• Portugal

     

    Portugal

    Portugal par Eric Masson 
    Portugal © Eric Masson

    « Portugal, lorsque l’Atlantique rencontre l’Europe. » Ainsi se présente ce pays du Sud, confluent des éléments terrestres et maritimes aux apparences trompeusement méditerranéennes, alors qu’il ne possède aucune ouverture vers la Mare Nostrum.
    Au Portugal, peut-être plus qu’ailleurs, la terre et l’océan ont forgé une identité particulière, très différente de celle de son voisin espagnol, ce que d’aucuns ont appelé « la singulière spécificité portugaise ». Terre océanique par excellence, le Portugal y a bâti son histoire et ses mythes.
    Ce petit pays (un sixième de la France) est aussi l’un des plus vieux d’Europe et, de par son destin solitaire, il fut relativement préservé des turbulences politiques qui ont secoué notre continent. Le Portugal étonne généralement par sa diversité et par la richesse des découvertes que l’on y fait.
    Le pays tente de trouver une voie originale entre intégration européenne et respect des traditions. Et si les côtes de l’Algarve fixent le tourisme de masse, le reste du pays recèle des endroits propres à ravir les curieux.
    Le Portugal est une destination prisée non seulement pour son doux soleil océanique et les précieux vestiges de son passé, mais aussi pour l’accueil de ses habitants qui vous invitent à partir dans ce coin d’Europe, à la rencontre de l’Atlantique.

    Carte d'identité Portugal

    Population : 785 000 habitants.
    Superficie : 91 906 km², soit grosso modo 1/5e de sa voisine, l'Espagne.
    Capitale : Lisbonne.
    Langue : le portugais. Le français est fréquemment utilisé dans la région du Minho par des personnes ayant vécu en France. Mais dans le Sud et notamment en Algarve, l'anglais et l'allemand prédominent.
    Régime : république parlementaire.
    Chef de l'État : Aníbal Cavaco Silva, PSD (conservateur, élu en janvier 2006, réélu en janvier 2011).
    Premier ministre : Pedro Passos Coelho, depuis juin 2011 (parti social-démocrate, centriste).
    Territoires autonomes : les Açores, à 1 200 km au large de Lisbonne, archipel volcanique de 9 îles et quelques îlots, capitale : Ponta Delgada sur l'île de São Miguel ; Madère, à 980 km vers le sud-ouest, au large de l'Afrique, capitale : Funchal. 
    Indice de développement humain : 0,809. Rang 41/185.
    Sites inscrits au 
    <nobr>Patrimoine</nobr> mondial de l'Unesco : le monastère des Hiéronymites (mosteiro dos Jerónimos) et la tour de Belém (1983) ; le monastère de Batalha (1983) ; le couvent du Christ (1983) à Tomar ; le centre historique d'Évora (1986) ; le monastère d'Alcobaça (1989) ; le paysage culturel de Sintra (1995) ; le centre historique de Porto (1996) ; l'art rupestre préhistorique dans la vallée du Côa et de Siega Verde (1998) ; la région viticole du Haut-Douro (2001) ; le centre historique de Guimarães (2001) ; la ville de garnison frontalière d’Elvas et ses fortifications (2012).

    Économie

    Le gouvernement portugais s'est efforcé, depuis son adhésion à l'Union européenne en 1986, de moderniser le pays selon les exigences de Bruxelles. Après avoir souvent été cité comme modèle au sein de l'Union européenne, le Portugal est aujourd'hui, à l'instar de la Grèce et de l'Irlande, au bord du gouffre, avec un taux de chômage à 15 % en 2012. En mai 2011, l'Union européenne vient en renfort avec un prêt de 78 milliards d'euros sur 3 ans. 
    La croissance a surtout été dopée par les investisseurs étrangers, attirés par une main-d'œuvre bon marché. Parmi les secteurs porteurs, citons l'industrie textile, l'automobile, avec notamment la fabrication de composants pour les voitures, les matériaux de construction, l'industrie du papier, le liège, et les vins (de Porto). 
    Le Portugal a été le premier pays à connaître une situation de récession depuis 2003. Le taux de croissance avoisine difficilement 1 %. 
    Lisbonne est une ville à deux vitesses : les nouveaux quartiers, les magasins, les restos à la mode continuent d’attirer une clientèle souvent jeune, qui se donne les moyens (ou essaie) de vivre son rêve, tandis qu’une partie de la population se marginalise.
    Le gouvernement de José Manuel Durão Barroso a entamé un programme drastique d'économies budgétaires que son successeur, Pedro Santana Lopes, a essayé de poursuivre en vain. Le Portugal compte aujourd'hui sur une reprise des exportations et de la consommation intérieure. 
    Et l'arrivée des nouveaux pays au sein de l'Union européenne a fortement freiné les subventions de Bruxelles, manne essentielle au développement du

