• L’écrivain et académicien Jean d’Ormesson est mort

    Jean d’Ormesson, chez lui, en 2016. Jean d’Ormesson, chez lui, en 2016. RICHARD DUMAS/AGENCE VU POUR « LE MONDE »

    Tout en étant obligé de s’inscrire dans la lignée des comtes d’Ormesson, il s’était fait son propre nom, en forme de sourire, qui reflétait bien son caractère facétieux : Jean d’O. Plus il vieillissait, plus Jean d’Ormesson – qui est mort dans la nuit du 4 au 5 décembre à l’âge de 92 ans – était charmant et charmeur, avec son œil si bleu et son air à jamais espiègle. « Il a toujours dit qu’il partirait sans avoir tout dit et c’est aujourd’hui. Il nous laisse de merveilleux livres », a déclaré sa fille, Héloïse d’Ormesson. Il pensait avec raison que la gaieté est une politesse et voulait mériter un qualificatif presque perdu, « dans un siècle où règne le ressentiment » : délicieux.

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    Délicieux, il l’était. Bon écrivain, aussi. Mais, admirateur des grands auteurs, il se montrait sans illusion sur son œuvre – sans doute en attendant un démenti. Il a poussé ce jeu sur la littérature jusqu’à écrire un roman intitulé Presque rien sur presque tout (Gallimard, 1996). Lorsqu’on lui demandait si ce « presque rien sur presque tout » n’était pas l’inverse de ce que doit être la littérature, « presque tout sur presque rien », il partait d’un grand rire, en laissant au lecteur le soin de conclure.

    Il pratiquait à merveille un art en voie de disparition, celui de la conversation. Il était brillant, jamais ennuyeux, parlait vite et bien. On avait envie de l’inviter sur tous les plateaux de télévision. On ne s’en privait pas, et il y avait pris goût.

    « Longtemps, je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie »

    « Longtemps, je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie », affirmait-il au début de C’était bien, en 2000 (Gallimard) : un retour sur son passé et sur les contradictions de sa vie. Car, bien qu’appartenant à une « grande famille », tout n’avait pas été toujours facile pour lui.
    Jean d’Ormesson est né le 16 juin 1925. Son père, André d’Ormesson, est diplomate, bientôt (en 1936) ambassadeur de France. Sa mère, née Marie Anisson du Perron, descend des Le Peletier. Comme il l’évoque dans Au plaisir de Dieu (Gallimard, 1974), il a passé une partie de son enfance au château de Saint-Fargeau, qui appartenait à sa mère. La famille suivant son père dans ses différents postes, il a aussi vécu en Roumanie et au Brésil.

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    Pour échapper à Sciences Po, Jean d’Ormesson entre en hypokhâgne, puis intègre l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, juste après la seconde guerre mondiale. Il passe l’agrégation de philosophie et se résout à enseigner. On lui propose un poste à l’université américaine de Bryn Mawr, près de Philadelphie, université de jeunes filles, ce qui l’amuse plutôt. Mais il tombe gravement malade.

    Il entre en 1950 à l’Unesco, où il devient l’assistant de Jacques Rueff au Conseil international de la philosophie et des sciences humaines nouvellement créé – qu’il dirigera plus tard. Il fait aussi, avec Roger Caillois, la revue de sciences humaines Diogène, dont le premier numéro est sorti en 1953. Il déclarait détester les réunions et les comités de rédaction, ce qui ne l’empêchera pas de diriger Le Figaro entre 1974 et 1977.

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    « Au revoir et merci »

    Il devient donc directeur du journal et, à ses chroniques, s’ajoutent des éditoriaux politiques qui ne manquent pas de susciter des polémiques à gauche. Lorsque Robert Hersant – qui avait été frappé d’indignité nationale pendant dix ans pour faits de collaboration – rachète Le Figaro, en 1975, Jean d’Ormesson, comme Raymond Aron, reste. Mais tous deux partiront deux ans plus tard.

