• Paris

    Le guide du Routard

    Paris par Soazig Le Bozec
    Paris © Soazig Le Bozec

    Paris est histoire, d'abord. La grande, la petite aussi. Paris, où l’on a pris la Bastille, où l’on préfère mourir debout, au mur des Fédérés, que vivre à genoux. Paris, la ville du baron Haussmann, capitale du « progrès », de l’Exposition universelle, de la tour Eiffel et du métropolitain. Paris des ouvriers, un certain mois de juin 1936. Et Paris la peur, la délation, les rafles. Et puis, de nouveau, Paris est une fête. Paris swingue. Paris sur jazz. Et le joli mois de mai à Paris : Sorbonne occupée, barricades, grève générale. Paris étonne. Paris chante. « Il est 5 heures, Paris s’éveille... »
    Toutes ces images ont nourri le mythe. Mais celui-ci avait déjà revêtu de spectaculaires atours : Notre-Dame, le Louvre, la tour Eiffel, les Invalides, la place de la Concorde, l’Arc de Triomphe, l’Opéra, le Sacré-Cœur sur la butte Montmartre...
    Accumulations de strates, Paris est une ville tantôt gallo-romaine tantôt médiévale, classique, « Napoléon III », moderne ou résolument contemporaine, et tous ces quartiers qui sortent de terre ; cette ville a tant à offrir...
    Paris avance à grands pas. De bourgeoise, à l’ouest, et populaire, à l’est, la capitale reste « bourgeoise bohème » en son cœur. Paris, c'est aussi - avant tout ? - la ville de ceux qui l’habitent, la traversent, y travaillent, y étudient, y sortent. L'animent, en un mot.
    Et pour « partager », quoi de mieux qu’un bon vieux bistrot parisien ? On en trouve encore, entre deux tables ouvertes sur le reste du monde, ou plus dans l’air du temps.

    Un peu d'histoire Paris

    Nos ancêtres les Gaulois

    Les premiers habitants de ce qui devait devenir notre bonne vieille capitale furent les Parisii. On ne sait trop quand ils s'y installèrent, mais on est sûr qu'au moins 100 ans av. J.-C., peut-être 250 ans, l'île de la Cité, Lucotetia (qui deviendra Lutetia, la Lutèce des Romains) était habitée par cette modeste peuplade de la Gaule celtique.

    L'île n'est reliée alors que par deux vétustes ponts de bois. En trois siècles, les Romains y apportent leur savoir-faire. Ils construisent des marchés, des temples, des ponts plus solides et des rues bien droites, tracées selon un quadrillage conforme aux règles de l'urbanisme militaire en vigueur dans les camps romains. Avec, au centre, le cardo, un axe nord-sud, représenté par la route venant d'Orléans - actuelle rue Saint-Jacques - et un axe ouest-est, le decumanus, vraisemblablement notre rue Cujas. La ville s'étend principalement sur la rive gauche, jusqu'à la montagne Sainte-Geneviève.

    En 360, le préfet de Gaule, Julien, devient empereur.

    Les barbares débarquent

    C'est au Ve siècle que Geneviève s'illustre en galvanisant les habitants de Paris face aux Huns. Attila partit exercer ses talents ailleurs. Tout de même ! Sanctifiée depuis, Geneviève, on l'oublie souvent, est la sainte patronne de Paris. Le nom de « Paris » remplace celui de « Lutèce » à la fin du IVe siècle.

    Au VIe siècle, Clovis, après avoir démoli à Soissons le dernier représentant de l'autorité romaine et la tête du guerrier qui avait brisé son vase, décide d'établir sa capitale. En 508, il choisit Paris.

    Les Carolingiens ayant lâchement laissé les pirates normands piller et brûler la ville, il faut attendre la fin du IXe siècle et voir Eudes se faire couronner à Paris (dont il était le comte) pour que celle-là soit enfin consacrée capitale de la France - une petite capitale, repliée dans la Cité.

    Essor et expansion avec les grands rois

    L'activité marchande des bateliers de la Seine va donner à la ville son essor. Leur puissante corporation serait à l'origine du blason de Paris avec son navire et sa devise : Fluctuat nec mergitur (« Il est battu par les flots mais ne sombre pas »).

    À la fin du XIIe siècle, le nouveau roi, Philippe Auguste, décide de renforcer les défenses de la ville. Grande nouveauté, ce rempart de pierre flanqué de tours rondes va également englober la rive gauche. C'est là que, lassés de l'influence épiscopale sur l'enseignement, les étudiants décident de s'installer. C'est le premier signe d'indépendance des Parisiens.

    En 1370, afin de s'adapter à la superficie toujours grandissante de la ville et de remplacer l'enceinte de Philippe Auguste, qui tombait en ruine, Charles V en fait construire une nouvelle dont le tracé correspond à celui de nos « Grands Boulevards » qui relient aujourd'hui la Bastille à la Madeleine. Dès lors, et pendant les quatre siècles suivants, l'urbanisation de Paris se fera de façon planifiée.

    Henri IV réunit le Louvre au palais des Tuileries, achève le Pont-Neuf, trace les plans de la place Royale (l'actuelle place des Vosges) et de la place Dauphine, et aménage le Marais.

    À la fin du XVIIe siècle, malgré l'absence de Louis XIV, éloigné de Paris par crainte de la Fronde, les premières grandes places royales font leur apparition et deviennent sous Louis XV le centre de nouvelles perspectives. La place des Victoires, la place Vendôme et la place Louis-XV, devenue place de la Concorde, après s'être appelée aussi place de la Révolution en 1792 et encore place Louis-XVI en 1826, en souvenir de son exécution ici même, le 21 janvier 1793.

    Les grands travaux

    Les fermiers généraux décident la construction d'une nouvelle enceinte, imposant ainsi au trafic commercial un péage à l'entrée de la capitale (l'octroi). Cette enceinte, datant de la fin du XVIIIe siècle, est la dernière construction importante avant la Révolution. Son tracé correspond à nos boulevards passant par Denfert, Nation, Belleville, Stalingrad, Barbès-Rochechouart, Anvers, Pigalle, place Blanche, place de Clichy, etc.

    Napoléon, quelque temps plus tard, apporte à la capitale les arcs de triomphe, la colonne de la place Vendôme, la Madeleine, la Bourse et quelques ponts supplémentaires sur la Seine.

    S'il y a un personnage dont le nom devrait rester à jamais gravé dans la mémoire des Parisiens, c'est bien Haussmann. Ses projets d'assainissement sont de double nature. D'une part, la création de jardins, d'égouts et de réservoirs pour l'approvisionnement en eau de la capitale, ouvrages tout à fait louables, et, d'autre part, la démolition des vieux quartiers parisiens trop souvent favorables aux foyers révolutionnaires. De vieilles rues étroites sont détruites et de grandes artères font leur apparition, facilitant l'action de la police et de l'artillerie contre les barricades. Entre autres, les boulevards Saint-Michel, Saint-Germain, Sébastopol, Voltaire, Diderot et Malesherbes, ainsi que ceux de Strasbourg, de Magenta, de l'Hôpital et le boulevard Haussmann qui, ouvert en 1857 entre le faubourg Saint-Honoré et la rue de Miromesnil, n'aboutira à Richelieu-Drouot qu'en 1927.
    Du fait d'opérations immobilières hasardeuses et de dettes gigantesques, le baron Haussmann fut brutalement démis de ses fonctions. De nombreux travaux ne furent jamais achevés (la rue de Rennes n'atteignit heureusement jamais la Seine). La moitié des rues resta en chantier... pendant 20 ans !

    La ville des plaisirs et des Parigots

    Paris devient la Ville Lumière. De la Révolution au Second Empire, en 60 ans, sa population triple, passant, en gros, de 500 000 à 1,5 million d'habitants. C'est dans les 50 années suivantes que Paris acquiert son image de « capitale de la fête et des plaisirs ». La plupart des music-halls, des théâtres, des salles de spectacle sont construits de 1860 à 1910. Paris devient la capitale des arts. On vient de Russie ou d'Argentine faire la fête à Paris...
    À l'initiative de Thiers, une nouvelle enceinte fortifiée, se fondant quasiment avec les limites actuelles de la ville, protège partiellement Paris pendant son siège en 1871. Elle est rasée à la fin de la Première Guerre mondiale pour laisser la place aux boulevards extérieurs, appelés encore boulevards des Maréchaux.

    Après l'armistice de 1918, une étonnante fusion sociale, unique au monde, caractérise la capitale. « Paname » est le nouveau petit nom de Paris. Paname, c'est tout un état d'esprit empreint d'accordéon, de bal musette et du monde interlope, filles et maquereaux qui gravitent autour. À l’écran, il a pris les traits d’Arletty et de Louis Jouvet dans Hôtel du Nord...

    Entre les deux guerres, Paris se fond avec sa banlieue, et le Front populaire fait surgir des logements sociaux aux portes de la capitale. Le réseau du

    métro s'étoffe.

    Itinéraires conseillés Paris

    Difficile de donner des itinéraires types dans Paris. Vous pouvez vous y prendre par arrondissements, quartiers, thématiques, privilégier les musées, flâner le long de la Seine, aller de parc en parc, de café en café, de magasin en magasin. Bref, Paname est inépuisable !

