• Bernard René Giraudeau, né le 18 juin 1947 à La Rochelle en Charente-Maritime, est un acteur, réalisateur, producteur, scénariste et écrivain français et mort le 17 juillet 2010 à Paris.



    En 1963, à l'âge de 16 ans, Bernard Giraudeau entre à l'École des apprentis mécaniciens de la flotte (Marine nationale). Il en sort premier un an plus tard. En 1964-1965 puis 1965-1966, il participe aux deux premières campagnes du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Il sera ensuite embarqué sur la frégate Duquesne puis sur le porte-avions Clemenceau avant de quitter la marine pour tenter sa chance en tant que comédien.

    Il aura ainsi fait deux fois le tour du monde avec la Royale avant d'intégrer le Conservatoire en 1970. Il y décrochera le premier prix de comédie classique et moderne.

    Il a deux enfants avec Anny Duperey dont Sara Giraudeau, révélation féminine de la 21e Nuit des Molières le 14 mai 2007.

    Il fait ses premiers pas à l'écran avec Jean Gabin (Deux hommes dans la ville). En 1987, il passe de l'autre côté de la caméra en devenant réalisateur, tout en continuant à tourner comme acteur.

    En 2000 il est atteint d'un cancer qui l'obligera a subir l'ablation du rein gauche, puis d'une métastase au poumon (2005), il est contraint de ralentir ses activités. Bernard Giraudeau comprend qu’il doit changer de vie. Il raconte aujourd’hui que le cancer lui a permis d’apprendre à se connaître. Il consacre depuis une partie de son temps à aider les malades en soutenant l'Institut Curie et l'Institut Gustave Roussy.

    Dans les dernières années de sa vie, il se consacre avec succès à l'écriture. Son roman Les Dames de nage s'est classé 15e des ventes de romans en France en 2007 avec 117 000 exemplaires vendus[4], et ce avant sa publication en format de poche en 2008. Son dernier titre, Cher Amour, publié en mai 2009 aux éditions Métailié, s'est classé 8e des ventes au classement Relay-Relaxnews du 10 au 16 juin 2009.

    Bernard Giraudeau a été le président de la 23e Nuit des Molières le 26 avril 2009.

    Il est parrain de la promotion 2010 « Frégate Thétis » de l'école des mousses, qui porte le nom du premier bâtiment-école de l'école et qui est aussi la première depuis que l'école a été réouverte en septembre 2009. En octobre 2009, il participe à la cérémonie de réouverture, aux côtés du ministre de la Défense Hervé Morin et de l'amiral Pierre-François Forissier, chef d'état-major de la marine.

    Le 4 novembre 2009, il se voit décerner le Prix Mac Orlan pour Cher Amour, publié aux Éditions Métailié en mai 2009[5]. Il n'a pas pu se rendre à la cérémonie pour raisons de santé.

    Bernard Giraudeau est mort à Paris le 17 juillet 2010, des suites d'un cancer du rein.

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    Films Berbard Giraudeau
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    Acteur cinéma

