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    Jean-Pierre Coffe sur le plateau de l'émission de Michel Drucker.

     

    L'animateur de radio et de télévision, critique gastronomique, s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi. Il était âgé de 78 ans.

     

     

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    Sa célèbre réplique «C'est de la merde» qu'il avait pour habitude de lancer pour dénoncer la malbouffe dont il était un fervent opposant va manquer à ses admirateurs. Et à la télévision. Jean-Pierre Coffe, figure médiatique presque incontournable qui s'illustrait pour son franc-parler, s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi dans sa maison de Lanneray, en Eure-et-Loir. Il était âgé de 78 ans.

     

    Né en 1938 à Lunéville, Jean-Pierre Coffe a très vite été attiré par la cuisine au point de la représenter à la télévision. Il officie sur Canal+ avec Jean-Luc Delarue dans La grande famille et sur France 2 avec Michel Drucker dans Vivement dimanche où il mettait en valeur la cuisine française. On se souvient d'une séquence devenue culte où il lançait des saucisses sur le plateau de La grande famille à grand renfort de «C'est de la merde!»

     

    Si la télévision l'a fait connaître au grand public, Jean-Pierre Coffe sévissait aussi à la radio notamment sur RTL où il siégeait parmi Les Grosses Têtes. Laurent Ruquier faisait souvent appel à celui qui était déjà son complice sur Europe 1 dans On va s'gêner pour muscler son émission quotidienne. Une amitié les liait et les téléspectateurs les avaient vus très complices dans «Ils ont tous quelque chose de Laurent Ruquier» diffusé dernièrement sur France 2 et présentée par Michel Drucker. «Le compagnon de Jean-Pierre Coffe m'autorise à vous confirmer sa disparition», a également tweeté Laurent Ruquier, ajoutant: «J'aimerais tant qu'il m'engueule encore», en référence aux fameux coups de gueule du critique gastronomique. Sur RTL, Laurent Ruquier a confié être au courant de son décès depuis mardi. «Il souhaitait partir en toute discrétion, c'étaient ses dernières volontés. Evidemment, l'information a fuité comme toujours. C'est raté, j'ai envie de dire parce que de toutes façons, la discrétion et Jean-Pierre Coffe, c'est deux choses qui n'allaient pas vraiment ensemble» a-t-il soufflé à l'antenne, mercredi matin. Selon RTL, il continuait à venir chaque semaine et y était encore allé ces tout derniers jours. La radio va par ailleurs lui rendre un hommage dès ce mercredi dans les Grosses têtes.

     

    Un hommage unanime des téléspectateurs ou auditeurs, célèbres ou anonymes. Parmi eux, François Hollande. Dans un message court publié peu avant 7h30, le chef de l'État écrit: «Jean-Pierre Coffe était un bon vivant et avait le goût de partager avec ses amis et les Français le plaisir des rencontres et des saveurs».

     

    Jean-Pierre Coffe se faisait plus rare ces derniers temps préférant se consacrer à l'écriture d'ouvrages culinaires et plus récemment il a publié une autobiographie «Une vie de Coffe» dans laquelle il évoque la mort de son bébé, sa brouille avec Jean-Luc Delarue ainsi que sa bisexualité.

     

    Jean-Pierre Coffe a déjà écrit une soixantaine de livres, consacrés surtout à sa passion, la cuisine. Pourtant, lui qui avait trouvé son premier emploi grâce à un billet publié dans le Figaro annonçant: «Ne sait rien faire, mais plein de bonne volonté», avait commencer à la direction commerciale d'une marque de papier à cigarettes.


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    SUZANNE GABRIELLO

    SUZANNE GABRIELLO

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    Profession:
    Actrice et chanteuse française.

    Date et lieu de naissance:
    24-01-1932, à Paris, France.

    Date et lieu du décès:
    09-08-1992, à l'Hôpital de la Pitié, à Paris, France.
    Elle est inhumée au Cimetière Saint-Vincent de Montmartre.

    Cause du décès:
    D'un cancer à l'âge de 60 ans.

    Nom de naissance:
    Suzanne Yvonne Henriette Marie Galopet.

    État civil:
    Mariée au metteur en scène GUY DAUVILLIEZ LAUZIN (pas de date)
    Ils eurent une fille : Marie (né en 1965)

    Mariée avec : MICHEL DUBAILE (pas de date)
    Ils eurent deux enfants : Pascale, (né en 1966) et Pierre (ne le 02-11-1971)

    Liaison avec le chanteur JACQUES BREL.

    SUZANNE GABRIELLO

    Anecdotes

    Fille du bon gros acteur Gabriello, elle se distingua bien peu à la télévision ou au cinéma préférant nettement un autre registre, celui des cabarets et des chansonniers où son impertinence et son esprit montmartrois firent mouche.

    Elle fut, dans les années 50, l'une des trois filles à papa, nom d'un numéro humoristique où apparaissaient également Pierrette Souplex et Françoise Dorin, elles aussi filles d'illustres chansonniers.

    Avec une ironie pétillante, elle fut la présentatrice de l'Olympia et aida Jacques Brel à s'imposer. Elle fut, par ailleurs, l'une de ses compagnes pour laquelle il composa l'une de ses plus belles chansons: Ne me quitte

     

    Biographie

    Née le 16 janvier 1932 à Paris, Suzanne Gabriello, de son vrai nom Suzanne Galopet est la fille du fantaisiste André Gabriello. D'ailleurs, avec les filles de deux autres chansonniers de l'époque René Dorin et Raymond Souplex, elle monte un trio baptisé « Les filles à Papa » ainsi Suzanne Gabriello, Françoise Dorin et Perrette Souplex arpentent les scènes de cabarets parisiens comme «Le caveau de la République» ou « Les Trois Baudets ». Mais le trio se sépare rapidement, Suzanne Gabriello poussant Françoise Dorin à l'écriture de chansons tandis que Perrette Souplex poursuit sa carrière de comédienne.

    En 1955, Jacques Brel participe à une « Tournée Canetti » où « Les filles à Papa » font partie du programme. C'est le début d'une liaison tumultueuse avec le chanteur belge à l'époque marié, la fin de cette romance cachée inspire la chanson « Ne me quitte pas » (1959), bien que ce soit Brel qui ait quitté Suzanne Gabriello. Dans les années soixante, elle devient présentatrice des spectacles de l'Olympia dirigé par Bruno Coquatrix à l'époque où le chanteur du plat pays triomphe sur cette scène mythique. Pour l'anecdote, le 1er janvier 1955 à 6h30, elle ouvre l'antenne d'Europe n°1 en animant « Bonjour l'Europe » avec André Rabs, emission interrompue rapidement car brouillant d'autres emetteurs (« Les années 50 » sur boomer-cafe.net).

    Au cinéma, Suzanne Gabriello apparaît pour la première fois dans «On ne triche pas avec la vie » (1949) de René Delacroix et Paul Vandenberghe où Madeleine Robinson incarne une doctoresse. Ensuite, elle se trouve associée à des films dont son père a le rôle-titre « La rue sans loi » (1950) de Marcel Gibaud, adaptation des personnages du caricaturiste Dubout, et « Folie douce » (1951) de Jean-Paul Paulin où débute Marthe Mercadier et Louis de Funès. En 1952, on la retrouve dans « Des quintuplés au pensionnat » de René Jayet où Valentine Tessier campe la directrice de l'établissement. La décennie suivante, elle est dirigée par Marcel Carné dans « Du mourou pour les petits oiseaux » (1962) avec Dany Saval et Paul Meurisse. Une seule fois, son nom est en tête d'affiche dans « Un gosse de la butte » (1964) de Maurice Delbez avec Madeleine Robinson et René Lefevre. En tant que comédienne, elle participe également à quelques épisodes d'une série consacrée à l'histoire de l'aviation « Les faucheurs de marguerite » (1973) et « Le temps des as » (1978) où Bruno Pradal compose un personnage fictif. Au final, une carrière de comédienne à peine ébauchée qui se limitent à des compositions pour la plupart oubliées aujourd'hui.

    Suzanne Gabriello va acquérir sa notoriété dans la chanson en parodiant des d'autres artistes comme Georges Brassens « Les potins d'abord », Charles Aznavour « Mon permis au mois d'août » ou « Que t'es triste Denise », Gilbert Bécaud « J'suis pas passé à l'orange, monsieur l'agent » ou Enrico Macias « Les flics de mon pays ». En 1965, elle s'en prend au Général de Gaulle en parodiant « La montagne» de Jean Ferrat provoquant la colère de François Mauriac présent dans la salle ce qui lui vaut une reconnaissance médiatique immédiate. En 1976, elle enregistre un disque où elle rend hommage aux comiques disparus de l'époque ainsi qu'un disque pour enfants au moment où elle anime des émissions pour la jeunesse. A la fin des années 70, elle intègre l'équipe des invités récurrents des «Jeux de 20 heures » (1976) sur FR3 où l'on retrouve une autre chansonnière Anne-Marie Carrière. Quelque peu oubliée à la fin de sa carrière, Suzanne Gabriello décède à l'âge de 60 ans d'un cancer le 9 août 1992 à 1'hôpital de la Pitié Salpêtrière puis est inhumée aux côtés de son père au Cimetière Saint-Vincent de Montmartre.


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    Le chanteur Michel Delpech  nous a quitté

    Michel Delpech

     

    LE MONDE | 02.01.2016 à 22h57 • Mis à jour le 04.01.2016 à 14h14 | Par Sylvain Siclier

    Avec son sourire chaleureux, sa séduction tranquille dans la voix, bien posée, juste, assez économe d’effets, Michel Delpech aura été, du milieu des années 1960 à la fin des années 1970, l’un des interprètes les plus populaires de la chanson française. Un « chanteur de variétés. Je n’offre pas une “œuvre” », avait-il confié à notre collègue Bruno Lesprit, en décembre 2000. Souffrant d’un cancer de la gorge et de la langue depuis 2013, le chanteur, parolier et compositeur Michel Delpech est mort le 2 janvier. Il était âgé de 69 ans.

