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    Plus beau domaine skiable de France : Serre-Chevalier

     

    Serre-Chevalier est l’un des domaines skiables les plus grands d’Europe avec 250 km de pistes à 2 800 mètres d’altitude. Vous trouverez lors de vos vacances  à Serre-Chevalier  115 pistes dont 15 pistes noires, 42 pistes rouges, 33 pistes bleues, 25 pistes vertes accessibles grâce à 66 remontées mécaniques.  Ce domaine,  situé entre le col du Lautaret et Briançon, au pied du Parc des Ecrins, bénéficie de 300 jours d’ensoleillement par an et d’un enneigement idéal. Il est réputé pour son authenticité. Le domaine skiable s’étend sur plusieurs communes des Hautes Alpes : Briançon, Puy Saint André, Puy Saint Pierre, Chantemerle (St Chaffrey),  Villeneuve (La Salle les Alpes) et Le Monêtier les Bains.

    Serre-Chevalier

    Serre-Chevalier

    Serre-Chevalier est au pied du Parc National des Ecrins. Lors de vos vacances au ski à Serre-Chevalier, vous pourrez dévaler près de 6 000 mètres de pistes de skis en une journée si vous êtes un bon skieur.

    Côté détente, vous pourrez profiter lors de vos séjours au ski à Serre-Chevalier d’un centre thermoludique unique en son genre. A Serre-Chevalier, une source d’eau naturellement chaude jaillit à une température de 44°C. Cette eau est refroidie à 36°C pour irriguer des piscines ou des bains aux vertus bénéfiques contre les rhumatismes, les problèmes de peau ou simplement pour se ressourcer pendant vos séjours de ski à Serre-Chevalier.

    Vous bénéficierez d’un large de choix de location de ski à Serre Chevalier. De nombreux commerces et restaurants vous accueilleront comme des invités, fidèles à la tradition montagnarde de la station qui a reçu le label famille. Vous bénéficierez donc de tous les services (école de ski, clubs, garderies etc…) nécessaires pour passer de bonnes vacances de ski à Serre-Chevalier.


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  • Situé dans le sud-est de la France, les Alpes est un massif emblématique du ski : Il abrite le sommet de l'Europe (le Mont-Blanc et ses 4810 mètres), de nombreuses stations de ski village, et les plus grandes stations de ski internationnales. On distingue généralement les Alpes du Nord et les Alpes du Sud.  

     

     

    STATIONS DES ALPES DU NORD

    Stations de ski Alpes >> Stations de ski Alpes du Nord

    Stations de ski Alpes du Nord

    Les Alpes du Nord offrent toute la diversité de la montagne, des grandes stations de ski internationales aux stations villages de charme. Ici, les sites de ski alpin, les domaines reliés, les kilomètres de pistes nordiques et les sentiers de piétons balisés et entretenus séduiront les amoureux du ski, de la neige et du farniente. Découvrez les stations de ski des Alpes du Nord avec France Montagnes :

    Toutes les stations de ski des Alpes du Nord 
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    STATIONS DES ALPES DU SUD

    Stations de ski Alpes >> Stations de ski Alpes du Sud

    Stations de ski alpes du sud

    La rencontre des cultures alpine et méditerranéenne donne à ces lieux un caractère particulier, un art de vivre aux accents du sud. Ici, les stations ski de haute montagne côtoient les villages de charme. Neige, ski, soleil ? un cocktail qui saura vous séduire. Découvrez toutes les stations de ski des Alpes du Sud avec france Montagnes :

    Toutes les stations de ski des Alpes du Sud 
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  • Île-de-France

    Guide du routard

    ÃŽle-de-France par Maurice Frappier
    Île-de-France © Maurice Frappier

    Pas facile d’exister dans l’ombre de l’une des principales destinations touristiques au monde : Paris, la ville lumière. La capitale a souvent éclipsé toute une région, l’Île-de-France, tant dans les domaines politique et économique que culturel.
    Pourtant, à y regarder de près, l’Île-de-France brille de mille trésors qui en font une destination de choix. Son éclat, elle le doit aux rayons du Roi Soleil qui lui a légué le somptueux château de Versailles, aux reflets chromés d’une grosse américaine, Disneyland, à des noms prestigieux d’anciennes résidences royales : Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau, enfin aux touches lumineuses des tableaux des impressionnistes qui ont immortalisé les rives de la Seine.
    Loin de l’image des banlieues parisiennes bétonnées (où le routard un peu curieux aura la bonne surprise de tomber sur un troquet chaleureux, un coin de verdure planté d’arbres fruitiers ou le vestige émouvant d’un passé millénaire), l’Île-de-France est aussi un vaste terrain de jeu pour les amateurs de loisirs en plein air. À pied, à cheval, à deux ou quatre roues, sur terre, dans l’eau ou dans les airs ; il y a de quoi faire, dans ses milliers d’hectares de forêts et de parcs naturels, comme dans ses nombreuses bases de loisirs.
    Que vous soyez parisien, à cette région des week-ends sporadiques, ou que vous veniez de plus loin pour un séjour prolongé, l’Île-de-France, dans sa grande diversité, n’a pas fini de vous étonner.

    Carte d'identité Île-de-France

    Seine-Saint-Denis

    - Année de naissance : 1968, en application de la loi de 1964 sur la partition des départements de Seine et Seine-et-Oise.
    - Superficie : 236 km².
    - Population : 1 516 000 habitants (estimation 2010).
    - Densité : 6 424 hab./km².
    - Préfecture : Bobigny.
    - Sous-préfectures : Saint-Denis, Le Raincy.

    Val-de-Marne

    - Année de naissance : 1968, en application de la loi de 1964 sur la partition des départements de Seine et Seine-et-Oise.
    - Superficie : 227 km².
    - Population : 1 318 000 habitants (estimation 2009).
    - Densité : 5 809 hab./km².
    - Préfecture : Créteil.
    - Sous-préfectures : L’Haÿ-les-Roses, Nogent-sur-Marne.

    Hauts-de-Seine

    - Année de naissance : 1968, en application de la loi de 1964 sur la partition des départements de Seine et Seine-et-Oise.
    - Superficie : 176 km².
    - Population : 1 562 000 habitants (estimation 2009).
    - Densité : 8 874 hab./km².
    - Préfecture : Nanterre.
    - Sous-préfectures : Antony, Boulogne-Billancourt.

    Yvelines

    - Année de naissance : 1964, lors de la partition des départements de Seine et Seine-et-Oise.
    - Superficie : 2 284 km².
    - Population : 1 407 000 habitants (estimation 2009).
    - Densité : 616 hab./km².
    - Préfecture : Versailles.
    - Sous-préfectures : Mantes-la-Jolie, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye.

