• Ne vous fiez pas aux températures, "ce n'est pas encore le printemps", prévient la journaliste Fabienne Amiach. Même si ça lui rassemblait grâce "à un flux du Sud qui a apporté de l'air doux qui a fait fondre la neige", détaille-t-elle. On a eu une amplitude de 20 à 29 degrés par endroits comme dans le sud-ouest de la France." Néanmoins il faut rester vigilant, car "nous avons à nouveau une vigilance neige et verglas prévue pour demain."

    Gare aux phénomènes glissants !

    La raison ? "Une nouvelle perturbation va arriver par l'Ouest et va remonter", ajoute la journaliste. C'est une perturbation classique, mais elle va arriver sur un sol froid. Ainsi, tous les Hauts-de-France jusqu'au Grand Est vont avoir des phénomènes glissants. 22 départements sont ainsi concernés. Le vent continue aussi de souffler en rafales et une alerte "vagues" est à prévoir. Soyez vigilants !


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    Chocolat et Pâques : les Français sont-ils de gros mangeurs ?


    Chocolat et Pâques : les Français sont-ils de gros mangeurs ?En moyenne lors de la semaine de Pâques, chaque Français achète 900 grammes de chocolat pour un montant d'environ 18 euros
    illustration - Amat Michel

     

    Près de 15 000 tonnes de chocolat devraient être consommées en France en cette semaine de Pâques. D’où vient cette tradition gourmande ? Quelles sont nos préférences ?

     

    Les chasses aux oeufs et autres cloches ou lapins dopent la consommation de chocolat à Pâques par rapport au reste de l’année. Pourquoi une telle tradition ? Dans quelles proportions achète-t-on du chocolat et surtout, lesquels préférons-nous ? On fait le point. 

    Pourquoi mange-t-on du chocolat à Pâques ?

    Au risque d’en décevoir certains, contrairement aux symboles de l’oeuf ou de la cloche, le chocolat en lui-même n’a aucune signification particulière pour le jour de Pâques. La tradition d’offrir des moulages en chocolat n’est en effet pas si ancienne. Les premiers oeufs en chocolat sont nés au XIXe siècle, suite aux progrès d’affinage de la pâte de cacao chauffée et à la mise au point des premiers moules. 

    Depuis, l’habitude de s’offrir des sujets en chocolat à ses enfants et ses proches s’est largement installée. En 2017, les Français ont consommé 14 500 tonnes de chocolat pour Pâques, en léger recul (-1,5%) par rapport à 2016. 

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    "Avec près de 4% des ventes annuelles, Pâques est le deuxième marché de l’année pour le chocolat, derrière celui des fêtes de fin d’année qui représente 10% des ventes annuelles", indique Florence Pradier, secrétaire générale du Syndicat du Chocolat qui rassemble les principales entreprises du secteur implantées en France. 

    Le marché est aussi très lié à la météo : les ventes augmentent si le temps clément favorise l’organisation de chasses aux oeufs, souligne-t-elle. 

    En moyenne lors de la semaine de Pâques, chaque Français achète 900 grammes de chocolat pour un montant d’environ 18 euros. Attention tout de même à l’indigestion !

    Les Français dans le top 5 mondial des consommateurs

    A Pâques ou toute l’année, selon une étude Toluna, le chocolat est l’aliment préféré des Français : 97,8% en consomment régulièrement, dont 76,4% chaque semaine et 30,7% tous les jours.

    Mais nous ne sommes pas les champions du monde de gourmandise : à l’échelle internationale, la France n’occupe "que" la cinquième position des consommateurs de chocolat, avec 7,3 kilos par personne et par an, selon une étude Caobisco de février 2017. 

    Les premiers sont les Allemands (11 kilos par personne et par an), suivis par les Belges (10,9 kg), les Suisses (10,8 kg) et les Britanniques (10 kg).

    "On voit surtout récemment l’émergence de nouveaux consommateurs en Chine, en Russie et au Brésil", souligne le syndicat du chocolat.