     

    Michel Delpech

    Il restera l’interprète d’une bonne trentaine de grands succès, souvent de jolies romances, un rien nostalgiques, dont il signe les textes, allant parfois vers un léger commentaire social, aux mélodies bien tournées. Nombre de ces airs viennent du pianiste, compositeur et arrangeur Roland Vincent. Une collaboration qui débute dans les années 1960 et qui produit de nombreuses réussites, de Chez Laurette (1965) à Quand j’étais chanteur (1975, avec Jean-Michel Rivat pour le texte)

     

    Né le 26 janvier 1946 à Courbevoie (Hauts-de-Seine), Jean-Michel Delpech, qui rapidement ne gardera que Michel comme prénom d’artiste, vient d’un milieu qu’il qualifie de « monde ouvrier (…). Mon père possédait un petit atelier de nickelage-chromage sur métaux, confie-t-il, Nos manières étaient plus prolétariennes que bourgeoises, mais on était assez à l’aise financièrement. » Enfance et adolescence sans histoire. Le goût des livres, de l’écriture, l’amène un temps à se voir journaliste. La musique, il la fredonne, en écoutant Brassens, Aznavour, Bécaud, Sinatra aussi, un peu de jazz. Au lycée, il devient chanteur dans des groupes de copains. Ses premiers textes vont être enregistrés pour la compagnie Vogue, qui publie en 1963 son premier 45-tours, avec quatre titres.

    Les premiers succès

     

    Michel Delpech

    Le succès n’est pas encore là, pas plus que pour les quatre chansons suivantes, composées cette fois par Roland Vincent, qui sortent sur Festival, un label de la maison Barclay, qui publiera les disques de Delpech jusqu’au début des années 1980. Delpech et Vincent vont alors participer à la pièce Copains-clopant, « fantaisie musicale » de Christian Kursner. Le thème : la transformation d’un sympathique apprenti truand en chanteur vedette, avec jolies filles, imprésario, commissaire débonnaire… C’est là qu’il se fait repérer une première fois, dans un duo sur la chanson titre avec l’une des interprètes de la pièce, Chantal Simon, qui deviendra sa première femme en 1966. Au programme aussi, la chanson Chez Laurette, futur classique de son répertoire.

     

    A partir de 1966 les choses s’accélèrent, avec Marie-toi Marie-Jo et surtout Inventaire 66. Une bizarrerie psyché, où les paroles évoquent des bottes Courrèges, des « cheveux longs, les idées courtes », Paris 2 (nom alors utilisé pour le futur centre commercial Parly 2, le Palmarès de la chanson, le Drugstore Opéra, les chemises à fleurs, James Bond… Il y évoque son époque, avec comme leitmotiv – deux ans avant Mai 1968 – « toujours le même président », De Gaulle, sans le nommer. Delpech en fera une autre version, actualisée en 1971, avec le même constat, adressé cette fois à Pompidou. En octobre de la même année, pour les adieux de Jacques Brel à la scène, Delpech est l’un des chanteurs en première partie des concerts à l’Olympia. Cette fois, c’est bien parti.

     

    Il faut regarder les étoiles, un peu dans le swing jazz à la Sacha Distel, est son premier 45-tours pour Barclay. Suivent Poupée cassée (de Roger Dumas et Jean-Jacques Debout), Les Petits Cailloux blancs et l’énorme succès de Wight Is Wight, enregistrée le 1er octobre 1969 au studio Davout, à Paris, évocation de la deuxième édition du festival de l’île de Wight, les 30 et 31 août, à laquelle participa Bob Dylan plutôt que d’aller à Woodstock : « Wight Is Wight/Dylan Is Dylan (…) Ils sont arrivés dans l’île nue/Sans un bagage et les pieds nus. » Delpech devient un invité régulier des émissions de variétés à la télévision, où il présente ses chansons qui deviennent vite des tubes. Ainsi Un coup de pied dans la montagne (1970), Pour un flirt (1971), La Vie la vie (1971), Que Marianne était jolie (1972) composée par Pierre Papadiamandis, le complice musical d’Eddy Mitchell, Les Divorcés (1973, texte de Michel Delpech et Jean-Michel Rivat)…

     

    Même si Roland Vincent reste son compositeur principal, Michel Delpech commence à travailler avec Michel Pelay pour Le Chasseur (1974), Le Loir-et-Cher (1977) ou avec Claude Morgan pour Tu me fais planer (1976) dont le début inspirera musicalement La Dernière Séance chantée par Eddy Mitchell, en 1977. Quand j’étais chanteur en 1975, sera l’une des dernières compositions de Roland Vincent pour Delpech, avant des retrouvailles au début des années 1990…

    La religion, moteur de son quotidien

     

    Son divorce, en 1976, des interrogations sur sa carrière, vont amener Michel Delpech à se mettre en retrait à la fin des années 1970. Il s’intéresse au bouddhisme, approfondit sa pratique du christianisme, qui devient le moteur de son quotidien – il consacrera à ce « coup de foudre » un livre, en 2013, J’ai osé Dieu… (Presses de la renaissance). En 1979, il enregistre un album de reprises, 5 000 kilomètres, avec des adaptations de chansons de James Taylor, Paul Simon, Carole King, Elton John, Graham Nash…

     

    En 1983, il rencontre Geneviève Garnier-Fabre, qu’il épouse en 1985. Fin 1984, la chanson Loin d’ici sera l’un de ses derniers succès chez Barclay. En 1985, il est l’un des chanteurs du collectif Chanteurs sans frontières qui interprète Ethiopie, de Renaud et Franck Langolff, destiné à recueillir des fonds pour les victimes de la famine dans le pays. En 1986 sort Oubliez tout ce que je vous ai dit, nouvelle collaboration avec Jean-Jacques Burah et Michel Pelay, mais ce sont désormais surtout des compilations de ses chansons qui continuent de se vendre. Il retrouve Roland Vincent en 1991 pour une exploration des musiques du Brésil qui figure dans le disque Les Voix du Brésil, publié par Tréma et qui donnera lieu à une série de concerts.

     

    Une nouvelle période de retrait sera suivie d’une tentative de renouvellement en 1997 avec des collaborations avec la nouvelle génération (Obispo, Murat…) dans l’album Le Roi de rien, mais sans convaincre. Depuis le début des années 2000, il bénéficie pourtant d’un retour d’attention. Bénabar le revendique comme une influence, le cinéaste Xavier Giannoli utilise sa chanson Quand j’étais chanteur (parmi d’autres classiques de la variété) pour son film du même nom en 2006, année de la parution de Michel Delpech &…, album de ses succès interprétés en duo avec Bénabar, Clarika, Cali, Alain Souchon, Julien Clerc ou Francis Cabrel. Un disque qui se vendra à 200 000 exemplaires dans les semaines de sa sortie. Il reprend la route des tournées.

     

    En novembre 2012, Michel Delpech retrouve le cinéma, cette fois comme acteur de L’Air de rien de Grégory Magne et Stéphane Viard, dans le rôle d’un ancien chanteur à succès endetté qu’un huissier fan va aider. Début mars 2013, il doit annuler plusieurs de ses concerts, après qu’on lui a diagnostiqué un cancer de la gorge.


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  • Michel Galabru

    Michel Galabru

    • Métier : Acteur
    • Signe : Scorpion
    • Date de naissance : vendredi 27 octobre 1922  (age: 93 ans)
    • Date de décès : lundi 04 janvier 2016  
    • Pays : Maroc, France
     

    Dernières news

    Biographie

    Michel Gala­bru naît le 27 octobre 1922 à Safi au Maroc. Paul Gala­bru, son père, ingé­nieur des Ponts et Chaus­sées, parti­cipe à la construc­tion du port de la ville. Il a deux frères. L'aîné de la fratrie décède a 18 ans des suites de la tuber­cu­lose. Le petit dernier du clan, Marc, naît en 1929. Michel Gala­bru a alors sept ans et toute la famille revient vivre en France. Il gran­dit à Mont­pel­lier et découvre très vite le théâtre pour lequel il éprouve une véri­table passion. Il se plonge dans les Mémoires de Sacha Guitry, qui est l'idole de son adoles­cence. Elève peu inté­ressé par les études, il obtem­père néan­moins au souhait de son père et s'inscrit en droit après son bac. Mais la Seconde Guerre mondiale vient inter­rompre ses études. En 1943, il est envoyé par le STO en Autriche, puis il est fait prison­nier à Stutt­gart jusqu'à la fin de la guerre. A la Libé­ra­tion, il décide alors de réali­ser son rêve de comé­die et intègre le Conser­va­toire natio­nal d'art drama­tique.

    Le jeune aspi­rant acteur rafle le premier prix au Conser­va­toire et dans la foulée est engagé à la Comé­die-Française en septembre 1950. Pendant sept ans, il fait ses armes avec le réper­toire clas­sique et paral­lè­le­ment débute au cinéma avec un premier rôle dans Ma femme, ma vache et moi de Jean Devaivre en 1951. Il revient sur grand écran dix ans plus tard avec La guerre des boutons réalisé par Yves Robert. La révé­la­tion au grand public arrive au milieu des années 60, avec le début de la saga Le Gendarme de Saint-Tropez aux côtés de Louis de Funès et Jean Lefebvre. L'acteur tourne égale­ment dans des films alimen­taires (Pous­sez pas grand-père dans les cactus, Arrête de ramer, t'attaques la falaise) mais rebon­dit toujours.

    Le réali­sa­teur Bertrand Taver­nier lui offre son premier grand rôle drama­tique dans Le juge et l'assas­sin, pour lequel il décroche le César du meilleur acteur en 1977. Dès lors l'acteur enchaîne les tour­nages et ne cesse d'allon­ger sa longue filmo­gra­phie. Dans les années 80, il tourne aux côtés de Chris­tian Clavier (Papy fait de la résis­tance) et sous la direc­tion de Luc Besson (Subway). Il multi­plie les colla­bo­ra­tions avec de grands réali­sa­teurs dans les années 90, Claude Berri (Uranus), Claude Zidi (Asté­rix et Obélix contre César). Durant la décen­nie 2000, il se prête au jeu du film d'anima­tion(La prophé­tie des grenouilles, Le manège enchanté), fait une appa­ri­tion dans Bien­ve­nue chez les Ch'tis et rejoint les castings de Neuilly sa mère ou encore Le Petit Nico­las. En 2012, il appa­raît dans de nombreuses séries télé­vi­sées; Scènes de ménage, Profi­lage ou encore Bref.

