• Biographie

    Bruno Crémer

        Bruno Cremer a vu le jour le 6 octobre 1929 à Saint-Mandé, dans le département du Val-de-Marne en France.

        Dès l’adolescence, il se destine à devenir comédien et, au sortir de ses études secondaires, il prend pendant dix ans des cours de théâtre au Conservatoire en compagnie notamment de Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. Il débute sur scène en 1953 au Théâtre de l’Ouvre, avec " Robinson " de Jules Supervielle. Durant les dix années qui suivent, il se consacre quasi-exclusivement à la scène en jouant notamment dans " Un mari idéal " d’Oscar Wilde, " Périclès " de William Shakespeare, "Alpha-Bêta" d'Edward A. Whitehead ou " Pauvre Bitos " de Jean Anouilh. Ce dernier, impressionné par l’interprétaion de l’acteur, lui confiera dans la foulée le rôle principal de " Becket ", pour sa création. Bruno Cremer tiendra le haut de l’affiche pendant deux ans et demi devenant alors un jeune acteur en vogue.

        Parallèlement, il décroche un premier petit rôle en 1957 dans le film " Quand la femme s’en mêle " d’Yves Allégret. Mais c’est en 1964 que Pierre Schoendoerffer lui permet d’accéder au rang d’acteur populaire en lui confiant le rôle principal de l'adjudant baroudeur Willsdorff dans son film " La 317ème Section ". Bruno Cremer impose dès lors un physique costaud et massif ainsi qu'un regard très clair et profond … en somme un profil calibré pour des rôles d’action qu’il continuera d’enchaîner ensuite avec Yves Boisset par exemple.

        Il reprend le théâtre en 1981 avec "Bent" de Martin Sherman puis en 1988/89 "Léopold le bien-aimé" de Jean Sarment, mis en scène de Georges Wilson. En septembre 1990, se crée à Paris la pièce de A.R. Gurney « Love Letters » avec Anouk Aimée, mise en scène par Lars Schmidt. Elle partira en tournée internationale de novembre 1991 à mai 1992 puis, dès novembre 1994, elle sera reprise à la Comédie des Champs-Elysées pour 40 représentations.

        Il tournera pour les plus grands réalisateurs (René Clément, Costa-Gavras, Patrice Chéreau, Claude Lelouch, Luchino Visconti, William Friedkin, Claude Sautet, José Giovanni, J.-C. Brisseau ou dernièrement François Ozon) et avec de grandes pointures du cinéma français (Jean-Paul Belmondo, Charles Vanel, Bernard Blier, Jean-Louis Trintignant, Michael Lonsdale, Romy Schneider, Charlotte Rampling, Marie-Christine Barrault, Annie Girardot, Lino Ventura, Marie-France Pisier, Gérard Depardieu, etc.) ou international (Anthony Quinn, Jean Seberg, Roy Scheider, Claudia Cardinale, Marcello Mastroianni, etc.)

        Au total donc une bonne soixantaine de films à son actif ! Sans compter les quelque cinquante " Maigret " tournés ou en cours de tournage pour France2.

        Son autobiographie est sortie en 2001 : "Un certain jeune homme" aux éditions De Fallois.

    Un certain jeune hommeUn certain jeune homme

     

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     Beethoven Ludwig van
    1770-1827


    Buste d'après le masque du visage
    réalisé par Franz Klein en 1812


    Bonn (Allemagne) 16 ou 17 décembre 1770 (baptême 1er décembre) ; † Vienne (Autriche)  † 26 Mars 1827.

    Son grand père, marchant de vin est aussi musicien à la chapelle de l'archevêché. Son père,  ténor à la même chapelle lui délivre ses premières leçons de musique mais échoue dans la tentative de lui faire mener une carrière d'enfant prodige.

    Il lui fait donner des cours de piano avec Gilles van der Aeden et  Tobias Friedrich Pfeiffer, de violon avec Georg Rovantini, d'orgue avec Willibald Koch et Zense, organiste à la cathédrale de Bonn.

