• Blandy-les-Tours : une forteresse médiévale dans un village de charme ! Un site exceptionnel et rare qui vous transporte au XIIIe siècle. Une place forte admirablement restaurée, unique en Île-de-France.
    Témoin unique de la guerre de Cent ans, place forte des vicomtes de Melun, entourée de fossés, le château de Blandy a été relevé de ses ruines pour retrouver son panache architectural d'origine.

    Porte fortifiée, courtines, cinq tours et un donjon de 35 mètres, herse, rempart, chemin de ronde, logis seigneurial... le château a conservé tous ses attributs de forteresse médiévale.

    Sa rareté fait l'admiration de visiteurs du monde entier qui viennent apprécier le panorama sur la campagne briarde. Découvrir Blandy-les-Tours, c'est voyager dans le temps et, peut-être, croiser son fantôme au suaire sanglant...

    Lieu de nombreuses animations à caractère historique, Blandy-les-Tours est aussi un écrin pour des expositions de toute nature, notamment d'art contemporain (le Blandy Art Tours), ou des performances chorégraphiques et théâtrales. Sa librairie boutique est une source d'information complète sur le Moyen-âge.

    Bon plan : Blandy-les-Tours est une étape du circuit des châteaux de Seine-et-Marne, il est voisin du célèbre Vaux-le-Vicomte.

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    Château de Vaux-le-Vicomte

     

    Le château de Vaux-le-Vicomte, situé sur le territoire de la commune française de Maincy (Seine-et-Marne), à 50 km au sud-est de Paris près de Melun est un château du XVIIe siècle (1658-1661), construit pour le surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet.

     

    Ce dernier fit appel aux meilleurs artistes de l'époque pour bâtir ce château : l'architecte Louis Le Vau, premier architecte du roi (1656), le peintre Charles Le Brun, fondateur de l'Académie de peinture (1648), le paysagiste André Le Nôtre, contrôleur général des bâtiments du roi (1657) et le maître-maçon Michel Villedo. Leurs talents avaient déjà été réunis par le jeune Louis XIV pour construire des ailes au château de Vincennes en 1651-1653. Le roi refera appel à eux pour construire le château de Versailles, celui de Vaux-le-Vicomte servant alors de modèle1.

     

    Le château, chef-d'œuvre de l'architecture classique du milieu du XVIIe siècle, est aujourd'hui la plus importante propriété privée de France 2 classée au titre des monuments historiques3,4 depuis son achat en juillet 1875 par Alfred Sommier qui y fit œuvre de mécène, poursuivie par ses descendants.

    Présentation

    Le site

    Château de Vaux-le-Vicomte

     

    Nicolas Fouquet choisit le site de Vaux-le-Vicomte en raison de sa position stratégique à mi-chemin entre le château de Vincennes et le château de Fontainebleau, deux résidences royales. Quand Fouquet acquiert Vaux-le-Vicomte, le domaine se divise en deux parties : un château et une ferme.

     

        Le château est entouré de murs et de fossés remplis d’eau vive. Il est relié au chemin reliant Vaux-le-Pénil à Sivry-Courtry par un pont-levis.

        La ferme dite « Ferme de La Ronce » est située derrière le logis, sur l'actuelle commune de Moisenay, à laquelle elle est reliée par un autre pont-levis. Elle se compose de deux parties :

            dans la partie Nord se trouvent un pressoir, une écurie et une étable ;

            la partie Sud comprend le corps de logis, une grange et une bergerie.

     

    La ferme et le château ne sont pas situés à l’emplacement de l’actuel château. Le territoire où sera construit le château est traversé par deux rivières qui se coupent à angle droit. L’une d’elles est l’Ancoeur dont le lit se trouve à l’emplacement du grand canal. Le terrain était peu boisé, contrairement à aujourd’hui.

    Les étapes du chantier

     

    La construction progresse rapidement, mais elle nécessite la destruction de plusieurs maisons et l'arasement des collines. De 1653 à 1654, les premiers travaux d'adduction d'eau sont réalisés dans le parc ainsi que l'allongement du grand parterre.

     

    En 1655, le parc est entièrement clôturé ; le petit canal, les fontaines, quelques parterres de fleurs et la grande allée en terrasse sont réalisés.

     

    En 1656, l'architecte Daniel Gittard achève les fondations du château.