    À ne manquer sous aucun prétexte

    - Les grands musées : le Louvre (1er), le Musée d’Orsay (7e), le Centre Georges Pompidou (4e), le Musée Carnavalet (3e), le Musée Picasso (3e), le Musée du Moyen-Age (5e), le Musée Rodin (7e), le Musée d’Art Moderne (16e), la Cité des Sciences et de l’Industrie (19e).

    - Les monuments : le Palais Royal (1er), la Sainte-Chapelle (1er), Notre-Dame-de-Paris (4e), le Panthéon (5e), la Tour Eiffel (7e), le Musée du Quai Branly (7e), les Invalides (7e), le Grand Palais (8e), l’Opéra Garnier (9e), la BNF Mitterrand (13e).

    - Les jardins : les Tuileries (1er), le Jardin des Plantes (5e), le Luxembourg (6e), les Buttes-Chaumont (19e), le Parc de la Villette (19e).

    - Les places, lieux ou artères célèbres : la place Vendôme (1er), le Pont-Neuf (1er), la place des Vosges (4e), la rue des Rosiers (4e), la rue Mouffetard (5e), les Champs-Élysées et la place de l’Etoile (8e), la place de la Concorde (8e), les Grands Boulevards (9e), la place de la Bastille (11e).

    - Les quartiers : l’Ile de la Cité (1er), le Marais (3e et 4e), l’Ile Saint-Louis (4e), le Quartier Latin (5e), Saint-Germain-des-Prés (6e), la Butte-aux-Cailles (13e), Montmartre (18e), Belleville et Ménilmontant (20e).

    Si vous avez plus de temps

    - Les musées : Musée des Arts décoratifs et le Musée de l’Orangerie (1er), le Musée du Judaïsme (3e), le Musée des Arts et Métiers (3e), le Musée Zadkine (6e), le Musée Delacroix (6e), le Musée Maillol (7e), le Musée Jacquemart-André (8e), le Musée Cernuschi (8e), le Musée Grévin (9e), le Musée Gustave Moreau (9e), le Musée de la Vie Romantique (9e), le Musée Guimet (16e), la Cité de la Musique (19e).

    - Les monuments : l’église Saint-Eustache (1er), Saint-Germain-l’Auxerrois (1er), la Conciergerie (1er), la Bibliothèque Nationale Richelieu (2e), la Mosquée de Paris (5e), l’église de la Madeleine (8e), la Cinémathèque Française (12e), la manufacture des Gobelins (13e), les catacombes (14e), le Trocadéro (16e).

    - Les jardins : le Parc Monceau (8e), le Bois de Vincennes (12e), le parc Montsouris (14e), le parc André-Citroën (15e), le Bois de Boulogne (16e), le Jardin des Serres d’Auteuil (16e).

    - Les places et artères : la place des Victoires (1er), les passages du 2e arrdt (Vivienne, Choiseul, Panoramas…), la place Saint-Sulpice (6e), le canal Saint-Martin (10e), le passage Brady (10e), la place Denfert-Rochereau (14e), le canal de l’Ourcq (19e) et la place Gambetta (20e).

    - Les quartiers : les rues piétonnières du quartier Montorgueil (2e), le Faubourg saint-Germain (7e), le quartier Oberkampf (11e) et Charonne (11e), Bercy (12e), Chinatown (13e), les Batignolles (17e), la Goutte-d’Or (18e).

    - Les cimetières : Montparnasse (14e), Montmartre (18e) et le Père-Lachaise (20e).

    - Le Sacré-Cœur (18e).

    - Le Forum des Halles (1er).

    - L’Opéra Bastille (12e).

    Les incontournables Paris

    Conter fleurette en flânant sur les quais à la tombée de la nuit. Découvrir de somptueux musées, dans l'intimité de visites nocturnes. Dénicher des bistrots authentiques et des hôtels de charme qui ne ruineront pas votre portefeuille. De la Mouff' au Quartier Latin, partager les lieux de vie des étudiants.


    Arc de Triomphe Cathédrale Notre-Dame de Paris

    Arc de Triomphe Localiser Arc de Triomphe sur la carte

    Figure de la grande épopée impériale, promettant une vue panoramique sur Paris

    Cathédrale Notre-Dame de Paris Localiser Cathédrale Notre-Dame de Paris sur la carte

    Chef-d'œuvre de l'architecture gothique, le monument le plus visité de France

    Centre Pompidou (Beaubourg) Champs-Élysées

    Centre Pompidou (Beaubourg) Localiser Centre Pompidou (Beaubourg) sur la carte

    La plus grande collection d’art moderne et contemporain en Europe

    Champs-Élysées Localiser Champs-Élysées sur la carte

    Voie triomphale de la Ville Lumière, quartier d’affaires et de boutiques, de boîtes et cabarets

    Jardin des Plantes Jardin des Tuileries

    Jardin des Plantes Localiser Jardin des Plantes sur la carte

    La Grande Galerie de l’Évolution, la ménagerie et les grandes serres

    Jardin des Tuileries Localiser Jardin des Tuileries sur la carte

    Jardins à la française, lieu de promenade parsemé de statues

    Jardin du Luxembourg Montmartre

    Jardin du Luxembourg Localiser Jardin du Luxembourg sur la carte

    L'un des plus beaux jardins parisiens, romantique à souhait

    Montmartre Localiser Montmartre sur la carte

    Quartier bohême et des artistes, aux charmants recoins

    Musée d'Orsay Musée du Louvre

    Musée d'Orsay Localiser Musée d'Orsay sur la carte

    La création artistique de 1848 à 1914, l’un des plus beaux musées du monde

    Musée du Louvre Localiser Musée du Louvre sur la carte

    Ancien château royal devenu l’un des plus grands musées du monde

    Musée du quai Branly Place de la Concorde

    Musée du quai Branly Localiser Musée du quai Branly sur la carte

    Royaume des arts et civilisations du monde entier

    Place de la Concorde Localiser Place de la Concorde sur la carte

    Majestueuse avec l’obélisque de Louxor, les colonnes rostrales et statues

    Sainte-Chapelle Tour Eiffel

    Sainte-Chapelle Localiser Sainte-Chapelle sur la carte

    Joyau de l’architecture gothique rayonnante

    Tour Eiffel Localiser Tour Eiffel sur la carte

    Tour de fer construite pour l’Exposition universelle de 1889, devenue le symbole de Paris

    Les incontournables Paris - Carte Paris

     

     

     

    Infos pratiques Paris

    Renseignements touristiques

    - Office de tourisme et des congrès de Paris : 25, rue des Pyramides, 75001 Paris (angle avec l'avenue de l'Opéra). Métro : Pyramides. De mai à octobre, ouvert tous les jours de 9h à 19h ; de novembre à avril, ouvert tous les jours de 10h à 19h.
    Nombreuses infos sur leur site internet. Documentation variée et gratuite à consulter dans les bureaux.
    Autres bureaux (même numéro de téléphone que l'office de tourisme principal) :
    - Gare de Lyon : 20, boulevard Diderot, 75012 Paris. Métro : Gare-de-Lyon. Ouvert tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés de 8h à 18h.
    - Gare du Nord : 18, rue de Dunkerque, 75010 Paris. Métro : Gare-du-Nord. « Bulle accueil » sous la verrière de la gare Île-de-France. Ouvert tous les jours de 8h à 18h. Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
    - Gare de l'Est : place du 11-Novembre-1918, 75010 Paris (côté TGV internationaux - rue d'Alsace). Métro : Gare-de-l'Est. Ouvert tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés de 8h à 19h.
    - Kiosque Anvers : face au 72, boulevard de Rochechouart, à la sortie du métro Anvers. Ouvert tous les jours de 10h à 18h. Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
    - Parc des Expositions de la porte de Versailles, pendant les salons.

    Budget

    Hébergement

    Nous indiquons des fourchettes de prix allant de la chambre double la moins chère en basse saison à celle la plus chère en haute saison. Ce qui implique parfois d'importantes fourchettes de prix. Le classement retenu est donc celui du prix de la majorité des chambres et de leur rapport qualité-prix.

    - Très bon marché : moins de 50 €.
    - Bon marché : de 50 à 70 €.
    - Prix moyens : de 70 à 100 €.
    - Chic : de 100 à 150 €.
    - Plus chic : de 150 à 200 €.

    Promotions sur Internet : De plus en plus d'hôtels modulent les tarifs de leurs chambres sur Internet en fonction du taux d'occupation. On appelle ça le « yield management ». Ces promotions sont extrêmement variables d'une période à l'autre, voire d'un jour à l'autre. Elles sont souvent particulièrement intéressantes pour les hôtels de gamme supérieure (3 étoiles).
    Le petit déjeuner est souvent inclus (ce qui n'est jamais le cas lors d'une simple réservation téléphonique).

    Attention : réservation et paiement se font parfois par le biais d'un intermédiaire (agence ou site spécialisé). Bien vérifier, car en cas de désistement, le remboursement peut être problématique, voire parfois impossible.

    Restaurants

    Notre critère de classement est le prix du premier menu servi le soir (hors boissons).

    Pour des restos (sans le vin) :

    - Sur le pouce : sandwicheries et plats à emporter.
    - Très bon marché : moins de 15 €.
    - Bon marché : de 15 à 25 €.
    - Prix moyens : de 25 à 35 €.
    - Chic : de 35 à 50 €.
    - Plus chic : plus de 50 €.