    Sa carrière théâ­trale n'est pas mise entre paren­thèses pour autant, le comé­dien foule régu­liè­re­ment les planches. En 1985, il inter­prète La femme du boulan­ger de Marcel Pagnol au Théâtre Moga­dor à Paris. Au milieu des années 80, il rachète la salle du conser­va­toire Mabel qu'il fait recons­truire et qui devient par la suite le Théâtre Mont­martre Gala­bru. En 2004, à plus de 80 ans, il se lance un nouveau défi avec un one-man show inti­tulé On nous a menti. En 2008, Michel Gala­bru décroche le Molière du meilleur acteur pour la pièce Les chaus­settes, opus 124. Il reprend le rôle de La femme du boulan­ger à de nombreuses reprises durant les années 1990 et 2000 tant il affec­tionne l'auteur. En 2009, il est à l'affiche de la pièce Jules et Marcel d'après la corres­pon­dance de Raimu et Marcel Pagnol. Il reçoit le Briga­dier d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 2011. En 2015, il est seul sur scène dans Le cancre qu'il joue au Théâtre Mont­martre-Gala­bru.

    Michel Gala­bru a pris la plume a plusieurs reprises. Il a notam­ment écrit deux ouvrages auto­bio­gra­phiques (Je l'ai perdue au 18, Je ne sais pas dire non!). En 2001, il rend hommage à celui qui a influencé son parcours et publie Gala­bru raconte Guitry.

    Côté vie privée, Michel Gala­bru a été marié à Anne Jacquot avec laquelle il a eu deux fils, Jean et Philippe. Puis Michel Gala­bru rencontre Claude, ex-juge d'instruc­tion, sur le tour­nage de La honte de la famille, alors qu'elle accom­pagne sa tante, Miche­line Dax. Ensemble, ils ont une fille qu'ils prénomment Emma­nuelle. Claude Gala­bru est décé­dée au mois d'août 2015, atteinte depuis de nombreuses années de la mala­die de Parkin­son. Le 4 janvier 2016, le comé­dien décède à l'âge de 93 ans.


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    Walt Disney

    Walt Disney
    Description de cette image, également commentée ci-après

    Walt Disney en 1946

    Nom de naissance Walter Elias Disney
    Surnom Walt
    Naissance <time class="nowrap date-lien bday" datetime="1901-12-05">5 décembre 1901</time>
    Chicago, Illinois (États-Unis)
    Nationalité Américaine
    Décès <time class="nowrap date-lien dday" datetime="1966-12-15">15 décembre 1966</time> (à 65 ans)
    Burbank, Californie (États-Unis)
    Profession Animateur Scénariste Producteur Acteur Animateur de télévision Réalisateur Homme d'affaires

    Walter Elias Disney dit Walt, né le <time class="nowrap date-lien bday" datetime="1901-12-05">5 décembre 1901</time> à Chicago, Illinois et mort le <time class="nowrap date-lien dday" datetime="1966-12-15">15 décembre 1966</time> à Burbank, Californie, est connu comme producteur, réalisateur, scénariste, acteur et animateur américain de dessins animés. Il fonda en 1923 la société Walt Disney Company et devint petit à petit l'un des producteurs de films les plus célèbres. Walt Disney est aussi le créateur du premier « parc à thèmes », inventant ce concept.

    Walt Disney est également connu pour avoir été un conteur d'histoire, et une vedette de télévision. Lui et son équipe ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré à la suite d'une interprétation romantique de plusieurs journalistes comme son alter ego1 : Mickey Mouse.

     

     

    1901-1919 : Enfance

    Naissance et déménagements

     
    Walt Disney (à droite au centre), lors d'un rassemblement de livreurs de journaux à Kansas City en 1912.

    Walt Disney est né à Chicago le <time class="nowrap date-lien" datetime="1901-12-05">5 décembre 1901</time>, c'est le quatrième fils d'Elias Disney d'origine irlandaise et Flora Call2,3,4. Il portait en deuxième prénom celui de son père, et en premier, celui d'un proche ami de son père : Walter Parr, un pasteur de l'église congrégationnaliste Saint Paul4,5. Walt est baptisé le <time class="nowrap date-lien" datetime="1902-06-08">8 juin 1902</time> dans l'église du révérend Parr et par celui-ci. En décembre 1903 naît la sœur de Walt, Ruth Flora Disney. La famille vit à l'époque sur Tripp Avenue, des revenus de l'entreprise du bâtiment d'Elias qui exerce principalement le métier de charpentier depuis qu'il a travaillé en 1893 sur les chantiers de la World Columbian Exposition6,7. Le nom Disney aurait pour origine une anglicisation du nom D'Isigny, qu'auraient porté deux soldats normands Hughes d'Isigny et son fils Robert partis à la conquête de l'Angleterre aux côtés de Guillaume le Conquérant, et restés dans le pays après la victoire de 10668. Une branche de la famille Disney émigre en Irlande au XVIIe siècle. Plus tard, Arundel Elias Disney, arrière-grand-père de Walt, son frère Robert et leurs familles s'embarquent en 1834 à destination de l'Amérique du Nord. Ils arrivent à New York le <time class="nowrap date-lien" datetime="1834-10-03">3 octobre 1834</time>. Robert s'installe dans une ferme du Midwest tandis qu'Arundel décide de s'établir à Goderich Township dans le Comté d'Huron, province de l'Ontario au Canada.

    En 1906, en raison d'une crise dans le bâtiment, Elias ne peut plus mener son entreprise de construction3,9. La famille de Walt déménage en avril dans une ferme de 48 acres (19,4 ha) à Marceline2,3,4, au Missouri, acquise pour 3 000 dollars et proche de celle de l'oncle Robert6. Walt doit attendre l'âge de huit ans pour rejoindre les bancs de l'école primaire de Marceline afin d'y aller en même temps que sa sœur, d'un an sa cadette. Elias tombe malade et ne peut plus assumer les travaux de ferme10. Il décide alors de vendre la propriété en 1909 et la famille doit vivre dans une maison louée3. En 1910, elle déménage alors à Kansas City2 afin de retrouver les frères aînés de Walt, Herbert et Raymond3,11. La famille s'installe au 3028 Bellefontaine10. Walt est alors âgé de neuf ans et découvre une ville très active loin de la campagne qu'il idéalisera petit à petit. Il découvre aussi les parcs d'attractions à travers le jardin Fairmont installé à deux pâtés de maisons12.

    Walt et son frère Roy travaillent durant leur temps libre dans l'entreprise paternelle de diffusion de journaux afin d'arrondir les fins de mois de la famille2,3. Walt et son frère Roy se lèvent à 3h30 du matin pour livrer le Kansas City Star3. Les deux aînés ont déjà quitté la maison familiale pour échapper à la violence de leur père Elias, autocrate sadique qui n'hésite pas à utiliser le martinet sur Roy ou Walt qui se rebelle à quatorze ans13,14. Selon les archives de l'école publique régionale de Kansas City, Walt Disney suit les cours de l'école secondaire de Benton2 à partir de 1911, et il obtient son diplôme le <time class="nowrap date-lien" datetime="1917-06-08">8 juin 1917</time>. Il y rencontre un jeune garçon nommé Walt Pfeiffer avec lequel il fera un duo de vaudeville10. En <time class="nowrap date-lien" datetime="1917-09">septembre 1917</time>, la famille retourne à Chicago7,15. Walt Disney est inscrit à la William McKinley High School et en parallèle dans une des classes du Chicago Art Institute où il apprend les rudiments du dessin le samedi matin, grâce à une des rares indulgences de son père3. Alors qu'il rentre avec sa sœur au collège, Roy doit, lui, travailler à la ferme de l'oncle Robert puis dans une banque pour subvenir aux besoins de sa famille. Walt trouve à l'époque deux petits emplois : remplaçant facteur et portier en uniforme à la station de métro aérien de la 35e rue7.

    La Première Guerre mondiale

     
    Walt Disney devant le camion de la Croix-Rouge qu'il avait décoré
     
    Portrait de Walt Disney en uniforme.

    En 1917, alors que la Première Guerre mondiale fait rage en Europe, Elias décide d'acheter une fabrique de gelée à Chicago3. Walt préfère rester à Kansas City avec son frère Roy16,17. Le 22 juin 1917 Roy est incorporé à la Navy et en raison de son âge Walt ne peut pas s'engager18. Il semble que ce soit durant cet été de 1917, grâce à Roy et son oncle Michael Martin, ingénieur dans les chemins de fer, que Walt trouve un travail de vendeur dans les trains ce qui lui permet de « voir du pays »19,17. Il occupe un poste de vendeur à bord des trains de la Missouri Pacific Railroad et, vêtu d'un uniforme de la compagnie, propose aux voyageurs des journaux, des bonbons, des fruits et des sodas18. Dave Smith et Steven Clack pensent que c'est à cette époque qu'il se découvre une passion pour les trains à vapeur16.

    À l'automne, Walt rejoint sa famille à Chicago à la faveur d'une mutation. Il entre ensuite au lycée McKinley2 où il illustre le magazine des élèves intitulé The Voices. Durant l'été, il distribue des journaux et du courrier pour la poste et sort avec des filles le soir au cinéma. Un sujet l'obsède : « gagner la guerre »20. Walt quitte alors l'école à l'âge de seize ans et souhaite s'engager dans l'armée.

    Bien qu'âgé de 16 ans, il pense pouvoir faire plus vieux, mais pas assez pour les 18 ans nécessaires pour entrer dans l'armée21. Il découvre alors qu'il est possible de s'engager à la Croix-Rouge dès 17 ans18.