    Mais c'est l'enseignement de Christian Gottlob Neefe arrivé à Bonn en 1779, qui est décisif. Il lui enseigne le piano, l'écriture, mais encore les philosophes de l'antiquité, et certainement le goût pour les idées républicaines. Il sera un ami et un protecteur.


    Affiche de la première apparition publique


    Dessin de Johann Peter Lyser
    «Cäcilia» 1823

    En 1781, Beethoven fait une tournée à Rotterdam qui ne remplit pas les espoirs financiers. En 1782 il remplace Neefe à l'orgue et devient organiste régulier de la chapelle du prince-archevêque Maximilian Franz. La même année, il publie 9 variations en do mineur sur un thème de Dressler [numéroté aujourd'hui WoO 63].
    Neefe le présente dans les milieux biens établis de la ville. La famille von Breuning le prend à son service comme professeur de piano. Au sein de cette famille, il peut assister quotidiennement à des conversations ou des lectures des oeuvres de Goethe, Schiller, Herder. Il suit quelques conférence de philosophie à la nouvelle Université créée par Maximilian Franz.


    Beethoven, miniature de Christian Hornemann, 1803


    Archevêque Rudolf, élève
    et protecteur de Beethoven


    Therese Brunswick élève de  Beethoven. D'après un tableau de
    J. B. Ritter de Lampi


    Un des protecteurs de Beethoven : le comte Andréj Razumówskij D'après un tableau de F. Waldmüller


    Beethoven, Portrait par Josef Hochenecker, 1819


    Portrait par Ferdinand Schimon réalisé à l'automne 1819
    Conservé dans la maison natale de Beethoven à Bonn


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  •   Biographie

    Frédéric (Fryderyk Franciszek) Chopin est né le 1er mars 1810 selon les affirmations du compositeur et de sa famille mais, selon le certificat de naissance, qui aurait été émis plusieurs semaines après sa naissance, ce serait le 22 février. Il est né dans le village de Zelazowa Wola près de Sochaczew, dans la région de Mazovia qui faisait partie du duché de Varsovie.

    Le manoir de Zelazowa Wola appartenait au Comte Skarbek et, le père de Chopin, Mikolaj (Nicolas) Chopin, polonais d'origine française, y était employé comme tuteur. Né en 1771 à Marainville dans la Lorraine en France, il a établi , dès son enfance, des relations avec des familles polonaises du Comte Michal Pac et du directeur de son domaine, Jan Adam Weydlich. À l'âge de 16 ans, Mikolaj les accompagne en Pologne et s'y établit de façon permanente. Il n'est jamais retourné en France ni n'a entretenu des relations avec sa famille française. Il éleva ses enfants comme des polonais.

    En 1806, Mikolaj Chopin se marie avec Tekla Justyna Krzyzanowska qui était une domestique pour la famille Skarbek à Zelazowa Wola. Ils auront quatre enfants: trois filles, Ludwika, Izabela et Emila, et un fils Fryderyk, le second enfant. Quelques mois après la naissance de Fryderyk, la famille démanagea à Varsovie où Mikolaj Chopin avait obtenu le poste d'enseignant de langue et de litérature françaises du Lycée de Varsovie. Il dirigeait aussi un pensionnat pour les fils de bourgeois.

    Déjà, à l'âge de 7 ans, Frédéric avait composé deux polonaises dont la première fut publiée par l'atelier de gravure du Père Cybulski. Ce prodige fut souligné dans les journaux de Varsovie et le "petit Chopin" devint une attraction et un ornement lors de réceptions dans les salons aristocratiques de la capitale. Il commença aussi à donner des concerts publics pour des oeuvres charitables.