     

    Portugal.

    Géographie et climat Portugal

    Géographie

    Le Portugal, d'une surface de 91 906 km², est situé à l'extrême sud-ouest du continent européen, à l'ouest de la péninsule Ibérique. Avec une longueur d'environ 560 km et une largeur de quelque 220 km, le Portugal partage sa frontière à l'est avec l'Espagne, sur plus de 1 200 km. Les forêts représentent moins de 36 % du territoire.

    Les plus grands fleuves du Portugal sont le Douro, qui se jette dans l'Atlantique à Porto, le Tage, dont l'embouchure est à Lisbonne, et le Guadiana, en frontière avec l'Espagne. On trouve aussi le Minho au nord et le Mondego au centre. Le Tage, fleuve mythique, marque une frontière naturelle entre le Nord et le Sud. 

    Au nord, le relief est assez accidenté, avec de nombreuses chaînes de montagnes qui découpent le pays, comme la serra da Estrela, dont la Torre, un sommet de 1 993 m, serait le point culminant du pays s'il n'y avait le volcan Pico Alto (2 351 m), sur l'ilha do Pico, dans les Açores.

    Au sud du Tage, plaines et collines courent jusqu'à l'océan, surtout au bas de l'Alentejo entre Évora et Beja, sur cette « plaine dorée » qui fait frontière avec l'Espagne et l'Algarve. Sur le littoral, les côtes sont escarpées, érodées, mais on trouve tout de même de petites dunes et des plages de sable fin.

    Climat

    La présence de l'Atlantique apporte à la fois douceur et humidité au pays quasiment toute l'année. Toutefois, d'importants décalages se font sentir entre le Nord et le Sud, et entre le littoral et l'intérieur, ce dernier étant aussi froid l'hiver qu'il est chaud l'été (environ 40 °C). Les frileux choisiront les plages du Sud, même en hiver. La température de l'eau est en moyenne de 15 °C sur la côte ouest (il est quasiment impossible de se baigner entre Porto et Lisbonne) et de 21 °C en Algarve, la Méditerranéenne. En ce qui nous concerne, nous préférons les couleurs de la nature au printemps et à l'automne.

    Dans le Sud, il n'est pas rare que des précipitations - raisonnables - sévissent en avril et mai. Pensez à emporter un imperméable et quelques petites laines. 
    Attention : hôtels et appartements sont rarement équipés de 
    <nobr>chauffage</nobr> pour l'hiver, et les Français habitués à un certain confort peuvent parfois souffrir du froid.

     

     

    Culture Portugal

    Fado

    Le fado, c'est LA musique du Portugal. D'après Pessoa lui-même, il incarne la mélancolie et la force de la destinée contre la volonté humaine. Son origine incertaine et tourmentée se rattache au mot latin fatum, qui signifie « destin ». 
    Ce chant de la saudade célèbre la mélancolie née des différents revers de fortune qu'a connus le Portugal. Rapporté du Brésil par la Cour en exil, ce chant, qui, était aussi dansé, s'est enraciné et transformé dans le quartier de la Mouraria de Lisbonne, l'ancien quartier des Maures. 
    Chant populaire par excellence, le fado anime les quartiers du port où viennent s'encanailler les membres de l'aristocratie. Puis, après avoir habité les rues, il se professionnalise et conquiert la scène. 
    Dans le même temps se singularise le fado de Coimbra, repris par le milieu intellectuel de la vieille université. Plus littéraire, il est chanté, au départ, dans la rue par des interprètes masculins (encore aujourd'hui) vêtus de capes noires, et donne lieu parfois à des joutes musicales. L'estado novo de Salazar aura tôt fait de récupérer le fado érigé en art national. Il est chargé de chanter les valeurs morales de la grandeur portugaise. Le cinéma assure son triomphe et celui d'interprètes prestigieux. Trop choyé par la dictature, il connaît un réel discrédit après la révolution de 1974, cantonné aux maisons de folklore réservées aux touristes.