     

    Le 2 août 1656, le marché est conclu sur les plans du château.

    Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun

     

    Les façades devaient initialement être en brique — comme ses immenses communs — mais finalement la pierre blanche de Creil lui fut préférée.

     

    Le maître-maçon ou entrepreneur chargé de la construction est Michel Villedo5, qui signe à côté de Le Vau les projets définitifs (archives du château) la maçonnerie du château est terminée et la charpente est posée en 1657.

     

    La toiture sera achevée en 1658, et dès lors, l'aménagement intérieur

    put commencer.

     

    Dès septembre 1658, le peintre Charles Le Brun s'installe dans le château. Celui-ci reçoit la visite du cardinal Mazarin le 25 juin 1659, de Louis XIV, de Monsieur (Philippe de France) son frère et de la reine mère Anne d'Autriche le 14 juillet.

     

    Le 10 juillet 1660, le roi et son épouse la reine Marie-Thérèse d'Autriche s'y arrêtent. Le maître des lieux aimait recevoir les plus grands esprits de son temps tels que Madeleine de Scudéry, Paul Pélisson ou Jean de La Fontaine.

     

    Le 12 juillet 1661, Fouquet donne une fête en l'honneur de la reine mère d'Angleterre Henriette de France et, le 17 août, une autre en l'honneur de Louis XIV.

    Château de Vaux-le-Vicomte

     

    Cette fête organisée par François Vatel fut d'une grande splendeur : des spectacles utilisant les techniques les plus avancées du moment, des représentations de pièces de théâtre (dont Les Fâcheux de Molière) et des feux d'artifices, furent notamment au programme de réjouissances.

     

    C'est après cette fête, le 5 septembre, que le roi ordonne son arrestation après que sa mère Anne d'Autriche lui a représenté « qu'il n'était à l'honneur d'un roi de faire arrêter son hôte ».

     

    L'emprisonnement de Fouquet ne peut néanmoins pas être imputé à cette seule fête, cette décision ayant été prise quatre mois auparavant.

    Le château

    Organisation générale

    Entrée et fossés de Vaux-le-Vicomte (nord)

    Façade Sud du château de Vaux-le-Vicomte

     

    Le château conserve du plan féodal français traditionnel la plateforme rectangulaire entourée de larges douves en eau, dont il occupe le Sud. Deux portes reliaient le logis au reste du jardin.

     

    Les ailes n’existent presque pas, ce type d’architecture étant apparu au cours de la première moitié du XVIIe siècle. Le château comporte un corps central avec trois avant-corps côté cour et une pièce en rotonde au centre de la façade regardant les jardins.

     

    Il y a quatre pavillons, deux de forme rectangulaire, côté jardin, et deux autres de forme carrée côté cour, qui, vus latéralement, semblent pourtant jumeaux, tradition de l’architecture française.

     

    Le caractère ouvert du bâtiment et le plan dit « massé » sont caractéristiques de l’époque.

     

    Il y a toutefois une innovation, car le château français comporte habituellement une suite de pièces allant d’une extrémité à l’autre du bâtiment, disposition dite « corps simple » ou « en enfilade ». À Vaux, l'architecte fait preuve d'innovation en organisant l'espace intérieur avec une double enfilade de pièces parallèles avec des portes alignées ou « corps double ».

     

    Ce type d’organisation d’un bâtiment a déjà été employé par Louis Le Vau à l’hôtel Tambonneau en 1640 et par François Mansart à l’hôtel de Jars en 1648, mais est ici appliqué pour la première fois à un château.

     

    Le salon dit « en rotonde » — de l'italien rotonda — pièce unique, constitue une autre originalité. L’ensemble, formé par le vestibule et ce grand espace, forme comme une travée centrale. Cette disposition, dite aussi « en lanterne », permet au visiteur d'avoir une vue traversante dans l'axe cour d'honneur-perron-vestibule-allée en perspective des jardins situés de l'autre côté, autour de laquelle gravitent deux parties autonomes dotées chacune d'un escalier.

     

    Dans le rez-de-chaussée, côté jardin, se trouvent deux appartements ; l’un, destiné au Roi, est situé à gauche tandis que l’autre, à droite, est celui de Nicolas Fouquet.

     

    Les pièces du rez-de-chaussée côté cour sont, en 1661, des chambres complétant les deux appartements côté jardin; s’y trouve une pièce servant de salle à manger, une pièce apparue en France au milieu du XVIIe siècle.