    Ses premières leçons professionnelles de piano lui furent données par Wojciech Zywny et durèrent de 1816 à 1822, année où le professeur devint incapable de le faire progresser parce que les habilités de l'étudiant dépassaient les siennes. Il fut alors confié à Wilhelm Wurfel, le pianiste renommé et professeur au Conservatoire de Varsovie, qui lui prodiga, de façon irrégulière, de précieux conseils concernant le piano et l'orgue.

    De 1823 à 1826, Frédéric étudia au Lycée de Varsovie où son père était l'un des professeurs. Il passa ses vacances d'été dans des domaines appartenant aux parents d'amis du lycée dans différentes régions du pays. C'est au cours de ces rencontres qu'il découvrit un intérêt particulier pour la musique folklorique et les traditions paysannes. Il écoutait et notait le texte des chants folkloriques tout en prenant part aux mariages paysans et aux fêtes des récoltes. Il devint ainsi familier avec la musique traditionnelle de la Pologne sous ses formes authentiques, sa tonalité distincte, la richesse de ses rythmes et la vigueur de ses dances. Lorsqu'il composa ses premières mazurkas en 1825, ainsi que les autres par la suite, il retournait à cette source d'inspiration qu'il lui restera dans l'esprit jusqu'à la fin de sa vie.

    À l'automne de 1826, Chopin débuta l'étude de la théorie musicale, la basse chiffrée et la composition à l'École supérieure de musique de Varsovie qui, tout en étant une partie du Conservatoire, était rattachée à l'Université de Varsovie. Le directeur était le compositeur Josef Elsner. Chopin n'eut pas à assister aux classes de piano. Conscient de la nature exceptionnelle du talent de Chopin, Elsner lui permit, selon sa personalité et son tempérament, de se concentrer sur la musique de piano mais demeura intraitable quant aux sujets théoriques et, en particulier, le contrepoint. Chopin, doué d'une magnifique invention mélodique, une facilité d'improvisation et un penchant vers les effets brillants et une harmonie parfaite, acquiert une solide base, une discipline et une précision de composition ainsi qu'une compréhension de la signification et de la logique de chaque note. Chopin termina ses études à l'École supérieure en 1929, et après une troisième année d'études, Elsner écrit dans un rapport: «Chopin, Fryderyk, étudiant de 3è année, talent exceptionnel, génie musical».

    Après avoir terminé ses études, Chopin planifia un long voyage à l'étranger pour devenir familier avec la vie musicale en Europe et pour y gagner une certaine réputation. En juillet 1829, il fait une courte excursion à Vienne en compagnie de connaissances. Wilhelm Wurfel, qui y étudiait depuis trois ans, le présenta au milieu musical et Chopin donna deux concerts au Kartnertortheater où il était accompagné par un orchestre et où il y exécuta des improvisations. Il remporta un succès immense auprès du public et quoique les critiques censurèrent sa performance pour un petit volume sonore, ils acclamèrent son génie au piano et louangèrent ses compositions. L'éditeur Tobias Halinger imprima ses Variations sur un thème de Mozart. Ce fut la première publication d'une oeuvre de Chopin à l'exterieur de Varsovie.

    À son retour à Varsovie, Chopin, libéré de ses devoirs d'étudiant, se consacre à la composition et écrit, entre autres, ses deux concertos pour piano et orchestre. C'est aussi la période des premiers nocturnes, études, valses, mazurkas et chants sur des paroles de Stefan Witwicki. Durant les mois qui précédèrent son long voyage, Chopin donna plusieurs concerts et le dernier, le 11 octobre 1830, au Théatre National de Varsovie. Le 2 novembre, Chopin, avec son ami Tytus Woyciechowski, quitta pour l'Autriche avec une intention de se rendre en Italie.

