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    Edouard Molinaro, artisan modeste du cinéma français, est décédé

     

    Le cinéaste Edouard Molinaro, réalisateur de

    Paris (AFP) - Quinze jours après Georges Lautner, le cinéma français grand public a perdu un autre de ses réalisateurs emblématiques, Edouard Molinaro, décédé samedi à l'âge de 85 ans, après avoir signé des succès comme "Oscar", "L'Emmerdeur" et surtout "La cage aux folles".

    Le réalisateur est décédé d'une insuffisance pulmonaire à l'hôpital Tenon, a-t-on précisé dans son entourage.

    La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a salué un "de ces grands professionnels passionnés dont la diversité du talent s'est exprimée aussi bien en court qu'en long métrage ou à la télévision".

    "Dans le divertissement comme dans des registres plus graves, il visait bien, c’est-à-dire toujours haut, et touchait juste", a souligné la ministre dans un communiqué.

    "Edouard Molinaro avait imposé sa marque sur le grand cinéma populaire, avec un ton joyeux et attachant, vif et allègre", a pour sa part déclaré Frédérique Bredin, présidente du CNC.

    "Il promenait sur l'univers du cinéma un regard d'un grande intelligence, d'une grande culture avec un léger désenchantement", a dit sur France-Info Fabrice Lucchini, qui avait tourné avec lui dans "Beaumarchais, l'Insolent" (1996).

    Né à Bordeaux le 13 mai 1928, dans une famille bourgeoise, Edouard Molinaro était réputé pour la précision de son travail, mais aussi pour sa très grande modestie.

    Au début de sa carrière, il avait été classé dans la "nouvelle vague", à la fin des années cinquante, avant de se lancer vers vaudevilles et comédies avec plusieurs monstres sacrés comme Louis de Funès, Lino Ventura ou encore Jacques Brel.

    C'est l'adaptation, en 1978, de "La Cage aux folles", de Jean Poiret, avec Michel Serrault et Ugo Tognazzi, qui lui apportera son plus grand succès commercial, immortalisé par la scène de "la biscotte". Le film fut plébiscité jusqu’aux Etats-Unis, avec deux nominations aux Oscars.

    Pas 'un grand amateur de vaudeville'

    Autodidacte, passé par la réalisation de plusieurs documentaires, il aborde le long métrage par le polar. "Le Dos au mur", en 1957, avec Jeanne Moreau et Gérard Oury, est l'adaptation d'un roman policier de Frédéric Dard.

    Suivront "Des Femmes disparaissent" (1958), avec Robert Hossein et Magali Noël, puis "Un Témoin dans la ville" (1959) avec Lino Ventura.

    Après "La Mort de Belle" (1960), d'après un roman de Georges Simenon, Edouard Molinaro amorce sa reconversion dans la comédie grand public.

    Louis de Funès lui assure le succès populaire avec "Oscar" en 1967, et dans une moindre mesure "Hibernatus", en 1969.

    Pourtant les rapports entre les deux hommes étaient pour le moins houleux, comme le racontait Edouard Molinaro dans un entretien à Télérama en janvier dernier.

    "Je n'étais pas très heureux sur ce film", avait-il confié, avouant ne pas être "un grand amateur de vaudeville". A propos d'"Hibernatus", il dira : "un cauchemar dès l'écriture du film".

    "L'Emmerdeur", avec le duo Jacques Brel - Lino Ventura, sera un autre de ses succès populaires, en 1973.

    Dans les années 90, Edouard Molinaro continue à adapter des pièces de théâtre pour le grand écran, comme "Le Souper" (1992), avec Claude Brasseur et Claude Rich.

    Mais il se tourne alors surtout vers la télévision, réalisant des téléfilms (les "Claudine", "Au bon beurre", "Nana", "Une famille pas comme les autres") ou des épisodes de séries ("H", "Navarro", "Le Tuteur").

    Il avait à son actif une cinquantaine de films pour le cinéma et la télévision.

    Pour Pierre Arditi, interrogé par France Info, Edouard Molinaro, "appartenait à cette catégorie de cinéastes qu'on appelait d'une manière péjorative et totalement injustifiée des bons fabricants, comme s'ils n'étaient pas des bons créateurs".