    Aujourd'hui, le fado retrouve grâce. Débarrassé d'une gangue idéologique qui ne lui a jamais vraiment correspondu, il se contente de véhiculer les mélodies errantes de l'âme lusitanienne, sur les poèmes de Fernando Pessoa, David Mourão-Ferreira ou Florbela Espanca. Hélas, avec le tourisme de masse, les boîtes à fado ayant pignon sur rue (si l'on peut dire, vu l'architecture à Lisbonne) prospèrent en se complaisant dans des interprétations de moins

    en moins authentiques.

    Architecture

    Art roman

    Courant majeur du XIIe siècle, sous l'influence d'Henri de Bourgogne, très lié à l'abbaye de Cluny. C'est surtout un art en réaction contre les Maures. Cet art de riposte donne une <nobr>sensation</nobr> de solidité. Le tout est souvent construit en granit, sans décoration superflue. 
    Rendez-vous à la cathédrale () de Coimbra ou à celle de Porto.

    Art gothique

    C'est à la fin du XIIIe siècle que se développe cet art dont les plus fameuses représentations sont les monastères d'Alcobaça et de Batalha. Les constructions sont largement inspirées de l'architecture française. Les murs sont plus hauts, laissent passer plus de lumière, et les fondations sont encore plus solides. Les sculptures sont plus ciselées et plus fines.

    Style manuélin

    Il doit son nom à Manuel Ier, le roi qui monta sur le trône en 1495. C’'est un architecte d'origine française, Boytac, qui fut à l'origine de ce style gothique tardif.
    Entre gothique et Renaissance, le style manuélin présente des caractéristiques très particulières : à l'opposé des lignes rigides de la période gothique, les piliers se tordent en spirale, sur les voûtes apparaissent de grosses nervures en relief.
    Ce style original, qui symbolise la nouvelle richesse du pays, disparaîtra aussi vite qu'il s'est épanoui, avec la mort du souverain. Il ne s'est pas manifesté exclusivement dans l'architecture (orfèvrerie, sculpture), l'exemple le plus fameux reste la fenêtre de Diogo de Arruda, dans le couvent du Christ, à Tomar. Au XIXe siècle, de nombreux édifices sont construits dans un style manuélin, divulguant ce genre typiquement portugais dans tout le pays.

    Art baroque

    Après la Renaissance, le style baroque prend tout son essor à la fin du XVIIe siècle et au cours du XVIIIe siècle. Les éléments décoratifs se multiplient et l'architecture évolue ensuite vers le rococo
    C'est la grande époque de la talha dourada, ces bois dorés qui recouvrent l'intérieur des églises et, en particulier, les retables des autels et les colonnes torses qui les entourent. Pour se faire une idée, voir le Palácio naciónal de Mafra et sa débauche baroque.

    Azulejo (prononcer « azoulège »)

    Ils font partie du paysage portugais. Pas seulement un art décoratif : du grand art, support indémodable de l'imaginaire de tout un peuple.
    Ces carreaux de faïence vernissée furent introduits au Portugal après la prise de Ceuta, au Maroc, en 1415. Leur nom vient de l'arabe al zulaicha, qui veut dire « petite pierre polie ». Les premiers azulejos fabriqués au Portugal datent de 1584 et sont polychromes.
    Après le tremblement de terre de 1755, l'azulejo est utilisé pour restaurer les bâtiments endommagés.
    Très vite, la mode de l'azulejo se répand : ce ne sont pas seulement les palais ou les chapelles qui s'ornent d'azulejos, mais aussi les fontaines, les bancs, les bassins... Pour satisfaire la demande croissante, on fait appel aux Hollandais, qui imposent momentanément leur technique : carreaux à dessins bleus sur fond blanc (Delft). La décoration s'anime, les édifices se couvrent de scènes champêtres. Au XVIIIe siècle, Oliveira Bernardes crée une école qui rivalise avec les Hollandais... 
    Au XIXe siècle, les fabriques sont ruinées par les guerres napoléoniennes et les guerres civiles, et on assiste à un certain abandon de cet art jusqu'aux réalisations de Ferreira das Tabuletas
    Il faut attendre le XXe siècle et le mouvement Art déco pour voir la céramique murale connaître un renouveau qui se confirme dans les années 1950, grâce àJorge Barradas et Maria Keil
    Cet art est toujours vivant, comme l'attestent les stations du métro de Lisbonne.
    Attention, un trafic d'azulejos existe, de nombreuses façades d'immeubles sont pillées.