    Globalement, le marché du chocolat en France a représenté 378 850 tonnes en 2017, en prenant en compte les ventes de chocolat prêt à consommer, mais pas le chocolat utilisé comme ingrédient dans l’industrie agroalimentaire.

    Quel chocolat préfèrent-ils ?

    Selon l’étude Toluna, le chocolat noir reste le préféré des Français (56,8%), devant le chocolat au lait (53,9%) et le chocolat blanc (26,6%). Les consommateurs privilégient également de plus en plus les "grands crus" de chocolat, aux origines bien précises et aux arômes recherchés.

    Côté produits, les préférences des Français vont vers la tablette de chocolat (62,1%), le fondant et moelleux (45,6%), le pain au chocolat (40,2%), la mousse au chocolat (37,1%), l’assortiment de chocolats (36,3%) et la pâte à tartiner (34%).

    80 % de ces achats sont effectuées auprès de la grande distribution, les 20 % restant s’effectuant généralement chez les chocolatiers et dans les magasins spécialisés.

    Côté marques, selon un sondage LSA de 2015, les Français privilégient les géants du secteur : Côte d’Or, Milka, Kinder, Lindt, et Fererro composent le Top 5. 

    Chocolat noir, au lait, blanc : de quoi parle-t-on ?

    Bon à savoir : en France les différentes appellations de chocolat sont strictement encadrées par la loi. Selon le ministère de l’économie, le droit d’utiliser l’appellation "chocolat" dépend de la teneur minimale en cacao, qui influe sur l’intensité de la saveur.

    La teneur en cacao doit obligatoirement être inscrite sur les étiquettes des produits, au moyen de la mention "cacao : x % minimum".

    • Le chocolat noir doit contenir au minimum  43% de cacao dont au moins 26% de beurre de cacao et 14% de cacao sec.
    • Le chocolat au lait doit contenir au minimum 25% de cacao sec, 14% de lait en poudre et 25% de matières grasses.
    • Le chocolat blanc doit contenir au moins 20% de beurre de cacao et 14% de lait en poudre.

    Un moyen de protéger les consommateurs de chocolats qui n’en seraient pas vraiment. 


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    Pâques : dimanche des Rameaux, Semaine Sainte ... que fête-t-on ? PÂQUES 2018 - Ce dimanche 25 mars, dimanche des Rameaux, marque le début de la Semaine Sainte. Les chrétiens la célèbre en hommage à l'arrivée de Jésus à Jérusalem une semaine avant Pâques. Dimanche des Rameaux, Jeudi Saint, date de Pâques, signification des œufs, on vous explique tout.

     

     

    [Mis à jour le 25 mars 2018 à 18h00] Ce dimanche 25 mars 2018, dimanche des Rameaux, marque le début de la Semaine Sainte pour les chrétiens du monde entier. Selon eglise.catholique.fr, ce jour commémore l'arrivée de Jésus à Jérusalem, six jours avant la fête de la Pâques juive. La foule l'acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur. 

     

    C'est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, d'olivier, de laurier ou de palmier, selon les régions. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ. Ces paroles sont chantées comme antienne d'ouverture au lieu où les fidèles se sont réunis. Après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et l'on lit le récit évangélique de l'entrée messianique de Jésus avant de se rendre en procession jusqu'à l'église. La tradition chrétienne veut que l'on emporte, après la messe, les rameaux bénits, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

     

    Le Pape François a béni les rameaux et branches d'olivier place Saint-Pierre

     

    Selon Vatican News, le Pape François a béni les rameaux et branches d'olivier solennellement portés en procession sur la Place Saint Pierre de Rome ce dimanche. Vers 10h, c'était le temps de l'Eucharistie. Le pape, âgé de 81 ans, participera toute cette semaine à plusieurs cérémonies jusqu'à Pâques. Le Dimanche des Rameaux marque également la XXXIIIe Journée mondiale de la Jeunesse, au niveau diocésain, en vue des JMJ de Panama en janvier 2019. 

     

    le Pape.