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  • Nelson MANDELA
    1918 - 2013
    Découvrez la biographie de Nelson MANDELA
    Homme d'état et Président (Africain du sud)
    Né le 18 juillet 1918
    Décédé le 05 décembre 2013 (à l'âge de 95 ans)




    Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo dans l'ancien Bantoustan du Transkei à l'est de la province du Cap (actuel Cap-Oriental), est un ancien président de l'Afrique du Sud et fut l'un des dirigeants de la lutte contre l'apartheid.

    En 1993, il reçoit avec le président sud-africain de l'époque, Frederik Willem de Klerk, le Prix Nobel de la paix pour leurs actions en faveur de la fin de l'apartheid et l'établissement de la démocratie dans le pays.

    Suite à ce combat et à celui qu'il mène actuellement contre le Sida, c'est une personnalité écoutée, particulièrement en Afrique.



    Fils d'une famille royale Thembu Xhosa, Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 dans le village de Qunu, au bord de la rivière Mbashe au Transkei (Cap-Oriental).

    Son père était Hendry Mphakanyiswa Gadla, chef de tribu Xhosa de Tembu. À l'âge de sept ans, Rolihlahla Mandela devint le premier membre de la famille à suivre une scolarité. C'est un professeur méthodiste qui lui donne le prénom occidental de Nelson.

    Son père décède d'une tuberculose alors qu'il n'a que neuf ans. Nelson Mandela est alors envoyé à la mission de Wesleyan.

    Selon la coutume Xhosa, il est initié à l'âge de seize ans et poursuit ses études avec succès à la Clarkebury Boarding Institute. Il obtient son certificat scolaire en deux ans (au lieu de trois habituellement).

    En 1934, Mandela s'inscrit au Collège Wesleyan de Fort Beaufort.



    Diplômé, il rejoint l'université de Fort Hare où il fait la connaissance d'Oliver Tambo, qui devient son ami et collègue. À la fin de sa première année, membre du conseil représentatif des étudiants, il est impliqué dans le boycott du règlement universitaire. Il est alors renvoyé de l'université.

    Suite à un mariage arrangé non souhaité, il s'enfuit à Johannesburg où il passe sa licence par correspondance à l'Université d'Afrique du Sud (UNISA) puis débute des études de droit à l'université du Witwatersrand.

    C'est en 1942 que Nelson Mandela rejoint le Congrès national africain (ANC), membre de l'Internationale Socialiste, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche. En 1944, avec Walter Sisulu et Oliver Tambo, il fonde la plus dynamique ligue de jeunesse de l'ANC.

    Aux élections générales de 1948, la victoire du Parti national Afrikaner entraîne la mise en place de sa nouvelle politique qui fut appelée apartheid.

    En 1952, Mandela, par ailleurs avocat, monte la campagne de défiance contre le gouvernement de Daniel Malan.

    En 1955, alors que le Parti National semble appelé à durer au gouvernement, Mandela participe à la rédaction de la charte de la liberté dont le programme fondamental est la lutte contre la ségrégation raciale et l'apartheid. À cette époque, Mandela et Tambo se sont associés au sein de leur propre cabinet et prodiguent des conseils juridiques gratuits aux noirs les plus pauvres.

    Le 5 décembre 1956, Mandela et 150 autres personnes sont arrêtés et accusés de trahison. Ils sont au bout du compte tous acquittés, grâce aux plaidoiries des avocats et au légalisme pointilleux des tribunaux sud-africains en 1961.

    Après le massacre de Sharpeville où il y a eu 79 morts et 178 blessés en 1960, les appels à la lutte armée sont plus pressants d'autant plus que l'ANC et le Congrès panafricain sont interdits, ses leaders emprisonnés ou assignés à résidence. La stratégie non-violente de l'ANC est abandonnée par Nelson Mandela qui fonde Umkhonto we Sizwe, réseau prônant l'action armée.

    Il fut emprisonné en 1962 puis condamné à cinq ans de prison en 1963, et, après un procès où il contesta la justice d'apartheid, condamné à la détention à perpétuité en 1964 en raison de ses activités politiques clandestines, devenant au fil des années, le plus célèbre et l'un des plus anciens prisonniers politiques.