     


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  • Une destination de rêve

    Cet archipel de 115 îles se trouve au cœur de l’océan Indien, à 10 h d’avion de la France.
    D’origine granitique ou corallienne, les Seychelles se prêtent à plusieurs formes de voyage.

    Leurs îles aux plages de sable fin sont émaillées de guesthouses au charme convivial, d’hôtels nichés sous les palmes des cocotiers, de villas aux matériaux naturels et au confort irréprochable.

    Un séjour dans l’archipel des Seychelles garantit une nature époustouflante, adaptée aux plaisirs de la randonnée et aux loisirs nautiques.

    Une vaste gamme d’activités se pratique aux Seychelles, du golf à la pêche au gros, en passant par la plongée libre et la plongée bouteille.

    Sur ses terres de 455 km² et tout au long de son territoire marin couvrant plus d’1 million de km², l’archipel des Seychelles présente des visages variés, qui se découvrent en circuit, en combiné ou encore en croisière.

    Avec 88 000 habitants, la population des Seychelles est peu nombreuse, mais elle est très accueillante.

    A Mahé, comme dans le reste des Seychelles, le français est l’une des langues officielles, avec l’anglais et le créole seychellois. La capitale Victoria vit au rythme de l’archipel des Seychelles.

    Elle évoque le temps où Mahé s’appelait « l’île d’abondance ». Les marins faisaient relâche aux Seychelles pour s’approvisionner en eau, bois et fruits tropicaux. Les pirates fréquentaient aussi les îles. Ils y auraient caché leur butin, notamment à Mahé, dans la région de Bel Ombre.

    Découvrez les Seychelles

    L’archipel des Seychelles

    Bienvenue aux Seychelles

    L’archipel des Seychelles est un Etat indépendant depuis 1976. Situé au niveau de l’équateur, il est plus proche de Madagascar que du continent africain ou indien. Les Seychelles se divisent en deux grands groupes, les îles Intérieures et les îles Extérieures.

    Les îles Intérieures rassemblent les îles proches de Mahé. Les îles Extérieures, plus lointaines, comportent notamment les Amirantes, le groupe de Farquhar et le groupe d’Aldabra. Dans les îles Intérieures, le trio de Mahé, Praslin et La Digue reçoit tous les suffrages lors d’un premier voyage aux Seychelles.

    Ces îles granitiques offrent des plages de rêve, comme l’anse Intendance à Mahé, l’anse Lazio à Praslin et l’anse Source d’Argent à La Digue.


    Recouvertes d’une abondante végétation tropicale, leurs montagnes sont propices aux randonnées, dans une nature peuplée par les sternes, les perroquets noirs et les tortues. Les Seychelles abritent plusieurs parcs nationaux et réserves naturelles.

    A Mahé, le point culminant de l’archipel des Seychelles est protégé par le Parc national du Morne seychellois. A Praslin, le Parc national de la Vallée de Mai est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce site, unique aux Seychelles, présente une forêt de cocos de mer, également appelés cocofesses. Les palmes de ces cocotiers aux noix arrondies ombragent plusieurs plantes rares et de nombreux oiseaux. A La Digue, la réserve de la Veuve Noire héberge, dans une luxuriante végétation tropicale, une espèce d’oiseau endémique appelée « veuve noire ».
    Vallée de Mai à Praslin

    On s’y rend à vélo ou en char à bœufs, car il n’y a pas de voiture à La Digue. En revanche, les voitures sont autorisées à Mahé et Praslin, qui sont les deux plus grandes îles de l’archipel des Seychelles.

    D’une île à l’autre, on se déplace facilement aux Seychelles, car les transports, en avion ou en bateau, sont optimisés. Plusieurs îles se trouvent dans le voisinage immédiat de Mahé ou de Praslin. Sainte-Anne et Cerf Island se situent à côté de Mahé. Cousin, Cousine et Curieuse sont tout près de Praslin.

    Dans ces petites îles, la nature est reine, et les parcs marins permettent de découvrir un univers aquatique de toute beauté. Silhouette, Bird Island, Frégate et Denis Island font également partie des îles Intérieures, proches de Mahé.

     

    Ce sont de petits paradis où les hôtels sont rares, les plages fabuleuses et la nature édénique. Sur ces îles préservées vivent les tortues géantes des Seychelles. Profitez de votre séjour dans l’archipel des Seychelles pour faire honneur à la gastronomie des îles.

    Les plages des Seychelles

    Le poisson est omniprésent dans la cuisine seychelloise. Tout frais pêché, il se déguste grillé, avec du riz et de la purée d’aubergines ou de potiron. La sauce au piment, qui fait partie des habitudes aux Seychelles, est à goûter avec modération ! D’autres plats, comme le cari de zourite (poulpe) ou de roussette (chauve-souris), sont insolites et savoureux. En dessert, régalez-vous des nombreux fruits tropicaux.

    A la tombée de la nuit, la musique des Seychelles lance ses rythmes entraînants dans les hôtels. Pour danser, en toute convivialité, dans ces îles extraordinaires.

    Vous êtes sous le charme d'un voyage aux Seychelles ? Découvrez nos hôtels aux seychelles pour voyager à travers cet archipel plein de surprises que vous pourrez parcourir d'île en île.


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  • Visiter Ile De Noirmoutier, le guide
    Située sur le littoral vendéen et baignant dans l'océan Atlantique, l'Île de Noirmoutier est l'une des destinations préférée des vacanciers français. Les atouts de l'île pour un séjour réussi sont nombreux. En effet, l'Île de Noirmoutier conjugue les plaisirs de la mer et la douceur d'un climat souvent ensoleillé, une nature bien préservés et enfin une culture traditionnelle passionnante.
    De notre expert Ile De Noirmoutier
    Rédactrice Alibabuy.com
    L'Île de Noirmoutier est depuis longtemps un lieu de villégiature privilégié des Vendéens, on le connaît pour sa douceur de vivre et la beauté de ses paysages. Tout comme Renoir à son époque, les touristes de tous les horizons l'ont maintenant eux aussi compris et sont de plus en plus nombreux à franchir le pont s'éparant l'île du continent pour passer un séjour de détente et de loisir dans un joli cadre à dimension humaine.
    L'île est composée de plusieurs villages pittoresques situés principalement autour de ses grands marais. Sa capitale, Noirmoutier-en-l'Ile étend ses petites maisons blanches jusqu'au bord de la mer. Empreinte d'un passé agricole riche, elle s'est consacrée délicatement au tourisme dans une atmosphère chic mais sans excès.
    Lors d'un voyage à Noirmoutier, vous remarquerez en premier lieu que la nature ici a su conserver son droit. La diversité du paysage sur un si petit territoire est exceptionnelle. Vous évoluerez entre des forêts de chênes, des plages et des dunes de sable fin, mais aussi des marais et des pics rocheux qui plongent dans l'océan. Ces espaces naturels préservés et le climat doux permettent le maintien d'une faune et d'une flore diversifiées (remarquez les nombreuses espèces d'oiseaux dans les marais ainsi que les figuiers, les arbousiers et les mimosas dans les forêts).
    Les amateurs de farniente et de sports nautiques se réjouiront sur ses côtes, les randonneurs s'aventureront à pied ou à vélo sur ses nombreux sentiers. Côté culture, l'île de Noirmoutier dispose d'un nombre important de musées et de sites historiques à visiter tel que son château médiéval du IXe siècle très bien conservé. Pour un parfait séjour sur l'île de Noirmoutier il est conseillé de partir au printemps ou en été lorsque les journées sont ensoleillées.
    Pont de Noirmoutier - ILE DE NOIRMOUTIER
    « Pont de Noirmoutier »
    Infos sur Ile De Noirmoutier
    Population :
    9 592
    Langue : Français
    Monnaie : Euro
    Transports et déplacements à Ile De Noirmoutier
    A partir de la gare de Nantes, la ligne régionale de bus n°13 dessert Noirmoutier-en-l'Ile. Une fois sur place, de nombreuses navettes vous permettent de vous rendre aux villages, aux sites touristiques et près des principales plages. En voiture, un pont relie le continent à la pointe basse de l'île. Il est possible de louer des vélos durant votre séjour à Noirmoutier, de nombreuses pistes cyclables y existent.
    « Le taux d'ensoleillement est élevé et est en moyenne équivalent à celui de Carcassonne dans le sud de la France. La culture du sel est toujours très présente sur l'île, n'hésitez pas à faire vos réserves avant de quitter l'île. Vous pouvez rejoindre les terres et profiter de la station balnéaire de Saint Jean de Monts. »
    Visites à Ile De Noirmoutier
    Prélassez-vous sur les plages de sable fin (la plage des Dames), allez à la recherche de petites criques pour des baignades intimistes. Déambulez dans les rues de la ville de Noirmoutier-en-l'Ile et admirez les traditionnelles petites maisons blanches. Visitez son château médiéval considéré comme l'un des mieux conservés de France. Faites une visite des marais salants et admirez sa faune et sa flore.
    Sorties à Ile De Noirmoutier
    Noirmoutier est une destination idéale pour des vacances de détente et de repos. Ce n'est donc pas le lieu des nuits folles et extravagantes. Ici, l'ambiance est plutôt sereine. Vous aurez l'occasion de découvrir d'excellents restaurants fournissant une gastronomie locale de qualité, les produits de la mer sont ici les spécialités. Si vous souhaitez sortir le soir, des pubs et bars vous accueilleront avec plaisir, un cinéma est également présent au centre ville de Noirmoutier-en-île.
    Phare - Ile De Noirmoutier
    « Phare »
    Ecluse - Ile De Noirmoutier
    « Ecluse »
    Marais salants - Ile De Noirmoutier
    « Marais salants »

