre spectacles et travaux alimentaires. Désireux d'épouser Henriette (chose faite le 4 Avril 1925), il accepte une place à la savonnerie du Fer-à-cheval qu'il gardera jusqu'au printemps 1925 et son incorporation sous les drapeaux. D'abord à Grenoble, puis à Marseille, son service militaire se déroule plutôt bien puisqu'il habite le soir chez lui.

    Sa fille aînée, Josette, voit le jour le 19 Avril 1926, 3 semaines avant que Fernandel ne soit libéré de ses obligations militaires et qu'il ne retrouve une place à la savonnerie. Sa première chance, il la doit à Louis Valette, le directeur de l'Odéon, qui l'engage en remplacement de la vedette parisienne qui a été conspuée par le public. On retrouve alors le tourlourou Fernandel qui triomphe avec un répertoire dont Polin et son beau-frère sont les auteurs. C'est un triomphe auquel assiste, par hasard, le directeur français de la Paramount, Jean Faraud. Celui-ci propose à l'artiste un contrat pour se produire dans les salles Paramount pour animer les entractes. Il débute le 19 Mars 1927 à Bordeaux (où il retrouve un camarade d'école, Andrex), puis enchaîne avec Toulouse, Nice, Lille, etc... . Paris a la joie de le découvrir à Bobino en Décembre pour 12 minutes par représentation !

    Ce succès immédiat lui permet de signer un contrat de 19 semaines pour animer les entractes des cinémas Pathé, avant de revenir à Bobino en 1929. Son père disparaît le 10 Mars 1930, heureux de voir son fils gagner sa vie sur scène.

    La famille Contandin s'installe à Paris en mars 1930 et s'agrandit le 18 Avril avec la naissance de sa seconde fille Janine. Cet "exil" parisien est reconduit puisque Fernand est engagé, par Henri Varna, pour un an afin d'être l'une des attractions de sa revue Nu sonore....

    Véritable triomphe, ce spectacle lance définitivement la carrière de Fernandel. Ainsi, Marc Allégret lui rend visite dans sa loge afin de lui proposer un petit rôle dans Le Blanc et le Noir (1930). Ce film est surtout pour lui l'occasion de rencontrer 2 personnages qui deviendront ses amis : Sacha Guitry, l'auteur de la pièce dont est tirée le scénario, et Raimu, acteur principal.

    En attendant le "grand" rôle, Fernandel participe en un an à 14 films, occupant de façon délirante son emploi du temps : il tourne matin et après-midi et il chante le soir. Cette période se poursuit après la dernière du Nu... puisqu'il enchaîne 12 nouveaux films en 1932, dont On purge bébé (J.Renoir),les Gaietés de l'escadron (M.Tourneur) où il retrouve Gabin et Raimu ou le premier scénario de son beau-frère Quand tu nous tiens, amour (M.Cammage) et 8 en 1933.

    Il ne délaisse pas non plus la scène, puisqu'il parcourt la France (de l'Eldorado marseillais à l'Elysée Palace de Vichy, avant de revenir à Bobino puis aux Folies-Bergère). Marcel Pagnol le contacte en 1933 pour le personnage de Saturnin de Un de Beaumugne. Poliment attentif, Fernandel se laisse gagner par cette histoire. Mais, il a un gros problème : boulimique, il croule sous les engagements et demande donc à Pagnol de décaler le tournage d'Angèle de quelques mois. Ce sera chose faite, donnant naissance à une amitié (et des disputes !) de près de 30 ans. Après l'immense succès d'Angèle (1934), son premier rôle dramatique, Fernandel tournera trois autres films avec Marcel Pagnol : REGAIN (1937), d'après Jean Giono, Le Schpountz (1937) et La Fille du Puisatier avec Raimu (1940), NAIS, sur un scénario et des dialogues de Marcel Pagnol, d'après Émile Zola, fut signé pour la mise en scène, par Raymond Leboursier en 1945. "C'est à Pagnol, dira Fernandel, que je dois d'avoir pu prouver que j'étais un vrai comédien."

    C'est pour leur 10 ans de mariage que le couple achète la villa des Mille Roses dans la banlieue de Marseille, devenant avec le temps le refuge de Fernandel, de sa famille et de ses amis (Andrex, Bousquet, Darcelys et Georgel, entre autres). Après les Bleus de la Marine, premier scénario de Jean Manse, son beau-frère s'est attaqué à l'écriture d'Ignace qui devient dans un premier temps une opérette créée aux Variétés (et qui triomphera partout en France) avant d'être filmé en 1937 par Pierre Colombier. Il est à noter que ce prénom sera le 3ème donné au fils Contandin, né le 10 Décembre 1935 (avec Frank et Gérard).