    À peine arrivés à Vienne, les deux amis apprennent le début d'hostilités à Varsovie contre la subordination du royaune de Pologne à la Russie et la présence du tsar russe sur le trône de Pologne. Tytus Woyciechowski retourne à Varsovie mais Chopin demeure à Vienne. Durant huit mois, de fortes et dramatiques expériences émotionnelles inspirent l'imagination créatrice du compositeur, accélérant probablement l'émergence d'un nouveau style individuel assez différent de son style brillant habituel. Les nouvelles oeuvres, qui révèlent force et passion, incluent le Scherzo en si mineur et par dessus tout, les Études de l'opus 10.

    Chopin abandonne ses plans de séjourner en Italie, à cause de la présence d'hostilités austo-italiennes, et se dirige plutôt vers Paris. C'est au cours de ce voyage vers Paris que Chopin apprend la chûte de Varsovie aux mains des russes. Ainsi, à l'automne de 1831, Chopin arrive à Paris où il rencontre plusieurs de ses compatriotes (soldats, politiciens, artistes) qui, suite à la défaite, se sont exilés vers un pays et une ville où ils sont reçus de manière amicale.

    À Paris, la réputation de Chopin grandit rapidement. Les lettres de recommandation que le compositeur a apportées de Vienne lui permettent de joindre le milieu musical local qui l'accueille cordialement. Il devint un ami de Liszt, Mendelssohn, Ferdinand Hiller, Berlioz et Auguste Franchomme. Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontrera Schumann qui tient ses oeuvres en haute estime et qui a écrit des articles enthousiastes à propos du compositeur polonais. Apprenant l'arrivée de l'inconnu de Varsovie, le grand pianiste Friedrich Kalkbrenner, surnommé le roi du piano, organise un concert pour Chopin, le 26 février 1832, à la salle Pleyel. Le succès qui s'ensuit est énorme et Chopin devient rapidement un musicien célèbre et renommé à travers tout Paris. Cette ascention vers la célébrité éveille l'intérêt des éditeurs et, à l'été 1832, Chopin signe un contrat avec l'éditeur le plus important de Paris, la firme Schlesinger.

    Les principaux revenus de Chopin à Paris, étaient des redevances pour les leçons de piano qu'il donnait. Il devint un professeur populaire parmi l'aristocratie polonaise et française et les salon parisiens étaient sa place prévilégiée pour y donner des performances. En tant que pianiste, Chopin se classait parmi les plus grands artistes de son époque, avec Kalkbrenner, Liszt, Thalbert et Herz mais, en contraste avec eux, il n'aimait pas les performances en public et ne s'y présentait que rarement et plutôt contre sa volonté. Dans un groupe amical et intime d'auditeurs, il démontrait un art suprême ainsi que la pleine mesure de ses talents pianistiques.

    S'étant installé définitivement à Paris, Chopin a délibérément choisi le statut d'émigré. Malgré les requêtes de son père, il n'obéit pas aux régles tsaristes émises par la Pologne envahie et n'a jamais présenté son passeport à l'embassade russe. Conséquemment, étant considéré comme un réfugié politique, Chopin se privait de pouvoir légalement visiter sa patrie de naissance. Dans cette situation, le compositeur pouvait rencontrer ses parents seulement hors de la Pologne et lorsqu'en août 1835, ils allèrent à Karlsbad pour une cure, Chopin les rejoignit.

    Alors qu'il séjourne près de Dresde, il renoue connaissance avec la famille Wodzinski. Au cours d'années précédentes, les trois jeunes fils Wodzinski avaient logé au pensionnat géré par Mikolaj Chopin. Le compositeur tomba en amour avec leur plus jeune soeur, Maria qui, maintenant une adolescente, démontrait un talent artistique et musical considérable. L'année suivante, durant un congé, il lui proposa le mariage, ce qui fut accepté sous condition qu'il prit un plus grand soin de sa santé. Cet engagement était non officiel et ne se termina pas par un mariage car les parents de Maria, voyant le mauvais état de santé du fiancé qui avait été malade durant l'hiver et de son mode de vie plutôt irrégulier, refusèrent le considérérant comme une partie inapte pour leur fille. Chopin qualifia ce rejet d'expérience entrêmement douloureuse.

