• ArtisteChanteur et Musicien (Francais)
    Né le 25 mai 1944
    Décédé le 15 février 2005 (à l'âge de 60 ans)


    Pierre Bachelet est un homme discret. Il a débuté le métier de chanteur un peu sur le tard, après s'être essayé à diverses activités et notamment à la composition de musiques de film. Rien d'étonnant donc à ce qu'il fasse sa route tranquillement mais sûrement sur les pavés de la chanson française. Pierre Bachelet est né à Paris le 25 mai 1944. Sa famille qui tenait une blanchisserie, s'est installée à Calais avant de venir sur la région parisienne. Si les études du jeune Pierre ne sont pas extrêmement brillantes, il s'inscrit tout de même un peu plus tard à l'école du cinéma de la rue Vaugirard à Paris. Diplôme en poche, il part au Brésil tourner un documentaire "Bahio meù Amor". A Paris, il se tourne vers la publicité où il rencontre de futurs réalisateurs comme Patrice Leconte et Jean-Jacques Annaud qui le feront travailler par la suite. 

    Il est recruté au milieu des années 60 comme illustrateur sonore d'une émission de télévision célèbre de l'époque, Dim Dam Dom (ce qui ne l'empêche pas de faire quelques reportages à l'occasion). Au fur et à mesure, Pierre Bachelet se constitue un univers musical qui lui est propre et commence à écrire la musique de documentaires ou de films publicitaires réalisés par ses amis. Parmi eux, Just Jaeckin, futur réalisateur de films érotiques, fait appel aux talents de compositeur de Bachelet pour son premier long-métrage "Emmanuelle". Le succès du film entraîne la bande originale dans son sillon : 1.400.000 exemplaires de l'album et 4.000.000 exemplaires du simple. D'autres musiques de film suivront de "Coup de tête" de Jean-Jacques Annaud en 78 à "les Bronzés font du ski" de 
    Patrice Leconte en 79. 



    En 74, il s'essaie vraiment à la chanson avec "l'Atlantique", titre qui lui vaudra son premier succès de chanteur. Mais c'est en 79 que deux producteurs français François Delaby et Pierre-Alain Simon lui proposent de faire un album qui sort l'année suivante "Elle est d'ailleurs". Le 45 tours du même nom se vend à quelques 1,5 million d'exemplaires. Cette chanson est co-écrite avec Jean-Pierre Lang avec qui Bachelet va travailler de nombreuses années. 

    C'est d'ailleurs avec lui qu'il va composer "les Corons", hymne au Nord de la France, région des terrils et des mines de charbon dont le chanteur est originaire. Succès immense, ce titre est devenu au fil des années un véritable classique du chanteur qui figure sur l'album sorti en 82. Cette année-là et pour la première fois, Bachelet monte sur scène en première partie de l'humoriste Patrick Sébastien, à l'Olympia à Paris puis part en tournée en France, en Belgique et en Suisse. 

     

    Après quelques mois passés en studio, Pierre Bachelet sort en 83 un nouvel album dont les deux extraits principaux sont "Quitte-moi" et "Embrasse-moi", titre dédié à sa mère disparue récemment. Il enchaîne assez logiquement un passage en 84 à l'Olympia en vedette cette fois-ci et une tournée en France. Relativement timide, peu intéressé par la vie du show-biz, plutôt enclin à préférer les voyages, propriétaire d'un bateau, détenteur d'un brevet de pilote (d'avion), Pierre Bachelet continue sa vie auprès de sa femme Danièle et de son fils Quentin (né en 77) toujours étonné par les conséquences de sa notoriété acquise avec "les Corons". 

    En 85, le chanteur sort un nouvel album sur lequel on trouve des titres comme "En l'an 2001", "Marionnettiste" ou "Quand l'enfant viendra". S'ensuit une tournée dans les pays européens francophones avec un passage quasi obligé par l'Olympia à Paris qui lui permet d'enregistrer un live. L'année suivante voit la sortie d'un autre album original dont les principaux extraits s'intitulent "Vingt ans", "Partis avant d'avoir tout dit" et "C'est pour elle". Son public lui est fidèle et Bachelet ne le déçoit pas puisque comme après chaque nouvel opus, il part en tournée avec un passage à l'Olympia. Homme tranquille, amoureux de la mer, il propose à la navigatrice 
    Florence Arthaud d'enregistrer un duo intitulé très à propos "Flo" et qui figure sur le double album "Quelque part, c'est toujours ailleurs" sorti en 89. 