    Après François 1er et les Dégourdis de la 11ème (Christian-Jaque - 1937), il retrouve son ami Pagnol qui lui offre l'échec Regain et le triomphe le Schpountz la même année. Il en profite d'ailleurs pour rédiger ses premières mémoires, publiées sur 3 semaines dans le quotidien "Ce Soir". 1938 marque la présence dans sa filmographie de 3 prénoms célèbres; Barnabé (A.Esway), Raphaël le Tatoué et Ernest le Rebelle (Christina-Jaque) et s'achève par son sacre d'acteur le plus populaire (devant Danielle Darrieux et Jean Gabin). C'est au cours de cette période que Fernandel se forgea la réputation d'un comédien exigeant, irascible et "radin" : on le tutoyait peu sur les plateaux. Mais certains de ses partenaires prirent alors sa défense affirmant qu'il n'était pas prétentieux ni colérique mais éternellement de bonne humeur...

    Hélas, les évènements en Europe ne sont guère marqués par le pacifisme et l'acteur Fernandel devient le soldat mobilisé Contandin. Naturellement, son immense popularité sera l'occasion de nombreux quiproquos et attroupements lors de ses gardes, personne ne l'imaginant réellement soldat. Afin de servir au mieux la Patrie, il est détaché aux côtés de Pagnol au service cinématographique des Armées : leur but, tourner un film susceptible de participer au rapprochement franco-italien. Ce sera la Fille du Puisatier qui sera achevé après l'Armistice.

    De retour à la vie civile, la Continentale, de mémoire très trouble, lui "demande" de jouer et de réaliser Simplet en collaboration avec Carlo Rim. Sur un scénario de Manse, il retrouve autour de lui sa bande d'amis marseillais et cette première expérience demeurera, malgré les circonstances, un bon souvenir.

    Sans chercher vraiment à faire acte de bravoure, il se retire peu à peu de la vie publique, se réfugiant dans une nouvelle propriété, à Carry-le-Rouet, ne tournant rien entre la nouvelle commande de la Continentale (Adrien qu'il réalisera en 1943) et la libération. Le retour de Fernand dans les salles se fait par l'intermédiaire d'un bossu extraordinaire dans Naïs (1945) de Pagnol et sur scène à l'ABC en Octobre (pleurant toutefois la disparition de Raimu). C'est au cours des représentations de la nouvelle opérette de Manse, les Chasseurs d'Images, qu'un jeune marseillais, Henri Malakian, vient le voir dans sa loge pour lui demander un parrainage. C'est le début d'une amitié et d'un talent, celui d'Henri Verneuil, avec lequel il tournera le Mouton à cinq pattes (1954) ou la Vache et le Prisonnier (1959).

    Après l'excellente Armoire Volante (C.Rim - 1949) et un retour sur scène, il travaille enfin avec Sacha Guitry (Tu m'as sauvé la vie - 1950) où il recueille les seules bonnes critiques du film. Quant à Adhémar (1951), c'est l'acteur qui le réalisera car le Maître subit en même temps l'opération de la dernière chance (dont il sort vainqueur). Période faste entre toute, car Fernandel participe à Topaze (M.Pagnol - 1950) et à l'Auberge Rouge (C.Autan-Lara - 1951) avant de devenir Don Camillo sous la houlette de Julien Duvivier. Les années qui suivent sont marquées par l'importante collaboration avec Verneuil (au final 8 films dont 6 entre 1951 et 1954) et la brouille avec son mentor, Marcel Pagnol. Débutée par une peccadille (le refus de Fernandel d'incarner Ugolin dans Manon des Sources en raison de trop nombreux engagements pris par l'acteur), celle-ci éclate sur le tournage de Carnaval (1953) dont la réalisation a été confiée à Verneuil car Pagnol était lui-même débordé. L'acteur, agacé par le manque de rigueur de l'auteur, lui fait part sur le tournage de ses réserves. Pagnol réagira en humiliant Fernand devant tout le monde, le qualifiant de "grimacier". La fâcherie durera près de 20 ans.