    Val-d’Oise

    - Année de naissance : 1968, en application de la loi de 1964 sur la partition des départements de Seine et Seine-et-Oise.
    - Superficie : 1 246 km².
    - Population : 1 169 000 habitants (estimation 2009).
    - Densité : 938 hab./km².
    - Préfecture : Cergy.
    - Sous-préfectures : Pontoise, Argenteuil, Sarcelles.

    Seine-et-Marne

    - Superficie : 5 915 km².
    - Population : 1 313 000 habitants (estimation 2009).
    - Densité : 222 hab./km².
    - Préfecture : Melun.
    - Sous-préfectures : Fontainebleau, Meaux, Provins, Torcy.

    chateau de fontainebleau

    mairie de pontault Combault

    Essonne

    - Année de naissance : 1964, lors de la partition du département de Seine-et-Oise.
    - Superficie : 1 804 km².
    - Population : 1 208 000 habitants (estimation 2009).
    - Densité : 670 hab./km².
    - Préfecture : Évry.
    - Sous-préfectures : Palaiseau, Étampes.

    corbeil

     

     

    Infos pratiques Île-de-France

    Adresses utiles

    - Comité régional de tourisme d'Île-de-France : 00-73-00-77-00. Envoi de brochures thématiques sur demande. Points d'accueil à Orly, Roissy, Disneyland (place François-Truffaut) et Versailles (2 bis, avenue de Paris).

    - Comité départemental de tourisme de Seine-Saint-Denis : 140, avenue Jean-Lolive, 93695 Pantin Cedex. Tél. : 01-49-15-98-98.
    Attention, l'accueil du public se fait à l'Espace Accueil Tourisme du Stade de France, porte H : Consortium Stade de France, ZAC du Cornillon, 93200 Saint-Denis. Tél. : 01-49-46-08-11. Fermé les 25 décembre et 1er janvier, les veilles et lendemain d'évènements au Stade de France.
    Excellente documentation sur les richesses, activités et balades dans le département. Liste des hébergements disponible.
    -
    Comité départemental de tourisme du Val-de-Marne : 16, rue Joséphine-de-Beauharnais, 94500 Champigny-sur-Marne. Tél. : 01-55-09-16-20.
    Possibilité de télécharger en ligne l'excellente brochure intitulée Le Temps de flâner, qui indique 9 itinéraires de promenade. Le CDT envoie de la documentation sur simple demande par téléphone.
    -
    Comité départemental de tourisme et des loisirs des Hauts-de-Seine : 8, place de la Défense, Courbevoie, 92974 Paris La Défense Cedex. M. ou RER : La Défense - Grande Arche, ou M. : Esplanade de la Défense. Tél. : 01-46-93-92-92.
    Vous pouvez demander au CDT des brochures disponibles gratuitement : balades à pied et à vélo, audio-guides MP3, dépliants sur les parcs et jardins, guides thématiques pratiques. Ils sont téléchargeables sur le site Internet. Le CDT organise parfois des visites guidées exceptionnelles « coups de cœur » : visites culturelles, d'entreprises ou sportives.
    -
    Comité départemental de tourisme des Yvelines : 3, rue de Fontenay, 78000 Versailles (seulement pour les demandes par courrier : pas d'accueil du public). Tél. : 01-39-07-71-22.
    Possibilité de télécharger des brochures : Loisirs, Agenda des sorties, Agenda des sorties enfants, Circuits et découvertes, Côté parc côté jardin, Patrimoine, Séjours, Trésors gourmands.
    La carte Pass'Malin offre des tarifs préférentiels sur plusieurs sites du département : Thoiry, Bergerie nationale, fermes de Gally...
    -
    Comité de tourisme et des loisirs du Val-d’Oise : Immeuble Administratif Jacques-Lemercier, 5, avenue de la Palette, 95000 Cergy-Pontoise. Tél. : 01-30-73-39-20.
    Possibilité de télécharger quelques brochures : hébergement et restauration, tourisme d'affaires.
    Organisation de nombreuses excursions thématiques : les hauts lieux du Moyen Âge, au fil de l'eau, archéologie et géologie en Vexin, jardins impressionnistes et jardins de campagne...
    -
    Comité départemental de tourisme de Seine-et-Marne : 11, rue Royale, 77300 Fontainebleau. Tél. : 01-60-39-60-39.
    Possibilité de télécharger des brochures : On ne manque pas d'air !, On réveille vos sens !, Carnets de route...
    -
    Comité départemental de tourisme de l'Essonne : 19, rue des Mazières, 91000 Évry (pour le courrier). Tél. : 01-64-97-35-13.
    Possibilité de télécharger des brochures : Guide du tourisme et des loisirs, Guide des randonnées.

    Culture Île-de-France

    Musées

    - Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget : c’est l’ancienne aérogare de l’aéroport du Bourget : vue du ciel, elle figure un bimoteur au sol. Dans ce domaine, c’est le plus important musée du monde, avec une collection de plus de 150 avions originaux ! On peut y trouver les coucous de la guerre de 1914-1918, ainsi que l’histoire de l’aviation civile depuis 1919, depuis les avions de Costes et de Bellonte jusqu’au Boeing 747 et Concorde. Machines volantes, prototypes, avions mythiques d'hier et d'aujourd'hui sont exposés dans les hangars et sur le tarmac de l’aérodrôme. Ensuite, on passe à la conquête du cosmos. Il y a le premier Spoutnik, la cabine Soyouz T6 de Jean-Loup Chrétien, sans oublier Ariane... ainsi qu’un planétarium.

    - Musée national de Céramique à Sèvres : initialement installée à Vincennes, la Manufacture royale de porcelaine a déménagé à Sèvres en 1756, sous l’influence de Mme de Pompadour. Elle prit un nouvel essor sous la direction d’Alexandre Brongniart, de 1800 à 1847, qui y créa notamment le musée de Céramique. Celui-ci rassemble aujourd’hui plus de 50 000 objets de toutes les époques et de tous les horizons, de la Rome antique aux faïences contemporaines japonaises, en passant par la poterie vernissée du Moyen Âge et les porcelaines hispano-mauresques. À la sortie, vous saurez tout sur les pâtes dures et tendres, les différences entre faïences, porcelaines, céramiques, poteries, majoliques...

    - Château et musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye : la variété et la richesse des pièces exposées (le plus important fonds archéologique de France, et, pour la section préhistorique, le plus important au monde) et une présentation claire font de ce musée une formidable machine à remonter le temps. On revit la suite des siècles et des millénaires : fossiles et ossements, balbutiements de l'humanité, puis son évolution jusqu'à la Gaule mérovingienne. Très nombreuses raretés et splendeurs.