    Jean d’Ormesson va enfin pouvoir consacrer plus de temps à son œuvre littéraire, commencée en 1956 et ayant connu des fortunes diverses. René Julliard avait aimé (et publié) son premier texte, L’amour est un plaisir. Mais, après plusieurs échecs, ayant peu de goût pour le masochisme, Jean d’Ormesson faisait ses adieux à la littérature en publiant Au revoir et merci, en 1966 (réédité chez Gallimard en 1976).

    Un an plus tard survient un événement pour lui dramatique : il doit se résoudre à vendre le château maternel de Saint-Fargeau. Et, au début des années 1970, tout change dans son existence : il écrit La Gloire de l’Empire, un pastiche de récits d’historiens. Roger Caillois s’enthousiasme et porte le manuscrit chez Gallimard, où il est publié (1971). Pour ce livre, Jean d’Ormesson reçoit le Grand Prix du roman de l’Académie française. En 1973, à 48 ans, il entre sous la Coupole au fauteuil de Jules Romains – il est alors le benjamin de l’Académie.

    On le retrouve en 1974 avec un texte plus grave, Au plaisir de Dieu, qui raconte la fin d’un monde, celui de sa famille. Le succès, ensuite, ne le quittera plus. Dix livres en quinze ans – toujours sur les listes des meilleures ventes –, jusqu’à cette Histoire du Juif errant, en 1990, suivi de La Douane de mer en 1994 puis de Presque rien sur presque tout, en 1996, trois romans (Gallimard) dans lesquels Jean d’Ormesson tente une explication du monde.

    On sait, par ses articles du Figaro – il a continué à y collaborer après avoir abandonné la direction – que Jean d’Ormesson n’a jamais dédaigné les combats et les polémiques. Ses attaques contre ceux qu’on désignait à droite comme les « socialo-communistes » lui ont même valu, pendant la guerre du Vietnam, d’être la cible d’une chanson de Jean Ferrat, Un air de liberté (1975). On en oublie parfois qu’il a magnifiquement écrit sur les écrivains. Parmi ses milliers d’articles, il en a choisi certains pour les réunir en volumes.

    Un recueil dédié à sa fille Héloïse

    En 2007, à 82 ans, il a fait cadeau d’un nouveau recueil à sa fille Héloïse, qui avait créé sa propre maison d’édition. Dans cette Odeur du temps (éd. Héloïse d’Ormesson), on mesure tout son amour de la vie, on comprend mieux ses passions, ses enthousiasmes. C’est finalement une sorte d’autobiographie détournée, avec ce qu’il faut de souvenirs de famille, de voyages.

    Dans ces articles, on aime le style énergique, le sens des formules, des croquis, des portraits aigus, rapides. Et on découvre que Jean d’Ormesson possède une autre qualité trop rare : il sait admirer. Ainsi, François Mauriac occupe une large place, peut-être parce qu’en lui « s’incarnaient tous les talents d’un esprit à la fois classique et moderne et le génie de la langue porté à sa perfection. C’est cette rencontre si rare qui donne à François Mauriac, écrivain et journaliste, toutes ses chances d’éternité ». Paul Morand, au contraire, détestait le journalisme. Surprenant, quand on a écrit des livres sur des villes, « tant de reportages de génie où le monde moderne brillait de tous les feux nouveaux de l’automobile de sport, du cinéma et du jazz ».




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      Photo AFP

     

       

     

     

    « Elle s’est endormie, on peut dire ». C’est avec cette formule théâtrale et simple à la fois que le compagnon de Danielle Darrieux, Jacques Jenvrin, a annoncé hier le décès de l’une des grandes Dames du cinéma français. Elle aura marqué de son empreinte la scène pendant sept décennies du XX siècle et aura même poursuivi sa carrière jusqu’en 2010.

    Quand tout a commencé, Mademoiselle Darrieu, n’était qu’une môme. Une gamine pétillante de 14 ans, qui ouvrait sa carrière avec Le Bal (1931) du réalisateur allemand Wilhelm Thiele ; l’histoire d’une adolescente qui s’ennuie et déchire les invitations à un bal que ses parents, un couple de parvenus, veulent donner pour élargir leur cercle mondain.