    Le reste de cette décennie ne laisse pas une grande trace malgré Ali Baba (J.Becker - 1954), le Couturier de ces dames ou Sénéchal le Magnifique (J.Boyer - 1956 et 1957), jusqu'à la célèbre Margueritte et son prisonnier. Si les années 60 débutent bien (grâce à Crésus de Jean Giono), Fernandel enchaînent navet sur navet (y compris la première œuvre de Sergio Leone, Avanti la musica, dont la seule qualité fut de marquer les débuts de son fils, Frank) avant de fêter ses 30 ans de cinéma.

    Lauréat du prix Courteline 1963 de l'humour, il retrouve pour la première (et hélas) dernière fois le lauréat 1962, Bourvil, dans la Cuisine au Beurre (G.Grangier - 1963), les deux hommes s'avouant leur admiration mutuelle en privé. Si le résultat se laisse regarder sans déplaisir, la rencontre la plus marquante de cette période est celle de Jean Gabin au mariage d'Henri Verneuil, dont ils seront tous les deux les témoins.

    Les deux hommes s'entendent très vite et décident de créer une société de production, la "GAFER" (= GAbin + FERnandel) chargée de développer des scénarios pour les 2 monstres sacrés: il en résultera L'âge ingrat, avec Jean Gabin, son fils Frank Fernandel et Marie Dubois, de Gilles Grangier. On le retrouve, avec son fils en première partie, au music-hall en 1965, triomphant à nouveau, avant d'enchaîner le 5ème Don Camillo. L'acteur qui n'a plus rien à prouver accepte de tourner pour Mocky, la Bourse ou la Vie (1966), par amitié pour Bourvil qui tenait le réalisateur en haute estime. Ce sera une erreur, mais il ne s'en soucie pas. Il tourne aussi dans l'adaptation par Denys de la Patellière du roman de Bernard Clavel, le voyage du père (1966). Il participe en parallèle à de nombreuses œuvres caritatives, estimant qu'il doit bien cela à la vie qui l'a gâté. En 1968, il chante pour la première fois à la télé (après longtemps avoir refusé) 5 titres dont Félicie aussi et les Gens riaient, admirable raccourcis de ses débuts. Fernandel retrouve aussi le théâtre avec "Freddy", une comédie policière de Robert Thomas. Heureux qui comme Ulysse (H.Colpi - 1969) sera cependant sa dernière apparition cinématographique.

    Ayant fait une chute sur son bateau "Le Caméra" à Carry-le-Rouet, un kyste à sa poitrine est apparu quelques temps après. Il s'est avéré que ce kyste, après analyse, était cancéreux. Fernandel a donc développé un cancer, sa famille était la seule au courant. En tournant un nouveau "Don Camillo", sous la direction de Christian-Jaque, en août 1970, le comédien se plaint de fatigue. Il consulte un spécialiste en Italie, qui lui diagnostique une autre maladie. (Le film restera d'ailleurs inachevé et, repris par Mario Camerini, avec Gastone Moschin, sera distribué sous le titre de Don Camillo et les Contestataires, en 1972). Sa famille lui cachant la vérité, il n'a pas conscience de son état jusqu'à la fin. Le cancer se généralisant, il meurt d'un arrêt cardiaque, à cause de la fatigue imposée par la maladie et les traitements, le 26 février 1971 dans son lit, dans son appartement de l'avenue Foch à Paris.

    Le lundi 1er mars, à 14 heures, en la chapelle Saint-Honoré-d'Eylau, 66, avenue Raymond-Poincaré, le père Lendger, aumonier de l'Union des Artistes, célèbre les obsèques de Fernand Contandin, dit Fernandel. Après cette cérémonie, le cercueil restera pendant quelques jours dans la crypte de l'église Saint-Pierre-de-Chaillot. Fernandel et Henriette ont rêvé en effet d'être enterrés dans leur propriété de Carry-le-Rouet, au bord de cette Méditerranée qu'ils ont tant aimée. Cette joie leur sera refusée. A partir du 26 avril, Fernandel reposera au petit cimetière de Passy... en plein coeur de Paris qui a fait sa gloire et qui a voulu le garder pour jamais.

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  • BIOGRAPHIE

    1935 le 08 janvier, naissance d'Elvis Aron Presley à Tupelo, Mississippi.

    1948 la famille Presley s'installe à Memphis dans le Tennessee.

    1953 durant l'été, il enregistre un "souple" de "My Happiness "et "That's when your heartaches begin "pour 3,98$ (plus taxe) au Memphis Recording Service Sun Studio.