    En juillet 1837, Chopin se rendit à Londres en compagnie de Camille Pleyel dans le but d'oublir tous ces souvenirs désagréables. Peu après, il entama une liaison étroite avec la réputée auteure française utilisant le pseudonyme George Sand (Aurore Dudevant). Cette auteure de romans audacieux, son aînée de six ans, divorcée avec deux enfants offrait à l'artiste solitaire ce dont il manquait depuis son départ de Varsovie: une tendresse extraordinaire et ainsi que des soins chaleureux et maternels. Les amoureux ont passé l'hiver de 1838/1839 dans l'île espagnole de Majorca, habitant l'ancien monastère de Valdemosa. À cause de conditions hivernales défavorables, Chopin devint gravement malade et montra des symptômes de tuberculose. Pendant des semaines, il était si faible qu'il ne pouvait pas quitter la maison mais, quand même, continua à travailler intensément et composa une série de chefs d'oeuvre: les 24 préludes, Polonaise en do mineur, Ballade en fa majeur, Scherzo en do dièse mineur.

    À son retour de Majorca au printemps 1839 et suite à une convalescence à Marseilles, Chopin, alors très gravement affaibli, emménagea au manoir de George Sand à Nohant, en France centrale. Là, il prit de longues vacances jusqu'en 1846 retournant à Paris que pour y passer les hivers. Ce fut la période la plus heureuse et la plus productive depuis qu'il avait quitté la maison familiale. La majorité de ses oeuvres les plus remarquables et les plus profondes furent composées à Nohant. À Paris, le compositeur et l'écrivaine étaient traités comme un couple marié alors qu'ils ne le furent jamais. Les deux avaient des amis communs dans les cercles artistiques de la capitale: le peintre Delacroix, la chanteuse Pauline Viardot de même que des émigrés polonais. Pendant des années, le couple a joui d'un amour et d'une amitié profonde qui, avec le temps et l'attitude hostile toujours croissante de la part du fils de George Sand, qui exercait sur elle une influence profonde, donna place à des conflits de plus en plus sérieux. Une séparation finale se produisit en juillet 1847.

    Les expériences pénibles personnelles de même que la perte de Nohant, si important pour sa santé et sa créativité de compositeur, ont eu un effet dévastateur sur la santé physique et mentale de Chopin. Il abandonna presque complètement la composition et, de ce jour jusqu'à la fin de sa vie, il n'écrira que quelques miniatures.

    En avril 1848, persuadé par son élève écossaise, Jane Stirling, Chopin quitta pour l'Angleterre et l'Écosse. Avec sa soeur, Jane Stirling organisa des concerts et des visites dans diverses localités, incluant les châteaux de l'aristocratie écossaise. Ce style de vie exceptionnellement trépident et la tension excessive exercée sur ses forces à cause de constants voyages et de nombreuses performances conjugés à un climat nuisible pour ses poumons, endommagèrent encore plus sa santé. Mmalgré une fragilité et une fièvre, Chopin donna son dernier concert, le 16 novembre 1848, jouant pour des émigrants polonais au Guildhall à Londres,. Quelques jours après, il retourna à Paris.

    Il lui devint impossible de continuer à donner des leçons vu que sa maladie progressait rapidement. À l'été 1849, Ludwika Jedrzejewiczowa, soeur aînée du compositeur, vint de Varsovie pour prendre soin de son frère malade. Le 17 octobre 1849, Chopin meurt de tuberculose pulmonaire dans son appartement parisien de Place Vendôme.

    Il est enterré au cimetière Père-Lachaise à Paris. Toutefois, pour respecter son testament, son coeur, retiré de son corps après sa mort, fut apporté par sa soeur à Varsovie où il fut placé dans une urne et installé sur un pillier dans l'église Sainte-Croix à Krakowskie Pezedmiscie.