    Après un live "Bachelet la scène" en 91, un bilan de sa carrière de chanteur sort l'année suivante, sous la forme d'une compilation de ses 20 plus grands succès et s'intitule "10 ans de Bachelet pour toujours". Suit de près un nouvel album original "Laisser chanter le français" sur lequel on retrouve des chansons comme "les Lolas" ou "Elle est ma guerre, elle est ma femme". Une tournée est évidemment prévue qui l'emmène du Bataclan parisien à La Réunion, Madagascar et l'Ile Maurice, en passant bien sûr par la Suisse et la Belgique. En 94, il donne aussi un concert à Montréal au Québec. 

    Depuis de nombreuses années maintenant, Pierre Bachelet travaille avec le parolier Jean-Pierre Lang. Pourtant en 95, sort un nouvel album dont les textes sont de l'écrivain Yann Quéffelec (Goncourt 1985 - prix littéraire français), rencontré quelques temps auparavant. Sur le thème de la ville, ce sont 10 chansons qui figurent sur "la Ville ainsi soit-il". La pochette et le livret sont de Philippe Druillet, peintre et dessinateur de science fiction. Les tournées reprennent car la scène reste pour l'artiste le lieu privilégié du contact avec son public. 

    Ce n'est qu'en 98 que le chanteur sort un nouvel album intitulé modestement "un Homme simple". On retrouve des textes de Jean-Pierre Lang mais aussi de Yann Quéffelec. Pierre Bachelet signe pour la première fois les paroles de deux chansons, "Au-delà des apparences" et "Tout ce qu'on se dit...". Un titre est consacré au grand navigateur Eric Tabarly disparu en mer en 98, "le Voilier noir". Pour la première fois depuis longtemps, Bachelet a laissé la réalisation de cet album à quelqu'un d'autre que lui-même : son guitariste Jean-François Oricelli et son fils Quentin Bachelet. En janvier 99, il retrouve la scène de l'Olympia à Paris après avoir signé la bande originale d'un film de Jean Becker "les Enfants du marais".

    Deux ans plus tard, il sort un nouvel album plutôt intimiste intitulé "Une autre lumière". Malheureusement, il reste assez confidentiel. Il faut attendre deux autres années pour que le chanteur sorte un nouvel opus, "Bachelet chante Brel, tu ne nous quittes pas" alors que le vingt-cinquième anniversaire de la mort du créateur de "Orly" est célébrée à travers le monde francophone. En 2004, l'auteur de "Vingt ans" et des "Corons" fête ses trente ans de carrière avec un série de concerts au Casino de Paris du 19 au 24 octobre. Chanteur populaire au sens noble du terme, il a su de 1974 à 2004 s'attirer les faveurs d'un noyau fidèle de fans prêt à le suivre lors de chacune tournée, et à reprendre en coeur les refrains de chacune de ses chansons. 

    Le 15 février 2005, Pierre Bachelet qui avait de nombreux projets en cours, décède à la suite d'une longue maladie à son domicile de Suresnes en banlieue parisienne.


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  • ON SE SOUVIENDRA de sa voix chaude et puissante et de son rire franc et généreux. La chanteuse américaine Carole Fredericks s'est éteinte jeudi soir, suite à un malaise cardiaque, à l'issue d'un concert qu'elle donnait à Dakar, au Sénégal. Elle avait fêté ses 49 ans deux jours auparavant. Choriste des plus grands noms de la chanson française, de Michel Berger à Johnny Hallyday en passant par Gilbert Bécaud, elle avait été révélée au grand public au début des années quatre-vingt-dix par Jean-Jacques Goldman, son producteur et ami, au sein du trio Fredericks-Goldman-Jones. 