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  • Japon

    Japon par clubdes5
    Japon © clubdes5

    Trop loin, trop cher, trop inaccessible : pendant longtemps, le Japon a été assimilé à une sorte de planète Mars en Extrême-Orient. Un archipel fascinant, une civilisation très raffinée, un astre lointain, attirant, mais inabordable.
    Avec la baisse des tarifs aériens et la montée en force de l’euro depuis 2000 (le taux de change est devenu favorable aux voyageurs européens), tout a changé. Il est possible de voyager au Japon en routard, avec un petit ou moyen budget. Ajoutons à cela la volonté du ministère du Tourisme du Japon d’ouvrir le pays à un nouveau tourisme plus économique.
    Les mégapoles d’abord : Tokyo, la plus grande ville du monde, un univers urbain électrique, trépidant, étincelant. Kyoto, l’ancienne capitale impériale, ville des arts et des geishas, du thé et de l’ikebana. Nara, le berceau artistique et religieux, cité spirituelle des moines, de l’aristocratie et du bouddhisme, mais aussi Nikko haut perchée dans ses montagnes, Kamakura au bord de la mer, Hakone la porte du mont Fuji, symbole majestueux du Japon, à voir au printemps au moment où les cerisiers fleurissent.
    Aux branchés, l’archipel de la haute technologie réserve toutes les nouveautés, c’est notamment le royaume des robots ! C’est aussi le pays des mangas et des jeux vidéo. Les amoureux de la nature ne seront pas déçus non plus. Dès que l’on s’éloigne des côtes, on découvre un Japon presque sauvage : montagnes aux versants couverts de forêts, volcans aux sommets enneigés, lacs d’altitude.
    Et que dire des sources thermales, les fameux onsen ? C’est le nec plus ultra du savoir-vivre japonais.

    Carte d'identité Japon

    - Capitale : Tokyo.
    - Superficie : 378 000 km² (en comptant les 5 000 km² des Kouriles du Sud, territoire russe depuis 1945).
    - Population : 127 millions d'habitants (estimation 2010).
    - Densité de population : 349 habitants au km².
    - Population urbaine : 80 %. Tokyo, la capitale, est l’aire urbaine la plus peuplée du monde, avec plus de 37 millions d’habitants, en comptant toute l’agglomération.
    - Monnaie : le yen.
    - Langue : le japonais.
    - Empereur : Akihito (depuis 1989).
    - Premier ministre : Shinzo Abe, chef de file du Parti libéral démocrate (depuis décembre 2012).
    - Nature de l'État : monarchie constitutionnelle. L'empereur est le « symbole de l'État et de l'unité du peuple [japonais] ».
    - Régime : démocratie parlementaire.
    - Principales religions : shinto (107 millions de personnes), bouddhisme (94 millions), christianisme (2,16 millions), autres (1 million). Le nombre supérieur de « croyants » par rapport à la population s'explique par le fait que shinto et bouddhisme ne sont pas exclusifs et que ce ne sont pas des croyances qui exigent la fréquentation assidue et régulière des lieux de culte.
    - Revenu moyen (2012) : environ 28 000 € par personne et par an (estimation 2010).
    - Indice de développement humain (espérance de vie, éducation, niveau de vie) : 0,912. Rang mondial : 10e.
    - Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : Himeji-jo (1993) ; les monuments bouddhiques de la région d'Horyu-ji (1993) ; Shirakami-Sanchi (1993) ; Yakushima (1993) ; les monuments historiques de l'ancienne Kyoto (villes de Kyoto, Uji et Otsu ; 1994) ; villages historiques de Shirakawa-go et Gokayama (1995) ; le mémorial de la paix d'Hiroshima (Dôme de Genbaku ; 1996) ; le sanctuaire shinto d'Itsukushima (1996) ; les monuments historiques de l'ancienne Nara (1998) ; les sanctuaires et temples de Nikko (1999) ; les sites Gusuku et biens associés du royaume des Ryukyu (2000) ; les sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii (2004) ; Shiretoko (2005) ; les mines d'Iwami Ginzan (2007) ; Hiraizumi (temples, jardins et sites archéologiques représentant la Terre Pure bouddhiste ; 2011) ; les îles d'Ogasawara (2011) ; le mont Fuji (2013).

    Économie

    Le Japon est la 2e économie du monde depuis 1968, derrière les États-Unis. Mais le voisin chinois l'a dépassé depuis début 2010.
    Le PIB par habitant est de 300 $, soit 26 000 $ (en France : 33 300 $). À la suite du krach de 1990, l'économie japonaise a connu une longue période de crises et de mutations, dont elle commençait seulement à émerger avant que les événements du 11 mars 2011 ne la fragilisent à nouveau.
    Les grands constructeurs automobiles n'échappèrent pas à cette crise. Le Japon connut une baisse de 51 % des ventes de voitures neuves de mars 2010 à mars 2011.

    Une agriculture insuffisante

    L'agriculture emploie 3,9 % de la population active et produit 1,1 % de la richesse nationale. Elle est constituée majoritairement de petites parcelles. La riziculture (7 % du territoire) occupe la moitié des surfaces cultivées et assure l’autosuffisance pour cette céréale nationale. Très largement subventionnée, elle se situe souvent dans les plaines côtières au nord, le reste étant occupé par des cultures à haute valeur ajoutée (fleurs, fruits et légumes).
    Le pays est le quatrième producteur mondial de produits marins, premier consommateur et premier importateur de poissons. Il importe 60 % de produits pour couvrir ses besoins alimentaires.

    Une industrie forte

    L'industrie représente 26,2 % de l'emploi et 27 % du PIB. Elle permet au pays d'être le 3e exportateur mondial des produits manufacturés à haute valeur ajoutée. L'Archipel est archi-dominant dans les nouvelles technologies.

    Des services en pleine expansion

    Les services emploient 69,8 % de la population active et génèrent 75,9 % du PIB. Leur essor profite de la persistance du petit commerce, de la place grandissante des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans la vie quotidienne et dans le travail, et de l’accession du pays au stade d’un capitalisme financier relativement avancé.

    Une économie duale

    L'économie japonaise est duale : quelques très grandes entreprises souvent regroupées autour de la banque et de la « maison de commerce » du « groupe » commandent à une myriade de sous-traitants, le plus souvent constitués de PME-PMI.

    Géographie Japon

    L'Archipel (rettô), qui compte officiellement 8 645 îles, doit beaucoup sa géographie au fait qu'il se trouve sur l'un des endroits où l'on enregistre le plus grand nombre de tremblements de terre au monde : la « ceinture de feu du Pacifique ».
    L'Archipel s'étire du nord-est au sud sur quelque 4 000 km.
    95 % du territoire est constitué par les quatre îles principales, du nord au sud : Hokkaïdo, Honshu, Shikoku et Kyushu. Plus au sud s'étendent les arcs insulaires des Ryukyu (ou Okinawa) et des Izu-Ogasawara (ou Bonin).
    Montagneux aux trois quarts, le pays abrite 270 volcans, dont 190 éteints... Dans la partie centrale de Honshû, trois chaînes transversales (les monts Hida, Kiso et Akashi) forment les « Alpes japonaises », séparant un « Japon de l'Endroit » (Omote-Nihon), où se trouve la capitale, et un « Japon de l'Envers » (Ura-Nihon), dont la façade maritime donne sur le continent. Leurs sommets dépassent légèrement 3 000 m. Ailleurs, les montagnes atteignent rarement 2 000 m. Le mont Fuji (Fuji-san), point culminant de l'Archipel, est un splendide volcan conoïde éteint depuis le XVIIe sièclet qui avoisine 3 800 m.
    Seul un cinquième du territoire est habitable. Il est constitué de piémonts (4 % de l'ensemble de la superficie du pays), de plaines hautes (12 %) et de plaines basses (13 %). Les plaines sont constituées d'alluvions, et les vallées voient se réunir des fleuves irréguliers, que ceinturent des terrasses recouvertes de cendres et de limons volcaniques. Le sous-sol de l'Archipel est pauvre en matières énergétiques : ni gaz ni pétrole, peu de charbon.
    Longues de 30 000 km, les côtes nippones sont le plus souvent escarpées. Elles se jettent dans les fosses qui entourent l'Archipel, dont certaines peuvent descendre au-delà de 10 000 m.

    Situé au carrefour de quatre grandes plaques tectoniques, dont les chevauchements créent de formidables pressions sur l'écorce terrestre, le pays a surtout connu quelques tremblements de terre (jishin) dévastateurs et des éruptions volcaniques mémorables.
    La résistance des immeubles élevés aux secousses fortes fait l'objet de contrôles obligatoires, approfondis et réguliers. L'Archipel fait figure de modèle en matière de détection et surtout de prévention des tsunamis.
    Sur les 80 volcans en activité dans l'Archipel, seulement une vingtaine se sont manifestés de manière sérieuse depuis le début du XXe siècle...
    En 2011, un séisme de magnitude 8,9 suivi d'un tsunami dévastateur ont causé la mort et la disparition de 23 000 personnes. Les autorités japonaises, après avoir tenté de minimiser les faits, ont réévalué la catastrophe nucléaire au niveau 7, niveau le plus élevé. Les effets se font sentir dans tous les secteurs. Les discours se veulent rassurants, du moins dans le secteur économique, l’impact sera ponctuel. Mais quid de l’environnement et de l’homme ?