     

    Toutefois, Le Vau n’a pas su exploiter l’innovation que constituait le corps double, car il ne semble pas trouver de destination convaincante aux pièces du rez-de-chaussée côté cour.

     

    Le sous-sol est en partie enterré, ce qui permet la mise en place d’un plan massé. Un couloir longitudinal traverse le sous-sol, occupé par les cuisines, offices et chambres d’officiers.

     

    La cuisine est à l’opposé de la salle à manger, mais communique avec le buffet du rez-de-chaussée grâce au couloir longitudinal. Deux couloirs latéraux furent ajoutés en 1659 sur ordre de Vatel, alors maître d’hôtel de Nicolas Fouquet.

     

    Au premier étage se trouve également un couloir longitudinal. À l’endroit qui correspond au vestibule se trouvait au temps de Nicolas Fouquet une chapelle, côté cour.

     

    À gauche se trouvent, côté cour, l’appartement de Fouquet, et côté jardin, celui de son épouse, composés sur une épaisseur de douze mètres d’une antichambre, d’une chambre (pièce principale d'un appartement où les familiers ont libre accès, c'est le lieu de la sociabilité où on dort, on reçoit et on y prend les repas) et d’un cabinet de travail6.

     

    Actuellement la chambre de Mme Fouquet est divisée en deux pièces, un cabinet Louis XV et une chambre Louis XV.


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  • Visiter Paris en 2 CV

    Paris, son architecture, ses monuments, ses places et ses façades…  séduit ceux qui la parcourent par son élégance et son atmosphère romantique. Pour jouer la carte de l’authenticité jusqu’au bout, pourquoi ne pas sillonner ses rues à bord d’un véhicule légendaire ?

     

    Charmant et insolite

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    Un point de vue imprenable

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    Des prestations proposées par 4 roues sous 1 parapluie et Paris Authentic, une expérience qui vous fait découvrir la ville sous un autre jour


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  • Nord-Pas-de-Calais

    Nord-Pas-de-Calais par Anthony Le Bourlier
    Nord-Pas-de-Calais © Anthony Le Bourlier

    S’il est une région en France qui peut avoir envie de laisser éclater sa joie de vivre à travers ses fêtes et ses carnavals, ou d'être fière d’accueillir aujourd’hui quelques-uns des plus beaux musées de France, c’est bien la région Nord-Pas-de-Calais. Elle qui a connu toutes les guerres et tous les exodes, toutes les famines et tous les envahisseurs, toutes les restructurations et remises en question.
    Et, comble de l’injustice, le Nord - Pas-de-Calais est, en plus, victime des clichés. Images déformées aussi par l’inconscient collectif. Images rouillées de ruines industrielles, de ports battus par des vents forts et de villes noyées dans les brumes.
    Images réductrices parce que le Nord - Pas-de-Calais, c’est aussi et surtout les moulins qui accueillent des quatre bras sur les monts des Flandres, les fortifications de Vauban autour de canaux de lumière où dorment des carpes sans âge. Le Nord-Pas-de-Calais, c’est encore les beffrois du Moyen Âge qui carillonnent les heures. Les bocages de l’Artois. Les cathédrales ; le sable le plus fin qui soit le long des grèves et des dunes de Malo et de la Côte d’Opale, l’émeraude des champs de houblon et l’or des blés qui ondulent dans les vagues longues d’une lambada flamande. Lille et ses rues plus âgées qu’elle. Les falaises du cap Gris-Nez et du cap Blanc-Nez où la mer caresse ou se fracasse. C’est l’Avesnois qui sent la Normandie, la Fagne qui sent la Suisse. Arras et son beffroi, et ses arcades. Saint-Omer et ses marais. Calais et ses bourgeois. Bavay la Romaine, et les fraudeurs de Bray-Dunes, et Jean Valjean à Montreuil. Et jusqu’à Douai au beffroi ou Cambrai la tolérante, qui accepte tout, même les bêtises.

    Culture et traditions Nord-Pas-de-Calais

    Braderies

    S'il y a une chose qui « signe » l'identité du Nord, c'est bien les braderies. Rendez-vous incontournable de la vie sociale et économique, de leurs origines à nos jours, elles sont toujours aussi vivaces.