    <btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(70, 70, 70); font-family: Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-size: 15px; line-height: 22px;"> </btn_noimpr>

     

    <btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(70, 70, 70); font-family: Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-size: 15px; line-height: 22px;"></btn_noimpr>Fille d'une chanteuse de big band et d'un pianiste, elle était la soeur du célèbre bluesman américain Taj Mahal. Originaire de Springfield dans le Massachusetts, Carole Fredericks avait débarqué en France en 1979 pour tenter sa chance et vivait depuis à Paris. Elle avait entamé une carrière solo il y a six ans et enregistré deux albums teintés de blues et de gospel ­ « Springfield » en 1996 et « Couleurs et parfums » en 1999 sans pour autant abandonner son premier métier de choriste, puisqu'elle continuait à accompagner Jean-Jacques Goldman et Céline Dion notamment. C'est surtout au sein des aventures collectives que la « mamma black », aux formes aussi généreuses que son tempérament, était le plus à l'aise. Elle était ainsi une des figures familières des tournées au profit des Restos du coeur (les Enfoirés) et d'Amnesty International. C'est d'ailleurs dans le cadre du spectacle des Voix de l'espoir, au profit des enfants malades, le 8 mars2001 , qu'elle fit sa dernière apparition scénique à Paris, au Club Med World. Depuis, elle était partie pour une tournée internationale qui aurait dû s'achever près de Paris, à Sevran (Seine-Saint-Denis), le 24 juin.2001 ,


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    Frank Alamo, symbole des années 60

     

    En 1964, Frank Alamo grimpe en tête du hit parade dont il sera un familier. Crédits photo: STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
    En 1964, Frank Alamo grimpe en tête du hit parade dont il sera un familier. Crédits photo: STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Crédits photo : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

     

    VIDÉOS - Disparu à l'âge de 71 ans, Jean-François Grandin, alias Frank Alamo symbolisait les années yéyé.

    Avec son visage angélique et ses tenues de parfait minet, Frank Alamosymbolisait toute l'insouciance et l'appétit de vivre des années 60. Ces années yéyé qui virent l'éclosion d'un style musical nourri essentiellement de tubes américains traduits en français. Pas de blouson de cuir mais une tendance chic et sportive. L'antithèse du rock des mauvais garçons illustré par Vince Taylor ou Moustique.

    Au moment où Johnny HallydayEddy Mitchell et ses chaussettes noires, Dick Rivers et ses Chats sauvages, Richard Anthony et Sheila font les belles heures de l'émission d'Europe 1, Salut les copains, Frank Alamo sort son premier 45 tours en 1963. C'es une reprise de Da Dou Ron Ron des Crystals etFile file file chanté par les Crickets. C'est un succès. De quoi ravir son producteur Eddie Barclay, qui voit en lui un rival de Claude François, poulain de l'écurie Philips et de l'impresario Paul Lederman.

    Fils d'un grand fabricant de téléviseurs, Jean-François Grandin, né le 12 octobre 1941, à Paris, tombe dans la variété par hasard. Il tire son pseudonyme Frank Alamo du célèbre western de John Wayne, Fort Alamo. Au début des années 60, tout semble facile pour une industrie du disque qui connaît une croissance exceptionnelle.

    Vidéo INA - Frank Alamo revient sur sa carrière

    Vidéo INA - Interview de Frank Alamo et Jean-Jacques Debout

    Gendre idéal

    Lorsqu'il chante, en 1964, Biche ma biche (Sweets for my sweets, titre de Doc Pomus et Mort Shuman), Frank Alamo grimpe en tête du hit parade dont il sera un familier avec d'autres tubes come Maillot 36-37 et Le chef de la bande(titre des Shangri-Las). Il donne alors l'image du garçon bien elevé, du gendre idéal qui réconcilie les parents avec leurs enfants. Bien sûr, CloClo lui fait un peu d'ombre . Tous deux sont sur le même créneau. Frank reprend le fameux I Want To Hold Your Hand des Beatles sous le titre Je veux prendre ta main, tandis que Claude préfère Laisse-moi tenir ta main.

    La belle aventure durera quelques années, jusqu'au grand chamboulement de 68, qui met fin à la carrière de Frank Alamo. Après avoir perdu ses fans en même temps que ses illusions, il devient tout à tout photographe, homme d'affaires, vendeur de voitures de luxe, avant de tenter plusieurs come back infructueux en 1985 et 1996. Ce n'est qu'en 2006 qu'il renoua avec le succès, grâce à la tournée Âge tendre et têtes de bois. Surfant sur la vague nostalgique, il retrouva ses vingt ans l'espace de quelques années, dernier symbole vivant d'un âge d'or où tout semblait possible.

    Vidéo INA - Frank Alamo Biche oh ma biche

    Vidéo INA - Frank Alamo Je veux prendre ta main

    Vidéo INA - Frank Alamo Je me bats pour gagner

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    » Le chanteur Frank Alamo est mort


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    Le Point.fr - Publié le 15/09/2012 à 18:05 - Modifié le 15/09/2012 à 18:30

    Le comédien est décédé samedi à l'âge de 87 ans.