     


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  •  John Winston Ono Lennon MBE (né John Winston Lennon le 9 octobre 1940 à Liverpool, en Angleterre, et mort assassiné le 8 décembre 1980 à New York, aux États-Unis) est un auteur-compositeurchanteur,guitariste et pianiste britannique, fondateur du célèbre groupe anglais The Beatles, actif de 1957 à 1970.

    Au sein des Beatles, avec son partenaire Paul McCartney, il forme un des tandems d’auteurs-compositeurs les plus influents et réussis de l’histoire du rock et « donne naissance à une bonne partie des chansons à succès du rock ». Après la séparation des Beatles en 1970, Lennon fonde avec sa femme Yoko Ono le groupe Plastic Ono Band (actif de 1969 à 1975) tout en poursuivant sa carrière en solo et menant diverses actions pour lapaix. La chanson Imagine est le titre emblématique de cette période. Lennon se retire de toute activité publique en 1975 pour s’occuper de son fils nouveau-né Sean, puis reprend sa carrière en 1980, quelques semaines avant d’être assassiné par Mark David Chapman devant sa résidence du Dakota Building à New York.

    Près de trente ans après sa mort, il est considéré comme l’un des artistes les plus populaires du xxe siècle et incarne l’engagement profond et marquant du mouvement pacifiste « peace and love » des années 1970. Un rassemblement à sa mémoire continue d’avoir lieu à New York chaque 8 décembre. Il n'a cependant pas de tombe sur laquelle se recueillir, car à la demande de Yoko Ono, son corps a été incinéré. Selon le magazine américain Forbes, John Lennon arrive en quatrième place des personnalités décédées les plus riches du monde1


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  • Découvrez la biographie de Jean FERRAT



    Artiste, Chanteur, Musicien et Parolier (Francais)
    Né le 26 décembre 1930
    Décédé le 13 mars 2010 (à l'âge de 79 ans)


    Jean Ferrat, de son vrai nom Jean Tenenbaum, est un écrivain-parolier, musicien-compositeur et chanteur-interprète français, né le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas[ en Ardèche.

    Dernier de quatre enfants d'une famille modeste qui s'installe à Versailles en 1935, il poursuit ses études au Collège Jules Ferry où il rencontre son ami d'enfance François Chabbey. Son père est joaillier et sa mère fleuriste. Durant la guerre, son père, qui est juif[2], est déporté par les nazis et meurt à Auschwitz. Jean Ferrat a onze ans quand il perd son père, il est alors caché par des militants communistes.

    À quinze ans, il doit donc quitter le lycée pour travailler afin d'aider financièrement sa famille. Il commence en même temps des études de chimie et devient aide-chimiste jusqu'en 1954.

    Attiré par la musique et le théâtre, il entre dans une troupe de comédiens au début des années 1950, compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz. Il passe sans grand succès quelques auditions, fait des passages au cabaret sous le nom de Jean Laroche, et, ne se décourageant pas, décide de se consacrer exclusivement à la musique. Le jeune guitariste prend ensuite pour pseudonyme Frank Noël, avant d'opter pour Jean Ferrat (d'après la ville Saint-Jean-Cap-Ferrat).

    En 1956, il met en musique Les yeux d'Elsa, poème de Louis Aragon dont il est un admirateur. C'est André Claveau, alors en vogue, qui interprète la chanson et apporte à Jean Ferrat un peu de notoriété. Il se produit alors au cabaret parisien La Colombe de Michel Valette, en première partie de Guy Béart.


    En 1958, il sort chez Vogue son premier 45 tours, mais ne rencontre guère de succès. Une jeune chanteuse, Christine Sèvres, reprend quelques-unes de ses chansons. Il l'épousera en 1961. C'est la rencontre en 1959 de Gérard Meys, qui deviendra son éditeur et son ami, qui relance sa carrière, il signe chez Decca et, l'année suivante, sort son second 45 tours avec la chanson Ma Môme, qui est son premier succès et passe sur les radios. En 1966, le succès étant venu pour Ferrat, Vogue rééditera ce 45t sous le label Pop4, label à bon marché destiné à la grande distribution de l'époque, comme Prisunic.