    Il fut en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée. Le 5 juillet 1989, il rencontre au Cap le président Pieter Botha. Il fut définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk qui, pour des raisons politiques, mit fin à la clandestinité de l'ANC, et le sollicita pour maintenir la paix civile en Afrique du Sud. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour instaurer la fin de l'apartheid et un régime de transition.

    Il se vit décerner le Prix Nobel de la paix avec le président Frederik de Klerk en 1993. En 1979, il avait reçu le Prix Nehru pour la Paix et en 1989, le Prix Kadhafi des droits de l'Homme.

    À la suite des premières élections démocratiques du 27 avril 1994, remportées largement par l'ANC, Nelson Mandela est élu Président de la république d'Afrique du Sud et prête serment à Pretoria le 10 mai 1994 devant tout le gotha politique international, d'Al Gore à Fidel Castro.

    Il préside au premier gouvernement non racial du pays, en l'occurrence un gouvernement d'union nationale entre l'ANC, le Parti National et le parti zoulou Inkhata.

    Ses deux vice-présidents sont alors Thabo Mbeki et Frederik de Klerk.


    Statue de Nelson Mandela à JohannesburgConformément aux négociations de la période de transition, une commission « vérité et réconciliation » est créée pour entendre des exactions et des crimes commis sous l'apartheid par le gouvernement, les forces de sécurité mais également par les mouvements de libération. Il s'agit de confronter le passé afin de tourner la page historique douloureuse et non de juger les crimes ou exactions constatées qui, le cas échéant, en l'absence de regrets des protagonistes, seront toujours du ressort des tribunaux pénaux.

    Président, Nelson Mandela est davantage un chef d'état qu'un chef de gouvernement: il confie ce rôle à Thabo Mbeki.

    Prônant la réconciliation nationale, il se rend même à Orania pour rencontrer Madame Hendrik Verwoerd et organise une tea party à Pretoria réunissant les épouses des anciens premiers ministres et présidents du pays avec les épouses des anciens prisonniers de Robben Island.

    Internationalement, il redonne une légitimité à l'Afrique du Sud qu'il donne en exemple en matière de réconciliation nationale.

    Son autobiographie Un long chemin vers la liberté est publiée en 1995 et raconte son enfance, son engagement politique, ses longues années de prison et son accession au pouvoir.

    En 1996, le Parti National quitte le gouvernement peu après l'adoption d'une nouvelle constitution.

    Il accepte d'être médiateur de plusieurs négociations de paix, notamment dans l'Afrique des grands lacs.

    En 1997, Mandela quitte la présidence de l'ANC qui échoit à Thabo Mbeki.

    À la fin de son mandat, certains radicaux critiquent l'absence d'efficacité de la politique de son gouvernement dans la lutte contre le SIDA, dans la lutte contre les inégalités raciales ou encore la lenteur des procédures d'indemnisations des noirs spoliés sous l'apartheid.



    En 1999, Thabo Mbeki lui succède à la présidence de la république. Comme il s'y était engagé lors de son élection, Nelson Mandela n'est pas candidat à un second mandat et quitte la vie politique. Pour continuer de lutter pour les valeurs qui lui tiennent à cœur, il fonde la Fondation Nelson Mandela.

    Après son divorce avec Winnie Mandela, Nelson Mandela s'est remarié avec Graça Machel, veuve de l'ancien président du Mozambique, Samora Machel.

    En février 2003, Mandela déclara que les États-Unis étaient « une menace contre la paix dans le monde » et que leur président George W. Bush souhaitait « plonger le monde dans l'holocauste », l'accusant d'ignorer les Nations unies.

    En septembre 2004, il fut plébiscité en tant que première personnalité sud-africaine.

    Nelson Mandela se consacre aujourd'hui à la lutte contre le Sida.

    Le 6 janvier 2005, il annonce publiquement le décès de son fils, Makgatho Mandela âgé de 54 ans, des suites du Sida. Par ce geste, il veut montrer qu'il est temps de briser le tabou qui entoure cette maladie dans de nombreux pays. Il déclare à ce sujet : « Nous ne devons pas dissimuler la cause de la mort des membres de nos familles, que nous respectons, car c'est le seul moyen de pouvoir faire comprendre à la population que le Sida est une maladie ordinaire. C'est pourquoi nous vous avons aujourd'hui fait venir pour annoncer que mon fils était mort du Sida ».