    N'ayant pas non plus l'âge requis de 17 ans pour entrer dans le corps des conducteurs volontaires d'ambulances de la Croix-Rouge américaine, il trouve une solution : falsifier son passeport avec l'aide d'un ami pour porter sa date de naissance à 190021. Il est accepté le 16 septembre 1918 et débute un entraînement à Sound Beach (en) dans le Connecticut22.

    Incorporé à la division des ambulances de la Croix-Rouge américaine en France2, il fait son entrée dans la Première Guerre mondiale, le lendemain de l'armistice, le <time class="nowrap date-lien" datetime="1918-11-12">12 novembre 1918</time>. Débarqué au Havre, il est d'abord installé près de Saint-Cyr-l'École, puis est assigné à la conduite d'ambulances pour l'hôpital d'évacuation no 5 à Paris21 et enfin affecté à un camp de la Croix-Rouge à Neufchâteau, nœud ferroviaire situé dans les Vosges.

    Il reste en France une année23 jusqu'à fin <time class="nowrap date-lien" datetime="1919-09">septembre 1919</time>21. Walt retrouve sa famille à l'automne, à Chicago10 puis rejoint son frère Roy, démobilisé de la Navy, à Kansas City. C'est là qu'il souhaite entamer une carrière de dessinateur publicitaire malgré l'emploi proposé par son père à Chicago18.

    1920-1937 : Premières années d'animation

    Les studios d'animation de Kansas City

    Newman Laugh-O-Gram (1921)

    À son retour aux États-Unis, Disney cherche un emploi et malgré l'emploi proposé par son père il préfère postuler pour des emplois dans le dessin publicitaire18. Comme il a toujours voulu réaliser des films il postule pour de nombreux emplois dont un auprès de Charlie Chaplin. Il obtient un premier travail au « Pesman-Rubin Commercial Art Studio » pour 50 dollars par mois24. Il y réalise la couverture du programme hebdomadaire du Newman Théâtre25.

    Lors de ce premier engagement, il rencontre un jeune animateur de son âge, Ubbe Ert Iwerks (qui changera plus tard son nom en Ub Iwerks), avec lequel il fonde en <time class="nowrap date-lien" datetime="1920-01">janvier 1920</time> la société « Iwerks-Disney Commercial Artists ». La société périclite mais le duo est bientôt engagé par la « Kansas City Film Ad Company » (société de film publicitaire de Kansas City)10, à la suite d'une offre d'emploi dans le Kansas City Star, et travaille sur des animations publicitaires primitives pour les cinémas locaux26.

    Les animations publicitaires ne suffisent plus à satisfaire Walt ; pendant ses loisirs, il commence à créer ses propres films qu'il vend à la « Newman Theater Company ». Ces films d'une minute, appelés Newman Laugh-O-Grams, parfois critiques, traitent des problèmes locaux et, pour cette raison, plaisent au public.

    Le <time class="nowrap date-lien" datetime="1922-05-23">23 mai 1922</time>, Disney lance Laugh-O-Gram, Inc., qui produit des courts métrages animés basés sur les contes de fées populaires et des histoires pour enfants25. Parmi ses employés, on retrouve Iwerks, Hugh Harman, Rudolf Ising, Carmen Maxwell et Friz Freleng25,27. Les productions de la jeune société sont bien accueillies dans la région de Kansas City, mais les coûts dépassent les revenus. Une société locale baptisée Pictorial Club leur propose un contrat de onze mille dollars pour quelques films. Après avoir réalisé plusieurs films, Disney et son équipe ne sont pas payés par leur partenaire28, en raison d'une faillite25,29.

    Après un dernier court-métrage, le film en animation et prise de vue réelle Alice's Wonderland, le studio dépose le bilan en <time class="nowrap date-lien" datetime="1923-07">juillet 1923</time>27. Roy Oliver, un frère de Walt invite ce dernier à venir à Hollywood. Disney travaille alors comme photographe indépendant et réussit à rassembler assez d'argent pour acheter un aller simple en train pour la Californie et emmène avec lui Alice’s Wonderland qui vient d'être achevé, laissant derrière lui son équipe30. Christopher Finch rapporte qu'il serait parti avec seulement 40 dollars en poche et qu'il aurait promis à l'équipe de les aider à venir en Californie17.

    Alice Comedies : Contrat et nouveau studio en Californie

    À Hollywood, Disney monte une « affaire » d'animation avec son frère Roy. Ainsi débutent les Disney Brothers Studio dans le garage de leur oncle Robert. Ils obtiennent un contrat de distribution avec Margaret J. Winkler, distributeur de droits de New York, fiancée de Charles B. Mintz. Winkler et Mintz distribuent déjà la série Félix le Chat. Virginia Davis, la vedette des prises de vue réelles d'Alice’s Wonderland, est « extirpée » du Kansas, ainsi qu'Ub Iwerks à la demande de Mintz et Winkler. Le <time class="nowrap date-lien" datetime="1923-10-16">16 octobre 1923</time> Disney signe avec eux un contrat pour réaliser douze films31. Cette date marque la création des studios Disney.

    Le <time class="nowrap date-lien" datetime="1925-07-06">6 juillet 1925</time>, Walt verse un acompte de 400 dollars pour acheter un terrain au 2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs32. Peu de temps après le <time class="nowrap date-lien" datetime="1925-07-13">13 juillet 1925</time>33, Lillian Bounds, une des employées du studio travaillant comme peintre intervalliste et secrétaire, devient la femme de Walt Disney. Leur idylle aurait débuté parce que Walt ramenait souvent la jeune femme le soir avec sa voiture. Les jeunes mariés font une courte lune de miel au Mont Rainier et à Seattle34.

    Les Alice Comedies qui mêlent animation et prise de vue réelle rencontrent un succès raisonnable. En raison d'un chèque impayé, les parents de Virginia Davis la retirent de la série Alice. Elle est alors remplacée par Dawn O'Day puis par Margie Gay.

    En 1926, les Disney Brothers Studio sont rebaptisés Walt Disney Studio. Lois Hardwick assume aussi brièvement le rôle d'Alice. Jusqu'à la fin de la série en 1927, les sujets sont davantage centrés sur les personnages animés, en particulier un chat nommé Julius qui évoque Félix le Chat, plutôt que sur le personnage d'Alice. La série se rapproche de plus en plus des autres productions sans prises de vue réelle.

    Walt Disney n'était pas un grand dessinateur et a souvent admis ne pas avoir contribué à un seul dessin après 1926, se consacrant plutôt au domaine des idées35.

    Oswald le lapin chanceux

    En 1927, Charles Mintz se marie à Margaret Winkler et prend le contrôle de la société de sa femme. Il décide de mettre en production une nouvelle série de dessins animés qui serait distribuée par Universal Pictures. La nouvelle série, Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit), est un succès relatif, et le personnage d'Oswald devient une icône populaire. Les studios Disney s'agrandissent, et Walt embauche Harman, Ising, Maxwell et Freleng venus de Kansas City.

    En <time class="nowrap date-lien" datetime="1928-02">février 1928</time>, Disney se rend à New York pour négocier une part de revenus plus importante pour chaque film avec Mintz. Mais il est abasourdi quand l'homme d'affaires lui annonce que non seulement il réduit sa part, mais qu'en plus il prend sous contrat la plupart de ses principaux animateurs, dont Harman, Ising, Maxwell et Freleng. Mintz menace Disney de créer son propre studio s'il n'accepte pas de réduire ses coûts de production. En outre, c'est Universal, et non pas Disney, qui détient grâce au précédent contrat, la marque commerciale sur Oswald le Lapin, ce qui signifie qu'il peut très bien se passer de lui pour faire ces films36.

    Disney refuse et perd la majeure partie de son équipe d'animation. Lui, Iwerks et quelques fidèles commencent alors à travailler secrètement sur un nouveau personnage pour remplacer Oswald le Lapin. Walt n'oubliera jamais ce revers et prendra à l'avenir soin d'assurer ses droits d'auteur sur chaque création37. Le nom Walt Disney Productions est adopté cette même année 1928.

    Les animateurs qui quittèrent Disney devinrent le noyau dur des studios Winkler, dirigés par Mintz et son beau-frère George Winkler. Plus tard, les studios Winkler disparurent après qu'Universal décida de faire produire les dessins animés d'Oswald le Lapin par une division interne dirigée par Walter Lantz. Mintz concentra son attention sur les studios produisant les films de Krazy Kat, qui devint plus tard Screen Gems. Harman, Ising, Maxwell et Freleng décidèrent de suivre leur propre voie et formèrent Arabian Nights Cartoon Studio puis Harman-Ising Studio. Ils vendirent un personnage ressemblant à Oswald le Lapin nommé Bosko à Leon Schlesinger et à la Warner Bros.. Puis ils commencèrent à travailler sur les premiers épisodes de la série Looney Tunes38.

    La Walt Disney Company a récupéré les droits sur Oswald le lapin chanceux à la suite d'un accord obtenu le <time class="nowrap date-lien" datetime="2006-02-13">13 février 2006</time> lors du départ d'un commentateur sportif d'ESPN pour la chaîne NBC, affiliée à Universal39,40.

    La création de Mickey Mouse

    La petite histoire voudrait que Walt dessine, dans le train le ramenant de New York à Los Angeles, un personnage reprenant le graphisme d'Oswald, sans les oreilles pendantes, avec des oreilles rondes et une simple queue d'un coup de crayon et donc plus facile à dessiner. Plus tard, il réalise un personnage proche d'une souris. Ub Iwerks, quant à lui, aurait simplement retravaillé le dessin pour aboutir à celui que l'on connaît. Il semble cependant que ce soit Ub qui ait développé l'apparence du personnage tandis que Walt Disney se serait contenté d'insuffler son caractère41,42,43.