    1954 5 et 6 juillet, Elvis en compagnie de Scotty Moore et Bill Black, enregistrent: "That's all right Mama "et "Blue Moon of Kentucky ".

    le 17 juillet, Elvis donne son PREMIER CONCERT au Tennessee Bon-Air de Memphis.

    1956 Elvis fit sa première apparition télévisée au Stage Show de Jackie Gleason, il y interprète" I got a woman", "Shake rattle and roll "et "flip, flop and fly." cf shows télévisés.

    le 15 mars, le "Colonel" Thomas Andrew Parker devient officiellement le manager du King.

    le 03 septembre, Elvis achète la fameuse Cadillac rose à sa mère. (elle n'a pas le permis de conduire).

    1956 le 16 novembre, première du film "Love me Tender" au Paramount de New-York. Elvis lui est à Las Vegas. voir photo

    1958 le 24 mars, Elvis Presley devient le soldat le plus populaired'Amérique sous le matricule US 55310761. cliquer ici

    1958 le 14 août, la mère d'Elvis, Gladys Love Smith décède d'un arrêt cardiaque.

    1960 le 05 mars, Elvis est démobilisé, il touche sa dernière solde: 9,81$ !!

    1960 le 26 mars, Elvis fut l'invité de la prestigieuse émission du moment "The Frank Sinatra Timex Show", animé par Sinatra lui-même. Le show fut diffusé à la tv américaine le 8 mai.

    1961 le 25 février est décrété, Jour Elvis Presley par le gouverneur du Tennessee.

    1961 le 25 mars, Elvis donne une représentation à Pearl Harbor (Hawaï), pour aider à financer un mémorial à l'USS Arizona.

    1962-1966 Elvis est à Hollywood, il enchaîne film sur film et enregistre les bandes annonces.

    1967 le 1er mai, grande déception parmi les admiratrices du King. Elvis et Priscilla se marièrent au Aladin Hôtel de Las Vegas (détruit récemment).

    1968 le 1er février, le célèbre couple donne naissance à une ravissante petite fille nommée Lisa-marie.

    1968 le 21 juin, Elvis termine les répétitions pour le TV Show Special.

    1969 le 13 janvier, pour la première fois depuis 1955, Elvis enregistre à Memphis à l' American Sound Studio.

    1969 le 31 juillet, première, d'un engagement de 4 semaines à l'International Hôtel de Las Vegas. détail du concert du 31/07/69.

    1970 Elvis se produit à Las Vegas du 26 janvier au 23 février. Il donne ensuite 6 shows à l'Astrodome de Houston (Texas). 

    Le 09 septembre, Elvis entame sa première tournée depuis 1955. 

    Le 21 décembre, Elvis est reçu à la Maison Blanche par le président Richard Nixon.

    1971 le 16 janvier, il reçut le prix "Jaycee Award" pour avoir été élu, "l'homme le plus méritant de l'année".

    1972 Du 09 au 11 juin, Elvis donne 4 concerts au Madison Square Garden de New York. Le show du 10 juin au soir sortira 9 jours plus-tard en album!

    1973 le 14 janvier depuis l'International Center Arena d'Honolulu, Elvis donne le premier concert retransmis par satellite. Il sera vu par plus d' 1 Milliard de téléspectateurs. 

    Le 09 octobre, Elvis et Priscilla divorcent.

    1974-1976 Elvis Presley poursuit ses tournées en alternance avec ses engagements à Las Vegas.

    1977 le 12 février, Elvis entame sa première tournée de l'année qui s'achève le 26 juin.

    Le 16 août, le Roi du Rock and Roll, ELVIS AARON PRESLEY décède d'un arrêt cardiaque à l'âge de 42 ans.

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    Biographie de Marilyn MONROE :    

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    1926 - 1962<o:p></o:p>

    Actrice, Artiste, Chanteuse et Musicienne (Américaine)<o:p></o:p>

    Née le 01 juin 1926<o:p></o:p>

    Décédée le 05 août 1962 (à l'âge de 36 ans)<o:p></o:p>

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    Née le 1er juin 1926 à 9h30 du matin au Los Angeles Général Hospital. Sur le certificat de naissance on peut lire voir Jeane Mortensen mais elle fut parfois appelée Norma Jeane Baker. On ignore qui est vraiment son père, le nom de Mortensen est celui du second mari de sa mère mais celui-ci l'aurait quittée avant la naissance de Norma Jeane. D'autre part, la mère de Norma Jeane avait une liaison avec un de ses collègues de travail pendant l'absence de son mari et cela durant plusieurs mois. L'enfance de Norma Jeane est assez chaotique. Sa mère la place en famille d'adoption alors que le bébé n'est âgé que de quelques jours. Sa mère ne vient la voir que le week-end et parfois reste longtemps sans voir sa fille car elle fait de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques. Il semble que cela soit un trait particulier à la famille maternelle de Norma Jeane.