    De nombreuses personnalités et hommes politiques ont vu des membres de leur famille mourir du Sida, mais ils l'ont caché, car cette maladie est considérée comme une honte. Parmi les citoyens lambda, il arrive très souvent que les personnes atteintes soient rejetées par leur entourage, condamnées à mourir seules et isolées.

    En 2006, il reçoit le prix Ambassadeur de la conscience d'Amnesty International.



    En 2007, le président Bush compare la situation en Irak à celle de l'Afrique du Sud et impute le chaos en Irak à Saddam Hussein, ironisant sur le fait que celui-ci avait empêché l'émergence d'un leader unificateur comme Mandela. Il ajoute que « Nelson Mandela est mort parce que Saddam Hussein a tué tous les Mandela », voulant ainsi marquer l'absence d'un Mandela irakien ; des auditeurs crurent alors que Nelson Mandela lui-même était effectivement mort, ce qui fut démenti par la fondation Nelson-Mandela.

    En 2007, Mandela essaie de persuader Mugabe de quitter le pouvoir « plus tôt que plus tard », « avec un minimum de dignité », avant d'être « poursuivi comme l'ancien dictateur Augusto Pinochet ». Il engage les Global Elders avec Kofi Annan comme médiateur, mais Mugabe ne fait aucune réponse à ces approches. En juin 2008, au plus fort de la crise de l'élection présidentielle zimbabwéenne, Nelson Mandela condamne « le tragique manque de leadership » au Zimbabwe.

    Le 18 juillet 2007, à l'initiative du milliardaire Richard Branson et du musicien Peter Gabriel, Nelson Mandela, Graça Machel et Desmond Tutu organisent à Johannesburg une assemblée de dirigeants influents du monde entier qui veulent contribuer, à l'aide de leur expérience et de leur sagesse, à résoudre les problèmes les plus importants de la planète. Nelson Mandela annonce la formation de ce conseil des Global Elders (les anciens, ou sages, universels) dans un discours lors de son quatre-vingt-neuvième anniversaire. Desmond Tutu est président du conseil et ses membres fondateurs incluent également Kofi Annan, Ela Bhatt, Gro Harlem Brundtland, Jimmy Carter, Li Zhaoxing, Mary Robinson et Muhammad Yunus.

    Mandela explique que « ce groupe peut parler librement et avec audace, travaillant aussi bien de manière publique que de manière officieuse sur toutes sortes de mesures qui doivent être prises. Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l'espoir là où règne le désespoir ».

    Le quatre-vingt-dixième anniversaire de Nelson Mandela, le 18 juillet 2008, est célébré dans tout le pays avec un concert hommage à Hyde Park dans le cadre de la série de concerts 46664, dont le nom vient du numéro de prisonnier de Mandela. Dans son discours d'anniversaire, Mandela demande aux personnes riches d'aider les pauvres du monde entier.



    Nelson Mandela soutient toujours l'ANC après sa présidence. En 2008, il refuse de se prononcer sur les divisions du parti et annonce qu'il ne soutiendra aucun candidat lors des élections générales de 2009, déclarant qu'il « ne souhaitait pas être mêlé aux combines et aux divisions qui pointent au sein de l'ANC ». Dans un premier temps, il ne fait donc pas de campagne publique pour Jacob Zuma, le président de l'ANC candidat à la présidence du pays, qui fut poursuivi en justice pour plusieurs affaires et qui fait face à une opposition revigorée menée par Helen Zille et au congrès du Peuple, une dissidence d'une faction de l'ANC regroupant d'anciens partisans de Thabo Mbeki. Mais finalement Mandela prend parti en faveur de Zuma à l'occasion de deux rassemblements. Le premier a lieu en février 2009 dans le Cap-Oriental. Par la voix de son petit-fils, Nelson Mandela y confirme son appartenance et son soutien à l'ANC et concrètement son engagement en faveur de Jacob Zuma, ce que refusera de faire Thabo Mbeki. Le second rassemblement en faveur de Zuma auquel Mandela participe, au côté de son ex-femme Winnie Mandela, a lieu le 19 avril 2009, à trois jours des élections générales. Il s'agit alors du dernier grand rassemblement public de l'ANC réunissant quelque cent vingt mille personnes dans un stade de Johannesburg. Dans le discours diffusé qu'il a fait enregistrer, Mandela rappelle au parti ses objectifs principaux qui sont la lutte contre la pauvreté et « la construction d'une société unie et non raciale ».