    Le personnage est baptisé Mortimer Mouse avant d'être rebaptisé Mickey Mouse par Lillian Disney. Le personnage fait ses débuts dans un court-métrage nommé Plane Crazy, qui est comme toutes les précédentes œuvres de Disney, un film muet. Après avoir échoué dans la recherche d'un distributeur intéressé par Plane Crazy ou sa suite, The Gallopin' Gaucho, Disney remarque que ces films manquent d'une chose.

    L'automne précédent 1927, Warner Bros. a sorti un film révolutionnaire, Le Chanteur de jazz, le cinéma avait cessé d'être muet. Disney lance la création d'un dessin animé de Mickey, avec du son, intitulé Steamboat Willie. Disney doit vendre sa voiture afin d'obtenir l'argent nécessaire à son film. Un homme d'affaires nommé Pat Powers fournit à Disney la distribution et le Cinephone, un système de synchronisation sonore obtenu par contrebande. Le <time class="nowrap date-lien" datetime="1928-11-18">18 novembre 1928</time> au Colony Theater de New York, Steamboat Willie est projeté au public, c'est le premier dessin animé avec son synchronisé. Cette date marque la naissance de Mickey Mouse, mais aussi de Minnie Mouse et Pat Hibulaire. Steamboat Willie devient un succès.

    Plane Crazy et The Gallopin' Gaucho ressortent avec du son et tous les dessins animés suivants de Mickey sont accompagnés d'une bande sonore. Disney lui-même fournit les effets vocaux des premiers dessins animés. Il est aussi la voix anglaise de Mickey Mouse jusqu'en 194744. Afin de ne plus avoir de problème avec les distributeurs, Walt dépose un dossier de marque pour Mickey Mouse avec le logotype visible dans les films (dès le 21 mai 1928) qui sera accepté le 18 septembre 192845, d'autres marques seront déposées en 1933 pour le dessin46 et en 1934 pour les comics strips47.

    Les Silly Symphonies

    En 1929, fort du succès de la série Mickey Mouse, Walt décide de produire une nouvelle série. Après le recrutement du compositeur Carl W. Stalling ancienne connaissance de Kansas City, de par son influence, le thème des courts métrages change pour devenir des dessins animés musicaux qui s'appellent Silly Symphonies48. Cette série débute avec la Danse macabre (The Skeleton Dance) inspirée du morceau de Camille Saint-Saëns. La même année Disney autorise l'utilisation de ses créations, principalement Mickey pour des produits dérivés dont des blocs-notes. Walt Disney Entreprises est créée afin de gérer les produits dérivés. Bien que les deux séries connaissent un grand succès, les studios Disney ne voient pas augmenter leur part des profits récoltés par Pat Powers avec la série Mickey Mouse, les Silly Symphonies étant distribuée par Columbia Pictures49. C'est la production d'une seconde série de courts métrages qui différencie Walt Disney de ses concurrents de l'époque49, de plus elle ouvre de nombreuses possibilités scénaristiques.

    En 1930, Disney abandonne le distributeur Powers et signe un nouveau contrat de distribution avec Columbia Pictures pour les Mickey Mouse. Mais le divorce est assez difficile et Walt a besoin de l'aide d'un avocat, ce sera Gunther Lessing, qu'il engage comme directeur du département légal50,51. Côté produits dérivés, Walt engage Charlotte Clark une jeune femme de Burbank qui vient de réaliser une poupée de Mickey que Walt trouve très réussie. La poupée est réalisée en série et présentée à chaque événement promotionnel52, en parallèle, Ub Iwerks quitte les studios après avoir été tenté par un contrat d'exclusivité avec Powers. Ce dernier pense que le succès des studios est dû en grande partie au talent de Iwerks53.

    Iwerks prends la tête du Iwerks Studio financé par Powers et rencontre un succès mitigé. Après un passage chez Columbia Pictures, il retournera chez Disney en 1940 dans le département recherche et développement des studios. Il sera dans ce service l'un des pionniers d'un grand nombre de processus cinématographiques et de technologies spécialisées d'animation.

    À la fin de l'année 1930, le personnage de Mickey devient une star internationale sous le nom, entre autres, de « Topolino » en Italie et « Miki Kuchi » au Japon.

    En 1931, Mickey apparaît dans douze films, produits par une équipe de plus de quarante animateurs54, dont Le Chasseur d'élan (The Moose Hunt) où Pluto adopte son nom définitif. Quant aux Silly Symphonies, on découvre dans Une petite poule avisée (The Little Hen), l'ébauche du futur Donald Duck55. Toutefois chaque court-métrage de 8 minutes réalisé par les studios Disney coûte 13 000 dollars alors que les autres studios dépassent rarement des budgets de 2 500 dollars56.

    En 1932, Mickey Mouse devient le personnage le plus populaire de dessin animé à l'écran et de nombreux studios concurrents tels que Van Beuren Studios et Screen Gems créent des clones de Mickey Mouse dans l'espoir de surfer sur la vague du succès de Disney.

    Après être passé de Columbia à United Artists en 1932, Walt commence à produire les Silly Symphonies avec le tout nouveau procédé Technicolor, qui permet d'utiliser tout le spectre de l'arc-en-ciel transformant les publicités d'alors en monde coloré. Le premier dessin animé en couleur est la Silly Symphony, Des arbres et des fleurs (Flowers and Trees) qui venait juste d'être terminée, mais en noir et blanc. Disney négocie avec Technicolor une exclusivité de deux ans sur son procédé de couleur afin de pouvoir, espère-t-il, rentrer dans ses frais, très élevés en raison du coût exorbitant de ses productions, encore décuplé par le nouveau procédé57,58.

    Des Arbres et des Fleurs gagne le premier Oscar du meilleur court métrage d'animation en 1932. La même année, Disney reçoit un Oscar d'honneur pour la création de Mickey Mouse, dont la série passera en couleur seulement en 1935. Au niveau sonore, la Parade des nommés aux Oscars 1932 (18 novembre 1932) est le premier court métrage de Disney à utiliser le système RCA Photophone, suivi par L'Atelier du Père Noël (10 décembre 1932, première Silly Symphony)59 et Bâtissons ("Building a Building", 7 janvier 1933, premier Mickey Mouse).

    Disney lance rapidement d'autres séries autour des personnages de Donald Duck, Dingo ou Pluto. Il autorise sous la direction de Kay Kamen, un vendeur émérite, la vente de nombreux produits dérivés dont les bandes dessinées sur Mickey qui deviennent des pleines pages puis des petits journaux, le premier journal de Mickey apparaît en Italie à la fin de 1932.

    Walt, le sport et ses filles

     
    Walt Disney en juin 1935 sur la Place de la Concorde devant l'Hôtel de Crillon

    À partir de 1930, Walt multiplie les réussites cinématographiques et commerciales, mais la nécessité de recourir à de nouvelles techniques ne permet pas de résorber les dettes contractées par Walt et Roy Oliver. Il faut rappeler que les studios ont dû s'agrandir de 150 à 2 000 m² entre 1927 et 193160.

    Walt fait une dépression en 1931 et sur le conseil d'un médecin, il part en voyage avec Lilly, sa femme. Il revient reposé après avoir visité Washington et fait une croisière passant par La Havane et le canal de Panama58. À son retour il s'inscrit à l'Athletic Club d'Hollywood où il pratique l'équitation et le golf58. En 1932, il pousse ses collaborateurs à jouer au baseball et certains le suivent dans sa passion, le polo. Walt s'est ainsi entouré de ses amis et employés pour jouer des matchs souvent disputés au Riviera Country Club61. Il a aussi eu un haras de sept poneys nommés June, Slim, Nava, Arrow, Pardner, Tacky et Tommy61. Il passe aussi plusieurs week-ends par an avec ses filles et sa femme dans un cottage du Smoke Tree Ranch à Palm Springs62. Il revendra cette résidence secondaire dans les années 1950 pour financer son parc à thème63.

    Cocréateur et producteur de Mickey, Disney est aussi célèbre que son fameux personnage de souris, mais sa vie privée est en revanche moins connue. Un de ses plus grands espoirs est d'avoir un enfant, un garçon si possible, comme son frère Roy Oliver et sa femme Edna qui donnent naissance le <time class="nowrap date-lien" datetime="1930-01-10">10 janvier 1930</time> à Roy Edward Disney. Lillian accouche finalement d'une fille, Diane Marie Disney, le <time class="nowrap date-lien" datetime="1933-12-19">19 décembre 1933</time> et le couple prend la décision d'en adopter une seconde, Sharon Mae Disney, née le <time class="nowrap date-lien" datetime="1936-12-21">21 décembre 1936</time>.

    Les studios continuent à produire à un rythme effréné des courts métrages, la série Mickey Mouse et les Silly Symphonies sont deux des séries les plus connues du cinéma. Les revenus de ses séries restent juste satisfaisants pour Disney. Il peut faire tourner les studios, mais sans générer de réels bénéfices64.

    À partir de 1934, changement de format

     
    Une reproduction de caméra multiplane par un amateur d'animation.

    Afin de rendre ses studios bénéficiaires, Walt décide de produire un long métrage d'animation et un soir de 1934, il visionne avec ses animateurs un film muet de 1919 qu'il a vu dans sa jeunesse : Blanche-Neige avec Marguerite Clark. Son long métrage sera basé sur cette histoire. L'industrie du cinéma a bientôt vent du projet de Disney. Ses concurrents ne tardent pas à prédire la faillite à ce qu'ils appellent la « Folie de Disney ». Lillian et Roy, tous les deux, essayent d'amener Walt à renoncer à son projet, mais celui-ci persiste à travailler dessus.

    Entre 1934 et 1937, les studios Disney utilisent principalement les Silly Symphonies pour tester les techniques nécessaires à Blanche-Neige65. Les expérimentations portent sur l'animation réaliste des êtres humains, l'animation de personnages distincts, les effets spéciaux, et l'utilisation de procédés spécialisés et particuliers pour l'animation. Ainsi Le Vieux Moulin (The Old Mill) est le premier film réalisé avec la caméra multiplane inventée par Bill Garity66, technicien des studios Disney et qui permet de donner un vrai effet de profondeur aux dessins animés. Ce sont surtout les équipes normalement attelées aux Silly Symphonies qui travaillent sur Blanche-Neige ce qui les oblige à consacrer moins de temps à la série. De fait, elle ne tarde pas à disparaître.