    * 1973 : La Poursuite implacable de Sergio Sollima
    * 1973 : Deux Hommes dans la ville de José Giovanni : Frédéric Cazeneuve
    * 1975 : Le Gitan de José Giovanni : Mareuil
    * 1976 : Jamais plus toujours de Yannick Bellon : Denis
    * 1976 : Bilitis de David Hamilton : Lucas
    * 1977 : Le Juge Fayard dit Le Shériff d'Yves Boisset : Le juge Davoust
    * 1977 : Moi, fleur bleue d'Eric Le Hung : Isidore
    * 1977 : Et la tendresse ? Bordel ! de Patrick Schulmann : Luc
    * 1979 : Le Toubib de Pierre Granier-Deferre : François
    * 1980 : La Boum de Claude Pinoteau : Eric Lehman
    * 1981 : Viens chez moi, j'habite chez une copine de Patrice Leconte : Daniel
    * 1981 : Croque la vie de Jean-Charles Tacchella : Alain
    * 1981 : Passion d'amour d'Ettore Scola : Capitaine Giorgio Bacchetti
    * 1982 : Le Grand Pardon d'Alexandre Arcady : Pascal Villars
    * 1982 : Hécate, maîtresse de la nuit de Daniel Schmid : Julien Rochelle
    * 1982 : Meurtres à domicile de Marc Lobet : Max Queryat
    * 1983 : Le Ruffian de José Giovanni : Gérard
    * 1983 : Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré : un résistant
    * 1984 : Rue barbare de Gilles Béhat : Daniel "Chet" Chetman
    * 1984 : L'Année des méduses de Christopher Frank : Romain Kalides
    * 1985 : Les Spécialistes de Patrice Leconte : Paul Brandon
    * 1985 : Bras de fer de Gérard Vergez : Delancourt
    * 1985 : Moi vouloir toi de Patrick Dewolf : L'ex-ami d'alice
    * 1985 : Les Loups entre eux de José Giovanni : L'exécuteur de De Saintes
    * 1986 : Jeux de société de Raoul Girard : L'homme
    * 1986 : Les Longs Manteaux de Gilles Béhat : Murat
    * 1986 : Poussière d'ange de Edouard Niermans : l'inspecteur Simon Blount
    * 1987 : L'Homme voilé de Maroun Bagdadi : Pierre
    * 1987 : Vent de panique de Bernard Stora : Roland Pochon
    * 1990 : La Reine blanche de Jean-Loup Hubert : Yvon Legualoudec
    * 1991 : Le Coup suprême de Jean-Pierre Sentier : Jacques Mercier
    * 1992 : Après l'amour de Diane Kurys : David
    * 1992 : Drôles d'oiseaux de Peter Kassovitz : Constant Van Loo
    * 1993 : Une nouvelle vie de Olivier Assayas : Constantin
    * 1994 : Elles ne pensent qu'à ça... de Charlotte Dubreuil : L'homme de la fin
    * 1994 : Le Fils préféré de Nicole Garcia : Francis
    * 1996 : Les Caprices d'un fleuve de Bernard Giraudeau : Jean-François de La Plaine
    * 1996 : Ridicule de Patrice Leconte : Villecourt
    * 1997 : Marianna Ucrìa de Roberto Faenza : Grass
    * 1997 : Marquise de Véra Belmont : Molière
    * 1997 : Marthe de Jean-Loup Hubert : le colonel
    * 1998 : TGV de Moussa Touré : Roger
    * 1999 : Le Double de ma moitié d'Yves Amoureux : Thierry Montino
    * 2000 : Gouttes d'eau sur pierres brûlantes de François Ozon : Léopold
    * 2000 : Une affaire de goût de Bernard Rapp : Frédéric Delamont
    * 2002 : La Petite Lili de Claude Miller : Brice
    * 2002 : Ce jour-là de Raoul Ruiz : Emil
    * 2003 : Je suis un assassin de Thomas Vincent : Brice Kantor
    * 2003 : Les Marins perdus de Claire Devers : Diamantis
    * 2004 : Chok-Dee de Xavier Durringer : Jean

    Télévision

    * 1973 : La Porteuse de pain : Georges
    * 1973 : Arsène Lupin : Isidore Bautrellet (2 épisodes)
    * 1974 : Nouvelles de Henry James : Lechmere
    * 1975 : Salvator et les Mohicans de Paris : Patrice
    * 1978 : L'Equipage : Thélis
    * 1980 : Blanc, bleu, rouge : Matthieu
    * 1988 : La Face de l'ogre
    * 1989 : La Grande Cabriole : Augustin Bardou
    * 1995 : Confession secrète : Le Père Claude
    * 1996 : L'ex : Yann Marchal
    * 1996 : Saint-Exupéry : la dernière mission : Antoine de Saint-Exupéry
    * 1997 : Si je t'oublie Sarajevo : Michel
    * 1999 : Nana : Le comte Muffat
    * 2001 : Une fille dans l'azur : Le Pacha (commandant du porte-avions Foch)
    * 2002 : La mort est rousse : Vincent
    * 2003 : Mata Hari, la vraie histoire : le capitaine Bouchardon
    * 2003 : Leclerc, un rêve d'Indochine : le général Leclerc
    * 2005 : Dans la tête du tueur : le gendarme Jean-François Abgrall'
    * 2005 : L'Empire du Tigre : Pierre Balsan

    Producteur et acteur

    * 1984 : TGV de Moussa Toure

    Réalisateur et scénariste

    * 1988 : La Face de l'ogre (TV)
    * 1991 : L'Autre, d'après le roman d'Andrée Chédid
    * 1992 : Un été glacé (TV)
    * 1996 : Les Caprices d'un fleuve

    Réalisateur documentaire

    Les carnets de voyage de Bernard Giraudeau:
    * 1992 : La Transamazonienne, musique Osvaldo Torres
    * 1999 : Un ami chilien, musique Osvaldo Torres
    * 1999 : Chili Norte - Chili Sur, musique Osvaldo Torres
    * 2003 : Esquisses Philippines

    Commentaire de documentaire
    * 2000 : La Tombe du prince scythe, Marc Jampolski, Gedeon Programmes/Arte France[8]
    * 2004 : La Terre vue du ciel, Yann Arthus-Bertrand,
    * 2004 : Les ailes des héros, Isabelle Clarke,
    * 2005 : Jules Verne et la mer, Olivier Sauzereau et Paul Cornet
    * 2009 : Au-delà des cimes, Rémy Tezier