    Petite histoire des braderies

    La braderie est souvent liée à la ducasse (fête foraine) ou à une fête de la bière ici, à une fête du houblon là. La braderie tient du vide-grenier et de la foire à l’encan.

    Au Moyen Âge (enfin, c'est ce que raconte la tradition orale), la domesticité avait obtenu l'autorisation, une fois l'an, de vendre les vieux vêtements et autres objets usagés de leurs maîtres. À l'époque, cette braderie s'appelait la « franche foire », car ni l'État ni la commune n'imposaient la recette ou le droit de place.

    Les braderies prirent de l'ampleur au fil des siècles. Aujourd'hui, celle de Lille connaît un succès qui étonne. Les sociologues parlent du « besoin de se retrouver ensemble », dans un monde où les rapports sociaux passent de plus en plus par les machines (portables, Internet, TV...).
    On vide les greniers, on sort tout le saint-frusquin, on déballe le fourbi, on expose le capharnaüm. De quoi étonner un marchand de souk arabe ! Et tout est étalé pour être vendu sur les trottoirs des villes et des bourgs. On vend n’importe quoi. On discute ! On boit. On mange.

    Voir la plus grande, la braderie de LiIlle.

    Estaminets

    C’étaient les lieux des contrats paysans, qui ne dédisaient pas de peur d’être cochon, et des embauches ouvrières. Des contrats qui liaient les gens par la parole et par les sous. Contrats laïcs mais sacrés. Il y avait d’autres heures et d’autres jours pour les sacrements religieux. Estaminet rural.

    Dans les villes et les bourgs ouvriers, l’estaminet était plutôt la chapelle de gauche. Dans ces temps de labeur long et de paternalisme fort, un ouvrier viré n’avait pratiquement aucune chance de retrouver de l’ouvrage. Les patrons, et même jusqu’au directeur des services publics aux ordres, posaient un veto total et souvent irréversible. Alors le licencié, sans diplôme et sans plus d’avenir prolétaire, ouvrait un estaminet. Et c’était le rendez-vous de tous les syndicalistes, de tous les « espéreurs » de grand soir, de tous ceux qui pensaient révolution.

    Estaminet, lieu de mémoire. Les combats de coqs sont interdits et la fumée du tabac n'est plus écologiquement correcte. Mais si vous cherchez bien quelque part le long de la frontière ou le long d'un canal, vous découvrirez peut-être l'un des derniers. Et vous comprendrez alors les lieux de la convivialité vraie. De la convivialité de classe. Car l’estaminet était (est encore, chut...) ce que le pub est à l’Irlande. Un espace de liberté et d'espoir.

    Un certain renouveau

    Les « vrais » estaminets ont presque tous disparu. S'il en demeure quelques-uns en Flandre, c'est surtout en ville qu'on les a redécouverts. Lille réapprend les tables à touche-touche, les univers confinés et les murs couverts de vieilleries. Si ce n'est que là, les vieilleries proviennent de la brocante ou de chez l'antiquaire et non plus du grenier de grand-mère.
    Ainsi voit-on éclore, au cœur du Vieux-Lille et même ailleurs, quelques établissements qui cherchent dans cette direction. Les plats sont servis comme le vin, chauds, et, même si les prix ne sont pas d’avant-guerre, ils ne sont pas encore de la suivante. Alors, filez-y vite !

    Géants

    Les origines

    Ils sont apparus durant l'occupation dite espagnole, lorsque Charles Quint récupéra une partie de la Picardie, de l’Artois et du Hainaut qu’il considérait appartenir à sa famille.
    Il est possible que les Espagnols aient importé la tradition de fabrication des géants portés en osier qu'on trouvait déjà en Espagne.

    À la différence de nombre de mannequins, les géants ne sont pas brûlés mais font l'objet d'une profonde vénération populaire. Si le beffroi symbolise la puissance des communes, le géant représente en effet l'âme du peuple, joyeux.

    Il en naît de nouveaux chaque année, qui représentent un héros local, un animal fabuleux, un fondateur de la cité ou un métier caractéristique : marin-pêcheur, mineur, dentellière, gouailleur de talent, métallo...

    Fêtes traditionnelles

    Carnavals

    On pense que ces fêtes médiévales sont à l’origine des carnavals du Nord d’aujourd’hui. Quelques indices : on jette toujours quelque chose à la foule déguisée ; on porte toujours quelque chose en procession. Aujourd’hui, dans les villes du Nord, le carnaval est devenu incontournable.