    En 2010, Winnie Madikizela-Mandela, dans un entretien, reproche à son ancien mari d'avoir accepté de partager le prix Nobel de la paix avec Frederik de Klerk et l'accuse d'avoir donné son accord à un mauvais arrangement et ainsi « d'avoir laissé tomber les Noirs et d'avoir favorisé l'économie blanche ». Elle fustige la politique menée lors de sa présidence et l'accuse d'être devenu pendant la période post-présidence « une fondation privée » et « une figure de proue pour sauver les apparences », prenant comme symbole l'élévation d'une grande statue de Nelson Mandela au beau milieu du quartier blanc de Sandton, le plus riche de Johannesburg et non à Soweto, lieu symbolique de la lutte contre l'apartheid. Elle critique également la Commission de la vérité et de la réconciliation qu'il avait autorisée et qui avait estimé en 1997 qu'elle avait « commis des violations grossières des droits de l'homme ». Winnie Madikizela-Mandela nie plus tard avoir accordé une interview.



    La présidence annonce le samedi 08 juin 2013 que l'ex-président sud-africain Nelson Mandela est hospitalisé pour une pneumonie survenue dans la nuit de vendredi à samedi. Son état est jugé grave et sa vie en danger.

    Fin août 2013, la BBC annonce la fin de l'hospitalisation de Mandela, la présidence dément.

    Le président sud-africain Jacob Zuma annonce son décès le 5 décembre 2013 à 22 h 45 lors d'une allocution solennelle. Le chef d'État précise que Mandela est mort « paisiblement » dans sa maison, entouré des siens. Jacob Zuma a également annoncé l'organisation de funérailles nationales, demandant la mise en berne des drapeaux sud-africains à partir du 6 décembre jusqu'après ces funérailles.

    L'ensemble de la communauté internationale s'émeut de la nouvelle, de nombreuses personnalités, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, rendant hommage de façon unanime à Mandela pour les combats qu'il a menés tout au long de sa vie.


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  • Nelson Mandela est mort, annonce le président sud-africain Zuma

    Johannesburg (AFP) - 05.12.2013 21:56

    Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, est mort à l'âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg, a annoncé jeudi soir le président sud-africain Jacob Zuma en direct à la télévision publique.

    voir le zoom : L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, photographié le 25 août 2010L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, photographié le 25 août 2010
    afp.com - Debbie Yazbek

    Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid, est mort à l'âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg, a annoncé jeudi soir le président sud-africain Jacob Zuma en direct à la télévision publique.

    Nelson Mandela "s'est éteint", a déclaré M. Zuma, avant de rendre un long hommage à l'ancien président sud-africain. "Notre cher Madiba aura des funérailles d'Etat", a-t-il ajouté, annonçant que les drapeaux seraient en berne à partir de vendredi et jusqu'aux obsèques.


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  • Georges Lautner, le père des "Tontons flingueurs", est mort

     

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    Georges Lautner devant une affiche des "Tontons flingueurs", en 2002.

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    Cinquante ans après la sortie en salles des Tontons flingueurs, son film le plus célèbre, le réalisateur Georges Lautner est mort vendredi 22 novembre à Paris des suites d’une longue maladie à l’âge de 87 ans. Avec Gérard Oury, il aura symbolisé la comédie populaire à la française qui, dans les années 1960 et 1970, fit les beaux jours des salles de cinéma. A eux seuls, les films de Lautner – une quarantaine au total – totalisent 50 millions d’entrées. Sans compter leurs innombrables diffusions à la télévision.

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    "Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît" : lorsqu’il naît à Nice le 24 janvier 1926, rien ne dit que le petit Georges Lautner deviendra l’auteur d’un film dont les répliques – signées Michel Audiard – sont devenues cultissimes. Si son père, un joaillier aviateur, n’a pas grand-chose à voir avec le cinéma, sa mère, Renée Saint-Cyr, est en revanche une actrice connue.