    Art contemporain

    Si, à l'époque salazariste les bâtiments massifs ont eu la cote, les architectes se sont libérés par la suite. Le pont Vasco-da-Gama à Lisbonne en est l'un des symboles. 
    Alvaro Siza Vieira, l'un des architectes majeurs de l'époque actuelle, classé parmi les minimalistes, est le digne héritier de Le Corbusier. Le style est fluide, aéré, très lumineux, aux courbes nettes. La reconstruction du quartier du Chiado après l'incendie de 1988, le pavillon du Portugal de l'Expo universelle de 1998 à Lisbonne et l'église de Marco de Canavezes font partie de ses créations. 
    Autres noms d'architectes portugais notoires : Nuno PortasFernando Tavoraet Eduardo Souto de Mora. Ce dernier a réalisé le stade de Braga pour la Coupe d'Europe de football 2004.

     

    Cuisine et boissons Portugal

     

    Cuisine

     

    Riz au lait a la cannelle

    Un bon repas porte ici la trace de tous ces territoires qui appartinrent un jour au Portugal, de la cannelle indispensable pour les pâtisseries à l'incontournable poudre de curry... Les tomates et pommes de terre du Nouveau Monde sont de toutes les fêtes, comme l'ail et l'oignon. 
    Les Maures ont planté des citronniers, des orangers, et appris aux Portugais à mélanger les fruits au poisson et à la viande. Ce sont aussi les inventeurs de lacataplana, un plat du Sud, qui emprunte son nom à une sorte de tajine typique en cuivre (une version ancienne de la Cocotte-Minute !). 
    Pour s'ouvrir l'appétit, rien de tel qu'une bonne sopa de légumes ou de poisson (toujours faite maison et servie tiède, jamais chaude), ou encore quelquespetiscos - version portugaise des tapas - du style croquete de carne ou pastel de bacalhau, ou une petite salade de poulpe, des légumes grillés.
    Commencez par l'açorda de mariscos, sorte de panade servie avec de l'ail, de l'huile, des œufs, de la coriandre, des crevettes, des palourdes, des clovisses, des épices. Ou le caldo verde, potage de pommes de terre et de choux galiciens émincés, agrémenté de rondelles de saucisse plus ou moins épicée. Originaire du Nord, ce potage est devenu national.
    Séchée ou salée, le bacalhau (la morue) est une invention typique de ces Portugais.
    Les Portugais raffolent des poissons qu'ils mangent grillés, en ragoût ou en caldeirada, sorte de bouillabaisse. 
    Le porc reste leur viande préférée, que ce soit sous la forme de lombo (filet), decosteletas (côtes), de febras (tranches) ou du leitão ou cochon de lait. Le plat le plus célèbre vient de l'Alentejo : la carne de porco alentejana, emblématique, à base de morceaux de filet de porc cuits avec des épices (coriandre), du saindoux, des baies de poivron rouge, de l'ail et de l'huile d'olive, cuit à l'étouffée avec des palourdes. 
    On se régalera de saucisses (à commencer par les chouriços), de cochon de lait, mais aussi des fameuses tripas à moda do Porto (tripes de veau à la mode de Porto). Puisqu'on est à Porto, restons-y avec la Francesinha, « la petite Française », sorte de croque-madame largement saucé.
    Côté viandes rouges, le bife à portuguesa est un steak servi sur un lit de frites et nappé de tranches de bacon. Un autre classique à ne pas dédaigner est lefrango piri piri, poulet grillé sur lequel on a appliqué une sauce à base d'huile d'olive et de piments. Il y a aussi le frango no churrasco (poulet cuit à la braise). Prenez plutôt un cozido à Portuguesa, sorte de pot-au-feu pour les longues soirées d'hiver. Mais on peut aussi le manger froid en gaspacho comme à Lisbonne. Comme pour tous les ragoûts, on met ce qu'on a. Dans le Nord, lecabrito bondit souvent directement du gril vers votre assiette. Enfin, on trouve souvent du perú (dinde) dans les menus.
    En général, les gâteaux semblent souvent avoir usé et abusé du jaune d'œuf et du sucre, avec parfums de cannelle, de citron, d'orange, d'amande...