     

    Un appel au réveil de la jeunesse

     

    À l'issue de la messe des Rameaux, le Pape a parlé au moment de l'angélus. Il a tenu à rappeler que cette journée diocésaine des jeunes représentait une étape vers le synode d'octobre et les JMJ de Panama en janvier 2019.  L'occasion pour le pape François d'appeler la jeunesse parfois "endormie ou anesthésiée" à se réveiller. "Tous les jeunes doivent donc se décider à crier", a-t-il lancé à l'issue de la messe selon Vatican News. François a également tenu à prier Marie pour qu'elle aide les fidèles à "vivre bien la Semaine Sainte". "Apprenons d'elle le silence intérieur, le regard du cœur, la foi amoureuse pour suivre Jésus sur la voie de la croix qui conduit à la lumière joyeuse de la Résurrection".

    Deux "dates saintes" sont célébrées par les chrétiens du monde entier cette semaine. Tout d'abord le Jeudi saint, qui célèbre le dernier repas pris par Jésus avec ses disciples. Lors de ce dernier repas, la Cène, Jésus bénit le pain et le vin, avant de se faire arrêter. Cette année, la célébration du Jeudi saint aura lieu jeudi 29 mars, à trois jours du dimanche de Pâques. Puis, il y a le Vendredi saint, qui commémore le jour de la crucifixion - selon les historiens, autour de l'an 30 de notre ère. Ce jour-là, des chrétiens du monde entier jeûnent et suivent le chemin de croix. En Alsace et en Moselle, il s'agit d'un jour férié. Le Vendredi Saint sera fêté le 30 mars. Le premier jour de la Semaine Sainte qui commémore le jour où Jésus arrive à Jérusalem, acclamé par la foule. Hasard du calendrier, la date religieuse "tombe" pile le même jour que le changement d'heure d'été

     

    Repas et menu de Pâques

     

    Pain azyme, vin, agneau... Les rites chrétiens s'inspirent de la Pâque juive, qui trouve elle-même ses racines dans d'antiques traditions païennes. Le menu de Pâques tombe par ailleurs, chaque année, pile 47 jours après les fastes gustatifs de Mardi gras. La Cène et l'eucharistie. Dans les évangiles, lors de son dernier repas, Jésus bénit le pain et le vin, qu'il présente comme son "corps" et son "sang". Il demande alors à ses disciples de perpétuer ce rite en sa mémoire, ce dernier permettant la rémission des pêchés. Pour les chrétiens, l'eucharistie est la commémoration de ce repas, mais aussi celle du sacrifice de Jésus, qui rachète ainsi le péché originel des hommes. Les catholiques croient en la présence réelle de Jésus dans le pain azyme et le vin bénis lors de la messe. C'est le mystère de la "transsubstantiation". A l'inverse, Les protestants ne voient dans l'eucharistie qu'un rite symbolique.

     

    La cène, tableau de Duccio di Bueninsegna © DR

    Le coupe de vin et le pain azyme. L'influence des traditions juives sur l'eucharistie est manifeste : le soir de la Pâque, les juifs célèbrent en effet le "Sédèr", le repas pascal. Sur la table, figurent 7 mets symboliques, parmi lesquels des herbes amères pour rappeler les souffrances du peuple hébreu avant sa libération, mais aussi du pain azyme. Ce pain sans levain est consommé en mémoire de la fuite d'Egypte durant laquelle les Hébreux n'eurent pas le temps de faire lever le pain. Pendant 7 jours avant et après la Pâque, le pain levé est proscrit et remplacé par des "matzoth", galettes de pain azyme. Sur la table du Sédèr est également placée une coupe de vin réservée au Prophète Elie, dont le retour est attendu.

     

    L'agneau pascal. Manger de l'agneau est une tradition que l'on retrouve dans de nombreux pays. Pour les chrétiens, l'agneau fait référence au Christ, "l'agneau de Dieu" qui a donné sa vie en sacrifice et qui conduit le troupeau des brebis de Dieu. Mais dans la Bible, le sacrifice de l'agneau est aussi commandé aux Hébreux, avant la traversée de la Mer Rouge. Avec le sang de cet agneau, ils marquent leur maison, échappant ainsi à la dixième plaie d'Egypte, la mort des nouveaux-nés. Un rite pastoral que pratiquaient déjà les peuples nomades. L'agneau et la brebis ont toujours représenté la pureté, l'innocence, la justice. Autrefois, on racontait même que le diable pouvait prendre la forme de n'importe quel animal à l'exception de la brebis.