    Théâtre
    * 1971 : Pauvre France de Ron Clark et Sam Bobrick, mise en scène Michel Roux, Théâtre Fontaine
    * 1972 : La Camisole de Joe Orton, mise en scène Jacques Mauclair, Théâtre Moderne
    * 1973 : La Reine de Césarée de Robert Brasillach, mise en scène Jean-Laurent Cochet, Théâtre Moderne
    * 1974 : Pourquoi la robe d'Anna ne veut pas redescendre de Tom Eyen, mise en scène Armand Ridel, Carré Thorigny
    * 1975 : Sur le fil de Fernando Arrabal, mise en scène Jorge Lavelli, Théâtre de l'Atelier
    * 1975 : Le Prince de Hombourg d'Heinrich von Kleist, mise en scène Jean Negroni, Maison des arts et de la culture de Créteil
    * 1976 : La Guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux, mise en scène Jean Mercure
    * 1977 : Attention fragile comédie musicale d'André Ernotte et Elliott Tiber, mise en scène André Ernotte, Théâtre Saint-Georges
    * 1983 : K2 de Patrick Meyers, mise en scène Georges Wilson, Théâtre de la Porte-Saint-Martin
    * 1986 : La Répétition ou l'amour puni de Jean Anouilh, mise en scène Bernard Murat, Théâtre Edouard VII
    * 1988 : Les Liaisons dangereuses de Christopher Hampton d'après Choderlos de Laclos, mise en scène Gérard Vergez, Théâtre Edouard VII, 1989 : Théâtre des Célestins
    * 1990 : Le Plaisir de rompre et Le Pain de ménage de Jules Renard, mise en scène Bernard Murat, Comédie des Champs-Elysées, Théâtre Edouard VII
    * 1992 : L'Aide-mémoire de Jean-Claude Carrière, mise en scène Bernard Murat, Comédie des Champs-Elysées
    * 1995 : L'Importance d'être Constant d'Oscar Wilde, mise en scène Jérôme Savary
    * 1997 : Le Libertin d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, Théâtre Montparnasse
    * 2000 : Becket ou l'Honneur de Dieu de Jean Anouilh, mise en scène Didier Long, Théâtre de Paris
    * 2003 : Petits crimes conjugaux d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, Théâtre Edouard VII
    * 2005 : Richard III de William Shakespeare, mise en scène Didier Long, La Coursive, La Rochelle

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    Bibliographie
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    Œuvres

    * 1992 : Transamazonienne, Éditions Odyssée, photos Pierre-Jean Rey (ISBN 2909478017)
    * 1996 : Les Caprices d'un fleuve, Éditions Mille et Une Nuits, (ISBN 9782842050559)
    * 2001 : Le Marin à l'ancre, Éditions Métailié (ISBN 284424389X)
    * 2002 : Les Contes d'Humahuaca, illustrations de Joëlle Jolivet, Éditions Métailié / Seuil jeunesse (ISBN 2020567369)
    * 2003 : Ailleurs, commentaire sur les peintures d'Olivier Suire Verley, Éditions PC (ISBN 2912683254)
    * 2004 : Les Hommes à terre, Éditions Métailié (ISBN 2864245825)
    * 2005 : « Holl le marin », dans Nos marins, ouvrage collectif des Écrivains de Marine, Éditions des Équateurs (ISBN 2-84990-028-1)
    * 2007 : Les Dames de nage, Éditions Métailié (ISBN 2864246147)
    Prix des lecteurs de L'Express, 2007[9]
    * 2007 : « Le Retour du quartier-maître », dans Nos mers et nos océans, ouvrage collectif des Écrivains de Marine, Éditions des Équateurs, p. 75-106 (ISBN 2-84990-050-5)
    * 2009 : Cher amour, Éditions Métailié (ISBN 2864246872)
    Prix Pierre Mac Orlan 2009 ; Laurier Vert, section « Littérature », 2009

    Adaptations

    * 2008 : R97 : Les Hommes à terre, éd. Casterman (ISBN 978-2-203-39155-0) (adaptation en BD du Marin à l'ancre scénariste Bernard Giraudeau, illustration Christian Cailleaux)

    Livres sonores

    * 1983 : Blanche-Neige et les sept nains, l'histoire du film de Walt Disney racontée par Bernard Giraudeau
    * 1992 : Pierre et le loup de Serge Prokofiev, raconté par Bernard Giraudeau
    * 2000 : Harry Potter à l'école des sorciers, lu par Bernard Giraudeau
    * 2001 : Harry Potter et la Chambre des secrets, lu par Bernard Giraudeau
    * 2002 : Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, lu par Bernard Giraudeau
    * 2002 : Les Contes d'Humahuaca, écrits et interprétés par Bernard Giraudeau, musique de Osvaldo Torres
    * 2004 : Le Marin à l'ancre, lu et interprété par l'auteur, musique de Osvaldo Torres
    * 2004 : Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, racontée par Bernard Giraudeau, texte de Luis Sepúlveda
    * 2004 : Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, raconté par Bernard Giraudeau, Jean Topart, Cécile Cassel, Denis Lavant, Robin Renucci
    * 2006 : Le Petit Prince, lu par Bernard Giraudeau, livre + 2 CD, éditions Gallimard[10]
    * 2007 : Harry Potter et la Coupe de feu, lu par Bernard Giraudeau
    * 2009 : Les Dames de nage, lu par Bernard Giraudeau, Gallimard - CD