     
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    Avec son physique râblé et son oeil bleu malicieux, Pierre Mondy, décédé samedi à 87 ans, avait su établir, à travers les multiples aspects de sa carrière, au théâtre, à la télévision ou au cinéma, une joyeuse connivence avec le public. "La comédie, c'est un terrain de jeu où j'ai joué junior, senior et vétéran !" lançait le comédien. Pourtant, rien ne semblait prédestiner aux planches ce fils de directeur d'école né à Neuilly-sur-Seine le 10 février 1925. Il grandit à Albi, dans le Tarn, et commence sa carrière à Paris en 1949 dans "Rendez-vous de juillet", de Jacques Becker. Un peu corpulent, le sourire généreux, amoureux de la bonne vie et cultivant l'amitié, mais aussi très sensible, il ne s'est presque jamais connu d'ennemis. Son seul regret fut sans doute d'avoir trop rarement joué les tout premiers rôles au cinéma.

    Pour beaucoup, il est "le commissaire Cordier", de la série télévisée très populaire Les Cordier juge et flic, créée en 1992. Il y incarnait la sagesse et la sévérité, dans des histoires compliquées à souhait où sa fille (Charlotte Valandrey), journaliste imprévisible, et son fils (Bruno Madinier), juge exigeant, lui menaient la vie dure. Mais, comme dans sa vie, c'étaient toujours la sincérité et la tendresse qui l'emportaient. "C'était un sage", a confié samedi Line Renaud.

    Entre 1949 - il a 24 ans - et 2009, Pierre Mondy, de son vrai nom Pierre Cuq, a joué dans 95 films, son plus grand rôle étant sans doute Napoléon Bonaparte dans "Austerlitz" d'Abel Gance (1960). Il se produit dans de très grands succès comme "Le comte de Monte-Cristo" de Claude Autant-Lara (1961), "Week-end à Zuydcoote" d'Henri Verneuil (1964) ou "Tranches de vie" de François Leterrier (1985) et met en scène un film ("Appelez-moi Mathilde" en 1969).<hl2 style="margin: 0px; padding: 0px; vertical-align: top; "></hl2>

    <hl2 style="margin: 0px; padding: 0px; vertical-align: top; ">"Si j'arrête, je me rouille"</hl2><hl2 style="margin: 0px; padding: 0px; vertical-align: top; "></hl2>

    Mais la comédie sera son genre de prédilection et son nom restera associé à "La 7e Compagnie" de Robert Lamoureux (1973, 1975, 1977), où il incarnait le sergent-chef Chaudard. Il mène parallèlement une carrière prolifique sur les planches et fera les belles heures d'au "Théâtre ce soir" comme acteur, mais surtout en dirigeant des monstres sacrés tels que Jacqueline Maillan, Poiret ou Serrault dans des pièces de Feydeau, Achard, Guitry, Francis Veber, Neil Simon.

    Il dirigea "La Vénus de Milo" de Jacques Deval, en 1962, "Monsieur de Pourceaugnac" de Molière, à la Comédie française, ou "La poudre aux yeux" d'Eugène Labiche, tous deux en 1987. Sous sa direction, "La cage aux folles", écrite par son alter ego Jean Poiret, remporte un succès considérable. "L'ami Jean" et Michel Serrault la jouent plus de 1 500 fois.

    Une autre passion fut la télévision. Il a joué dans 90 films, feuilletons ou séries télévisés, sans compter les "Cordier" (60 épisodes). Pierre Mondy n'avait jamais songé à déserter la scène ou les plateaux. "Si j'arrête, je me rouille. Tant que vous avez la mémoire, l'énergie et l'envie, il n'y a pas de raison d'arrêter", expliquait-il récemment.

    Atteint d'un lymphome (cancer) soigné à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l'acteur confiait il y a deux ans : "Il faut relativiser beaucoup, chaque jour qui passe est un jour de gagné." "Revenir au théâtre, ça pourrait me tenter", ajoutait-il. Et celui qui fut Napoléon et soldat de "La 7e compagnie" concluait : "Dans ma tête, je ne suis pas à la retraite."


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    TELEVISION – L'animateur et producteur a succombé à un cancer de l'estomac à l'âge de 48 ans...