     

    Alors, prévoyez-vous un repas de Pâques traditionnel cette année ? Rien n'est moins sûr : avec la laïcisation de la société, les fêtes de Pâques ont progressivement perdu de leur signification religieuse. Pâques est désormais synonyme de vacances, de poules et d'œufs en chocolat. Il s'agit d'une fête familiale, avant tout consacrée aux enfants qui partent, le dimanche de Pâques, à la chasse aux oeufs et autres gourmandises, déposés par le lapin ou encore les cloches de Pâques. L'occasion également pour certains d'envoyer des cartes de Pâques.

     

    Oeufs et cloches de Pâques

     

    Certaines sources rapportent que les Perses s'offraient déjà des œufs il y a 5 000 ans à l'approche du printemps. Ce fut ensuite le tour des Gaulois et des Romains. Pour toutes ces cultures païennes, l'œuf semble avoir été l'emblème de la vie, la fécondité et la renaissance. Ces traditions ont ensuite été assimilées par la chrétienté. L'œuf de Pâques est alors devenu un symbole de la résurrection. Il marque également la fin des privations imposées par le Carême.

     

    Le dimanche de Pâques, date de la fin du Carême, marque la rupture d'une période de privation alimentaire pour les pratiquants. Autrefois, cette tradition était plus respectée qu'aujourd'hui. Et pendant les 40 jours de jeûne, les fidèles ne mangeaient pas d'œufs. A la fin de la période, les croyants s'offraient les productions de leurs poules qu'ils avaient accumulées. Des œufs qui pouvaient être décorés, dès la Renaissance. Quant au chocolat, il aurait fait son apparition d'abord dans les coquilles d'œufs avant que des œufs tout chocolat n'émergent dans la première moitié du XIXe siècle. Depuis, un peu aidés par le marketing, les oeufs en chocolat sont devenus le symbole de Pâques dans l'inconscient collectif, comme le sont la galette de l'Epiphanie ou les crêpes de la Chandeleur.

     

    Crucifixion Raphaël (1502-1503). © © National Gallery

    Le Dimanche de Pâques est celui de la résurrection et a lieu le 1er avril 2018. Trois jours après la mort de Jésus, deux femmes, parmi lesquelles Marie-Madeleine, se rendent au tombeau du Christ, qu'elles découvrent vide, avant de voir apparaître Jésus qui leur demande d'annoncer sa résurrection. Ce dimanche est un jour de fête, durant lequel tous les interdits du Carême sont levés. Commence alors la semaine de Pâques : Jésus se fait reconnaître par ses disciples, avant de remonter aux cieux, 40 jours après, lors de l'Ascension.

     

    Quelles sont les origines de cette fête de Pâques ? Quelle est la signification du vendredi saint ou du dimanche de Pâques ? Que veut encore dire Pâques ? Est-ce la poule, le lapin ou la cloche qui distribue traditionnellement les oeufs de Pâques ? Pourquoi dit-on que les cloches se rendent à Rome ? Quelle est la date du prochain lundi de Pâques ? Dans cette page spéciale Pâques, nous allons tenter de répondre à toutes ces questions sur une fête à la fois religieuse et profane, célébrée depuis l'Antiquité.


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  • La Chaîne Météo prévoit des températures particulièrement basses dans la nuit de mercredi à jeudi. Le grand froid se poursuivra jusqu'à vendredi sur l'ensemble du pays, avant un week-end très contrasté puis une amélioration dès lundi.