    Boissons

    Le vin

    Les vins portugais sont injustement méconnus alors que leur qualité est plus qu'honorable. Plus d'une trentaine de régions ont le droit à l'appellation d'origine ! Ce sont des vins très typés, généralement avec un taux d'alcool plus élevé que les vins français.
    Les exploitations sont généralement très petites et produisent donc des vins très différents d'une région à l'autre.

    - Le plus étonnant et de loin le plus connu hors des frontières : le vinho verde, vin vert (à boire au printemps suivant la récolte) produit dans le nord du Portugal (Minho et Douro), très léger, est pétillant et blanc (le meilleur), rosé (tout à fait correct) ou rouge foncé (pas terrible).
    Dans la même région, on trouve aussi le vinho maduro (mûr) : vin sec mais non pétillant.
    - La région du Dão (centre nord du pays) donne un vin rouge assez léger et très fruité. Le cépage principal est le touriga naciónal.
    - La région du Douro donne des vins parmi les plus puissants en goût de tout le Portugal. C'est également là qu'est fabriqué le fameux vin de Porto. À Lamego, production de mousseux, frais à l'apéritif. 
    - La région de l'Alentejo possède quantité de jeunes vignes d'une dizaine de cépages. Des vins jeunes et typés, à la robe rouge-violet, avec des goûts fruités et fortement alcoolisés. Le seul blanc buvable reste le vidigueira
    - La région du Bairrada produit des vins « de table » mais riches, parfumés et assez corsés. 
    - En Estremadura (région autour de Lisbonne et première région productrice), on préférera nettement les blancs.

     

    Hébergement Portugal

    Les hôtels

    Depuis 2011, suite à un décret de mars 2008, une nouvelle classification des hébergements est en train de se mettre en place, définissant plus clairement les établissements hôteliers. Les démarches des propriétaires et la mise aux normes pour obtenir le nouveau classement peuvent prendre du temps. 
    Certains passeront peut-être en alojamento local (AL), agro turismo (AT), casa de campo ou hotel rural (CC ou HR ; même s'ils se trouvent dans un village et non dans la campagne comme on pourrait le supposer) ; d’autres en hôtel ; les nouveaux sigles et « hôtel » devant apparaître sur l’enseigne ou la façade près de la porte. Les propriétaires, qui n’ont pu ou voulu suivre, disparaissent ou affichent « Alugam-se quartos ».
    Le 
    <nobr>prix</nobr> de la chambre seule comprend souvent le petit déjeuner (pequeno almoço), mais pas toujours.
    Signalons l'excellent rapport prix-confort-soin-accueil-propreté de l'ensemble hôtelier portugais, et cela du nord au sud du pays.

    Les campings

    Le Portugal dispose d'un bon réseau de campings. Les municipaux sont corrects et pas trop chers. En revanche, ceux appartenant à la chaîne Orbitursont plus chers, mais en général ils sont mieux organisés et plus propres. L'éternel problème reste le bruit. 
    Ceux de la chaîne Orbitur accordent des réductions aux détenteurs de la carteJeune (10 %) ainsi qu'aux détenteurs de la carte Orbitur (15 €). 
    Presque trois quarts des campings sont situés près des côtes, et dès les beaux jours, en été ainsi que les week-ends, ils se remplissent vite.

    Le Roteiro Campista, Camping Portugal , mis à jour chaque année, indique les tarifs, les voies d'accès, les prestations fournies, etc. En vente en librairie sur place (6,50 €) ou dans certains offices du tourisme, et dans la plupart des campings.

    Quant au camping sauvage, il est désormais interdit sous peine d'amende (la police municipale en fait vraiment la chasse !) et cela est valable tant pour planter sa tente que pour le stationnement des camping-cars en dehors des zones habilitées. 