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    Les sept premières années de la petite fille sont assez stables. Ayant mis assez d'argent de côté pour s'offrir un bungalow la mère de Norma Jeane récupère sa fille. Cette situation ne dure pas longtemps car sa mère est de nouveau internée en clinique psychiatrique. Norma Jeane est confiée à diverses familles d'adoption et orphelinats sous la tutelle de sa "tante" Grace une amie de sa mère. Mais lorsque Grace décide de se marier elle délaisse quelque peu Norma Jeane, celle-ci n'ayant pas une enfance très gaie en est très éprouvée. Grace obtient la tutelle officielle de l'enfant et celle-ci vient donc vivre avec Grace, son mari et occasionnellement les enfants de celui-ci.

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    A 16 ans Norma Jeane épouse Jim Dougherty un voisin de 5 ans son aîné. Mariage quelque peu "arrangé" par "tante Grace". La cérémonie à lieu le 19 juin 1942 à 20h30. Norma Jeane entame une vie de femme au foyer, mais la guerre incite son mari à s'engager dans la marine. Malgré la fréquentation assidue du cinéma de son quartier Norma Jeane s'ennuie ferme. Elle trouve du travail comme vérificatrice de parachutes à la R. Plane Co.

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    C'est un photographe de l'armée ayant pour consigne de photographier des femmes au travail pour relever le moral des troupes qui la remarque. Elle fait la couverture du magazine "Fank" du 26 juin 1945. Pleine d'assurance et nourrie de rêves de gloire depuis son enfance, elle se présente à l'agence de mannequins d'Emmeline Snively "Blue Book". C'est Miss Snively qui l'incite à se décolorer en blonde pour plus de "piquant". Elle commence alors à se dire que la carrière de mannequin est incompatible avec celle d'épouse et malgré les réticences de Jim obtient le divorce qui sera prononcé le 2 octobre 1946.

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    Dès 1946 elle fait la couverture de tous les magazines, Miss Snively lui arrange une entrevue avec Ben Lyon le recruteur de talents de la 20th Century Fox qui lui permit de faire un bout d'essai. Le verdict est sans appel : elle est pourvue d'une qualité déterminante, le "sex-appeal". Daryl Zanuck donna l'ordre à Lyon de lui faire signer un contrat. Mais Lyon a une initiative de génie c'est de donner un nouveau nom à cette nouvelle femme. Il propose Marilyn en hommage à l'actrice Marilyn Miller et c'est Norma Jeane qui propose Monroe le nom de famille de sa grand-mère maternelle. Elle n'accepta néanmoins d'en faire son nom légal que 7 ans avant sa mort.<o:p></o:p>

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    Elle tourne deux petits rôles pour la Fox mais son contrat n'est pas renouvelé. Elle signe alors un contrat d'essai de 6 mois avec la Columbia où elle joue quelques rôles secondaires dans des films de série B. Pendant ce temps elle prend des cours d'art dramatique et de diction. La Columbia ne renouvelle pas son contrat. Marilyn se trouve au chômage. Elle accepte alors de poser pour de nombreux reportages photographiques notamment avec Tom Kelley qui réalisa le fameux calendrier scandale ou elle pose nue.<o:p></o:p>

    En 1950 Groucho Marx l'engage pour le film "La pêche au trésor" car selon ses dires "elle a le plus beau cul de la profession !" Depuis quelques mois elle vit avec Johnny Hyde un agent important et fortuné qui veut l'épouser et en faire son héritière mais elle ne veut pas en entendre parler. Il arrive quand même avant sa mort à faire engager Marilyn pour le film de John Huston "Asphalt Jungle". A la sortie du film c'est un gros succès personnel pour Marilyn. La M.G.M. est submergée de courrier à son sujet mais lui refuse un contrat. La Fox l'engage. Sa carrière est lancée. C'est alors qu'éclate le scandale du calendrier (en 1952). La Fox affolé demande à sa vedette de nier qu'il s'agit d'elle. Marilyn refuse et s'explique publiquement. "J'avais besoin d'argent" dira-t-elle.<o:p></o:p>