    Après des premières chutes de neige lundi et mardi, une partie de la France s'est réveillée sous un grand manteau blanc ce mercredi. Un épisode neigeux qui fait le bonheur des uns mais aussi le malheur des autres, usagers des transports en commun comme automobilistes. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a annoncé ce mercredi matin que plus de 2500 personnes étaient mobilisées en Île-de-France pour que «la situation s'améliore le plus rapidement possible».

    » LIRE AUSSI - Chutes de neige: entre 2500 et 3000 membres des forces de l'ordre mobilisés

    À en croire les prévisions météo, la situation ne devrait pourtant pas s'arranger dans les prochains jours. À partir de ce mercredi soir, La Chaîne Météo* anticipe une forte baisse des températures, entraînant un risque important de verglas. Cette nuit, il pourrait faire jusqu'à -10°C localement. Vendredi, une nouvelle perturbation neigeuse devrait toucher une zone allant des Hauts-de-France au Limousin. Ne rangez donc pas vos pulls, doudounes et bonnets dès ce soir. La vague de froid a encore de beaux jours devant elle.


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    ~ "Joyeux Noël" en portugais se dit : "Feliz Natal" ~

     

     

     

     

     

    Au Portugal, on appelle Consoada le réveillon de Noël, qui comprend le repas en lui-même et l'ouverture des cadeaux, plus tard dans la nuit du 24 au 25 décembre.
    Au niveau gastronomique, le réveillon portugais n'est pas nécessairement fastueux. Plus que des mets luxueux ou des produits onéreux, la table de Noël est avant tout l'occasion de savourer des plats simples, mais savoureux, tous imprégnés de tradition. Si le dîner peut en revanche être qualifié de copieux, c'est avant tout à cause de la place très importante faite aux desserts.

     

     

     

    Il est bien connu que les Portugais raffolent de la morue, et ce postulat se vérifie en particulier à Noël. Si l'on a coutume de dire qu'il existe 365 façons différentes de préparer la morue (soit une par jour), le 25 décembre, les Portugais choisissent de la manger le plus humblement possible, sans faste ni luxe.
    En effet, la morue (cabillaud salé et séché) est dégustée bouillie avec de simples pommes de terre et des choux cuits à l'eau. Un repas relativement frugal, en prévision des nombreux et consistants desserts, présentés bien plus tard dans la soirée. D'autres innovent cependant, et servent la morue en brandade avec de la crème par exemple.

    Le Portugal reste un pays profondément ancré dans la religion catholique, c'est pourquoi au moment où sonnent les douze coups de minuit, tous les fidèles se dirigent à l'église locale pour y célébrer la Missa do Galo, littéralement "la messe du coq". Pourquoi le coq ? Selon les croyances, un coq aurait chanté le matin du 25 décembre, célébrant à sa façon la naissance de Jésus Christ.

     

     

     

     

    Ce n'est que tard dans la nuit, après la messe que les convives passent aux desserts. Dans chaque maison, une table entière leur est ainsi dédiée. Selon la tradition, cette table de desserts restera alimentée durant plusieurs jours, pour accueillir tous les proches venus offrir leurs cadeaux et présenter leurs voeux.

    En hommage aux participants de la Cène, les desserts présentés sont au nombre de 13. Parmi ces douceurs, on trouve des fruits (des oranges en particulier), mais surtout les classiques de la pâtisserie portugaise.

    De par son climat méditerranéen, le Portugal a toujours privilégié des gâteaux, dont la conservation craignait peu la chaleur. Exit la crème et les fruits frais, très peu représentés dans les desserts portugais. Place plutôt au riz, aux œufs, à la cannelle, aux fruits secs et surtout au sucre.
    Un peu à l'image des pâtisseries de la cuisine maghrébine, les gâteaux et friandises lusitaniennes font preuve d'une douceur très prononcée.

    Voici ceux que l'on retrouve le plus souvent le jour de Noël :
    Bolo rei : Gâteau des rois en forme de couronne, composé de fruits secs et garnis de fruits cristallisés. Autrefois, les Portugais servaient cette pâtisseries le 6 janvier, date à laquelle, selon la religion catholique, les 3 rois mages auraient rendu visite à l'enfant Jésus. Le 6 janvier fût d'ailleurs pendant longtemps, le jour où l'on s'échangeait les cadeaux. Aujourd'hui, la consommation du bolo rei s'est étendue à toute la période de Noël.