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    Sur Bernard Giraudeau
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    Écrits
    * V. Micheli, « Bernard Giraudeau : un philosophe aimable », L'Avant-Scène Cinéma, 1997, no 462, p. 1-3
    * Stéphane Rolet, « Entre la norme et le caprice : Les voies du métissage dans Les Caprices d'un fleuve de Bernard Giraudeau (1996) », La Licorne, 2004, no 69, p. 269-313
    * Mara Viliers & Gilles Gressard , Collection Ramsay : Stars d'aujourd'hui n°1 Bernard Giraudeau, 1985

    Documentaire

    * Bernard Rapp, Collection les feux de la rampe: Bernard Giraudeau, DVD, 2003

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    Honneurs et récompenses
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    * Premier prix de comédie classique et moderne au Conservatoire de Paris.
    * Membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.
    * Le 29 octobre 2005, nommé Écrivain de Marine, par la Marine nationale[11].
    * Le 7 octobre 2007, le prix Amerigo-Vespucci, dans le cadre du 18e Festival international de géographie de Saint-Dié des Vosges, puis le Prix des lecteurs de L'Express et le Prix littéraire de la ville des Sables-d'Olonne lui sont décernés pour son roman Les Dames de nage.

    Molières du théâtre français

    * Molières 1993 : nomination au Molière du comédien pour L'Aide-mémoire
    * Molières 1997 : nomination au Molière du comédien pour Le Libertin
    * Molières 2001 : nomination au Molière du comédien pour Becket ou l'Honneur de Dieu

    Césars du cinéma français

    * Césars 1980 : nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Toubib
    * Césars 1992 : nomination au César de la meilleure première œuvre pour L'Autre
    * Césars 1995 : nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Fils préféré
    * Césars 1997 : nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Ridicule
    * Césars 2001 : nomination au César du meilleur acteur pour Une affaire de goût


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  • Laurent Fignon en 2009, alors qu'il venait d'annoncer sa maladie.

    • Nom : Fignon
    • Prénom : Laurent
    • Né(e) le : 12 août 1960 - à : Paris
    • Décédé(e) le : 31 août 2010 (50 ans)
    • Ancien coureur cycliste

    Biographie


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    •  

    Entre les blessures qui ont affecté sa carrière et les 76 victoires qui figurent à son palmarès, Laurent Fignon, champion authentique, a profondément marqué son époque. Si ses débuts victorieux dans le Tour en 1983 ont été facilités par la chute du maillot jaune, son compatriote Pascal Simon, il domina outrancièrement l'édition suivante en gagnant cinq étapes. Bernard Hinault, tout juste rétabli d'une opération à un genou, ne servit cette année-là que de faire-valoir, impuissant à remettre en cause la supériorité du Parisien aux lunettes d'étudiant. Laurent Fignon est décédé mardi 31 août 2010, des suites d'un cancer, à l'âge de 50 ans. 
     
    Outre ses deux victoires finales dans le Tour de France, Fignon, coureur professionnel de 1982 à 1993, a gagné également un Giro (1989) et plusieurs classiques dont Milan-Sanremo à deux reprises (1988 et 1989). Le Parisien s'est aussi incliné pour 8 secondes à l'arrivée du Tour de France 1989 derrière l'Américain Greg LeMond. Laurent Fignon a régné à deux reprises sur le Tour de France à moins de 24 ans avant d'affronter les coups durs en série, jusqu'à sa maladie. Le dernier champion parisien de cyclisme, né dans la capitale le 12 août 1960, a incarné la jeunesse triomphante au début des années 1980. Puis le perdant magnifique du Tour 1989, perdu pour 8 secondes, la plus petite marge de l'histoire, face à son rival américain Greg LeMond.
     
    Grand puncheur, à la fois offensif et réaliste, Fignon s'illustra sur tous les terrains, dans les classiques et dans les courses par étapes. Il toucha au chef d'oeuvre en gagnant deux années de suite Milan-Sanremo avant d'obtenir justice dans le Giro 1989, cinq ans après avoir été privé injustement de la victoire. Parti en Italie, après une séparation tendue avec son mentor et associé Cyrille Guimard, cet homme de caractère, ombrageux et provocateur, sincère et attachant, avait raccroché le vélo en août 1993.
     
    Dans sa reconversion, il avait organisé un temps Paris-Nice (vendu en 2002 à ASO). Consultant dans les médias télévisuels, il avait tenu à être présent sur les Tour de France 2009 et 2010 pour France Télévisions malgré les soins engagés contre le cancer qui a fini par avoir raison de lui.