    - Musée Fragonard à Maisons-Alfort : il s’agit ici de Honoré Fragonard, cousin du peintre, né comme lui en 1732. La visite s’articule autour de trois salles : la première montre comment les animaux sont à la fois ressemblants et différents (au travers de leurs systèmes respiratoire, digestif, nerveux, etc.). Ne pas manquer la petite « galerie des monstres », avec d’incroyables animaux à deux têtes ! La deuxième salle regroupe les squelettes ainsi qu’une impressionnante collection de mâchoires. La troisième offre un panorama étonnant des pathologies animales et humaines. Mais le « trésor » du musée est la vingtaine d’écorchés réalisés entre 1766 et 1771 par Fragonard

    À voir également

    Le musée français de la Carte à jouer à Issy-les-Moulineaux, le musée Jean-Jacques Rousseau à Montmorency, etc.

    Châteaux

    Le château de Versailles

    - Renseignements : tél. : 01-30-83-78-00. Pour les spectacles : 01-30-83-78-89.

    L'arrivée au château

    De la place d'Armes, on pénètre dans l'avant-cour par une grille dont le portail est flanqué de groupes sculptés. On entre dans la cour d'Honneur, flanquée par les ailes des Ministres.
    On avance toujours, le pavé est rude, et le faux plat mène à la cour de Marbre. Les bâtiments qui la bordent sont ceux du « château Vieux » de Louis XIII - remaniés par son fils.
    Aujourd'hui, la « grille royale » sépare la cour d'Honneur de la cour Royale (qui mène à la cour de Marbre) ; l'entrée des visiteurs se fait désormais par le pavillon Dufour.

    Les visites dans le château

    - Circuit des Grands Appartements.
    - Circuit des Appartements de Mesdames.
    - Le musée de l'Histoire de France.
    - Les visites commentées habituelles :

    • Les Petits Appartements de Louis XV-Louis XVI et la chapelle.
    • Les Petits Appartements de Marie-Antoinette.
    • Autres visites commentées : une bonne part des galeries historiques n'est pas ouverte aux visiteurs individuels. Ainsi la salle des Croisades, la galerie du XIXe s ou les salles de la Révolution, du Consulat et de l'Empire ne peuvent se visiter qu'en groupes et sur réservation au 01-30-83-78-00.

    Le Musée national du château de Fontainebleau

    - Renseignements : tél. : 01-60-71-50-70 et 01-60-71-50-60.

    « La maison des siècles » se compose d'une série d'édifices construits par adjonctions successives du XVIe au XVIIIe s. Cependant, depuis le XIIe s déjà, Fontainebleau était résidence de chasse royale du roi Louis VI le Gros ; et Louis VII, Philippe Auguste, Louis IX ou encore Philippe le Bel y séjournèrent.
    Mais c'est à François Ier que l'on doit le palais actuel, ainsi que la célèbre galerie ornée par Rosso. L'escalier dit du « fer à cheval » date, lui, de Louis XIII. Des constructions antérieures ne subsiste que le donjon. Plus tard, Napoléon à son tour s'installera ici, faisant entre autres aménager une salle du Trône.

    Le château de la Roche-Guyon

    - Renseignements : tél. : 01-34-79-74-42.

    Outre l'enfilade des grands salons du XVIIIe siècle, on ne manquera pas de visiter les écuries et les cours intérieures, le bâtiment médiéval, les chapelles troglodytiques, le pigeonnier et le donjon. Les plus courageux verront leurs efforts récompensés par une vue sur les méandres de la Seine, la campagne et les anciens jardins potagers restaurés. Ne manquez pas le circuit des casemates de la Seconde Guerre mondiale.
    Le potager-verger offre une visite de ses jardins qui retrouvent leur vocation première : un espace de production et d'expérimentation horticole où semences et biodiversité tiennent une place primordiale.
    Un lieu exceptionnel, à ne pas manquer !

    Le château de Vaux-le-Vicomte

    - Renseignements : tél. : 01-64-14-41-90.

    L’un des plus beaux châteaux d’Île-de-France, celui qui donna à Louis XIV l'idée de construire Versailles. Fier, élégant, planté en pleine campagne, il reste l'un des symboles de la magnificience du Grand Siècle, produit du talent des plus grands artistes de ce temps.

    À visiter également

    Les châteaux de Rambouillet, de Maisons-Laffitte, d’Écouen, de Malmaison, de Champs-sur-Marne, de Ferrières-en-Brie, etc.

    Monuments religieux

    Basilique (et cathédrale) de Saint-Denis

    La prestigieuse basilique, élevée au rang de cathédrale en 1966, vaut autant pour ses hôtes que pour son architecture. Les extensions par Suger de l’église de Charlemagne (façade et chevet, édifiés de 1137 à 1144) en font le tout premier monument gothique. Quarante-deux rois, ternte-deux reines, soixante-trois princes et princesses et dix serviteurs du royaume y reposent. Les gisants et tombeaux sont vides depuis 1793, lorsque les Révolutionnaires les ouvrirent et ensevelirent les corps dans deux fosses communes. Louis XVIII les fit exhumer pour les réunir dans la crypte : c’est l’ossuaire, où une plaque égrène la liste des monarques censés y être.

    Abbaye de Royaumont

    - Renseignements : tél. : 01-30-35-59-70.

    Certainement l'une des plus belles abbayes cisterciennes d'Île-de-France. Situés dans un cadre boisé, les bâtiments sont d'autant plus beaux qu'ils sont entourés de nombreux petits canaux et plans d'eau.
    Fondée au XIIIe siècle par Louis IX sous la conduite de sa mère Blanche de Castille, l'abbaye fut richement dotée. Cette abbaye royale, au cœur du pays de France, berceau des Capétiens, aurait accueilli jusqu'à 120 moines sous Louis IX.
    À la Révolution, l'abbaye fut rachetée par le banquier de jeu de Marie-Antoinette qui la transforma en manufacture de coton. Des sœurs en firent leur noviciat de 1869 à 1905. Ensuite elle servit d'hôpital militaire durant la Grande Guerre.
    Aujourd'hui, Royaumont est une fondation qui accueille des artistes.

    À visiter également

    L’abbaye Notre-Dame-de-Jouarre, l’abbaye de Maubuisson, l’ancienne abbaye de Port-Royal-des-Champs, etc.

    Sur les traces de l’art pictural du XIXe siècle

    Le charme et le pittoresque des paysages d’Île-de-France ont inspiré de nombreux peintres au XIXe siècle. Grâce aux progrès des transports, mais également à l’apparition de peintures en tube suffisamment nuancées pour permettre de peindre sur le motif, ils sortirent de leurs ateliers parisiens et s’en donnèrent à cœur joie en plein air. Bien souvent, lorsque l’un trouvait un bon « spot » pour s’adonner à ses recherches sur la luminosité et à son goût pour la « tranche de vie », il rameutait tous ses amis : nombreux sont les villages d’Île-de-France dont le nom reste ainsi associé à une école ou un courant de peinture.

    À Barbizon...