     

    Un véritable mythe s’en va

    C’était sa première apparition au cinéma, son premier rôle, son premier long-métrage. Elle tournera dans 103 autres au total, « plus que mon âge » disait-elle à l’aube de son centenaire le 30 avril dernier. Dans les années 1930, sa carrière débute de façon extraordinaire. « La petite fiancée de Paris » impose son jeu naturel, sa voix particulière, sa joie communicative, sa spontanéité attachante, sa beauté qui répond à tous les canons des années 1930.

    « Tout le monde disait : ah, la petite fille », s’est souvenue un jour en souriant celle qui deviendra l’une des plus grandes vedettes du cinéma, à l’exceptionnelle longévité.

    La débutante de l’entre-deux-guerres, d’abord cantonnée à des rôles de son âge, de jeune ingénue ou fantasque, devient vite l’actrice préférée des Français. Même Hollywood lui tend les bras. Elle y tourne son premier film américain en 1938, mais s’ennuie dans son exil doré et revient. Elle y retournera dans les années 1950.

    DD : Danielle Darrieux est un mythe, comme ses partenaires sur scène qui ont pour nom Jean Gabin, Jean Marais, Bourvil, Fernandel, Louis de Funès, Alain Delon, Jean-Claude Brialy, Michel Piccoli…

    Les plus grands réalisateurs l’ont fait tourner : ils s’appellent Billy Wilder, Maurice Tourneur, Henri Decoin (son premier mari), Claude Autant-Lara, Julien Duvivier, Sacha Guitry, Max Ophüls, Claude Chabrol, Claude Sautet, Jacques Demy. Un film lui a donné sa gloire : « Madame de… », tiré en 1953 du roman de Louise de Vilmorin, où elle campe la sublime comtesse Louise de…

     

    Partenaire de Deneuve

    Dans « Les Demoiselles de Rochefort », elle est la mère des jumelles jouées par Catherine Deneuve et sa sœur Françoise Dorléac. « C’est la seule femme qui m’empêche d’avoir peur de vieillir », disait Catherine Deneuve.

    Deneuve-Darrieux… Les deux actrices se retrouvent en 2002 dans « 8 femmes » de François Ozon, alors jeune réalisateur. C’est son 99e film, elle chante comme elle avait chanté souvent, à ses débuts, dans des comédies musicales. « DD n’est pas qu’une comédienne, éclatante dans tous ses rôles, tous les genres : elle chante très bien » raconte Catherine Deneuve.

    Cette élégante grande dame enjouée avait célébré en mai dernier ses 100 ans, loin des projecteurs, dans son petit village de l’Eure, à Bois-le-Roy, où elle vivait simplement. Elle s’était retiré des plateaux de cinéma et avait quitté les écrans avec « Pièce montée » de Denys Granier-Deferre, en 2010 après un début de cécité. Danielle Darrieux s’était mariée trois fois, avec Henri Decoin, le richissime play-boy Porfirio Rubirosa et le scénariste Georges Mitsinkidès, avec qui elle avait adopté un fils.

    « Sa personnalité et sa grâce éternelle ont traversé les âges. D.D. une artiste, une légende, un siècle… », écrivait en mai dernier Alain Terzian, président de l’Académie des César.

    Ses obsèques se tiendront mardi 24 octobre à Bois-Le-Roy. Dernier adieu à l’Éternelle Danielle Darrieux.


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  • Biographie

    biographie de Jean Rochefort

    Jean Roche­fort est né le 29 avril 1930 à Dinan. Fils de Céles­tin Roche­fort, cadre dans l'indus­trie pétro­lière, il gran­dit à Nantes avec son frère. Adoles­cent, il s'ennuie ferme­ment dans sa paisible province. Contre l'avis de son père, qui souhai­tait le voir inté­grer une école de comp­ta­bi­lité, Jean Roche­fort s'installe à Paris afin de suivre les cours d'art drama­tique de l'école la rue Blanche puis du Conser­va­toire à partir de 1951. Ses cama­rades de jeu s'appellent Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle. La joyeuse bandene se quitte plus. 