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  • Biographie

    Bruno Crémer

        Bruno Cremer a vu le jour le 6 octobre 1929 à Saint-Mandé, dans le département du Val-de-Marne en France.

        Dès l’adolescence, il se destine à devenir comédien et, au sortir de ses études secondaires, il prend pendant dix ans des cours de théâtre au Conservatoire en compagnie notamment de Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort. Il débute sur scène en 1953 au Théâtre de l’Ouvre, avec " Robinson " de Jules Supervielle. Durant les dix années qui suivent, il se consacre quasi-exclusivement à la scène en jouant notamment dans " Un mari idéal " d’Oscar Wilde, " Périclès " de William Shakespeare, "Alpha-Bêta" d'Edward A. Whitehead ou " Pauvre Bitos " de Jean Anouilh. Ce dernier, impressionné par l’interprétaion de l’acteur, lui confiera dans la foulée le rôle principal de " Becket ", pour sa création. Bruno Cremer tiendra le haut de l’affiche pendant deux ans et demi devenant alors un jeune acteur en vogue.

        Parallèlement, il décroche un premier petit rôle en 1957 dans le film " Quand la femme s’en mêle " d’Yves Allégret. Mais c’est en 1964 que Pierre Schoendoerffer lui permet d’accéder au rang d’acteur populaire en lui confiant le rôle principal de l'adjudant baroudeur Willsdorff dans son film " La 317ème Section ". Bruno Cremer impose dès lors un physique costaud et massif ainsi qu'un regard très clair et profond … en somme un profil calibré pour des rôles d’action qu’il continuera d’enchaîner ensuite avec Yves Boisset par exemple.

        Il reprend le théâtre en 1981 avec "Bent" de Martin Sherman puis en 1988/89 "Léopold le bien-aimé" de Jean Sarment, mis en scène de Georges Wilson. En septembre 1990, se crée à Paris la pièce de A.R. Gurney « Love Letters » avec Anouk Aimée, mise en scène par Lars Schmidt. Elle partira en tournée internationale de novembre 1991 à mai 1992 puis, dès novembre 1994, elle sera reprise à la Comédie des Champs-Elysées pour 40 représentations.

        Il tournera pour les plus grands réalisateurs (René Clément, Costa-Gavras, Patrice Chéreau, Claude Lelouch, Luchino Visconti, William Friedkin, Claude Sautet, José Giovanni, J.-C. Brisseau ou dernièrement François Ozon) et avec de grandes pointures du cinéma français (Jean-Paul Belmondo, Charles Vanel, Bernard Blier, Jean-Louis Trintignant, Michael Lonsdale, Romy Schneider, Charlotte Rampling, Marie-Christine Barrault, Annie Girardot, Lino Ventura, Marie-France Pisier, Gérard Depardieu, etc.) ou international (Anthony Quinn, Jean Seberg, Roy Scheider, Claudia Cardinale, Marcello Mastroianni, etc.)

        Au total donc une bonne soixantaine de films à son actif ! Sans compter les quelque cinquante " Maigret " tournés ou en cours de tournage pour France2.

        Son autobiographie est sortie en 2001 : "Un certain jeune homme" aux éditions De Fallois.

    Un certain jeune hommeUn certain jeune homme

     

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  •  

     

     Beethoven Ludwig van
    1770-1827


    Buste d'après le masque du visage
    réalisé par Franz Klein en 1812


    Bonn (Allemagne) 16 ou 17 décembre 1770 (baptême 1er décembre) ; † Vienne (Autriche)  † 26 Mars 1827.

    Son grand père, marchant de vin est aussi musicien à la chapelle de l'archevêché. Son père,  ténor à la même chapelle lui délivre ses premières leçons de musique mais échoue dans la tentative de lui faire mener une carrière d'enfant prodige.

    Il lui fait donner des cours de piano avec Gilles van der Aeden et  Tobias Friedrich Pfeiffer, de violon avec Georg Rovantini, d'orgue avec Willibald Koch et Zense, organiste à la cathédrale de Bonn.

    Mais c'est l'enseignement de Christian Gottlob Neefe arrivé à Bonn en 1779, qui est décisif. Il lui enseigne le piano, l'écriture, mais encore les philosophes de l'antiquité, et certainement le goût pour les idées républicaines. Il sera un ami et un protecteur.


    Affiche de la première apparition publique


    Dessin de Johann Peter Lyser
    «Cäcilia» 1823

    En 1781, Beethoven fait une tournée à Rotterdam qui ne remplit pas les espoirs financiers. En 1782 il remplace Neefe à l'orgue et devient organiste régulier de la chapelle du prince-archevêque Maximilian Franz. La même année, il publie 9 variations en do mineur sur un thème de Dressler [numéroté aujourd'hui WoO 63].
    Neefe le présente dans les milieux biens établis de la ville. La famille von Breuning le prend à son service comme professeur de piano. Au sein de cette famille, il peut assister quotidiennement à des conversations ou des lectures des oeuvres de Goethe, Schiller, Herder. Il suit quelques conférence de philosophie à la nouvelle Université créée par Maximilian Franz.