    À 9 km de Fontainebleau, le village le plus célèbre de la région. Une longue rue bordée d'auberges luxueuses et de maisons vénérables croulant sous le lierre. Un lieu très touristique. Au XIXe siècle déjà, le site avait tapé dans l'œil des peintres. Trotski lui-même vint s'y reposer de la révolution permanente.
    De 1825 à 1870, Barbizon devint la Mecque des peintres paysagistes, à l'origine d'un style appelé école de Barbizon, et dont les représentants les plus marquants furent Théodore Rousseau, Jean-François Millet et Charles François Daubigny. Cette notoriété en fait un lieu de pèlerinage où défilent de nos jours les touristes américains et japonais.

    ... et ailleurs

    Les peintres impressionnistes installèrent à leur tour leurs pénates en Île-de-France. Monet vécut à Argenteuil où il ne peignit pas moins de 130 tableaux (les Ponts à Argenteuil, Les Coquelicots), suivi de Sisley (La Passerelle), Renoir (La Seine à Argenteuil), Manet (Chez le Père Lathuille)...
    Bourron-Marlotte, en Seine-et-Marne, fut immortalisée par Renoir (À l’auberge de la mère Anthony), tandis que Manet y aurait peint des fragments du Déjeuner sur l’herbe Pissarro posa longtemps son chevalet à Pontoise, où l’on trouve un musée à son nom (tél. : 01-30-32-06-75) bien que, ô surprise, ce ne soient pas ses toiles, mais ses gravures qui y soient exposées.
    Dans les Yvelines enfin, des sites comme Port-Marly (Inondation à Port-Marly, Sisley), Louveciennes (La Neige à Louveciennes, Sisley), Bougival (Pont de Bougival, Monet), Chatou (Le Pont de chemin de fer à Chatou, Renoir) ou encore Carrières-sur-Seine (Carrières-Saint-Denis, Monet) ont abondamment inspiré ces artistes.

    Auvers-sur-Oise

    Auvers, petit village authentique et préservé qui s'étire le long de l'Oise, peut s'enorgueillir d'avoir accueilli de nombreux peintres. Mais le village doit surtout sa notoriété à Vincent Van Gogh. Auvers a eu l'intelligence et le bon goût de ne pas sacrifier son charme au culte du tourisme. Il fait bon y flâner, des tableaux plein la tête, à la recherche du temps perdu.
    Deux hommes vont contribuer à faire d'Auvers et de ses alentours un lieu de prédilection pour les peintres. Le premier s'appelle Charles-François Daubigny. Le second est un médecin, le fameux docteur Gachet, amateur d'art. Ces deux hommes vont recevoir dans le village des artistes tels que Corot, Daumier, Pissarro qui s'installe à Pontoise, mais également Cézanne.

    Monuments nationaux

    - Centre des monuments nationaux : tél. : 01-53-40-60-80.

    Cuisine et boissons Île-de-France

    Plus que par des petits plats traditionnels, la gastronomie francilienne se caractérise par des produits issus d’un terroir riche et varié.

    Cuisine

    Fruits et légumes

    Jusqu’au XIXe siècle, les cultures maraîchères et fruitières étaient légion dans la périphérie de Paris : certaines ont acquis une renommée bien au-delà des frontières de l’Île-de-France. Puis l’urbanisation est passée par là au XXe siècle, remplaçant les jardins et les champs par du béton. Beaucoup de ces produits ne sont plus que des souvenirs cultivés par quelques irréductibles nostalgiques.

    - Cresson de Méréville : l’Essonne est le premier producteur français de cresson (production estimée à 7 millions de bottes par an) et Méréville, où il est cultivé depuis la fin du XIXe siècle, s’est autoproclamée « capitale du cresson ». On y célèbre la plante lors d’une foire au cresson, chaque week-end de Pâques. À Méréville, classée « site remarquable du goût », on peut également acheter le Cressonnier, un apéritif à base de vin et de cresson.
    - Petits pois de Clamart : les cultures maraîchères se sont installées au XIXe siècle dans cette commune des Hauts-de-Seine, et le petit pois de Clamart a vite acquis une renommée internationale. On fait désormais revivre chaque année cette tradition le temps d'un week-end, en juin, lors de la fête des petits pois.
    - Asperges d’Argenteuil : cultivée à partir du XIXe siècle dans cette ville du Val-d’Oise, elle a rapidement trusté les médailles au concours agricole. On peut observer quelques spécimens énormes conservés dans du formol au musée d’Argenteuil !
    - Les champignons de Paris, qui poussent dans des caves calcaires, sont notamment cultivés dans les anciennes carrières de Châtillon et dans les champignonnières des Yvelines.
    - Belles de Fontenay : c’est à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, que l’on a découvert cette variété de pomme de terre.
    - Poires de Groslay : cultivée dès le XVIIe siècle dans les vergers du Parisis, dans le Val-d’Oise, elle l’est encore de nos jours. Il ne s’agit pas d’une variété, mais d’une appellation.
    - Cerises de Montmorency : petite et acidulée, elle fut largement cultivée dans le Val-d’Oise à partir du XVIIe siècle. On la retrouve jusque dans les écrits de Madame de Sévigné, de Rousseau et de Voltaire, qui s’en faisait livrer. Mais à la fin du XIXe siècle, la production a disparu petit à petit, concurrencée par les cerises du Sud. Il ne reste d’ailleurs plus de cerisiers de cette époque.
    - Pêches de Montreuil : sa culture remonte au XVIIe siècle et, jusqu’au milieu du XXe siècle, fut florissante. Les pêchers étaient plaqués contre des murs très épais, de 2,70 m de haut et recouverts de plâtre, ce qui permettait d’emmagasiner la chaleur dans la journée et de la restituer pendant la nuit. Il y eut jusqu’à 600 km de ces « murs à pêches », mais ils disparurent peu à peu au XXe siècle, vaincus par l’urbanisation. Aujourd’hui, il subsiste quelques kilomètres de murs dans le haut Montreuil, dont les propriétaires écoulent les fruits sur les marchés locaux.
    - Chasselas de Thomery : on cultivait ce raisin de table, de 1730 au XIXe siècle, sur des murs qui se sont étendus sur plus de 350 km. La commercialisation a cessé complètement en 1980. Seuls quelques passionnés maintiennent la tradition.

    Viandes

    Les élevages bovins, ovins et avicoles des Yvelines, de l’Essonne et de la Seine-et-Marne sont certifiés par des labels, gages de qualité. Les marques « Bovin d’Île-de-France » et « Agneau grand cru d’Île-de-France » attestent un élevage traditionnel, des animaux nourris avec les produits de la ferme (qui peuvent être assortis de compléments alimentaires), et en aucun cas gavés aux hormones ou autres substances pas très catholiques. De quoi présenter une viande tendre et savoureuse.
    Parmi les spécialités locales, on peut citer la volaille de Houdan (IGP ou Indication géographique protégée), dont on fait de délicieux pâtés, celle du Gâtinais ainsi que le lapin du même terroir.