    Afin d'aider ses animateurs, Walt lance plusieurs projets internes aux studios.

    À partir de 1931, Ben Sharpsteen et David Hand deviennent les responsables d'équipes d'apprentis principalement sur les Silly Symphonies et sont concernés à ce titre comme les premiers formateurs des animateurs des studios Disney67. Cela permet de former les nombreux animateurs récemment engagés. Voyant que certains se réunissent chez les plus expérimentés d'entre eux pour se perfectionner, Walt engage en 1932 un professeur de dessin du Chouinard Art Institute, Don Graham68, qui va superviser le soir des séances internes de formation et d'entraînement pour les membres des studios.

    En parallèle, Walt regroupe de nombreuses œuvres littéraires et des dessins de tous horizons au sein de la Disney Animation Library. Durant l'été 1935, un voyage en Europe permet d'acheter 350 livres supplémentaires d'auteurs européens, élargissant les sources d'inspiration69. Ces développements et formations permettent d'élever la qualité des studios et de donner au long métrage la qualité voulue par Walt.

    1937-1954 : Les longs métrages

    La « Folie de Disney » : Blanche-Neige et les Sept Nains

     
    Walt Disney avec des figurines des sept nains de Blanche-Neige et les Sept Nains, 1937.
     
    Walt Disney en 1938

    Blanche-Neige et les Sept Nains, tel est le nom du film en pleine production de 1935 à l'été 1937, quand les studios tombent à court d'argent. Afin de trouver des fonds pour le terminer, Disney doit présenter un extrait non finalisé du film aux responsables financiers de la Bank of America. L'argent est obtenu. Le film terminé est présenté pour sa première au Carthay Circle Theater d'Hollywood le <time class="nowrap date-lien" datetime="1937-12-21">21 décembre 1937</time>. À la fin de la représentation, le public donne à Blanche-Neige et les Sept Nains une « standing ovation ».

    Le premier film long métrage animé (en anglais) et en Technicolor, Blanche-Neige est diffusé en <time class="nowrap date-lien" datetime="1938-02">février 1938</time> sous le nouveau contrat de distribution avec la RKO Radio Pictures70. Le film devient le plus rentable de l'année 1938 et rapporte plus de huit millions de dollars de l'époque (aujourd'hui 98 millions USD) lors de sa diffusion initiale. Il sera le plus important succès du cinéma jusqu'à la sortie de Autant en emporte le vent (1939)71.

    La même année, la première émission de radio produite par Disney, Mickey Mouse Theater of the Air, est diffusée sur NBC avec Mickey interprété par Walt72.

    D'après Leonard Mosley, le frère de Walt Disney, Roy Disney parti en Allemagne pour assurer la distribution de Blanche Neige, est reçu par Joseph Goebbels73. Le film est projeté à Hitler dans son cinéma privé d'Obersalzberg. Selon Roger Faligot, le film devient le film d'animation préféré de Hitler : « Blanche-Neige, adaptée à l'écran d'après le conte de Jacob et Wilhelm Grimm, originaires de Hesse, n'est-elle pas l'archétype de la beauté nordique et aryenne issue de la littérature allemande ? Et la sorcière au nez crochu, un symbole de l'esprit malfaisant, donc sûrement juif ? »74. Selon William Hakvaag, directeur d'un musée militaire norvégien, des dessins signés A Hitler ou A H semblent attester que Hitler, dans les derniers moments de la guerre, dessinait des personnages de Walt Disney75.

    Le succès de Blanche-Neige permet à Disney de construire un nouveau complexe bâti sous la forme d'un campus, pour les Walt Disney Studios à Burbank71. Ils ouvrent le <time class="nowrap date-lien" datetime="1939-12-24">24 décembre 1939</time>76. Les anciens studios d'Hyperion Avenue vendus puis détruits font place à un supermarché. L'équipe d'animation qui vient juste d'achever Pinocchio, poursuit le travail sur Fantasia et Bambi, tandis que les équipes de courts métrages travaillent sur les séries de Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo et Pluto, ainsi que les dernières Silly Symphonies.

    Les temps de guerre et la tournée en Amérique latine

    Pinocchio et Fantasia succèdent à Blanche-Neige dans les cinémas en 1940. Tous deux sont des déceptions financières (Pinocchio a coûté deux fois plus cher à produire que Blanche-Neige). La sortie de Pinocchio, le 7 février à New York, est très bien accueillie par le public. Néanmoins, la guerre en Europe et les pressions financières sur le marché américain ne permettent pas de dégager suffisamment de bénéfices. Fantasia sort, lui, le <time class="nowrap date-lien" datetime="1940-11-13">13 novembre 1940</time> au Colony Theater de Broadway. Souvent qualifié de chef-d'œuvre du studio, il permet surtout au travail des studios Disney, d'obtenir une reconnaissance artistique77,78.

     

    En 1941, Disney est approché par le département d'État, supervisé par Nelson Rockefeller, dans le but de représenter les États-Unis en Amérique latine et de « lutter contre le nazisme » au travers de la Good Neighbor Policy79. Disney n'apprécie pas vraiment qu'on lui demande de faire un voyage diplomatique, « d'aller serrer des mains même pour une bonne cause »79,80. Il accepte pourtant. Il décolle avec quelques-uns de ses artistes le 17 août 1941 pour une visite de l'Argentine, du Brésil et du Chili79. Cette mission est l'occasion de maintenir l'activité de ses artistes et découvrir de nouvelles sources d'inspiration. Le résultat de ce voyage est notamment visible dans les compilations de courts métrages Saludos Amigos (1942) et Les Trois Caballeros (1944) ainsi que quelques courts métrages « éducatifs »79. Le succès de ces deux compilations a permis à Disney de refuser la compensation financière promise par le gouvernement avant son départ79.

    Pour satisfaire la curiosité du public, Disney produit Le Dragon récalcitrant (Reluctant Dragon) sur les coulisses de ses films d'animation. Il s'agit d'un documentaire mêlant images réelles et dessins animés81. C'est encore là, l'occasion de fournir du travail à ses équipes aux États-Unis. En 1941, Disney décide de participer à l'effort de guerre. En association avec Lockheed Martin, les studios réalisent un dessin animé sur les méthodes de rivetages des avions à destination des nouveaux employés des usines82, c'est Four Methods of Flush Riveting resté pendant longtemps classé top secret. La popularité des studios ne cesse de croître, de nombreux régiments ou escadrilles américains demandent aux studios de leur produire des personnages Disney pour notamment décorer le fuselage des avions83.

    Le film Dumbo, peu coûteux, est produit dans l'objectif d'être vite rentabilisé84. Durant la production de ce nouveau film, la plupart des membres de l'équipe d'animation présentent des revendications sur leurs conditions de travail et entament la première grève des studios. En dépit de ces difficultés, la production est menée à son terme, la sortie du film a lieu en <time class="nowrap date-lien" datetime="1941-10">octobre 1941</time>. Dumbo est un succès, mais les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale. L'armée américaine réquisitionne la plupart des bâtiments des studios Disney et demande aux équipes de créer des films d'entraînement et d'instruction pour les militaires, aussi bien que des films de propagande tels que Der Fuehrer's Face ou le long métrage Victory Through Air Power, tous deux sortis en 194371,85. Pour autant, les films militaires rapportent peu, et Bambi n'obtient pas les résultats escomptés quand il sort en <time class="nowrap date-lien" datetime="1942-04">avril 1942</time>.

    Disney revoit sa stratégie commerciale. Il ressort avec succès Blanche-Neige en 1944, établissant une tradition de réédition, tous les sept ans, des films Disney aux États-Unis86. Il réalise des compilations de courts métrages. Les plus notables sont celles issues de la tournée en Amérique latine, Saludos Amigos (1942), sa suite Les Trois Caballeros (1945) ainsi que Mélodie du Sud (le premier film Disney contenant de vrais acteurs, sorti en 1946). On peut aussi ajouter Danny, le petit mouton noir en 1948 et Le Crapaud et le Maître d'école (1949). Ce dernier contient seulement deux parties : la première basée sur la Légende de Sleepy Hollow par Washington Irving et la seconde, intitulé La Mare aux grenouilles, basée sur un extrait du Vent dans les saules de Kenneth Grahame.

    La Commission des activités anti-américaines

    En 1947, durant les sombres premières années de la Guerre froide, Walt Disney témoigne devant la « Chambre du Comité des Activités Non-Américaines ». À cette occasion87, il dénonce trois de ses anciens employés auxquels il prête des opinions communistes : Herbert Sorrell, David Hilberman (en) et William Pomerance (en). L'accusation est grave dans le contexte tendu de l'après-guerre. Ce simulacre de procès est annonciateur du maccarthysme qui, quelques années plus tard, marquera très profondément la conscience américaine. Walt Disney profite de son témoignage pour s'enorgueillir de vertus patriotiques et se donner l'image d'un Américain irréprochable (son studio a participé, notamment par le biais de la propagande, à l'effort de guerre) ; cela donne davantage de poids à sa parole et lui vaut les félicitations du juge qui l'auditionne88.

    Les trois hommes mis en cause, tous trois syndicalistes, démentiront plus tard les propos de leur ancien patron. Il semble surtout que ce témoignage à charge soit la conséquence de leur rôle dans les grèves de 1941 qui ont affecté les studios (certains biographes de Disney, dont Dave Smith80, pensent précisément que le témoignage de Disney est animé par un fort ressentiment qui date de cet épisode). Ce chapitre de la vie de Disney sera la source de plusieurs rumeurs ou exagérations le concernant.

    Début d'une diversification des activités

    Dès 1946, le médecin de la famille Disney conseille à Walt de se trouver un hobby89, le plus connu est la construction de modèles réduits de trains90. Ainsi Walt s'accorde plus de temps pour lui-même, se consacrant à des hobbys, et pour sa famille ; avec un voyage de treize semaines en Europe91 en 194992.