    Cuisine et boissons Japon

    Cuisine

    Au Japon, manger n'est pas une banalité, cela fait partie intégrante de la culture nippone. Les modes de préparation, de cuisson et de consommation sont tout un art.
    Le Japon a emprunté à la Chine au moins trois de ses éléments constitutifs : le riz, le thé et le soja. Le riz est l’élément de base comme de fête. La viande est consommée surtout sous la forme de brochettes, notamment de poulet (yakitori). La cuisine japonaise reste traditionnellement l’art d’accommoder le riz. Les nouilles ont, elles aussi, beaucoup de succès. Elles se dégustent chaudes ou froides, toujours accompagnées de sauces.
    Les légumes cultivés dans le pays du Soleil-Levant présentent une grande variété.

    Autour de Kyoto, les coutumes culinaires sont différentes de celles de Tokyo. On élabore des spécialités en cuisant par ébullition, à la vapeur et à l’étuvée ; alors que les alentours tokyoïtes regorgent d’une cuisine qui met l’accent sur la découpe. La capitale japonaise est depuis peu la ville la plus étoilée du monde.

    En ce qui concerne la salubrité des aliments et de l’eau, des programmes de surveillance pour détecter les taux de radioactivité anormaux ont été mis en place par les autorités depuis les événements de mars 2011. Il faut rester vigilant quant aux restrictions qu'elles émettent ou lèvent, celles-ci seront amenées à évoluer. Les experts ont observé une diminution de la contamination des aliments, et 1 mois après l'accident le Japon avait levé les restrictions de vente de certains produits provenant des environs de Fukushima.

    Le bœuf de Kobe

    C’est une viande extrêmement délicate, très réputée pour sa tendreté et sa texture persillée. Elle peut être préparée de différentes façons : en steak, sukiyaki ou shabu-shabu, les deux étant un genre de fondue où l’on trempe la viande, mais aussi des légumes, dans une sauce, ou encore en sashimi (fines lamelles de viande crue) et en teppanyaki (grillé sur une plaque en fer). Bien que délicieux et à tester absolument au moins une fois au Japon, le bœuf de Kobe reste un aliment cher.

    Produits de la mer

    Les Japonais consomment beaucoup de poisson, des crustacés, des coquillages et des algues (bien plus que les autres peuples du monde).
    Toutefois, la forte contamination de la mer par l'eau radioactive s'écoulant de la centrale de Fukushima amène les Japonais à modifier leurs habitudes alimentaires.

    - Les sushis et sashimis : vous aurez plaisir à savourer de nombreux plats de la mer préparés devant vos yeux en sashimis (tranches de poisson cru).
    Souvent confondu avec le sushi, qui lui est une préparation à base de riz vinaigré. Il existe deux sortes de sushis : les nigiri, petits canapés de riz vinaigré couverts le plus souvent de poisson cru, et les norimaki, paupiettes de riz fourrées de poisson cru ou de légumes et enrobées d’une feuille d’algue séchée.
    - L'anguille : elle est au Japon un mets pour fins gourmets, est préparée sous différentes formes. L'unajû est une des préparations, la plus populaire : du riz est disposé dans une boîte en bois laqué et l'on y place des brochettes de filet d'anguille cuites au feu de bois. Malheureusement, du fait de son fort taux de contamination, elle est désormais interdite à la consommation.
    - Les algues : les Japonais sont de grands mangeurs d'algues. Elles sont ramassées au large ou cultivées délicatement dans des criques abritées. Très riches en protéines, vitamines et sels minéraux, elles sont particulièrement appréciées. Vous en découvrirez dans de nombreux plats.

    Épices, fines herbes et condiments

    - Wasabi : épice très piquante assez connue. Sorte de crème de couleur verte assez vive, plutôt jolie d'aspect. Son goût est très fort. On la retrouve notamment en couche épaisse dans les sushis.
    - Raifort : traduisez littéralement « racine piquante ». La racine de raifort râpée a une saveur très forte, piquante et poivrée. C'est également l'ingrédient principal du wasabi.
    - Gingembre (shôga) : rhizome de couleur rose utilisé frais, sous forme de jus ou mariné. On le retrouve dans de nombreux plats, par exemple avec les sushis ou les sashimis.
    - Soja : ingrédient indispensable à la cuisine japonaise, le soja est utilisé sous diverses formes. La farine de soja, le lait de soja, le tôfu (sorte de fromage), le natto (fabriqué à partir de graines fermentées à la consistance gluante), le miso (fabriqué à partir d'une pâte de soja fermentée)...

    Quelques plats et accompagnements

    - Sukiyaki : c'est le plat national. Il ressemble au pot-au-feu. On plonge des morceaux de viande (bœuf, porc, poulet...) bouillis dans un fond de sauce assaisonné, puis on les trempe dans un jaune d'œuf battu.
    - Okonomyaki (spécialité d'Osaka) et monjayaki (spécialité de Tokyo) : sortes de crêpes aux ingrédients variés (bœuf, fruits de mer, légumes...) que l'on prépare soi-même sur une plaque au milieu de la table.
    - Râmen : des pâtes (n'importe quelle variété) dans un bouillon, servies dans un grand bol et pouvant être accompagnées de légumes, de viande...
    - Soba : nouilles de sarrasin, faites à la main. Les pâtes sont ensuite coupées et servies chaudes ou froides.
    - Mochi : gâteau de riz gluant moulé sous différentes formes, traditionnellement servi pour la nouvelle année. Il est écrasé au mortier et généralement grillé.
    - Kaiseki Ryori : littéralement poitrine-pierre cuisine, c'est le nom d'un type de nourriture servie durant les cérémonies du thé. Ne sont utilisés que des ingrédients frais de la saison.
    - La fleur de chrysanthème (shungiku) vient du continent. On en consomme les feuilles qui, en cas de pénurie, sont remplacées par des épinards. Elle est servie traditionnellement pour son symbolisme comme dans le menu du Nouvel An.
    - Sans oublier les incontournables fondues dont quantité ont été empruntées à l'Occident durant l'ère Meiji (1868-1912). Elles sont principalement composées de bœuf mijoté et de légumes comme le shabu-shabu et le sukiyaki.

    Le sucre

    Le Japon compte bien moins de variétés de pâtisseries que de sushis ! La pâtisserie est souvent faite à base de pâte de haricots rouges sucrée (anko) ou de pâte de riz (mochi). Le thé vert a en revanche sa propre pâtisserie, une sorte de gâteau sec peu sucré et pauvre en goût (higashi).
    - Le kaki : il trône souvent sur les tables au moment du dessert. Petit fruit orange, on le sert traditionnellement lors des fêtes.
    - La poire japonaise (nashi) : a l'apparence et la texture d'une pomme, de couleur jaune à brun.
    - La prune (ume) : elle est réputée pour faciliter la digestion et nettoyer les intestins.
    - La noix de ginkgo (ginnan) : c'est un ingrédient de luxe que les Japonais ajoutent à des plats à la vapeur, grillés ou frits. Cette petite noix blanche provient de l'arbre appelé « ginkgo » et ressemble, en goût, aux pignons de pin.
    - Le citron japonais (yuzu) : fruit unique ! Seule sa couleur jaune peut faire penser au citron occidental. Il est en effet beaucoup plus gros. Sa saison est très courte.
    - Les châtaignes : il en existe deux variétés que les Japonais utilisent dans les desserts ou simplement grillées.
    - Tofu : cette pâte de soja ne contient aucune graisse animale. Tout est végétal et diététique. Il existe des restaurants spécialisés dans le tofu uniquement, où celui-ci est préparé de diverses manières.

     

    Boissons

    L'eau

    Après la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011, l'eau a été contaminée, mais les niveaux de radioactivité sont redevenus assez faibles pour que les restrictions à la consommation aient été levées.
    Les Japonais ont quelques marques d'eau, comme Finé, dont la source primitive est située à 600 m au-dessous du mont Fuji.

    Le thé

    Cet art s'est démocratisé au cours de l'ère Edo en touchant dans un premier temps les riches avant de gagner rapidement l'ensemble de la population. Que ce soit chaud en hiver ou froid en été, les Japonais passent leur temps à boire du thé. Un thé vert dont les feuilles ont été réduites en poudre (matcha) et qui donne, une fois mélangé à l'eau frissonnante, un thé mousseux et amer.
    La plupart du temps le repas est servi avec un bol de thé vert. On peut en acheter partout, mais les puristes seront déçus, car le thé vert du Japon se vend soit en canettes, soit en sachets sous vide.

    La bière

    La bière (biru) est elle aussi une boisson très populaire au Japon. On peut apprécier la saveur de quatre grandes bières japonaises : Asahi, Kirin, Sapporo et Suntory. Elles sont en général blondes avec un taux d'alcool relatif à 5 % ; leurs noms viennent de la région où elles sont produites.