    Aromates et condiments

    - Menthe de Milly : on cultive depuis le Moyen Âge des plantes aromatiques, tinctoriales, médicinales et à parfum aux alentours de Milly-la-Forêt (Essonne). La plus célèbre est la menthe poivrée, dont on fait des bonbons, des sirops, des tisanes, des chocolats, etc.
    - Moutarde de Meaux : condiment à base de grains de moutarde entiers, de grains broyés à la meule, de vinaigre, d’eau, de sel et d’aromates. Plus une touche caractéristique dont les moines de Meaux, qui la confectionnaient au Moyen Âge, n’ont révélé le secret qu’à Pommery, qui commercialisa la marque à partir de 1760. D’où son appellation commune de « moutarde de Meaux Pommery », même si elle a depuis changé de producteur.
    - Vinaigre de Lagny : confectionné en Seine-et-Marne depuis 1865. Il sert de base à la moutarde de Meaux.

    Fromages

    - Brie : confectionné en Brie française depuis plus de mille ans, c’est un fromage onctueux, à pâte molle et au lait cru de vache, dont le taux de matière grasse varie entre 35 et 45 %. Il n’existe pas, en réalité, un brie, mais une quarantaine de variétés, dont les caractéristiques diffèrent légèrement en fonction de leur lieu de production. Ils sont plus ou moins grands ou épais, moulés à la louche ou à la pelle... et toujours délicieux.
    Les bries de Meaux et de Melun, tous les deux AOC (Appellation d’origine contrôlée), sont les plus célèbres, mais il existe également des bries de Nangis, de Monterau, etc. Le coulommiers, à pâte jaune paille et de taille plus petite que ses camarades, s’est fait un nom à lui tout seul. La ville de Coulommiers accueille d’ailleurs chaque année, pendant le week-end des rameaux, une Foire aux fromages et aux vins très courue des amateurs.
    - Fontainebleau : encore une ville qui a donné son nom à un fromage, frais cette fois-ci, et légèrement plus gras : 75 % de matière grasse, un taux qui doit beaucoup aux louches de crème ajoutées au lait caillé !

    Sucreries

    - Miel du Gâtinais : les abeilles du Gâtinais ont butiné à partir du XVIIe siècle une plante fourragère cultivée en masse, le sainfoin. Le miel du Gâtinais est encore produit de nos jours.
    - Confiture de rose : introduite à Provins en 1238 par Thibaut IV, comte de Champagne de retour de croisade, la rose est devenue l’un des symboles de la ville. On la trouve sous forme de confiture, appréciée pour sa finesse et son parfum, mais aussi de bonbons, liqueur, pâte de fruits...
    - Niflettes : tartelettes de pâte feuilletée garnies de crème pâtissière. On les trouve depuis le Moyen Âge à Provins, où on les mange à la Toussaint et pendant la fête médiévale, en juin.
    - Sucres d’orge des religieuses de Moret-sur-Loing : cette spécialité artisanale a été concoctée pour la première fois en 1638 par les religieuses bénédictines de Moret. Prévu à l’origine pour soigner la laryngite, le petit bonbon devint rapidement la coqueluche des dames de la cour de Louis XIV. Le secret de sa fabrication, jalousement gardé pendant des siècles, n’a été transmis à la famille Rousseau qu’en 1972. Celle-ci perpétue désormais la tradition et fait visiter à Moret un musée du Sucre d’orge.
    - Coquelicot de Nemours : cueilli à la main sur les terres en jachère du canton de Nemours, le coquelicot est transformé depuis 1850 en bonbons, mais aussi, de nos jours, en liqueur, en sirop, en confit, etc.
    - Paris-Brest : c’est un pâtissier de la banlieue parisienne qui aurait créé, à la fin du XIXe siècle, cette couronne de pâte à chou fourrée de crème pralinée. Sa forme évoque une roue de vélo, son nom celui d’une célèbre course cycliste de l’époque, qui aurait inspiré le pâtissier.

    Boissons

    - Grand Marnier : cette liqueur dont la renommée a franchi les frontières de l’Hexagone est distillée depuis le XIXe siècle à Neauphle-le-Château, dans les Yvelines. C’est un certain Louis-Alexandre Marnier qui en mit au point la « recette » : des zestes d’orange amère macérés dans du cognac.
    - Noyau de Poissy : cette autre liqueur, confectionnée dans la ville des Yvelines depuis la fin du XVIIe siècle, est obtenue par macération d’amandes d’abricots dans du cognac.
    - Clacquesin : cette « liqueur de goudron », à base de goudron de pin de Norvège à l’origine, puis allégée en sucre et en alcool et rehaussée de plantes aromatiques et d’épices, fut inventée par un pharmacien parisien du nom de Paul Clacquesin. Elle fut tout d’abord réputée pour soigner les affections pulmonaires, puis devint l’apéritif à la mode entre les deux guerres mondiales. En 1900, une distillerie fut ouverte à Malakoff. Elle est aujourd’hui inscrite à l’inventaire des monuments historiques : on peut la visiter, ainsi que l’usine d’embouteillage, tout en dégustant un verre.
    - Bières : quelques exploitants agricoles de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise ont choisi de cultiver de l’orge pour en tirer leur propre bière, brassée sur place. Blondes ou ambrées, ces mousses du cru portent le nom de bière de Brie, Gâtine (bière du Gâtinais) ou encore bière du Vexin.
    - Cidre : les nombreux vergers de pommiers de la Seine-et-Marne sont mis à profit depuis le début du siècle dernier par les producteurs locaux pour confectionner du cidre de la Brie.

     

     


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  • Alsace

    par GUIDE DU ROUTARD

    Alsace par Nicolas Dürr
    Alsace © Nicolas Dürr

    Dans le Bas-Rhin, on trouve d’abord Strasbourg, la capitale régionale, ville grande ouverte sur l’Europe, à commencer par l’Allemagne voisine. Il suffit de passer le pont pour découvrir la future communauté urbaine qui intègrera un jour prochain les deux rives. Autour, les premiers villages d’opérette et, au sud-ouest, le Kochersberg. Au sud, le Ried, réserve naturelle humide, se battant contre la tyrannie montante du maïs.
    À Marlenheim, sur les contreforts des Vosges, débutent les premiers villages de la lumineuse route des Vins. Nichés dans des vallons au climat privilégié, vignobles opportunément placés sur les pentes les plus ensoleillées, ils prennent le soir des teintes or.
    Au nord du Bas-Rhin s’étendent les vieux pays : Alsace Bossue, Outre-Forêt, pays de Hanau. Pour les mettre d’accord, une seule entité désormais : le parc naturel régional des Vosges qui leur permet de se partager le titre prestigieux accordé par l’Unesco de... Réserve mondiale de la biosphère. De cols, il en est question dans la vallée de Villé et la vallée de la Bruche, dans les Vosges moyennes, une Alsace très différente.