    Beethoven, miniature de Christian Hornemann, 1803


    Archevêque Rudolf, élève
    et protecteur de Beethoven


    Therese Brunswick élève de  Beethoven. D'après un tableau de
    J. B. Ritter de Lampi


    Un des protecteurs de Beethoven : le comte Andréj Razumówskij D'après un tableau de F. Waldmüller


    Beethoven, Portrait par Josef Hochenecker, 1819


    Portrait par Ferdinand Schimon réalisé à l'automne 1819
    Conservé dans la maison natale de Beethoven à Bonn


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  •   Biographie

    Frédéric (Fryderyk Franciszek) Chopin est né le 1er mars 1810 selon les affirmations du compositeur et de sa famille mais, selon le certificat de naissance, qui aurait été émis plusieurs semaines après sa naissance, ce serait le 22 février. Il est né dans le village de Zelazowa Wola près de Sochaczew, dans la région de Mazovia qui faisait partie du duché de Varsovie.

    Le manoir de Zelazowa Wola appartenait au Comte Skarbek et, le père de Chopin, Mikolaj (Nicolas) Chopin, polonais d'origine française, y était employé comme tuteur. Né en 1771 à Marainville dans la Lorraine en France, il a établi , dès son enfance, des relations avec des familles polonaises du Comte Michal Pac et du directeur de son domaine, Jan Adam Weydlich. À l'âge de 16 ans, Mikolaj les accompagne en Pologne et s'y établit de façon permanente. Il n'est jamais retourné en France ni n'a entretenu des relations avec sa famille française. Il éleva ses enfants comme des polonais.

    En 1806, Mikolaj Chopin se marie avec Tekla Justyna Krzyzanowska qui était une domestique pour la famille Skarbek à Zelazowa Wola. Ils auront quatre enfants: trois filles, Ludwika, Izabela et Emila, et un fils Fryderyk, le second enfant. Quelques mois après la naissance de Fryderyk, la famille démanagea à Varsovie où Mikolaj Chopin avait obtenu le poste d'enseignant de langue et de litérature françaises du Lycée de Varsovie. Il dirigeait aussi un pensionnat pour les fils de bourgeois.

    Déjà, à l'âge de 7 ans, Frédéric avait composé deux polonaises dont la première fut publiée par l'atelier de gravure du Père Cybulski. Ce prodige fut souligné dans les journaux de Varsovie et le "petit Chopin" devint une attraction et un ornement lors de réceptions dans les salons aristocratiques de la capitale. Il commença aussi à donner des concerts publics pour des oeuvres charitables.

    Ses premières leçons professionnelles de piano lui furent données par Wojciech Zywny et durèrent de 1816 à 1822, année où le professeur devint incapable de le faire progresser parce que les habilités de l'étudiant dépassaient les siennes. Il fut alors confié à Wilhelm Wurfel, le pianiste renommé et professeur au Conservatoire de Varsovie, qui lui prodiga, de façon irrégulière, de précieux conseils concernant le piano et l'orgue.

    De 1823 à 1826, Frédéric étudia au Lycée de Varsovie où son père était l'un des professeurs. Il passa ses vacances d'été dans des domaines appartenant aux parents d'amis du lycée dans différentes régions du pays. C'est au cours de ces rencontres qu'il découvrit un intérêt particulier pour la musique folklorique et les traditions paysannes. Il écoutait et notait le texte des chants folkloriques tout en prenant part aux mariages paysans et aux fêtes des récoltes. Il devint ainsi familier avec la musique traditionnelle de la Pologne sous ses formes authentiques, sa tonalité distincte, la richesse de ses rythmes et la vigueur de ses dances. Lorsqu'il composa ses premières mazurkas en 1825, ainsi que les autres par la suite, il retournait à cette source d'inspiration qu'il lui restera dans l'esprit jusqu'à la fin de sa vie.

    À l'automne de 1826, Chopin débuta l'étude de la théorie musicale, la basse chiffrée et la composition à l'École supérieure de musique de Varsovie qui, tout en étant une partie du Conservatoire, était rattachée à l'Université de Varsovie. Le directeur était le compositeur Josef Elsner. Chopin n'eut pas à assister aux classes de piano. Conscient de la nature exceptionnelle du talent de Chopin, Elsner lui permit, selon sa personalité et son tempérament, de se concentrer sur la musique de piano mais demeura intraitable quant aux sujets théoriques et, en particulier, le contrepoint. Chopin, doué d'une magnifique invention mélodique, une facilité d'improvisation et un penchant vers les effets brillants et une harmonie parfaite, acquiert une solide base, une discipline et une précision de composition ainsi qu'une compréhension de la signification et de la logique de chaque note. Chopin termina ses études à l'École supérieure en 1929, et après une troisième année d'études, Elsner écrit dans un rapport: «Chopin, Fryderyk, étudiant de 3è année, talent exceptionnel, génie musical».