    Le saké

    Au Japon, la légende veut que les dieux aiment l'alcool, plus précisément l'alcool de riz, c'est-à-dire le saké. À leur tour, les hommes ont pris goût à ce divin breuvage, aujourd'hui boisson nationale des Japonais.
    La recette du saké est simple en théorie : du riz (20 %) et de l'eau (80 %). La qualité de l'eau est très importante. Grâce à sa source qui est l'une des plus pures du Japon, la ville de Kyoto est devenue la fabricante de saké la plus active. On le brasse comme de la bière, dans des cuves, d'où son appellation de bière de riz.
    Sauf exception, il ne se conserve pas plus de 1 an après sa mise en bouteilles. Et l'exception, c'est le koshu (vieille réserve), un saké à la couleur jaunâtre et à la saveur mielleuse. Il se conserve 10 à 20 ans.
    Chaque région du Japon a son cru. En Japonais, le mot « saké » désigne, en réalité, toutes les boissons alcoolisées.

    Vin et beaujolais nouveau

    Les Japonais produisent, consomment et importent de plus en plus de vin, du français au sud-américain en passant par l'australien. Si son prix a baissé considérablement, il reste élevé. Mais grâce à la hausse du yen sur l'euro, les prix devraient être plus abordables. Poursuivant l'idée d'un bon rapport qualité-prix, le doux breuvage français devrait même prochainement être distribué au Japon dans des bouteilles en plastique.
    Les Japonais veulent chaque année être les premiers à goûter le « beaujolais nouveau ». Son arrivée est un véritable événement sur l'Archipel.

     


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  • Turquie

    Turquie par Stachow Danielle
    Turquie © Stachow Danielle

    Quand on rêve de la Turquie, on se la représente avec des images bien précises. C'est un narghilé fumé nonchalamment en regardant la mer vraiment bleue, des bazars pleins de tapis et d'odeurs, étincelants de cuivres et de bijoux, des criques encore sauvages baignées par une eau cristalline, des steppes semi-arides sur lesquelles veillent des cimes enneigées une longue partie de l’année... En Turquie, le routard apprendra que la tulipe est originaire d'Anatolie et que l'on y trouve bien plus de cigognes qu'en Alsace...
    Plus on s'écarte des sentiers battus, plus on aime ce pays : la Turquie est d'une richesse inépuisable. Du Bosphore à l'Anatolie, de la Lycie à la mer Noire, en passant par la Cappadoce, ce pays offre une incroyable diversité de paysages, de cultures et de traditions.
    La gentillesse, les attentions, l'hospitalité se moquent des barrières linguistiques. Partez à la rencontre des gens du pays. Persuadés d'être des Occidentaux, les Turcs vous accueillent en cousin, et il n'y a pas à gratter beaucoup pour retrouver les trésors de l'hospitalité ottomane.

    Dernière minute : en raison de la construction de deux lignes ferroviaires à grande vitesse (l’une entre Istanbul et Ankara ; l’autre entre Istanbul et la frontière bulgare), plus aucun train n’arrive en gare d’Istanbul. La reprise du trafic n’est pas annoncée avant 2015. Plus d'infos dans les actus voyageurs.

    Avant le départ Turquie

    En bref

    - Papiers (UE) : pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours, carte nationale d’identité ou passeport valide au moins 180 jours la date d'entrée en Turquie.
    - Vaccins obligatoires : aucun.
    - Meilleures saisons : le printemps et l'automne, en particulier mai, début juin et septembre.
    - Durée de vol direct : 3h30 pour Istanbul (pour Ankara, 5h avec correspondance).
    - Décalage horaire : + 1h.

    Adresses utiles

    En France

    - Office de tourisme de Turquie : 102, avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Métro : George V. Tél. : 01-45-62-78-68 et 01-45-62-79-84. Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 18h.
    Documentation sur place ou par courrier (envois en France uniquement).
    - Consulats de Turquie :
    - À Boulogne-Billancourt44, rue de Sèvres, 92100 Boulogne-Billancourt. Métro : Pont de Sèvres ou Boulogne - Pont de Saint-Cloud. Tél. : 01-47-12-30-30. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 13h.
    - À Lyon : 87, rue de Sèze, 69006 Lyon. Tél. : 04-72-83-98-40. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30, et de 14h à 17h.
    - À Marseille : 363, avenue du Prado, 13008 Marseille. Tél. : 04-91-29-00-20. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30.
    - À Strasbourg : 10, rue Auguste-Lamey, 67000 Strasbourg. Tél. : 03-88-36-68-14. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30, et de 14h à 17h.

    En Belgique

    - Conseiller de la culture et de l'information auprès de l'ambassade de Turquie : adresse provisoire : Centre culturel Yünüs Emre, av. des Arts 46, Bruxelles 1040.
    Devrait déménager courant 2014 : rue Montoyer, 4B, Bruxelles 1000. Tél. : 02-513-82-30. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h30 à 17h.
    - Consulat de Turquie : adresse provisoire : Centre culturel Yünüs Emre, av. des Arts 46, Bruxelles 1040.
    Devrait déménager courant 2014 : rue Montoyer, 4A, Bruxelles 1000. Tél. : 02-548-93-40. Ouvert du lundi au vendredi de 14h30 à 16h30.
    - Autre consulat (près d'Anvers) : Sorbenlaan, 16, Wilrijk 2610. Tél. : 03-820-71-00. Ouvert du lundi au vendredi de 14h30 à 16h30.

    En Suisse

    - Office de tourisme : Stockerstrasse, 55, 8002 Zurich. Tél. : 044-221-08-10. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h.
    - Consulat de Turquie : Weinbergstrasse, 65, 8006 Zurich. Tél. : 044-368-29-00. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h (permanence téléphonique de 14h30 à 16h).
    - Autre consulat : route de Pré-Bois, 20, case postale 1901, 1215 Genève. Tél. : 022-710-93-60. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h (permanence téléphonique de 14h30 à 17h).
    Également un consulat à Bern : Lombachweg 33, 3006 Bern. Tél. : 031-359-70-70. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30 (permanence téléphonique de 14h à 17h30).

    Au Canada

    - Ambassade et consulats de Turquie : 197 Wurtemburg Street, Ottawa, (Ontario) K1N- 8L9. Tél. : (613) 244-24-70. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h.
    - Autre consulat : 10 Lower Spadina Av., Suite 300, Toronto, (Ontario) M5V 2Z2. Tél. : (647) 777-41-06. Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 (permanence téléphonique de 15h à 18h).

     

    Formalités d'entrée

    - Les ressortissants français, suisses et luxembourgeois sont dispensés de visa pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours, sur une période de 180 jours, à compter du jour d’entrée en Turquie. Le séjour peut être continu ou fractionné. Il faut donc être muni d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport dont la durée de validité dépasse d’au moins 180 jours la date de l’entrée en Turquie.
    Attention : depuis le 1er janvier 2014, la validité des cartes nationales d’identité françaises délivrées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 est automatiquement prolongée de 5 ans ; ces cartes sont donc désormais valables 15 ans. Mais attention, cette modification n’étant pas matérialisée sur le document plastifié, les autorités turques ne reconnaissent pas cette prorogation.
    Le ministère français des affaires étrangères précise bien sur son site que « les voyageurs qui utiliseraient une carte nationale d’identité portant une date de fin de validité dépassée ne seront pas admis en Turquie ».

    - Pour les Belges et les Canadiens, le visa de tourisme reste obligatoire  Ce visa, valable pour une durée de 90 jours, peut être utilisé en plusieurs séjours sur une durée de 180 jours maximum.
    Depuis avril 2014, les demandes de visa touristique se font remplissant un questionnaire en ligne. Paiement uniquement par carte Visa ou MasterCard : 20 $ pour les Belges, 60 $ pour les Canadiens.
    Le visa est envoyé par mail, dans un délai de 24h. Mais certains retards ne sont pas à exclure (le système a besoin d’être rodé !). Mieux vaut donc faire la demander une semaine avant.

    - Enfants mineurs : en fonction de l'âge et de la nationalité, les mineurs doivent être munis d'un passeport individuel ou d'une carte d'identité, ou bien être inscrits sur le passeport du parent qui les accompagne. S'ils voyagent sans leurs parents, prévoir une autorisation de sortie du territoire établie par l'autorité compétente (mairie pour la France ; commune pour la Belgique) ; de plus, dans ce cas, le passeport est en général obligatoire (pour les Belges notamment).

    - Papiers de voiture : permis de conduire national ou permis international ; carte verte d'assurance si la compagnie couvre la Turquie, sinon demander une extension. Assurance du type Europ Assistance conseillée. Passeport obligatoire pour le propriétaire du véhicule. À la douane, on vous met un tampon spécial pour votre véhicule sur le passeport.
    Remarque : si vous entrez en voiture en Turquie, vous devrez obligatoirement en sortir de la même façon. Donc si vous « cassez » dans le pays, contactez votre assurance ; en principe, elle se charge de tout.
    Attention, ne conduisez pas la voiture de quelqu'un d'autre pour traverser la frontière. La douane en conclura que c'est votre voiture. Ainsi ne serez-vous pas autorisé à sortir de Turquie sans cette voiture. Si toutefois vous êtes allez en Turquie avec la voiture d'un tiers, faites-vous établir une assurance à votre nom, sinon vous aurez des problèmes à la frontière. Munissez-vous également d'une autorisation du propriétaire légalisée par les autorités compétentes.