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    Au sujet du scandale de ce calendrier, la poste estima qu'il avait un caractère pornographique et en interdit la diffusion dans certains états. Une version retouchée est alors apparue avec des vêtements dessinés sur la photo originale.<o:p></o:p>

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    Début 1952, elle rencontre Joe DiMaggio, idole du base-ball. Ils se marient le 24 janvier 1954, mais Joe ne supporte pas le succès de Marilyn, le regard des hommes sur elle, ses décolletés et ses jupes moulantes, le divorce est prononcé le 27 octobre 1954.<o:p></o:p>

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    Marilyn est avide de respectabilité selon ses dires, elle rêve d'un foyer, d'enfants, d'une vie normale en parallèle à sa carrière. Cela semble bien sûr assez difficile à concilier. Celle qui reçoit ± 250 demandes en mariage par semaine entreprend de soigner son image de marque et part à New York suivre les cours de l'"Actors Studio" dirigé par Lee Strasberg. Elle y recueille beaucoup de satisfactions et de gratifications tant elle se montre bonne élève.<o:p></o:p>

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    À l'époque on la voit beaucoup au bras de Marlon Brando. C'est aussi à cette période que s'amorce sa relation avec Arthur Miller. Auteur dramatique, marié et père de 2 enfants, celui-ci obtient le divorce d'avec sa femme le 11 juin 1956 et épouse Marilyn le 29 juin 1956 (mariage civil). Le 1er juillet eu lieu une cérémonie juive traditionnelle, Marilyn s'étant convertie au Judaïsme. Toujours en recherche d'une "vraie" famille, elle s'intègre totalement à la cellule familiale de Miller, ses 2 enfants et ses parents. L'été 1956 passé à Amagansett fut l'époque la plus heureuse de la vie de Marilyn. En Juillet elle se découvre avec joie enceinte mais c'est un bonheur de courte durée car il s'agit d'une grossesse extra-utérine qu'il faut interrompre au grand désespoir de Marilyn qui sombre dans la dépression. A deux reprises on la sauve d'overdoses de barbituriques.<o:p></o:p>

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    Le métier d'écrivain de Miller l'oblige à une certaine solitude qui au début, semble convenir à Marilyn, mais à la longue, l'isolement lui pèse et Miller insiste pour qu'elle accepte le tournage de "Certains l'aiment chaud". Sur les plateaux de cinéma elle agace tout le monde par ses caprices et aussi ses nombreux retards. Fin décembre, elle fait une fausse couche et même le triomphe de "certains l'aiment chaud" ne la sort pas de sa déprime. Son couple se détériore. Pendant le tournage du film "Le milliardaire" le bruit court d'une idylle entre Marilyn et Yves Montand. Il est plus probable que Marilyn ait eu un béguin pour lui mais qu'il n'ait pas voulu de cette aventure. Pendant le tournage du film "Les désaxés" spécialement réécrit par Miller pour Marilyn, les relations du couple vont de mal en pis. Ils se séparent en novembre 1960. Le divorce sera prononcé le 20 janvier 1961. Suit alors une longue période de dépression. Séjours en clinique, abus d'alcool et de médicaments.<o:p></o:p>

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    Début 1962 Marilyn à (probablement) une liaison avec Robert Kennedy. Cela semble lui remonter le moral, elle entame le tournage d'un autre film. Il est plus que possible qu'elle ait eu aussi une liaison avec le Président Kennedy. Paradoxalement, après sa mort, on trouvera une lettre inachevée adressée à Joe DiMaggio dans laquelle elle lui fait part de son intention de se remarier avec lui...<o:p></o:p>

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    En mai 1962, elle est conviée à chanter "Happy Birthday" au Madison Square Garden pour l'anniversaire du Président Kennedy. Mais elle l'interprète à sa manière en chantant, susurrant, haletant... Ce à quoi le Président répondit : "Après d'aussi douces paroles, je peux prendre ma retraite". Le tournage de "Quelque chose doit craquer" est interrompu en juin 1962, Marilyn étant trop épuisée physiquement ne peut continuer. Elle sera contrainte ainsi que Dean Martin son partenaire (qui prend sa défense) à payer des dommages et intérêts à la Fox pour rupture de contrat.<o:p></o:p>

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    Le matin du 5 août 1962 on découvre Marilyn morte à son domicile. Officiellement l'enquête conclut à un suicide, mais saura-t-on jamais ce qui s'est réellement passé? Plus de 30 ans ont passés et le mythe Marilyn est toujours bien vivant.

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