    Le Haut-Rhin, département du sud de l’Alsace, est le plus en amont du fleuve. On y trouve tout ce qui fait l’identité alsacienne, à commencer par Colmar, la plus alsacienne des villes d’Alsace, célèbre pour sa « Petite Venise ».
    De Colmar, on ira flâner sur la route des Vins d’Alsace. De Saint-Hippolyte, au nord, jusqu’à Thann, au sud des Vosges, on découvre une succession de villages fortifiés et colorés, hors du temps.
    Ces « petites villes » d’Alsace aux allures de contes de fées sont éparpillées au pied des douces collines vosgiennes. Les Vosges montent la garde, dans un arrière-pays couvert de sapins, hérissé de ruines de châteaux forts perchés sur des nids d’aigle et dominant la plaine du Rhin.
    De belles vallées s’enfoncent dans ces montagnes : celle de Munster, célèbre pour son fromage et ses fermes-auberges d’altitude, la vallée de la Lauch où se cache l’abbaye de Murbach, la vallée de la Thur et celle de la Doller.
    L’extrême sud du Haut-Rhin, et de l’Alsace, nous mène dans le Sundgau et son proche voisin, le Jura alsacien. Pas de vignes, moins de touristes, des décors sauvages où alternent collines et vallons verdoyants. Facette différente de la traditionnelle Alsace que l’on connaît.

    L'identité alsacienne

    Le choix de Strasbourg comme siège du Conseil de l’Europe fut une réponse très attendue aux Alsaciens troublés dans leur identité. L’Europe a su restaurer la vraie vocation de ce carrefour rhénan, que le dernier siècle avait confiné dans un rôle de garde-frontière.
    C’est sûr, l’identité alsacienne s’est un peu résorbée dans le creuset français. Mais cette identité demeure la signature d’un pays qui n’a cessé d’être ballotté par l’histoire. La région a connu 3 guerres en l’espace de 75 ans, et autant de changements de nationalités.
    Quant à l’Allemand, il retrouve ici, dans une décontraction quasi méridionale, les villages-bijoux, les vieux pignons et les cathédrales... L’Alsacien le reçoit jovialement dans la langue de Goethe, mais peste s’il établit sa résidence secondaire dans les Vosges. Ce qui n’empêche pas cependant le Strasbourgeois de faire ses emplettes à Kehl, la ville badoise d’en face.
    Les relations transfrontalières ne se limitent pas aux emplettes : des écoles franco-allemandes ont été ouvertes, les échanges universitaires se multiplient, la chaîne Arte, bilingue, concrétise le rapprochement des deux pays, et bien d’autres initiatives naissent dans les domaines culturels, économiques et artistiques.
    Dans les Vosges, l’Alsacien s’est contenté d’inventer l’écologie : il arpente ses forêts en randonneur volontariste, un peu comme outre-Rhin.
    L’Alsacien ne prétend pas rivaliser en exubérance avec les autres Français. Son registre est plus protestant : le travail amoureusement fait, la cohésion sociale, l’honnêteté...
    Dans cette Alsace du Sud qui jouxte la Suisse, l’essor de la grande industrie protestante remonte très loin, et ses dynasties - les De Dietrich, les Schlumberger - continuent de briller dans le capitalisme hexagonal.
    L’autre secret de l’Alsace, c’est sa convivialité. Facteur de conformisme, le sentiment de la communauté est aussi source de vie. La table est l’un de ses domaines de prédilection. En Alsace, les amis se réunissent toujours dans des Winstub ou Wistub (caves à vins) qui jouent un peu le rôle de clubs. Voyez encore les innombrables chorales, associations, troupes de théâtre, ainsi que la vivacité de la vie religieuse et des fêtes

    traditionnelles.

    Jours fériés

    Attention : en Alsace, le Vendredi saint et le 26 décembre (Saint-Étienne) sont des jours fériés du fait du droit local. Tout est évidemment fermé... Mais en général, les 24 et 25 décembre, de nombreux commerces le sont également.
    Un autre particularisme local : les boulangers des deux départements ne fabriquent pas de pain le dimanche (à de rares exceptions près, notamment en saison touristique).

    Langues régionales

    En Alsace, l'alsacien est toujours très populaire. Il compterait 600 000 locuteurs sur une population de 1,8 million habitants. Ce dialecte ayant permis la diffusion de la littérature a la carrure d'une langue. Issues des parlers francs et alamans, les variantes dialectales alsaciennes cousinent avec les dialectes parlés en Palatinat, Hesse, Bade-Wurtemberg, et le suisse alémanique.
    Si Louis XIV s'en accommoda, les Jacobins - centralisme oblige - l'ont combattu. Napoléon s'en fichait : « Qu'importe s'ils parlent l'allemand, disait-il de ses généraux, pourvu qu'ils sabrent à la française. » Les Alsaciens se réjouiront-ils, après 1870, des retrouvailles avec l'allemand ? Non, ils se démarquent en revigorant le dialecte. La nazification tentera la table rase. On proscrit notamment les prénoms français.
    En 1945, retour de bâton. Comme pour se faire « pardonner », certains Alsaciens délaissent ce dialecte. La TV et les journaux aplanissent.

    C'est donc un miracle qu'on le parle encore. La langue alsacienne a résisté aux pressions du pouvoir central. Non seulement les personnes de plus de 30 ans, mais aussi beaucoup d'enfants se révèlent dialectophones. L'alsacien reste la langue maternelle d'un grand nombre d'Alsaciens, d'où le fait qu'il soit si couramment parlé. Même si la langue usuelle est davantage le français, l'alsacien reste très présent à la fois dans la sphère privée et dans la sphère publique, de façon encore plus marquée à la campagne.
    Que l'Alsace ait été allemande ou française, le dialecte a toujours été la principale langue des Alsaciens et a toujours véhiculé une affectivité.
    Et demain ? Après tout, les langues mortes ne manquent pas en Alsace : le manouche, le judéo-alsacien... Le welche, cet idiome roman parlé dans plusieurs régions vosgiennes d'Alsace, est, lui, en voie de disparition. On le disait aussi ancien que le français.
    Aujourd'hui, le dialecte alsacien est différent selon qu'on le parle dans le Bas-Rhin ou dans le Haut-Rhin. Vous l'aurez compris, l'alsacien n'est nullement une langue morte, mais au contraire bien vivante !