    Sa rencontre avec Alain Goraguer, qui signera ses premiers arrangements sous le pseudonyme de Milton Lewis, sera par ailleurs décisive. Ce dernier deviendra ensuite l'arrangeur attitré des chansons de Jean Ferrat.

    Son premier 33 tours sort en 1961 et reçoit le prix de la SACEM. Il entame alors une longue carrière, émaillée de difficultés avec la censure. En effet, Jean Ferrat a toujours été un chanteur engagé. Il écrira ses textes ou mettra en musique ceux de ses amis poètes, Henri Gougaud, Georges Coulonges ou Guy Thomas (voir la section discographie pour la suite).

    En 1962, il fait la connaissance d'Isabelle Aubret. Un véritable coup de foudre amical a lieu entre les deux artistes. Ferrat lui écrit Deux enfants au soleil, un des titres majeurs de la chanteuse, et lui propose la première partie de la tournée qu'il démarre alors. Il compose une chanson sur des paroles écrites par Philippe Pauletto qu'il publie en 1970, et qui sera ensuite interprétée aussi par Isabelle Aubret : Tout ce que j'aime.

    Il a aussi composé une chanson sur des paroles de Michelle Senlis pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain au début des années 1960 et qui sera, dans les années 1970, réécrite partiellement et interprétée par Daniel Guichard : Mon vieux.

    Jean Ferrat habitait dans la commune d'Antraigues-sur-Volane (près de Vals-les-Bains) en Ardèche, qui lui inspirera d'ailleurs la chanson La Montagne. Il était marié à Christine Sèvres (de son vrai nom : Jacqueline Christine Boissonnet) décédée en 1981 à l'âge de 50 ans. Ils ont chanté en duo la chanson La Matinée.

    Jean Ferrat meurt le 13 mars 2010 des suites d'un cancer à l'hôpital d'Aubenas, où il avait été admis quelques jours auparavant.

    Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il a rapidement pris ses distances avec Moscou. Dans la chanson Camarade, il dénonce l'invasion russe de Prague en 1968. Opposé à l'orientation pro-soviétique prise à l'issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le Bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF qui avait évoqué en 1979 un bilan globalement positif des régimes dits socialistes. Il apportera néanmoins son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les Cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il était demeuré fidèle à la mouvance communiste[4].

    Il accuse le système commercial qui fait passer les considérations financières avant la chance donnée aux artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes, ministres, il dénonce une programmation qui selon lui privilégie les chansons « commerciales » aux créatifs.

    Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d'une culture de non-violence et de paix

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    Albums
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    * Nov. 1961 : Deux enfants au soleil (25 cm)
    * Nov. 1962 : La Fête aux copains (25 cm)
    * Déc. 1963 : Nuit et Brouillard "Nacht und nebel " instaurée en 1941 par le décret de Wilhelm Keitel (25 cm)
    * Déc. 1964 : Berceuse (25 cm)
    * Déc. 1965 : Potemkine (30 cm)
    * Déc. 1966 : Maria
    * Déc. 1967 : À Santiago (ou Cuba si)
    * Mars 1969 : Ma France (ou Au printemps de quoi rêvais-tu ?)
    * Déc. 1969 : Camarade
    * Fév. 1971 : Aimer à perdre la raison (ou La Commune)
    * Nov. 1971 : Ferrat chante Aragon
    * Mars 1972 : À moi l'Afrique
    * Déc. 1975 : La femme est l'avenir de l'homme
    * Déc. 1976 : Premières chansons - Nouvel enregistrement
    * Avril 1979 : Les Instants volés (ou Enregistrement 1979)
    * 1980 : Une dizaine des premiers albums sont réenregistrés en 1979 et publiés en même temps en 1980
    * Nov. 1980 : Ferrat 80
    * Nov. 1985 : Je ne suis qu'un cri
    * Nov. 1991 : Dans la jungle ou dans le zoo (ou Ferrat 91)
    * Oct. 1994 : Ferrat 95 16 nouveaux poèmes d'Aragon
    * Déc. 2002 : Ferrat en scène