    biographie de Jean Rochefort

    Jeune comé­dien en herbe, il est enrôlé par la Compa­gnie de théâtre Grenier-Husse­not, et joue dans de nombreuses pièces d'Harold Pinter, notam­ment au côté de Delphine Seyrig. Au cinéma, il fait ses premiers pas au début des années 60 dans des films histo­riques (Le capi­taine Fracasse, Cartouche, Le masque de fer). Il tourne sous la direc­tion de Philippe de Broca à plusieurs reprises dans les années 60 (Les tribu­la­tions d'un chinois en Chine, Le Diable par la queue). Il varie les registres et parti­cipe à de nombreuses comé­dies qui ponc­tuent sa longue filmo­gra­phie. Dans les années 70, il prête son talent comique aux films d'Yves Robert (Le Grand blond avec une chaus­sure noire, Un éléphant ça trompe énor­mé­ment, Nous irons tous au para­dis). En 1976, il décroche le César du meilleur second rôle pour Que la fête commence de Bertrand Taver­nier puis en 1978 celui de meilleur acteur pour Le Crabe-Tambour de Pierre Schoen­doerf­fer. Acteur fidèle, il colla­bore égale­ment à de nombreuses reprises avec Patrice Leconte dans les années 90 (Le mari de la coif­feuse, Les grands ducs, Ridi­cule). En 1999, il reçoit un César d'honneur. 

    biographie de Jean Rochefort

    Dans les années 2000, l'acteur choi­sit ses rôles avec parci­mo­nie et se tourne vers la jeune garde des cinéastes français; Bernie Bonvoi­sin (Blanche), Edouard Baer (Akoi­bon), ou encore Guillaume Nicloux (La clef). En 2004, il est de retour sur les planches dans Heureux ? de Fernand Raynaud. Plus rare sur les plateaux de tour­nages depuis 2009, il revient en 2012 avec L'artiste et son modèle de Fernando Trueba pour lequel il reçoit une nomi­na­tion en Espagne au Goya du meilleur acteur. En juin 2015, il est à l'affiche dufilm de Philippe Le Guay, Floride.

    biographie de Jean Rochefort

    Passionné de chevaux depuis sa plus tendre enfance  – son grand-père possé­dait des chevaux de fiacre en Bretagne – il découvre l'équi­ta­tion à 30 ans pour les besoins du film Cartouche de Philippe de Broca (1961). Dès lors, en dehors des plateaux de tour­nage, le cava­lier se lance dans l'élevage de chevaux. Il possède le Haras de Villequoy dans les Yvelines. En 2000, sur le tour­nage de L'homme qui a tué Don Quichotte, l'acteur se blesse et doit se faire opérer d'urgence d'une double hernie discale, depuis il ne peut plus monter à cheval. En 2004, il reçoit la médaille du Mérite agri­cole pour avoir été à l'origine de la première trans­plan­ta­tion d'embryons chez la jument. La même année, il commente pour France 2 les épreuves hippiques des Jeux Olym­piques d'Athènes. En 2011, Jean Roche­fort, égale­ment féru d'art, publie Le Louvre à cheval, un livre sur le cheval dans l'art.

    biographie de Jean Rochefort

    Côté vie privée, Jean Roche­fort est père de cinq enfants. Il se marie en 1960 avec Alexan­dra Moscwa avec laquelle il a deux enfants; Marie (née en 1962) et Julien (né en 1965). Durant sept ans, il partage la vie de l'actrice Nicole Garcia dont il a un fils, Pierre (né en 1981). En 1989, il épouse Françoise Vidal, archi­tecte de vingt ans sa cadette, et excel­lente cava­lière de saut d'obstacles. Ensemble ils ont deux enfants; Louise (née en 1990) et Clémence (née en 1992).

    biographie de Jean Rochefort


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    biographie de Jeanne Moreau