    Il a finalement dû rendre les armes. Son état avait été jugé très critique  par l’un de ses proches ces dernières semaines. Jean-Luc Delarue est décédé jeudi soir. L’animateur, qui a connu la notoriété avec l’émission «Ça se discute» dans les années 1990, souffrait d’un cancer de l’estomac. Il avait révélé publiquement qu’il était atteint de cette maladie en décembre 2011 au cours d’une conférence de presse. Un mois plus tôt, il avait été hospitalisé en raison d’une occlusion intestinale.

    >> la carrière de Jean-Luc Delarue en images

    Avant ses problèmes de santé et plusieurs frasques, l’animateur a connu une belle carrière à la télévision. Jean-Luc Delarue a fait ses premiers pas sur TV6 en 1986 avec l’émission «Une page de pub». L’année suivante, il entre à Europe1 puis, quelques années plus tard, à Canal+. En 1991, il anime «La grande famille», une émission quotidienne qu’il dirige pendant trois ans.  En 1994, il rejoint France 2 et crée simultanément sa société Réservoir Prod, qui produit «Ça se discute». L’émission sera un succès pendant quinze ans. «Ça se discute» est récompensée par un Sept d’or en 2000. En 1998, Jean-Luc Delarue produit et présente sa deuxième émission de société, «Jour après jour», toujours sur France 2. Elle reçoit également un Sept d’or, trois ans plus tard. La marque de fabrique de l’animateur? Son aisance avec les invités et sa diction rapide. «Reservoir Prod» lance ensuite de nombreux programmes sur plusieurs chaînes («C’est mon choix» et «Tous égaux» sur France 3, «Vis ma vie» sur TF1). En 2006, l’animateur lance «Toute une histoire», diffusée en début d’après-midi sur France 2.

    Une carrière ternie par de nombreux déboires

    L' image de «petit génie» de la télévision de Jean-Luc Delarue a été ternie ces dernières années par plusieurs affaires. En 2007, il insulte et se montre agressif à l’égard d’hôtesses et de stewards dans un avion d’Air France. «J’étais malade», s’était-il justifié à l’époque. Deux ans plus tard, l’animateur fait des remarques douteuses à la réalisatrice Yamina Benguigui, lors de la cérémonie des Globes de cristal sur France 3. Il s'était excusé mais face à la bronca médiatique, France 2 avait décidé de le priver d’émissions en direct. En septembre 2010, Jean-Luc Delarue est écarté de la chaîne après la médiatisation de ses problèmes de cocaïne. Sophie Davant reprend alors les rênes de «Toute une histoire». L’émission avait brièvement été suspendue après que l’animateur eut été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Quinze grammes de cocaïne avaient été retrouvés chez lui, selon une source judiciaire. Jean-Luc Delarue est ensuite mis en examen en janvier 2011 pour «usage et détention de stupéfiants».

    «Déterminé» à prendre un nouveau départ, il suit alors trois semaines de cure de désintoxication avant d’entamer une tournée en camping-car en France en Suisse et en Belgique pour alerter les jeunes sur les dangers de l’addiction aux drogues. A son retour à Paris, il reprend du service sur France 2. Il revient en septembre 2011 avec une nouvelle émission, «Réunion de famille», mais celle-ci fait un flop. L’émission finit par être déprogrammée à la mi-novembre, lorsque France 2 annonce que Jean-Luc Delarue a été hospitalisé en raison d’une occlusion intestinale.

    «Je n’ai jamais été aussi malade et paradoxalement, aussi heureux»

    Jean-Luc Delarue devait être jugé le 2 juillet dernier pour «acquisition et détention de cocaïne», mais son procès avait été reporté à février 2013 en raison de son état de santé. Lors de ses auditions, l’animateur avait toujours reconnu les faits, admettant être un gros consommateur de cocaïne depuis plusieurs années, avec une consommation moyenne de 20 grammes par semaine.

    Malgré sa maladie, Jean-Luc Delarue s’était marié en mai dernier  à Anissa Khel, ancien mannequin diplômé d’un master en finance. Ils s’étaient rencontrés il y a deux ans. «J’ai une femme extraordinaire. On combat ensemble contre le cancer et on n’a plus une seconde à perdre, avait-il confié à Gala  en décembre. Je n’ai jamais été aussi malade et paradoxalement, aussi heureux.»


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