    Après avoir terminé ses études, Chopin planifia un long voyage à l'étranger pour devenir familier avec la vie musicale en Europe et pour y gagner une certaine réputation. En juillet 1829, il fait une courte excursion à Vienne en compagnie de connaissances. Wilhelm Wurfel, qui y étudiait depuis trois ans, le présenta au milieu musical et Chopin donna deux concerts au Kartnertortheater où il était accompagné par un orchestre et où il y exécuta des improvisations. Il remporta un succès immense auprès du public et quoique les critiques censurèrent sa performance pour un petit volume sonore, ils acclamèrent son génie au piano et louangèrent ses compositions. L'éditeur Tobias Halinger imprima ses Variations sur un thème de Mozart. Ce fut la première publication d'une oeuvre de Chopin à l'exterieur de Varsovie.

    À son retour à Varsovie, Chopin, libéré de ses devoirs d'étudiant, se consacre à la composition et écrit, entre autres, ses deux concertos pour piano et orchestre. C'est aussi la période des premiers nocturnes, études, valses, mazurkas et chants sur des paroles de Stefan Witwicki. Durant les mois qui précédèrent son long voyage, Chopin donna plusieurs concerts et le dernier, le 11 octobre 1830, au Théatre National de Varsovie. Le 2 novembre, Chopin, avec son ami Tytus Woyciechowski, quitta pour l'Autriche avec une intention de se rendre en Italie.

    À peine arrivés à Vienne, les deux amis apprennent le début d'hostilités à Varsovie contre la subordination du royaune de Pologne à la Russie et la présence du tsar russe sur le trône de Pologne. Tytus Woyciechowski retourne à Varsovie mais Chopin demeure à Vienne. Durant huit mois, de fortes et dramatiques expériences émotionnelles inspirent l'imagination créatrice du compositeur, accélérant probablement l'émergence d'un nouveau style individuel assez différent de son style brillant habituel. Les nouvelles oeuvres, qui révèlent force et passion, incluent le Scherzo en si mineur et par dessus tout, les Études de l'opus 10.

    Chopin abandonne ses plans de séjourner en Italie, à cause de la présence d'hostilités austo-italiennes, et se dirige plutôt vers Paris. C'est au cours de ce voyage vers Paris que Chopin apprend la chûte de Varsovie aux mains des russes. Ainsi, à l'automne de 1831, Chopin arrive à Paris où il rencontre plusieurs de ses compatriotes (soldats, politiciens, artistes) qui, suite à la défaite, se sont exilés vers un pays et une ville où ils sont reçus de manière amicale.

    À Paris, la réputation de Chopin grandit rapidement. Les lettres de recommandation que le compositeur a apportées de Vienne lui permettent de joindre le milieu musical local qui l'accueille cordialement. Il devint un ami de Liszt, Mendelssohn, Ferdinand Hiller, Berlioz et Auguste Franchomme. Plus tard, en 1835, à Leipzig, il rencontrera Schumann qui tient ses oeuvres en haute estime et qui a écrit des articles enthousiastes à propos du compositeur polonais. Apprenant l'arrivée de l'inconnu de Varsovie, le grand pianiste Friedrich Kalkbrenner, surnommé le roi du piano, organise un concert pour Chopin, le 26 février 1832, à la salle Pleyel. Le succès qui s'ensuit est énorme et Chopin devient rapidement un musicien célèbre et renommé à travers tout Paris. Cette ascention vers la célébrité éveille l'intérêt des éditeurs et, à l'été 1832, Chopin signe un contrat avec l'éditeur le plus important de Paris, la firme Schlesinger.

    Les principaux revenus de Chopin à Paris, étaient des redevances pour les leçons de piano qu'il donnait. Il devint un professeur populaire parmi l'aristocratie polonaise et française et les salon parisiens étaient sa place prévilégiée pour y donner des performances. En tant que pianiste, Chopin se classait parmi les plus grands artistes de son époque, avec Kalkbrenner, Liszt, Thalbert et Herz mais, en contraste avec eux, il n'aimait pas les performances en public et ne s'y présentait que rarement et plutôt contre sa volonté. Dans un groupe amical et intime d'auditeurs, il démontrait un art suprême ainsi que la pleine mesure de ses talents pianistiques.

    S'étant installé définitivement à Paris, Chopin a délibérément choisi le statut d'émigré. Malgré les requêtes de son père, il n'obéit pas aux régles tsaristes émises par la Pologne envahie et n'a jamais présenté son passeport à l'embassade russe. Conséquemment, étant considéré comme un réfugié politique, Chopin se privait de pouvoir légalement visiter sa patrie de naissance. Dans cette situation, le compositeur pouvait rencontrer ses parents seulement hors de la Pologne et lorsqu'en août 1835, ils allèrent à Karlsbad pour une cure, Chopin les rejoignit.