    - Douane : 4 bouteilles de vin ou 1 litre pour une boisson supérieure à 22°. Les accros du tabac ont droit à une cartouche, et non à deux cartouches, contrairement à ce que prétendent certains vendeurs de duty-free. Matériel photo amateur accepté en quantité raisonnable.

    Carte d'adhésion internationale
    aux auberges de jeunesse (FUAJ)

    La carte FUAJ vous ouvre les portes des 4 000 auberges de jeunesse du réseau HI-Hostelling International en France et dans le monde. Vous pouvez ainsi parcourir 90 pays à des prix avantageux et bénéficier de tarifs préférentiels avec les partenaires des auberges de jeunesse HI.
    Enfin, vous intégrez une communauté mondiale de voyageurs partageant les mêmes valeurs : plaisir de la rencontre, respect des différences et échange dans un esprit convivial.
    Il n’y a pas de limite d’âge pour séjourner en auberge de jeunesse. Il faut simplement être adhérent.

    Les ressortissants français, suisses et luxembourgeois sont dispensés de visa pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours, sur une période de 180 jours, à compter du jour d’entrée en Turquie. Le séjour peut être continu ou fractionné.

    En revanche, le visa de tourisme reste obligatoire pour les Belges et les Canadiens. Ce visa, valable pour une durée de 90 jours, peut être utilisé en plusieurs séjours sur une durée de 180 jours maximum.

    Il faut donc être muni d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport individuel dont la durée de validité dépasse d’au moins 180 jours la date de l’entrée en Turquie.

    Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2014, la validité des cartes nationales d’identité françaises délivrées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013, est automatiquement prolongée de 5 ans ; ces cartes sont donc désormais valables 15 ans.

    Mais cette modification n’étant pas matérialisée sur le document plastifié, les autorités turques ne reconnaissent pas cette prorogation. Le ministère français des affaires étrangères précise bien sur son site que « les voyageurs qui utiliseraient une carte nationale d’identité portant une date de fin de validité dépassée ne seront pas admis en Turquie ».

    Géographie Turquie

    La Turquie est l'un des seuls pays au monde à cheval sur deux continents. La Thrace orientale est la partie européenne de la Turquie et représente 3 % du territoire national.
    L'Asie Mineure ou Anatolie (Anadolu) forme le reste du territoire turc, qui s'étend sur 780 000 km². L'Anatolie occidentale et centrale est formée de hauts plateaux d'une altitude moyenne de 1 100 m. Elle est séparée de l'Anatolie orientale (Mésopotamie, Cilicie, Karamanie) par la chaîne du Taurus.
    Au nord, la chaîne se dédouble pour former l'Anti-Taurus, dont l'Ararat biblique est le plus haut sommet de Turquie (5 137 m).

    Quatre mers baignent la Turquie :
    - La mer Noire, au nord, a un littoral peu découpé, dominé par la chaîne pontique.
    - La Méditerranée dont la côte s'étend de l'ancienne Lycie au Hatay ou région d'Antioche, en passant par l'antique Pamphylie ; c'est la fameuse côte « turquoise ».
    - La petite mer de Marmara avec ses détroits (Bosphore et Dardanelles) marque les limites géographiques de l'Europe et de l'Asie.
    - La mer Égée a la côte la plus longue et la plus découpée. Du chapelet d'îles qui s'égrène le long des côtes égéennes, seules Gökçeada (İmros) et Bozcaada (Ténédos) appartiennent à la Turquie, toutes les autres ont été laissées à la Grèce lors du démantèlement de l'empire. Ouvertes au tourisme depuis quelque temps, ces îles sont de vrais petits coins de paradis.

    Orient ? Occident ?

    Un vieux dilemme. La géographie ne l’a pas tranché. La meilleure solution est de laisser tomber et de faire comme les Turcs : vivre à cheval sur les références.

    Les Turcs sont parfois blonds aux yeux bleus. Parfois, ils ont des yeux bridés de Mongols arrivant tout droit d’Oulan-Bator. Les femmes se promènent en minijupe ou enfouies dans des çarşaf (tchadors) noirs. Dans les cafés, les narghilés côtoient les lecteurs DVD... Traditions et modernisme se mélangent avec des tiraillements de tous côtés.

    Entre deux continents, il n’est pas toujours besoin de choisir. La preuve, la Turquie est membre de l’OTAN. Depuis décembre 1995, elle fait partie de l’Union douanière européenne, et le 3 octobre 2005 se sont ouvertes les négociations d’adhésion à l’Union européenne.

    Santé et sécurité Turquie

    Santé

    Numéros d'urgence

    Avec un peu de chance, vous tomberez sur quelqu'un qui parle l'anglais.
    - Ambulance : 112.
    - Police-secours : 155.
    - Gendarmerie (en zone rurale) : 156.
    - Pompiers : 110.

    Recommandations

    Peu de risques sanitaires particuliers majeurs. Les hôpitaux publics manquent souvent de moyens, mais il existe beaucoup de cliniques privées très modernes, surtout dans les grandes villes et les villes touristiques.

    Il existe en Turquie un risque relativement important d'hépatite A, de typhoïde à un moindre degré, et autres maladies transmises par l'eau et l'alimentation. En conséquence, il est recommandé d'adopter les règles alimentaires universelles, même si l'on peut se permettre de les appliquer moins rigoureusement qu'en Afrique noire ou en Inde. NE JAMAIS BOIRE L'EAU DU ROBINET (sauf peut-être dans les hôtels et restos de luxe), proscrire les glaçons, éviter les crudités et faire une chasse absolue à tout aliment qui aurait pu être congelé (pannes d'électricité fréquentes : congélation-recongélation). Éviter aussi les moules fourrées au riz vendues dans des stands en plein air, surtout à Istanbul ; elles sont lavées dans l'eau polluée du Bosphore. D'une manière générale, proscrire tous les fruits de mer. En revanche, on peut manger sans problème des crustacées (langouste, crabe, etc.).

    - En cas de diarrhée : s'il y a fièvre associée ou présence de pus, de glaires ou de sang, consulter d'urgence un médecin. Sinon, le traitement d'une simple turista de l'adulte repose sur l'association d'un antibiotique et d'un inhibeur de la sécrétion intestinale.

    - Depuis plusieurs années se développe une maladie transmise par les tiques : la fièvre de Crimée-Congo. Elle se manifeste essentiellement dans les zones rurales reculées (en Anatolie surtout), du début du printemps au début de l'hiver. En 2008, cette maladie grave a semé la panique. Se prémunir contre les piqûres de tiques et faire une inspection quotidienne si l'on fréquente les zones concernées.

    - L'hiver, penser à emporter sirop et pastilles contre la toux, car les villes sont très polluées.

    - Pour tout problème justifiant le recours à l'hôpital, préférez le rapatriement sanitaire, sauf si vous êtes dans une grande ville qui possède un hôpital ultramoderne (prix très élevés).

    Médicaments

    On peut trouver à peu près tous les médicaments indispensables en Turquie, délivrés sans ordonnance : inutile de partir avec une pharmacie ambulante. Emporter une crème solaire d'indice élevé, surtout pendant l'été, car le soleil cogne très fort dans tout le pays ; se méfier tout particulièrement du soleil des plateaux.

    Il existe un peu de paludisme dans le sud-est de l'Anatolie mais sans risque vital ; d'ailleurs, on n'a jamais vu de voyageur l'attraper.

    Les moustiques en Turquie ne sont guère plus virulents que chez nous, mais prévoir tout de même un produit répulsif et une crème en cas de piqûre, surtout si vous partez avec des enfants en bas âge. Soyez rassuré, si vous êtes piqué, vous n'aurez rien d'autre qu'un classique petit bouton dans l'immense majorité des cas !

    Beaucoup - pour ne pas dire la quasi-totalité - des répulsifs antimoustiques/arthropodes vendus en grande surface ou en pharmacie sont peu ou insuffisamment efficaces. Une gamme conforme aux recommandations de l'OMS et du ministère français de la Santé et fiable : Insect Ecran (adulte, enfant, vaporisation, imprégnation des tissus).

    Vaccinations

    Aucune vaccination n'est « administrativement » exigée. Les vaccinations « universelles », déjà recommandées en France, sont évidemment encore plus utiles en Turquie : diphtérie-tétanos-polio-coqueluche, hépatite B (6 à 8 % de la population turque est porteuse du virus de l'hépatite B).
    Si vous êtes né après 1950, si vous n'avez jamais fait de jaunisse dans l'enfance et que vous n'êtes pas un habitué des pays étrangers, la vaccination contre l'hépatite A est fortement recommandée.
    Pour les séjours longs et/ou ruraux, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et la rage sont conseillées.

    Dangers et enquiquinements

    La Turquie est plus sûre que certains pays européens et ses grandes villes ne connaissent pas l'insécurité de Rome, de Paris ou de Londres. Toutefois, la petite délinquance (surtout le vol à l'arraché) a augmenté malgré une police très présente.

    Ayez toujours vos papiers d'identité sur vous.
    La consommation de drogue est sévèrement réprimée. Pas de photos des camps militaires, ni des barrages, ni des aéroports.