    Religions

    L'Alsace est un pays de petits saint et plutôt confit en dévotions. En gros, les protestants sont au nord, les catholiques au sud. Et, parmi eux, les églises œcuméniques. Ceux qui sont au milieu font comme ils peuvent... On cite Sainte-Marie-aux-Mines, pour moitié catholique et francophone, pour l'autre protestante et alsacophone. Mais chaque village dispose ses quartiers par religion.
    Selon les valses de l'histoire, chacun a reçu des coups. Pour la guerre de Trente Ans, Suédois et Habsbourg se sont réparti les rôles. Mais, sauf frénésie persécutrice, les chamailleries n'allaient pas loin. Longtemps, chaque communauté assista aux célébrations de l'autre.
    Le Concordat est conclu en 1801 entre Napoléon et Pie VII : les prélats sont rétribués par l'État. La France l'a supprimé en 1905, lors de la séparation de l'Église et de l'État. Mais comme l'Alsace, à l'époque, était aux mains des vilains Allemands, le Concordat y est resté... Curés, pasteurs et rabbins sont donc rémunérés par l'État. Idem pour le financement de leurs lieux de culte, sauf ceux bâtis après 1919 - c'est-à-dire sous le « régime français » -, et qui sont en fait nombreux...
    Villes et villages continuent de séparer quartiers catholiques et protestants. La bonne société de Strasbourg et de Mulhouse reste protestante, celle de Colmar catholique...

    Noël en Alsace

    - Le sapin de Noël : le sapin de Noël naquit un jour en Alsace. Il y eut même, auparavant, les « jeux de paradis », genre de mystères joués devant les églises la veille de Noël. Le sapin avec des pommes accrochées aux branches figurait le pommier, l'arbre de la création. Quand les mystères cessèrent, le sapin ainsi décoré fut adopté dans les salles de réunion des corporations, se métamorphosant du coup en arbre de Noël. Aux pommes vinrent s'ajouter des hosties, symboles de la naissance du Christ, puis des friandises, des fleurs de papier, etc.
    Progressivement, l'arbre de Noël entra dans la tradition familiale. Des gâteaux (bredele) remplacèrent les hosties. Le sapin de Noël s'exporta en Allemagne et en Scandinavie, puis en France. De nombreux Alsaciens, fuyant l'annexion, le popularisèrent dans l'Hexagone. Puis, il gagna l'Angleterre, le Nouveau Monde...

    - Rituels et marchés de Noël : dès fin novembre apparaît la couronne de l'Avent, fabriquée avec des branches de sapin, de houx, de laurier, entremêlées de rubans. Dessus, quatre bougies, dont une qu'on allumera chaque dimanche. Chaque matin du 1er au 24 décembre, les enfants ouvrent une petite fenêtre de leur calendrier de l'Avent. Une petite image apparaît, parfois un petit chocolat.
    Mais c'est le marché de Noël qui symbolise le mieux la tradition en Alsace. Il existe depuis 500 ans et on en trouve plus d'une cinquantaine aujourd'hui. C'est une orgie de lumière, d'animation, de couleurs scintillantes, d'effluves chauds et odorants. On vient y faire emplette de son sapin, de guirlandes, friandises, pains d'épice, gâteaux de Noël, crèches et santons, jouets en bois.

    - Le personnage du Christkindel : la mythologie de Noël en Alsace compte, outre le bon saint Nicolas (patron des écoliers, entre autres) et le méchant Hans Trapp (père fouettard), un troisième personnage : le Christkindel ou l'Enfant Jésus. Son origine est à chercher dans la Réforme protestante qui, à la fin du XVIe siècle, « boycotta » la fête de Saint-Nicolas dont les cortèges étaient jugés trop païens.
    Nicolas fut remplacé par le Christkindel, qui devait rappeler ce don de Dieu fait aux hommes : la naissance du Christ. La tradition voulait que, le soir de Noël, les enfants attendent la venue du Christkindel qui, pour fêter son arrivée sur terre, leur distribuait des cadeaux.
    C'est sous la forme d'une gracieuse jeune fille vêtue d'une robe blanche (référence à la sainte Lucie des pays scandinaves) que le Christkindel se chargeait de cette mission. Il était accompagné du Père Fouettard qui punissait les enfants désobéissants. Cette tradition disparut progressivement et avec elle le personnage du Christkindel.

    Itinéraires conseillés Alsace

    Bas-Rhin

    Strasbourg

    Voir les itinéraires conseillés à Strasbourg.

    La route des Vins d'Alsace

    • Molsheim : la Metzig, le musée de la Chartreuse et la fondation Bugatti
    • Rosheim : l'église romane Saints-Pierre-et-Paul
    • Obernai
    • Otttrott : l'aquarium d'Ottrott-Les Naïades
    • Le mont Sainte-Odile : l'abbaye, le mur païen
    • Andlau : l'abbatiale
    • Le château du Haut-Kœnigsbourg

    Sélestat et le Grand Ried d'Alsace

    • Sélestat : l'église Saint-Georges, l'église Sainte-Foy, la bibliothèque humaniste
    • Erstein : le musée Würth

    Les vallées vosgiennes

    • La vallée de Villé 
    • Le Hohwald
    • La vallée de la Bruche
    • Le Ban-de-la-Roche
    • Le camp du Struthof

    La route des Vosges du Nord

    • Marmoutier : l'église abbatiale, le musée du Patrimoine et du Judaïsme alsaciens
    • L'Alsace Bossue
    • Le Parc naturel régional des Vosges du Nord

    La route des châteaux forts

    • Le château de Lichtenberg

    De l'Outre-Forêt au Kochersberg

    • La Maison rurale de l'Outre-Forêt  à Kutzenhausen
    • Seebach
    • Haguenau : le Musée historique

    Haut-Rhin

    Colmar

    • Le musée d'Unterlinden
    • La vieille ville
    • La Petite Venise

    La route des Vins d'Alsace (suite et fin)

    De Colmar à Saint-Hippolyte

    • Le château du Haut-Kœnigsbourg
    • Bergheim : les maisons anciennes, la maison des Sorcières, les anciennes fortifications
    • Ribeauvillé
    • Hunawihr
    • Riquewihr
      • Le sentier viticole des grands crus
    • Kayserberg
    • Turckheim

    De Colmar à Guebwiller

    • Eguisheim
    • Gueberschwihr 
    • Rouffach

    Dans la montagne vosgienne

    • Dans le val d'Argent : Sainte-Marie-aux-Mines
    • Orbey
    • La route des Crêtes
    • Munster
    • Guebwiller
    • Soultz
    • Thann : la collégiale Saint-Thiébaud, les ruines du château de l'Engelbourg
      • Le parc de Wesserling - Musée textile

    Le sud de l'Alsace

    • Mulhouse : la Cité de l'automobile, la Cité du train, la vieille ville, le Nouveau Quartier
      • L'écomusée d'Alsace
    • Dans les environs de Ferrette : le musée des Amoureux et du Patrimoine sundgauvien à Werentzhouse

    Dans la plaine d'Alsace

    • Neuf-Brisach

    L'Alsace, du Haut-Koenigsbourg à Colmar

    La route des Vins d'Alsace ? Un long ruban de vigne au pied des Vosges, 170 km jalonnés de villages pittoresques. Si le moindre d'entre eux offre un résumé du vignoble, le tronçon central, autour de Colmar, est le plus visité. Partout, des portes tours et des remparts, reflets d'une ancienne puissance liée au vin ; d'opulentes maisons aux colombages soulignés par le rouge des géraniums. Sur les hauteurs, des forteresses. Enseignes, fontaines, winstubs chaleureux, les vignerons alsaciens aiment leur village qu'ils entretiennent avec soin, et savent recevoir. Dans ce pays de petites propriétés familiales, les producteurs sont souvent enracinés sur leurs terres depuis des siècles.