    Alors qu'il séjourne près de Dresde, il renoue connaissance avec la famille Wodzinski. Au cours d'années précédentes, les trois jeunes fils Wodzinski avaient logé au pensionnat géré par Mikolaj Chopin. Le compositeur tomba en amour avec leur plus jeune soeur, Maria qui, maintenant une adolescente, démontrait un talent artistique et musical considérable. L'année suivante, durant un congé, il lui proposa le mariage, ce qui fut accepté sous condition qu'il prit un plus grand soin de sa santé. Cet engagement était non officiel et ne se termina pas par un mariage car les parents de Maria, voyant le mauvais état de santé du fiancé qui avait été malade durant l'hiver et de son mode de vie plutôt irrégulier, refusèrent le considérérant comme une partie inapte pour leur fille. Chopin qualifia ce rejet d'expérience entrêmement douloureuse.

    En juillet 1837, Chopin se rendit à Londres en compagnie de Camille Pleyel dans le but d'oublir tous ces souvenirs désagréables. Peu après, il entama une liaison étroite avec la réputée auteure française utilisant le pseudonyme George Sand (Aurore Dudevant). Cette auteure de romans audacieux, son aînée de six ans, divorcée avec deux enfants offrait à l'artiste solitaire ce dont il manquait depuis son départ de Varsovie: une tendresse extraordinaire et ainsi que des soins chaleureux et maternels. Les amoureux ont passé l'hiver de 1838/1839 dans l'île espagnole de Majorca, habitant l'ancien monastère de Valdemosa. À cause de conditions hivernales défavorables, Chopin devint gravement malade et montra des symptômes de tuberculose. Pendant des semaines, il était si faible qu'il ne pouvait pas quitter la maison mais, quand même, continua à travailler intensément et composa une série de chefs d'oeuvre: les 24 préludes, Polonaise en do mineur, Ballade en fa majeur, Scherzo en do dièse mineur.

    À son retour de Majorca au printemps 1839 et suite à une convalescence à Marseilles, Chopin, alors très gravement affaibli, emménagea au manoir de George Sand à Nohant, en France centrale. Là, il prit de longues vacances jusqu'en 1846 retournant à Paris que pour y passer les hivers. Ce fut la période la plus heureuse et la plus productive depuis qu'il avait quitté la maison familiale. La majorité de ses oeuvres les plus remarquables et les plus profondes furent composées à Nohant. À Paris, le compositeur et l'écrivaine étaient traités comme un couple marié alors qu'ils ne le furent jamais. Les deux avaient des amis communs dans les cercles artistiques de la capitale: le peintre Delacroix, la chanteuse Pauline Viardot de même que des émigrés polonais. Pendant des années, le couple a joui d'un amour et d'une amitié profonde qui, avec le temps et l'attitude hostile toujours croissante de la part du fils de George Sand, qui exercait sur elle une influence profonde, donna place à des conflits de plus en plus sérieux. Une séparation finale se produisit en juillet 1847.

    Les expériences pénibles personnelles de même que la perte de Nohant, si important pour sa santé et sa créativité de compositeur, ont eu un effet dévastateur sur la santé physique et mentale de Chopin. Il abandonna presque complètement la composition et, de ce jour jusqu'à la fin de sa vie, il n'écrira que quelques miniatures.

    En avril 1848, persuadé par son élève écossaise, Jane Stirling, Chopin quitta pour l'Angleterre et l'Écosse. Avec sa soeur, Jane Stirling organisa des concerts et des visites dans diverses localités, incluant les châteaux de l'aristocratie écossaise. Ce style de vie exceptionnellement trépident et la tension excessive exercée sur ses forces à cause de constants voyages et de nombreuses performances conjugés à un climat nuisible pour ses poumons, endommagèrent encore plus sa santé. Mmalgré une fragilité et une fièvre, Chopin donna son dernier concert, le 16 novembre 1848, jouant pour des émigrants polonais au Guildhall à Londres,. Quelques jours après, il retourna à Paris.

    Il lui devint impossible de continuer à donner des leçons vu que sa maladie progressait rapidement. À l'été 1849, Ludwika Jedrzejewiczowa, soeur aînée du compositeur, vint de Varsovie pour prendre soin de son frère malade. Le 17 octobre 1849, Chopin meurt de tuberculose pulmonaire dans son appartement parisien de Place Vendôme.

    Il est enterré au cimetière Père-Lachaise à Paris. Toutefois, pour respecter son testament, son coeur, retiré de son corps après sa mort, fut apporté par sa soeur à Varsovie où il fut placé dans une urne et installé sur un pillier dans l'église Sainte-Croix à Krakowskie Pezedmiscie.

     


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