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    Principaux 45 T EP
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    * Sept. 1958 : Les Mercenaires
    * Déc. 1960 : C'était Noël (sous le nom de Noël Frank)
    * Déc. 1960 : Ma môme
    * Déc. 1961 : Eh ! l'amour
    * Déc. 1963 : Les Enfants terribles
    * Mars 1965 : B.O.F. La Vieille Dame indigne (3 titres chantés)
    * Mai 1965 : B.O.F. Le Coup de grâce (1 seul morceau chanté : Les beaux jours)
    * Sept. 1972 : Mon palais

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    Principales compilations
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    * 1968 : 10 Grandes Chansons de Jean Ferrat
    * 1992 : Les Années Barclay : Best of Jean Ferrat
    * 1992 : Coffret Les Années Barclay (5 cd)
    * 1995 : Ses 24 premières chansons (rééd. 1998 Deux enfants au soleil), Magic records. Intégrale 1960-1962 sauf l'EP Noël Frank
    * 2000 : Coffret Ferrat 2000 (11 cd Temey, avec un livre des textes des chansons)
    * 2001 : Ma France
    * 2003 : Jean Ferrat 1969-1970-1971-1972
    * 2003 : Coffret Jean Ferrat (6 cd Barclay, 130 chansons)
    * 2007 : Jean Ferrat 1970-1971
    * 2008 : Les 50 plus belles chansons (3 cd Barclay)
    * 2009 : Les n° 1 de Jean Ferrat
    * 2009 : Best of 3 CD (57 chansons Barclay)

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    Morceaux isolés
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    * Nov. 1972 : Chanson Prière du vieux Paris sur l'album collectif Première partie du spectacle de Jean Ferrat au Palais des Sports 1972 (33 T 30 cm Temey, enregistré en studio)


    HEUREUX CELUI QUI MEURT D'AIMER
    Poème de Louis Aragon



    O mon jardin d'eau fraîche et d'ombre
    Ma danse d'être mon coeur sombre
    Mon ciel des étoiles sans nombre
    Ma barque au loin douce à ramer
    Heureux celui qui devient sourd
    Au chant s'il n'est de son amour
    Aveugle au jour d'après son jour
    Ses yeux sur toi seule fermés

    Heureux celui qui meurt d'aimer
    Heureux celui qui meurt d'aimer

    D'aimer si fort ses lèvres closes
    Qu'il n'ait besoin de nulle chose
    Hormis le souvenir des roses
    A jamais de toi parfumées
    Celui qui meurt même à douleur
    A qui sans toi le monde est leurre
    Et n'en retient que tes couleurs
    Il lui suffit qu'il t'ait nommée

    Heureux celui qui meurt d'aimer
    Heureux celui qui meurt d'aimer

    Mon enfant dit-il ma chère âme
    Le temps de te connaître ô femme
    L'éternité n'est qu'une pâme
    Au feu dont je suis consumé
    Il a dit ô femme et qu'il taise
    Le nom qui ressemble à la braise
    A la bouche rouge à la fraise
    A jamais dans ses dents formée

    Heureux celui qui meurt d'aimer
    Heureux celui qui meurt d'aimer

    Il a dit ô femme et s'achève
    Ainsi la vie, ainsi le rêve
    Et soit sur la place de grève
    Ou dans le lit accoutumé
    Jeunes amants vous dont c'est l'âge
    Entre la ronde et le voyage
    Fou s'épargnant qui se croit sage
    Criez à qui vous veut blâmer

    Heureux celui qui meurt d'aimer
    Heureux celui qui meurt d'aimer


     


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