    À la fin des années 1940, la firme retrouve assez d'argent et d'animateurs pour continuer la production de longs métrages tels que Alice au pays des merveilles ou encore Peter Pan, interrompu durant les années de guerre. Les studios reprennent le travail de Cendrillon et entament une série de documentaires animaliers, intitulée True-Life Adventures (premier sorti en 1948), dont un épisode, L'Île aux phoques (On Seal Island), a été inspiré à Walt lors d'un voyage en <time class="nowrap date-lien" datetime="1948-08">août 1948</time> en Alaska93. C'est durant ce voyage qu'il rencontre Alfred Milotte, propriétaire d'un magasin d'appareils photo et sa femme institutrice Elma et qu'ils engagent une discussion sur les documentaires consacrés à l'Alaska dont le résultat sera le poste de photographe sur la série True-Life Adventures94. En décembre 1948, il se rend en Irlande et annonce la production de Darby O'Gill et les Farfadets (1959)95.

    Entre 1949 et 1955, de nombreux changements surviennent pour le studio et l'entreprise Disney en général. Les produits dérivés vendus par Kay Kermen sont en pleine expansion, mais Kermen meurt dans un accident d'avion en 1949. Walt Disney décide de créer une division en interne pour la gestion des produits dérivés, Walt Disney Enterprises96. De même que la Walt Disney Music Company est fondée le 1er octobre. L'une des principales remarques est que Walt Disney s'éloigne petit à petit de l'animation, il participe encore aux réunions de travail des longs métrages jusqu'à celles du film Les 101 Dalmatiens (1961), mais depuis 1952 avec la production de La Belle et le Clochard (1955) il est, d'après Marc Davis, « difficile de l'avoir sous la main97. »

    En 1950, Disney lance un long métrage après les quelques films composites (assemblage de moyens métrages) : Cendrillon. Ce film est suivi en 1951 par Alice au Pays des Merveilles et en 1953 par Peter Pan.

    Les studios Disney, avec certaines séquences des films produits durant la guerre comme les composites et la série de Walt Disney, s'aperçoivent qu'ils peuvent produire des films en prises de vue réelles. En 1950, l'Île au trésor (Treasure Island) est leur premier film d'action entièrement tourné en prises de vues réelles, rapidement suivi par des succès tels que 20 000 Lieues sous les mers (en CinemaScope, 1954), The Shaggy Dog (1959), et La Fiancée de papa (1960).

    Grâce, entre autres, à Cendrillon et L'Île au trésor, le studio retrouve les succès financiers71.

    Les Walt Disney Studios sont parmi les premiers à prendre toute la mesure du potentiel du tout nouveau média qu'est alors la télévision. À la demande de Coca-Cola, ils produisent leur première émission One Hour in Wonderland, diffusée pour Noël en 1950.

    La première série télévisuelle quotidienne du studio, le populaire Mickey Mouse Club, commencée en 1955, continuera dans de nombreuses versions jusqu'aux années 1990.

    Sur ABC, Walt Disney présente lui-même une série hebdomadaire d'anthologie, Disneyland, d'après le nom du parc. Dans cette émission il montre des extraits des productions Disney précédentes, fait faire le tour des studios, et familiarise le public avec le parc Disneyland en construction à Anaheim en Californie. Après 1955, l'émission télévisuelle prend le nom de Walt Disney Presents, et quand le noir et blanc cède la place à la couleur en 1961, le nom change en Le Monde Merveilleux en couleur de Walt Disney pour évoluer vers ce qui est connu aujourd'hui sous le nom Le Monde merveilleux de Disney. Elle continue à être diffusée sur ABC en 2005.

    Comme le studio s'élargit et se diversifie dans d'autres médias, Disney accorde de moins en moins d'attention au département d'animation, abandonnant la plupart des activités aux animateurs clés, qu'il surnomme Les Neuf Sages.

    La production de courts métrages conserve son rythme jusqu'en 195698, date à laquelle la société liquide la division concernée. Les projets spéciaux de courts métrages continuent à être produits pour le reste de la durée des studios de façon irrégulière. Ces productions sont toutes distribuées par la nouvelle filiale de Disney, Buena Vista Distribution, qui assume ce rôle repris à RKO en 1955.

    1955-1966 : L'empire Disney

    L'année 1955 est une date clé de la vie de Walt Disney. L'ouverture du parc Disneyland en 1955 change le statut de Walt Disney qui n'est plus seulement l'homme d'animation. Les Walt Disney Productions, société fondée par Walt et son frère Roy, sont devenus un empire de média et réussissent dans quasiment tous les domaines où ils sont présents. Le succès des films, de la télévision, du parc et des produits dérivés permet à la fois à la société d'être un empire commercial, mais aussi à Walt de mener à bien plusieurs projets71.

    Walt est un homme aux multiples passions et depuis la fin de la guerre plusieurs projets le détournent de son métier d'origine, l'animation. Voici par ordre chronologique, quelques-uns des projets qui occupent Walt durant les onze années précédant sa mort.

    Carolwood Pacific Railroad

    Article détaillé : Carolwood Pacific Railroad.
     
    Locomotive Lilly Belle présentée à Disneyland en 1993.

    En 1949, Disney et sa famille déménagent dans une nouvelle maison avec une grande parcelle de terrain dans le district d'Holmby Hills de Los Angeles. Disney peut assouvir une de ses passions : les miniatures ferroviaires. Cette passion découle d'un conseil médical de trouver un hobby pour réduire la pression professionnelle99. Avec l'aide de ses amis Ward Kimball et sa femme Betty, propriétaires de leur propre train dans leur jardin, Walt Disney conçoit les plans et construit un train miniature dans son jardin. Le nom du chemin de fer, Carolwood Pacific Railroad, provient de l'ancienne adresse de Walt située dans la rue Carolwood Drive. Il donne à la locomotive à vapeur construite par Roger E. Broggie, membre des studios Disney, le nom de Lilly Belle en l'honneur de sa femme. Cette réalisation préfigure sans doute la nouvelle orientation des studios Disney.

    Disneyland

    Article détaillé : Disneyland.
     

    Dès la fin des années 1940, lors d'un voyage d'affaires à Chicago, Disney élabore l'esquisse d'un parc de loisirs au pied des studios où il prévoit que ses employés passent du temps avec leurs enfants. Le Parc Mickey comprend tout d'abord un jardin, une ville du Far West et un espace forain. Les idées qu'il développe deviennent un concept de plus grande envergure et prennent le nom de Disneyland100. Le 27 mars 1952, le journal de Burbank annonce l'ouverture de Disneyland sur le terrain du studio, mais les idées sorties de l'imagination de Walt sont trop nombreuses pour cet espace étroit. Walt crée une nouvelle filiale à sa société, appelée WED Entreprises, afin de développer et construire le parc. Cette filiale est constituée d'un petit groupe des employés des studios Disney qui rejoignent le projet de développement de Disneyland en tant qu'ingénieurs et planificateurs, et sont surnommés « Imagineers ».

    Quand Walt présente son plan aux Imagineers, il dit « Je veux que Disneyland soit le plus merveilleux endroit de la terre, et qu'un train en fasse le tour » - le Carolwood Pacific Railroad qui remportait un vif succès auprès de ses filles avait inspiré à Disney l'idée d'inclure un chemin de fer dans ses plans pour Disneyland, le Disneyland Railroad.

    Disneyland, l'un des premiers parcs à thème au monde, ouvre finalement le <time class="nowrap date-lien" datetime="1955-07-17">17 juillet 1955</time> et devient rapidement un succès. Les visiteurs du monde entier viennent visiter Disneyland, qui comprend des attractions adaptées de nombreux films ou franchises à succès de Disney. De nombreuses attractions ouvrent régulièrement dans le parc depuis son inauguration.

    La suite du succès de l'entreprise Disney

     
    Walt Disney en 1954

    À partir du milieu des années 1950, Disney produit un grand nombre de films éducatifs sur le programme spatial américain avec la collaboration du concepteur de la fusée de la NASA Wernher von Braun : Man in Space et Man and the Moon en 1955, puis Mars and Beyond en 1957. Ces films attirent l'attention non seulement du public, mais aussi du programme spatial russe101.

    En 1957, Disney rencontre le créateur des Muppets, Jim Henson, et ils commencent à créer les premiers personnages des Muppets qui comportent de nombreuses similitudes avec Mickey Mouse, notamment Kermit la grenouille. Les personnages apparaissent avec l'intermède Muppet Magic dans The Ed Sullivan Show entre 1958 et 1962.

    La fin des années 1950, voit se poursuivre les productions télévisées familiales dont Zorro diffusées sur ABC à partir de 1957101 et le Mickey Mouse Club.

    La société WED Entreprises est engagée en 1960 par le CIO pour organiser les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques d'hiver de 1960102.

    Au début des années 1960, l'empire Disney, les Walt Disney Productions, est devenu le premier producteur au monde de divertissements familiaux. Après des décennies de vaines tentatives, Disney obtient enfin les droits du livre de Pamela L. Travers, sur une nounou magique, et Mary Poppins sort en 1964, c'est le film de Disney des années 1960 qui connait le plus grand succès. De nombreuses personnes saluent cette habile combinaison de film d'animation et de prises de vue réelles parvenue à la plus grande perfection.

    La même année, Disney ouvre quatre attractions dans les pavillons de l'Exposition mondiale de New York de 1964-1965, comprenant des Audio-animatronics, attractions intégrées plus tard à Disneyland. Elles confortent Disney dans son projet d'un nouveau parc sur la côte Est, auquel il avait déjà pensé peu après l'ouverture de Disneyland.

    Le « Projet Floride » : Walt Disney World Resort

    Article détaillé : Walt Disney World Resort.
     
    Château de Cendrillon, au centre de Magic Kingdom, point de repère du parc Walt Disney World.