    Jeanne Moreau est née le 23 janvier 1928 à Paris. Fille d’un restau­ra­teur et d’une danseuse de music-hall d’ori­gine anglaise, elle a une petite soeur. Petite fille, elle se passionne pour les mots et la lecture. A l’ado­les­cence, pendant l’Oc­cu­pa­tion, la famille s’éta­blit dans une maison de passe, au-dessus d’un cinéma, près du quar­tier de Pigalle. L’un de leurs voisins est comé­dien et lui fait lire ses textes. Rapi­de­ment, elle commence à suivre les cours de théâtre de Denis d'Inès, en cachette de ses parents. En 1947, elle passe le concours d’en­trée au Conser­va­toire. Quelques mois plus tard, en septembre, débute au premier Festi­val d'Avignon dans La Terrasse du Midi deMaurice Clavel. 

    biographie de Jeanne Moreau

    En 1948, enga­gée comme pension­naire par Jean Meyer à la Comé­die-Française, elle y tient son premier rôle impor­tant, dans Un Mois à la Campagne de Tour­gue­niev. En 1950, la jeune comé­dienne inter­prète une pros­ti­tuée dans la pièce les Caves du Vati­can d'André Gide et remporte son premier grand succès. 

    biographie de Jeanne Moreau

    Lorsqu’on lui propose de deve­nir socié­taire, elle décide de quit­ter la Comé­die-Française. Elle rejoint la troupe de théâtre de Jean Vilar et devient la parte­naire de Gérard Philipe. Ensemble ils se produisent de nombreuses fois au Festi­val d’Avi­gnon. Paral­lè­le­ment, elle reçoit des propo­si­tions pour le cinéma et commence à tour­ner au début des années 50 (Meurtres, Touchez pas au grisbi). En 1954, Jean Dréville lui propose un rôle dans La reine Margot, dans lequel l’ac­trice appa­raît très dénu­dée. Le film remporte un vif succès et ce rôle de femme libre lui permet de se faire remarquer.

    biographie de Jeanne Moreau

    Les jeunes cinéastes de la Nouvelle vague s’in­té­ressent peu à peu à elle. En 1957, elle tourne Ascen­seur pour l’écha­faud de Louis Malle, qui la révèle au grand public. La même année les rôles s’en­chaînent; Trois jours à vivre, Echec au porteur, Le dos au mur. En 1958, elle retrouve Louis Malle qui la dirige dans Les amants. Elle accède au rang de star et multi­plie les colla­bo­ra­tions pres­ti­gieuses; Roger Vadim (Les liai­sons dange­reuses), François Truf­faut (Jules et Jim), Jean-Luc Godard (Une femme est une femme), Orson Welles (Le procès) ou encore Luis Bunuel (Le jour­nal d’une femme de chambre). Elle ajoute une corde à son arc, et prête égale­ment sa voix aux bandes origi­nales de film; Le tour­billon pour Jules et Jim en 1962 et Embrasse-moi pour Peau de banane en 1964. Par la suite, elle enre­gistre un album, Jeanne chante Jeanne en 1969.

    biographie de Jeanne Moreau

    Dans les années 70, Jeanne Moreau, encou­ra­gée par Orson Welles, passe derrière la caméra et réalise son premier film Lumière (1976). Elle réci­dive avec l’Adoles­cente en 1979. Durant cette décen­nie, elle s’illustre dans de nombreux fims; Chère Louise de Philippe de Broca (1972), Les Valseuses de Bertrand Blier (1974), ou encore Souve­nirs d’en France d’An­dré Téchiné (1975).

    Actrice éclec­tique, elle ne cesse tout au long de sa filmo­gra­phie de décou­vrir diffé­rents univers. Elle varie les registres; tourne pour Jean-Pierre Mocky (Le Mira­culé), Luc Besson (Nikita), Laurent Heine­mann (La vieille qui marchait dans la mer), Wim Wenders (Jusqu’au bout du monde), Edouard Baer (Akoi­bon), François Ozon (Le temps qui reste)…

    Dans les années 2000, Jeanne Moreau se trouve davan­tage vers le petit écran, elle devient l’une des actrices fétiches de Josée Dayan, pour laquelle elle tourne de nombreux télé­films; Les Misé­rables, Les parents terribles, La comtesse de Casti­glione, Les rois maudits, Sous les vents de Neptune ou encore La mauvaise rencontre.