    Les auberges de jeunesse

    Les pousadas da juventude voient se développer parallèlement AJ privées d’une qualité époustouflante, notamment à Lisbonne. Si la carte des AJ n’y est pas demandée, les prix sont quand même plus élevés. 
    - Il n'y a pas de limite d'âge pour séjourner en AJ. Il faut simplement être adhérent. On peut acquitter un droit à la nuitée (2 € 
    <nobr>par personne</nobr>) qui se transforme en carte annuelle au bout de 6 nuits.

    Les différents types d'habitation

    - La quinta (« ferme »), belle propriété de maître, est une sorte de manoir rural, comme dans le nord du pays avec ces maisons de propriétaires de vignobles de la vallée du Douro. Mais le terme s'est répandu un peu partout, et on trouve l'appellation quinta aussi en Alentejo et en Algarve, quand une grosse maison se transforme en chambres chez l'habitant à la campagne... 
    - Un solar est un manoir. 
    - Le paço est un grand ou modeste palais urbain (hormis celui de Buçaco). 
    - Un monte est un long corps de ferme tout blanc (un peu cousin de l'haciendaespagnole), d'une exploitation agricole et/ou d'élevage, et qui a fait la fierté de plusieurs générations de propriétaires terriens, généralement perchée sur une colline en Alentejo et à l'intérieur de l'Algarve. Loger dans un blanc montetransformé en hôtel fait partie des plaisirs qu'offre le Portugal.

    Les chambres chez l'habitant

    On en trouve quasiment partout. Soit des panneaux vous annoncent « alugam-se quartos », soit les offices de tourisme régionaux vous en fournissent la liste, soit les gens font directement de la retape dans les rues. Relativement bon marché.

    Plus chic, le turismo de habitação

    Surtout développé dans la moitié nord du Portugal, à l'initiative de quelques propriétaires de quintas et de solares, très concentrés notamment dans le Minho. 
    Plus ou moins l'équivalent de nos chambres d'hôtes de charme et de prestige. Chic donc, mais moins cher que la pousada. De plus, la formule chambre d'hôtes permet des contacts avec les propriétaires, qui connaissent très bien l'histoire et les traditions de leur pays. 
    Une seule association, incontournable dans son domaine car elle regroupe la plupart de ce type d'établissements : Solares de Portugal.

    Les pousadas

    La pousada, c'est l'équivalent portugais du parador espagnol : un établissement chic (géré par l'État), installé soit dans un monument historique (ancien monastère, château, etc.), soit dans une construction récente valorisée par son site exceptionnel. On ne peut y rester en général plus de 5 jours consécutifs. 
    Les prix varient sensiblement selon la catégorie de l'établissement et la saison. Réserver le plus longtemps possible à l'avance auprès de votre tour-opérateur.


  • Commentaires

    1
    Heidi
    Lundi 15 Avril 2013 à 06:03
    joli pays et belle présentation, beau mais en souffrance, gardons espoir pour eux, belle journée à tous les deux, on a eu du soleil vers 14h et la le thermomètre à grimpé d'un coup! On y est enfin:) prenez bien soin de vous deux et belle semaine, bisous♥
      • Jean tartre Profil de Jean tartre
        Samedi 27 Avril 2013 à 17:40
    2
    Ely40
    Lundi 15 Avril 2013 à 08:53
    Coucou Jean et Martine, Bravo pour ce superbe article sur le Portugal. J'ai reconnu plein d'endroits magnifiques que je connais ainsi que la cuisine qui est excellente. Je suis aussi d'accord sur les vins qui sont absolument délicieux à condition bien sûr de les boire avec modération. Les portugais sont d'une gentillesse exemplaire et j'adore ce beau pays riche d'une architecture très bien conservée et restaurée dans le plus pure tradition. L'accueil qui m'a été fait dans ce beau pays a toujours été remarquable. Merci Jean pour ce beau partage. Belle semaine et et gros bisous à vous deux :) Ely
      • Jean tartre Profil de Jean tartre
        Mercredi 17 Avril 2013 à 21:41
        merci ely pour ce message touchant ,je suis portugais donc ce que tu viens d’écrire me va tout droit au coeur ,JEAN
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