    EN 1961 AVEC "LE MONOCLE NOIR"

    Avec elle, il s’installe à Paris. Scolarité sans histoires à Janson-de-Sailly pendant la guerre, le voilà, dès 1950, deuxième assistant de Sacha Guitry sur Le Trésor de Cantenac. En 1958, son premier long-métrage, La Môme aux boutons, passe totalement inaperçu, de même que Marche ou crève, en 1959.

    La carrière de Lautner débute vraiment en 1961 avec Le Monocle noir, un film dans lequel Paul Meurisse interprète le rôle du commandant Théobald Dromard, dit "le Monocle", un agent du Deuxième bureau (suivront plus tard L’ÂŒil du Monocle et Le Monocle rit jaune). Succès public du Monocle noir et rencontre avec Alain Poiré, qui, à l’époque, est déjà un important directeur de production chez Gaumont.

    C’est ce dernier qui a l’idée de proposer à Lautner de tourner Les Tontons flingueurs, une adaptation du roman d’Albert Simonin Grisbi or not grisbi. Après Touchez pas au grisbi (Jacques Becker, 1954) et Le cave se rebiffe (Gilles Grangier, 1961), ce troisième volet de la trilogie consacrée au truand Max le Menteur sera un énorme succès.

    Interprétée par une brochette d’acteurs exceptionnels – Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Jean Lefebvre, Robert Dalban… –, cette parodie de films policiers raconte les démêlés de Fernand Naudin (Lino Ventura) avec les frères Volfoni, Raoul (Bernard Blier) et Paul (Jean Lefebvre).

    "J’VAIS LUI MONTRER QUI C’EST RAOUL"

    On y voit Bernard Blier asséner avec morgue des répliques restées parmi les plus célèbres du cinéma : "Mais moi les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’Paris qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi, quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile."

    Sorti le 27 novembre 1963, ce film culte a été vu en salle par plus de 3,3 millions spectateurs et a été diffusé 16 fois à la télévision (en décembre 2012, sur France 2, il obtenait encore plus de 20 % de part de marché).

    Cette fois, la carrière de Lautner est bel et bien lancée. Il rencontre Mireille Darc, qu’il fait tourner dans une dizaine de films parmi lesquels Des pissenlits par la racine (1963), Les Barbouzes (1964), Ne nous fâchons pas (1966), La Grande Sauterelle (1967). En 1968, Lautner engage Jean Gabin, à qui il avait failli proposer le rôle de Naudin dans Les Tontons flingueurs. Ce sera Le Pacha, autre grand succès public, suivi de Laisse aller, c’est une valse avec Jean Yanne, Bernard Blier et…

    ALAIN DELON, JEAN-PIERRE MARIELLE, PIERRE RICHARD

    Coluche, pour sa première apparition au cinéma. Durant les années 1970, ce raconteur d’histoires, efficace et sans prétention, multipliera les films : Il était une fois un flic (1971), Quelques messieurs trop tranquilles (1972), Les Seins de glace (1974)… Au générique, on trouve aussi bien des acteurs très confirmés (Alain Delon, Jean-Pierre Marielle, Pierre Richard) que des débutants (Gérard Lanvin, Miou Miou).

    Sorti en 1977, adapté du roman éponyme de Raf Vallet, Mort d’un pourri vaut non seulement pour le tandem Delon- Ronet que pour une description sans complaisance des mœurs politiques de la Ve République (l’affaire de la Garantie foncière, scandale politico-financier de la fin de l’ère Pompidou, est évoquée, sans être nommée,). 1979 : c’est le moment de la rencontre avec Belmondo. S’en suivent quelques succès publics retentissants : Flic ou voyou, Le Guignolo, Le Professionnel (plus de 5 millions d’entrées).

    La fin de carrière de Lautner sera en revanche marquée par quelques échecs commerciaux comme Triplex (1991), Room Service (1992) ou encore, la même année, son dernier film, L’Inconnu dans la maison. Ces dernières années, Georges Lautner s’était lancé dans le scénario de BD (On achève bien les cons et la saga "Baraka"). Rien d’impérissable.