    Arroz doce : Le riz au lait portugais fait partie des desserts habituels de la gastronomie national. Légèrement aromatisé au citron, on le décore systématiquement avec de la cannelle. Il suffit d'en prendre une pincée entre les doigts pour dessiner un sapin de Noël, ou bien personnaliser des ramequins individuels au nom de chacun des convives.

    Filhós : Gros beignets à base d'une pâte proche de celle utilisée pour le pain, souvent très légèrement parfumée à l'aguardente (littéralement "eau ardente"), l'eau de vie locale, et à l'orange. Afin de les savourer chauds, on prépare généralement la pâte avant le repas, le temps qu'elle lève convenablement. Les beignets sont ensuite frits, une fois les gens rentrés de la messe. On saupoudre les filhós de sucre et de cannelle au dernier moment, pour ne pas que ces derniers ramollissent les beignets. Il existe plusieurs variantes de filhós, dont une fameuse préparée à base de potiron.

    Rabanadas aussi appelées fatias douradas : Proches du pain perdu, ce sont des tranches de pain rassis, plongées dans du lait puis frites, parsemées de cannelle et de sucre. Les rabanadas sont parfois préparées avec une variante de vin chaud.

    Doce de aletria : Sorte de riz au lait au vermicelle.

    On compte aussi de nombreux autres desserts selon les régions : Ovos moles, spécialités de la ville de Aveiro, les Sonhos (rêves), petits beignets frits, ou encore le Pão-de-ló, gâteau riche en œuf, aromatisé à l'orange ou au citron.

     

     

     

     

    Le lendemain, le 25 décembre, les convives se réunissent à nouveau, cette fois pour manger du chevreau rôti au four servi avec des grelos, des pousses de navets. Ces pousses constituent la tige verte des navets, généralement mise de côté. Peu ou pas consommés en France, les grelos, dont le goût un peu âcre, et surtout l'apparence, les rapprochent des épinards, sont en revanche très appréciés, cuits à l'eau, par les Portugais.

    Malgré tout, l'influence anglo-saxonne fait que la dinde remplace de plus en plus souvent le chevreau dans certains foyers. Il est vrai qu'un gallinacé élevé en batterie possède l'avantage de coûter bien moins cher que n'importe quelle pièce de cabri.

    Pour accompagner ces plats, les Portugais privilégient le vin rouge.
    Pour le dessert, le Porto, produit des vignes longeant le fleuve Douro au nord du pays, est préféré au champagne, un peu en raison de la tradition, beaucoup à cause du portefeuille.

     

     

     

    Au moment de l'ouverture des cadeaux, l'estomac n'est pas en reste car l'habitude veut que l'on offre une orange à chacun des convives. A l'époque, ce fruit d'hiver était considéré comme un produit précieux, au point de devenir l'un des symbole de Noël.

    Les cadeaux s'ouvrent plutôt au retour de la messe minuit, dans la nuit du 24 au 25, en dégustant les desserts. Selon la tradition, ces présents ne sont pas apportés par le père Noël, mais par le Petit Jésus.

    Dans les maisons pourvues d'une cheminée, le 24 décembre est également allumé un feu à l'aide d'un petit tronc d'olivier ou de châtaignier. En temps normal, les cendres de ce feu doivent être maintenues pendant une semaine jusqu'au jour de l'An, le 31 décembre.


    En plus de la crèche, le sapin est arrivé relativement tard, mais est vite devenu une coutume. Pour preuve Lisbonne a récemment érigé le plus grand conifère illuminé d'Europe, haut de 62 metres.

    Lors de la nuit de Noël, les musiciens et chanteurs de chaque ville et village, arpentent les rues pour chanter et jouer aux portes des habitants. Ces manifestations s'appellent les Janeiras, même si comme leur nom l'indique, elles ont le plus souvent lieu au mois de janvier.

     

     

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