    En 1964, Walt Disney Productions commence discrètement à acheter des terrains dans le centre de la Floride, au sud-ouest d'Orlando dans une zone largement rurale de plantations d'oranges pour son mystérieux « Projet Floride. » La société acquiert plus de 11 000 ha (109 km2) de terrain sous le couvert de sociétés écrans, et fait modifier favorablement la législation de l'État afin de s'octroyer un contrôle quasi-gouvernemental sans précédent sur la zone. Le projet sera réellement développé à partir de 1966, avec la fondation du Reed Creek Improvement District. Walt Disney et son frère Roy Oliver annoncent ensuite les plans de ce qui sera appelé plus tard « Walt Disney World Resort. »

    Disney World doit comprendre une version plus large, plus élaborée de Disneyland qui sera appelée Magic Kingdom (Royaume Enchanté), il comprend aussi plusieurs parcours de golf et des hôtels. Le cœur de Disney World doit être l'Experimental Prototype City (or Community) of Tomorrow (EPCOT), ou Cité prototype expérimentale de demain. EPCOT est conçue comme une ville opérationnelle où les habitants peuvent vivre, travailler et interagir en utilisant des technologies expérimentales ou avancées pendant que des scientifiques développent et testent d'autres nouvelles technologies afin d'améliorer la vie et la santé de l'homme.

    Mort de Walt Disney

    En parallèle Walt travaille sur le projet du Disney's Mineral King Ski Resort qu'il révèle à la presse le <time class="nowrap date-lien" datetime="1966-09-19">19 septembre 1966</time>. L'homme paraît pâle et fébrile lors de ce qui sera sa dernière conférence de presse.

    L'investissement personnel de Walt Disney dans Disney World cesse à l'automne suivant quand sa santé se détériore. Une tumeur cancéreuse est diagnostiquée durant l'été dans le poumon gauche de ce grand fumeur103 qui est suivi à l'hôpital St. Joseph situé juste de l'autre côté de la rue du complexe des studios Disney. Les médecins de l'hôpital St. Joseph prononcent sa mort le 15 décembre 1966 vers 9 heures 30, soit deux semaines après avoir célébré son soixante-cinquième anniversaire104,105. Décédé d'un cancer du poumon, sa crémation a lieu le 16 décembre et ses cendres reposent dans la crypte familiale au cimetière Forest Lawn Memorial Park de Glendale en Californie106. L'absence d'une cérémonie funéraire digne d'une telle personnalité et l'inhumation dans la stricte intimité familiale ont fait naître des rumeurs à Hollywood affirmant notamment que le cinéaste aurait été cryogénisé, conformément à ses dernières volontés107.

    Roy Disney mène à bien le projet Floride, insistant pour que le nom devienne Walt Disney World en l'honneur de son frère. Malheureusement, Roy meurt à son tour le <time class="nowrap date-lien" datetime="1971-12-20">20 décembre 1971</time>, trois mois après l'ouverture du Magic KingdomNB 1.

    L'héritage laissé par Disney

     
    Version utilisée comme marque déposée

    Le nom Walt Disney est devenu une marque déposée, portant la référence 1141312108 auprès de l'United States Patent and Trademark Office (USPTO). Elle est utilisée depuis le <time class="nowrap date-lien" datetime="1933-01-19">19 janvier 1933</time>, mais n'a été déposée par Walt Disney Productions qu'en 1979 et validée par l'USPTO le <time class="nowrap date-lien" datetime="1980-11-11">11 novembre 1980</time>108. Mais un problème de droit survient ce qui oblige le <time class="nowrap date-lien" datetime="1981-07-08">8 juillet 1981</time>, Walt Disney Productions à acheter à la société Retlaw Enterprises, détenue par la famille Disney (sa veuve et ses 2 filles), les droits sur le nom « Disney » pour 46,2 millions de $109.

    D'après la désignation de la marque déposée auprès d'USPTO, le nom Walt Disney est considéré comme une marque standard de personnage (code 4)108

    Walt Disney n'a pas réalisé beaucoup de dessins d'animation, pourtant de nombreuses œuvres comportent sa signature. Celle-ci a été confiée à des artistes du studio qui ont ainsi réalisé des cartes, posters et autres objets « dédicacés ». Le premier à être autorisé est Hank Porter110, puis plusieurs autres dont Bob Moore111.

    L'empire de loisirs et de média Disney

    Article détaillé : The Walt Disney Company.

    Aujourd'hui, les studios d'animation et production ainsi que les parcs à thèmes de Walt Disney se sont développés en une société multinationale, multimilliardaire, de télévision, cinéma, destination de vacances et autres médias qui porte son nom. La Walt Disney Company possède aujourd'hui entre autres, quatre complexes de vacances, onze parcs à thèmes, deux parcs aquatiques, trente-deux hôtels, huit studios de cinéma, six labels de disques, onze réseaux de télévision par câble et un réseau de télévision terrestre.

    Les parcs à thèmes

    Article détaillé : Walt Disney Parks and Resorts.

    Ce qui était initialement connu comme le Projet Floride est actuellement la plus grande et la plus populaire destination touristique privée de la terre. Depuis la statue Partners au Magic Kingdom jusqu'au Tree of Life de Animal Kingdom, Walt Disney est toujours à l'honneur et sa vision perpétuée. Sa fascination pour les transports de masse prend vie dans le monorail de Walt Disney World Resort112 qui fonctionne entre deux parcs à thèmes et quatre hôtels. Son rêve du futur prend lui vie à EPCOT dans des attractions et des expositions à la pointe de la technologie.

    Quand la seconde phase de Walt Disney World est construite, EPCOT est transformé par les héritiers de Walt Disney en un parc à thème EPCOT Center, qui ouvre en 1982. Le parc Epcot qui existe encore actuellement est essentiellement une foire internationale et seulement une infime partie de la ville fonctionnelle envisagée par Walt. Toutefois, la ville de Celebration113 construite par la Walt Disney Company et adjacente à Walt Disney World Resort rattrape un peu la vision d'EPCOT.

    Disneyland, d'un parc à thème étriqué s'est transformé en un domaine de loisirs avec deux parcs à thèmes, trois hôtels et un large complexe de boutiques. Walt Disney World Resort est une destination favorite pour les vacances pour les touristes du monde, et Tokyo Disneyland est le parc à thème le plus visité au monde (le Tokyo DisneySea du même domaine est le second). Parc Disneyland, en dépit de divers problèmes économiques qui ont émaillé le parc depuis son ouverture, est toujours le lieu le plus visité d'Europe. Il comprend lui aussi un second parc, le parc Walt Disney Studios, inauguré le <time class="nowrap date-lien" datetime="2002-03-16">16 mars 2002</time>. En <time class="nowrap date-lien" datetime="2005-09">septembre 2005</time>, la Walt Disney Company a aussi ouvert le Hong Kong Disneyland Resort en Chine.

    Pour les 100 ans de la naissance de Walt Disney, Disney a organisé 100 ans de magie une cérémonie centrée sur les parcs de Floride, mais avec aussi d'autres initiatives des différentes filiales du groupe114. Le <time class="nowrap date-lien" datetime="2005-05-05">5 mai 2005</time>, la Walt Disney Company entame la fête de Retour au pays le plus heureux de la terre devant le château de la Belle au bois dormant de Disneyland, conçu par Walt, célébrant les cinquante ans du plus connu des parcs à thèmes. Les parcs de Walt Disney Parks and Resorts sont renommés de par le monde pour la minutie de leurs détails, l'hygiène et leurs standards, tous définis par Walt Disney pour Disneyland.

    L'animation Disney

    Après la mort de Walt, le studio a poursuivi la production de films d'animation, essentiellement des longs métrages. Les courts métrages ont été eux remplacés dans les années 1980 par des séries télévisées. Au milieu des années 1990, les studios se sont associés à Pixar pour produire des longs métrages en animation de synthèse, perpétuant en quelque sorte l'héritage d'innovation de Walt.

    Entre 2000 et 2006, une période sombre a obscurci le studio. L'animation traditionnelle à la main, avec laquelle Walt Disney avait construit le succès de sa société, ne devait plus exister aux studios de Walt Disney Feature Animation. À la fin du XXe siècle, après une période de longs métrages animés traditionnels au succès mitigé, les deux studios satellites à Paris et Orlando sont fermés et le principal studio à Burbank est converti en un studio d'animation de synthèse. En 2004, la Walt Disney Company annonce la production de son dernier film long métrage en animation traditionnelle : La ferme se rebelle. Les studios DisneyToon en Australie continuent toutefois de produire des films à petit budget en animation traditionnelle, principalement les suites des succès passés, avant de fermer à la fin de l'année 2006.

    À la suite du rachat de Pixar par Disney, John Lasseter promu directeur de l'animation a décidé de renouer avec l'animation traditionnelle et annonce la sortie pour 2010 de La Princesse et la Grenouille.

    CalArts

    Walt Disney accorde un temps substantiel dans ses dernières années à fonder le California Institute of the Arts (CalArts), qui est fondé en 1961 grâce à la fusion du Los Angeles Conservatory of Music et du Chouinard Art Institute, qui avait contribué à former les équipes d'animation durant les années 1930. Quand Walt meurt, CalArts hérite d'un quart de ses biens, ce qui constitue une manne substantielle qui est affectée à la construction de nouveaux bâtiments sur son campus. Walt lègue par ailleurs 38 acres (154 000 m2) du ranch de Golden Oak à Valencia pour que l'école puisse y être construite. CalArts déménage au campus de Valencia en 1971.

    Lillian Disney, veuve de Walt, consacre une grande partie de son temps à suivre CalArts et organiser des centaines d'événements de récoltes de fonds pour l'université par respect des dernières volontés de son mari. Elle s'investit également dans le Walt Disney Symphony Hall de Los Angeles). Après la mort de Lillian à la fin de l'année 1997, l'héritage de cette tradition perdure avec sa fille Diane et son mari Ron. CalArts est aujourd'hui l'une des plus grandes universités indépendantes en Californie, principalement grâce aux contributions des Disney.


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