    Le ministère des Affaires étrangères recommande de se tenir à l’écart des événtuels rassemblements ou manifestations (notamment à Istanbul, aux abords de la place Taksim).
    Il déconseille, sauf raison impérative, de séjourner dans les zones frontalières de la Syrie, de l'Irak et de l'Iran.

    Stop

    Les routardes seules ou en groupe éviteront de faire du stop.
    Si on vous réclame de l'argent, payez un montant équivalant à celui d'un dolmuş (minibus).

    Drogue

    La culture de l'opium, destiné aux labos pharmaceutiques, est sous le contrôle de l'État. Attention, les dealers sont souvent de mèche avec la police. Méfiez-vous notamment si vous traînez la nuit à Istanbul dans le quartier de Sultanahmet. Les peines sont lourdes. 

    Marchands de sable

    L'histoire racontée par la victime est toujours semblable : abordée par un francophone, souvent d'origine nord-africaine, elle se retrouve avec ce nouvel ami à boire un café ou à goûter « un truc du pays » qui a été saupoudré d'un hypnogène très puissant. Tombée rapidement dans un quasi-coma, elle s'aperçoit au réveil qu'argent, papiers et objets de valeur lui ont été dérobés... La plupart de ces affaires ont été recensées à Istanbul, à Bodrum et à Ayvalık. Rappelons qu'elles ne sont pas l'apanage de la Turquie. Sans être parano, restez attentif. 

    Contrefaçons

    La Turquie est l'un des premiers producteurs mondiaux de contrefaçons. Ces imitations, de médiocre qualité et interdites en Europe, sont susceptibles d'une amende sévère (deux fois le prix de l'original), en plus d'être confisquées.

    Papiers d'identité

    Ne jamais laisser son passeport ou sa carte d'identité à la réception de l'hôtel. Les montrer pour remplir sa fiche, puis les reprendre. Il existe un véritable trafic avec les pays de l'Est.

    Antiquités, fossiles

    Il est formellement interdit de sortir du territoire turc des objets de plus de 100 ans. Les autorités sont particulièrement vigilantes en ce qui concerne les objets archéologiques.

    Cuisine et boissons Turquie

    Cuisine

    Étant nomades à l'origine, les Turcs durent adapter leurs recettes aux circonstances et aux lieux. Leur cuisine s'est vue influencée, entre les XVe et XXe siècles, par celles des pays conquis par l'Empire ottoman (les Balkans, la Palestine, la Syrie, l'Irak, l'Égypte, Chypre et les pays du Maghreb).

    Spécialités turques

    La cuisine turque se révèle savoureuse et très variée, avec des spécialités que l'on retrouve en Grèce, au Liban et en Iran. 

    - En entrée, les soupes turques (çorba) réveilleraient un bataillon de janissaires. La soupe aux tripes, excellente, est servie dans des endroits spéciaux. C'est un remède très efficace (enfin, il paraît !) contre la gueule de bois.
    - Les hors-d'œuvre sont groupés sous le nom de mezze. À côté des crevettes, du fromage, des haricots, goûtez le börek (feuilleté) au fromage ou à la viande hachée. La cacýk est une entrée à base de yaourt, de concombres râpés, de concombres râpés, d'huile d'olive et d'ail. C'est l'équivalent du tzatziki grec. Fleurons du mezze, les dolma vous rappelleront la Grèce, en mieux. Ces bouchées farcies au riz, accommodées aux épices, aux pignons de pin et aux raisins secs, sont enrobées dans des feuilles de vigne, poivrons, choux, etc.
    - D'autres légumes sont marinés ou cuits à l'huile d'olive : très recommandés. Parmi les zeytin yağlılar (des mezze froids aux légumes), goûtez ceux aux fonds d’artichauts, haricots, fèves, etc. Sinon, l’imam bayıldı, un plat excellent, est composé d’une demi-aubergine farcie d’oignons, de tomates et d’herbes, servi froid.
    - Le riz et le bulgur (blé concassé) accompagnent les plats de résistance. Le bulgur est l'aliment de base des Anatoliens.
    - Plutôt qu'en ragoût, consommez la viande en kebap, c'est-à-dire grillée. Elle est servie avec du pain matelassé et du piment.
    - Le güveç est une sorte de ragoût avec des morceaux de mouton, de bœuf, de poulet ou de crevettes, qui a mijoté dans un plat en terre cuite fermé hermétiquement.
    - Dans les restos de poisson, vous hésiterez entre rouget, mulet, turbot, bar, thon, maquereau, homard, crevettes royales, mérou, espadon et daurade.
    - Les pide sont des pizzas sans sauce tomate, garnies de viande avec des oignons ou de fromage. Très répandues et pas chères.

    D'autres gourmandises vous attendent :
    - lahmacun, une petite pizza ronde et épicée qu'on trouve un peu partot ; prix dérisoire ;
    - gözleme, sortes de crêpes fourrées au fromage, aux épinards, aux pommes de terre ou à la viande hachée ; pas cher du tout ;
    - simit, petit recouvert de graines de sésame, en forme de couronne. Ils sont vendus partout dans la rue ;
    - poðaça, chaussons fourrés au fromage, à la viande, aux épinards, aux pommes de terre ou nature ;
    - mantý, raviolis à la turque nappés de sauce au yaourt et à l'ail, au beurre fondu relevé d’épices et saupoudrés de menthe ;
    - le pain turc est servi en épaisses tranches superposées. On en redemande à volonté.

    - Le pays compte d'innombrables fromages, mais les plus populaires sont le beyaz peynir, de la famille de la feta, et le kaþar peynir (un peu comme le gouda).
    - Noisettes, pistaches, amandes et pignons.
    - Les leblebi, pois chiches grillés.

    - Les fruits : les pêches et les cerises proviennent de la région de Bursa, les meilleurs abricots et figues de Malatya. Les oranges, les mandarines et les citrons viennent du Sud. Figues, pastèques, melons et tomates sont cultivés un peu partout. Le raisin de Smyrne (Izmir) est sans pépins et très doux.

    - Les pâtisseries se dégustent à toute heure, mais pas forcément après le repas. Vous trouverez des pâtisseries orientales et d'autres alafranga (comme chez nous). Hors de question de visiter la Turquie sans goûter aux baklavas nature, un feuilleté aux noix ou aux pistaches, et trempés dans du sirop de sucre.
    - Autres spécialités de laitages : le sütlaç (riz au lait), le tavuk göðüsü, blanc de poulet sucré (comme un flan un peu filandreux), et le yaourt de Kanlýca qui se mange avec du miel ou de la confiture.
    - Le vrai yaourt est turc. Il accompagne viandes et plats divers, donc remplace souvent les sauces. On le mange plutôt salé.

    - Les confiseries ne sont pas mal non plus : les confitures aux pétales de roses et les loukoums sont des gloires du pays.

     

    Boissons

    - Le café : ce sont les Ottomans qui ont donné à l'Europe le goût du café. Un bon café turc est cuit avec le marc et le sucre, et doit monter jusqu'à ébullition au moins trois fois.
    Un vrai café turc ne peut se boire sans un soupçon de keyif : savoir se reposer tout en regardant les gens passer.
    - Le thé : boisson nationale, le thé est cultivé sur les rives de la mer Noire, dans la région de Rize. C'est un thé noir, préparé traditionnellement dans une double théière avec l'eau en bas et le thé en haut, même si le thé en sachet gagne du terrain. On le sert dans de petits verres à col.
    Le çay, verre de l'amitié, est souvent apporté d'une maison de thé voisine.

    - Les jus de fruits : excellents, ils ont aussi l'avantage d'être variés : à la pêche, à l'orange, à la griotte, au raisin, à l'abricot, à la pomme. Le meilleur jus reste celui d’oranges fraîches.
    - La boza : cette boisson d'un jaune pâle et de consistance crémeuse est fabriquée à base de millet légèrement fermenté. On en boit seulement en hiver.
    - Le þalgam suyu : spécialité de la région d'Adana, au sud. C'est en fait du jus de navet rouge, acide et très salé. C'est aussi surprenant que rafraîchissant.
    - Le sahlep : boisson blanchâtre préparée à base de racines d'orchidées, le sahlep ne se boit qu'en hiver. On peut aussi le trouver en paquet à préparer soi-même. On peut le boire au lait ou à l'eau. Il se sert chaud, saupoudré de cannelle. Il remplace de loin le chocolat chaud des soirées d'hiver.
    - L'ayran : boisson rafraîchissante à base de yaourt, d'eau et de sel, très populaire. Il accompagne les viandes et les légumes à l'huile.
    - L'eau : NE BUVEZ JAMAIS L'EAU DU ROBINET.

    - La bière : la bière turque est correcte et pas trop chère. La plus connue est l'Efes Pilsen.
    - Le vin : la région d'Izmir et toute la côte égéenne produisent de bons vins. D'autres sont produits sur les îles de Marmara et Avsa, sur la côte nord de la mer de Marmara (Þarköy), sur les îles de Bozcaada et Gökçeada, ainsi qu'en Cappadoce et dans la région d'Elazið, dans l'est du pays.
    - Le raký : autre boisson nationale après le thé, le raký est le cousin de l'ouzo grec. Il est anisé, fabriqué à base de raisins secs noirs (parfois de prunes) et affiche 45°. Les Turcs ne peuvent se passer de cette boisson. Le raký se boit souvent en deux verres : un pour le liquide anisé, un autre pour l'eau.


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