    De nombreux domaines vous feront découvrir, à côté de quelques rouges de pinot noir, des vins majoritairement blancs, secs, effervescents ou moelleux, qui portent le nom du cépage dont ils sont issus. Une route que l'on peut aussi découvrir l'hiver, en décembre, au moment des marchés de Noël.

    Étapes

    • Haut-Koenigsbourg (Orschwiller)
    • Ribeauvillé
    • Riquewihr
    • Kientzheim
    • Kaysersberg
    • Turckheim
    • Colmar

    Cet itinéraire a été réalisé par le Guide Hachette des vins.

     

     


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  • Un voyage à Montréal

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    L'insaisissable  Montréal... Les Américains lui trouvent un côté européen, les Européens des allures américaines sous certains aspects... vous l'aurez compris Montréal, ville du Canada, ne se définit pas facilement. Enfin, si, tout le monde se met d'accord sur son charme, son ambiance nonchalante et son cosmopolitisme.

    La seconde métropole francophone après Paris possède une mosaïque de quartiers à l'architecture et aux influences variées, des musées remarquables, quelques agréables espaces verts, le tout rehaussé par un vie culturelle et nocturne intense.

    Le Vieux-Montreal a fait l'objet d'une restauration réussie. La place d'Armes, la place Jacques-Cartier, la Basilique Notre-Dame, le Château Ramezay sont autant de monuments historiques, retraçant l'histoire de la petite colonie française Ville-Marie, l'ancêtre de Montréal. Le centre-ville reflète quant à lui la prospérité économique d'aujourd'hui. Le quartier chinois, le quartier latin, la ville souterraine, le VillageÂ… le visiteur découvre que Montréal est avant tout une ville de quartiers, dont chacun se distingue des autres.

    Enserrée entre le Mont-Royal, ici que l'on surnomme simplement « la montagne», et le fleuve Saint-Laurent, Montréal est loin d'être une ville prisonnière de son urbanisme. D'ailleurs, pour la préserver de toute spéculation commerciale, le Mont Royal fut racheté par la ville en 1875, pour la modeste somme d'un million de dollars (!). Aujourd'hui les Montréalais apprécient se promener dans les sentiers du parc du Mont-Royal et pratiquent diverses activités : vélo, jogging, patin à glace et même ski de fond en hiver !

    Autre aspect et pas des moindres : la vie culturelle montréalaise. Elle s'est hissée parmi les plus « en vue » de la planète. Salles de spectacle et théâtres proposent des créations classiques aussi bien qu'avant-gardistes. De plus, la ville accueille chaque année un chapelet de festivals d'envergure internationale : Festival de jazz, Festival des films du monde, Festival Juste pour rire, FrancoFoliesÂ…...

    Enfin, le visiteur pourra goûter l'animation nocturne des bars et discothèques. Le quartier latin et le Village, le quartier gay, sont tout indiqués en matière de sorties.

    • Histoire de Montréal

    Montréal fut fondée en 1642 par un groupe de prêtes et religieuses conduit par Paul Chomedey de Maisonneuve. Ces derniers  établirent une colonie baptisée Ville-Marie afin d'évangéliser les Indiens de la Nouvelle-France. On sait que Jacques Cartier le précéda et passa dans cette région en 1535. Toutefois c'est véritablement avec Paul de Chomedey que la ville fut instaurée. Ville-Marie se développa grâce au commerce des fourrures.

    En 1760, les Britanniques s'emparent de la ville et une vague d'immigrants venant d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande débarquent à Montréal. Le Traité de Paris de 1763 concède la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne. Au milieu du XIXème siècle, Montréal compte 58 000 habitants, majoritairement anglophones.

    La ville connaît un fort développement économique, notamment grâce à la construction de réseaux de chemin de fer et du canal de Lachine, permettant aux bateaux de franchir les rapides au sud de l'île. Une bourgeoisie anglophone profite de cet essor et prend les rênes de l'économie.

    Dans les années 1880, de nouvelles vagues d'immigrants Italiens, Russes et Juifs viennent étoffer la population de la ville. Le début du XXème siècle est marqué par l'inflation et le chômage. Les années 1950 voient le développement du secteur bancaire et Montréal devient le centre financier du Canada.

    En 1970, la ville compte plus de deux millions d'habitants. Divers projets d'envergure sont entrepris : le métro, la création de la ville souterraine, une première mondiale.

    Montréal accueille des événements majeurs qui bouleversent le paysage montréalais : l'Exposition universelle de 1967 et les Jeux Olympiques de 1976. Dans la seconde moitié du XXème siècle, Montréal se fait voler le titre de métropole du Canada par Toronto. En 1992, Montréal a fêté son 350ème anniversaire.

    Météo / Quand partir

    Quelle est la meilleure période pour se rendre à Montréal ? Quel y fait-il en ce moment ? Toutes les infos météorologiques et climatiques.
    » Météo à Montréal

    Passeport / Visa / Formalités

    Pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois (ou 6 mois).

    Transports

    Air Transat assure quotidiennement la liaison Paris-Montréal à des tarifs très intéressants (entre 500 et 600 euros pour fin septembre, début octobre). Air Transat offre la possibilité de partir de Paris et de certaines villes de province : Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Nice et Toulouse.

    A noter aussi les tarifs préférentiels de KLM (mais avec un arrêt à Amsterdam) ou de certaines compagnies américaines comme US Airways ou United Airlines (mais avec un stop obligatoire aux Etats-Unis avant de rejoindre la destination finale). Pour un séjour clé-en-main d'une semaine, avec un hôtel au centre-ville, il faut compter un peu plus de 1000 euros.

    Un service de navette, « l'Aérobus », relie également l'aéroport Montréal-Trudeau (connu auparavant sous le nom de Dorval) au centre-ville. Il y a un bus environ toutes les 20 ou 30 minutes.
    Un aller simple en taxi, de Montréal-Trudeau au centre-ville de Montréal, a un tarif fixe de 31 $ CA (25 $ US) ou de 12 $ CA (9,75 $ US) par autocar.


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