    Cinéaste dont les films valent surtout ce que valent leurs acteurs et leurs dialogues, Georges Lautner restera donc avant tout le réalisateur des Tontons flingueurs. Hospitalisé à Paris, il avait dû annuler l’inauguration, à Nantes, d’une rue des Tontons-Flingueurs. En souvenir de ce film merveilleux, une dernière réplique, juste pour le plaisir : "Alors ? Y dors le gros con ?… Bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère… Au terminus des prétentieux."


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  • Bernard Clavel est né en 1923 dans une maison sans livres.
    Sans eau courante, sans électricité. De cette relative pauvreté,
    il fera toute sa richesse. Il n¹a jamais triché, il ne s¹est jamais arrêté. Puissance, cohérence, humanité profonde : il a construit sa vie comme il a bâti son œuvre. « Je suis un écrivain. Essentiellement un romancier et un conteur, c¹est-à-dire un homme qui porte en lui un monde et qui s¹acharne à lui donner la vie. » Une impressionnante traversée de siècle pour cet autodidacte dont les manuscrits sont aujourd¹hui conservés à la bibliothèque Cantonale et Universitaire de Lausanne.

    Parce que Bernard Clavel a obtenu le prix Goncourt avec Les Fruits de l’hiver – inspiré par la vieillesse, la solitude et la mort de ses parents –, il a longtemps été classé parmi les romanciers qui puisent l’essentiel de leur nourriture dans leur existence et celle de leurs proches. C’est exact, dans une certaine mesure, pour L’Espagnol, les quatre volumes de La Grande Patience, L’Hercule sur la place et Le Soleil des morts. Ce qu’on oublie cependant, c’est que Bernard Clavel n’a pas commencé par cette voie : Pirates du Rhône, Qui m’emporte, Malataverne, Le Voyage du père, tout comme les quelques manuscrits de ses débuts qu’il a détruits, sont œuvres d’imagination.

    Ce qui a poussé cet autodidacte à écrire n’est pas tant le besoin de se raconter que celui de raconter des histoires. Comme il l’a lui-même confié dans ses Petits Bonheurs, Bernard Clavel n’a jamais cessé d’être l’enfant qui naviguait : perché sur un chêne dans le jardin de son père, il en voulait terriblement aux adultes de ne voir en son perchoir qu’un arbre – lui qui s’imaginait sur un trois-mâts. Oui, c’est bien d’imagination qu’il s’agit avec des romans comme Le Seigneur du fleuve, dont le héros principal n’est autre que le Rhône.Bernard Clavel est homme de fleuves et de forêts, homme de liberté. Son souffle est puissant, extraordinaire ; sa démarche toujours inattendue.

    Dans Les Colonnes du ciel, contant l’épopée d’un compagnon charpentier et d’une poignée de Comtois, il rappelle une page de l’histoire de France gommée par les historiens. La critique a par ailleurs salué La Saison des loups et les quatre volumes qui lui font suite comme l’une des grandes fresques de notre temps. Mais il semble que ce soit avec le Grand Nord que Clavel ait enfin trouvé matière à sa mesure. D’Harricana à Maudits Sauvages nous apparaissent la grandeur sauvage et la beauté farouche de ce Royaume du Nord où l’auteur se raconte les aventures qu’il aurait tant aimé vivre.

    L’œuvre de Bernard Clavel figure parmi les plus étudiées dans les écoles depuis quelques années : en particulier Malataverne, La Maison des autres, L’Hercule sur la place, L’Espagnol, Harricana, Amarok. Il convient d’ajouter aux romans et nouvelles quelques essais comme Lettre à un képi blanc, où le pacifiste répond aux fauteurs de guerre. Puis les très nombreux contes, poèmes, chansons, comptines pour enfants qui sont pour Bernard Clavel une récréation et qui, depuis L’Arbre qui chante jusqu’au Commencement du monde, constituent une belle bibliothèque du merveilleux ; mais peut-être plus encore, une approche très fine de notre univers.

    Enfin, Bernard Clavel serait certainement peiné si l’on oubliait sa « géographie sentimentale » : Terres de mémoire, Arbres, Je te cherche, vieux Rhône et ses souvenirs qu'il sait si bien nous faire partager dans des livres comme Les Petits Bonheurs. Et nous ne parlons ici que de l’œuvre éditée. Elle s’accompagne de centaines d’articles, pièces radiophoniques, films, chansons, reportages, etc.


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