    biographie de Jeanne Moreau

    En 2008, elle fête ses 60 ans de carrière et joue sous la direc­tion d'Amos Gitaï et aux côtés de Juliette Binoche dans Désen­ga­ge­ment. En 2010, elle fait un retour remarqué à la chan­son avec Etienne Daho. Elle enre­gistre avec le chan­teur le Condamné à mort de Jean Genet, à l’oc­ca­sion du cente­naire de la nais­sance de l’écri­vain. En 2015, elle parti­cipe au tour­nage du film d’Alex Lutz, Le talent de mes amis

    Icône du cinéma, Jeanne Moreau remporte le César de la meilleure actrice pour La vieille qui marchait dans la mer, de Laurent Heyne­mann en 1992. Sa carrière est récom­pen­sée d’un César d’hon­neur à deux reprises, en 1995 et 2008, ainsi que d’un Oscar d’hon­neur en 1998. En 2001, elle entre à l’Aca­dé­mie des Beaux-arts.

    Côté vie privée, Jeanne Moreau a un fils, Jérôme, né en septembre 1949 de son union avec Jean-Louis Richard (1949–1951). Elle a été la compagne du réali­sa­teur Louis Malle, et de Tony Richard­son. En 1977, elle épouse en secondes noces le réali­sa­teur améri­cain William Fried­kin. Mais leur divorce est prononcé deux ans plus tard. L’ac­trice a partagé la vie du coutu­rier Pierre

    Cardin pendant plusieurs années.

    biographie de Jeanne Moreau

    Le 31 juillet 2017, l’ac­trice décède à son domi­cile pari­sien, à l’âge de 89 ans. 


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  • Biographie De Mireille Darc

    biographie de Mireille Darc

     

     

     

    Née à Toulon le 15 mai 1938, Mireille Darc est une actrice et réali­sa­trice française. A 20 ans, son prix d’ex­cel­lence du conser­va­toire en poche, elle débarque à Paris.

    biographie de Mireille Darc

    La télé­vi­sion lui offre sa première chance : elle joue dans La Grande Bretèche de Claude Barma en 1960. Trois ans plus tard, elle tourne dans Pouic-Pouic où elle incarne la fille de Louis de Funès et de Jacque­line Maillan. A partir de 1965, elle devient l’égé­rie du réali­sa­teur Georges Laut­ner avec qui elle tour­nera treize films. En 1968, elle rencontre Alain Delon sur le tour­nage du film Jeff. Dans les années 1970, Mireille Darc enchaîne les succès : Pour la peau d’un flic, ou encore La Valise et Le Grand Blond avec une chaus­sure noire aux côtés de Pierre Richard.

     

    biographie de Mireille Darc

    Dans les années 1980, elle survit à une opéra­tion du cœur diri­gée par le profes­seur Chabrol et à un acci­dent de voiture qui l’im­mo­bi­lise trois mois en raison d’une frac­ture de la colonne verté­brale. Elle choi­sit ensuite de tour­ner pour la télé­vi­sion dans des séries esti­vales comme Les Cœurs brûlés, Terre indigo et Frank Riva aux côtés d’Alain Delon. A comp­ter de 2007, ces deux éter­nels complices montent sur les planches dans La Route de Madi­son. Mireille Darc passe égale­ment de l’autre côté de la caméra : elle réalise des docu­men­taires pour les émis­sions Envoyé spécial ou Des racines et des ailes. En 2015, elle réalise le docu­men­taire Elles sont des dizaines

    de milliers sans abri diffusé sur France 2.

     

     

    biographie de Mireille Darc

    Côté vie privée, Mireille Darc a été la compagne d'Alain Delon dans les années 70, rencon­tré sur le tour­nage de Jeff en 1968. L'actrice rencontre ensuite Pierre Barret, ancien direc­teur de L’Ex­press et d’Eu­rope 1, mais celui-ci décède en 1989. En 1996,

    biographie de Mireille Darc

     

    elle retrouve l'amour au bras de l’ar­chi­tecte

    pari­sien Pascal Desprez qu'elle épouse en 2002. 

     

    Le 28 août 2017, Mireille Darc décède à l'âge de 79 ans.

     

    biographie de Mireille Darc


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