    On dira quand même en trois mots celui de Dunkerque... C’est génial !

    Ça se passe là-bas dans les temps d'avant carême, au temps où les terres et le mardi sont gras, au temps du droit à la viande, de l'aval à la carne (d'où « carnaval »). Ça dure une semaine. Et commence le folklore. Et commencent les musiques, les chants.

    Imaginez des kyrielles de masques. Une armée de clowns, de ramoneurs, de Peaux-Rouges habillés souvent n’importe comment avec n’importe quoi.

    Une mer avec des vagues, qui hurle ses chants et sa joie et sa liberté. Manif’ festive qui ne revendique que le fait d’être là dans la provocation hilare. Un bordel intégral, enchanteur, un peu craignos et contagieux. Et partout la musique et le répertoire populaire sortant de mille gorges.
    Et voilà que, depuis le balcon de l’hôtel de ville, le maire lance ses gendarmes sur la foule (rassurez-vous, aucune répression). Et quand, le soir, les carnavaleux entonnent l’hymne à Jean Bart, on a la chair de poule. C’est la canonisation vox populi du plus célèbre Dunkerquois. Il faut voir ça au moins une fois dans sa vie.

    Et partout dans le Nord, par ces temps de fête, sortent les géants. Ce sont des personnages de carton-pâte, peints dans des couleurs vives où dominent le plus souvent le rouge feu et les jaunes allumés, et armés d’une structure d’osier.

    Ducasses

    La ducasse, c'est la fête patronale du bourg ou du quartier dans le Nord - Pas-de-Calais. Ducasse, contraction du mot dédicace (on dédicace ce jour au saint de la paroisse). Cet événement est un peu laïcisé aujourd'hui. La ducasse du Nord, c'est la kermesse flamande, c'est le pardon breton. C’est un air d’accordéon entre les baraques foraines. C’est le bal populaire, le tour de carrousel et la cuite des célibataires.

     


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  • Paris est histoire, d'abord. La grande, la petite aussi. Paris, où l’on a pris la Bastille, où l’on préfère mourir debout, au mur des Fédérés, que vivre à genoux. Paris, la ville du baron Haussmann, capitale du « progrès », de l’Exposition universelle, de la tour Eiffel et du métropolitain. Paris des ouvriers, un certain mois de juin 1936. Et Paris la peur, la délation, les rafles. Et puis, de nouveau, Paris est une fête. Paris swingue. Paris sur jazz. Et le joli mois de mai à Paris : Sorbonne occupée, barricades, grève générale. Paris étonne. Paris chante. « Il est 5 heures, Paris s’éveille... »
    Toutes ces images ont nourri le mythe. Mais celui-ci avait déjà revêtu de spectaculaires atours : Notre-Dame, le Louvre, la tour Eiffel, les Invalides, la place de la Concorde, l’Arc de Triomphe, l’Opéra, le Sacré-Cœur sur la butte Montmartre...
    Accumulations de strates, Paris est une ville tantôt gallo-romaine tantôt médiévale, classique, « Napoléon III », moderne ou résolument contemporaine, et tous ces quartiers qui sortent de terre ; cette ville a tant à offrir...
    Paris avance à grands pas. De bourgeoise, à l’ouest, et populaire, à l’est, la capitale reste « bourgeoise bohème » en son cœur. Paris, c'est aussi - avant tout ? - la ville de ceux qui l’habitent, la traversent, y travaillent, y étudient, y sortent. L'animent, en un mot.
    Et pour « partager », quoi de mieux qu’un bon vieux bistrot parisien ? On en trouve encore, entre deux tables ouvertes sur le reste du monde .

    Infos pratiques Paris
    Renseignements touristiques

    - Office de tourisme et des congrès de Paris : 25, rue des Pyramides, 75001 Paris (angle avec l'avenue de l'Opéra). Métro : Pyramides. De mai à octobre, ouvert tous les jours de 9h à 19h ; de novembre à avril, ouvert tous les jours de 10h à 19h.
    Nombreuses infos sur leur site internet. Documentation variée et gratuite à consulter dans les bureaux.
    Autres bureaux (même numéro de téléphone que l'office de tourisme principal) :
    - Gare de Lyon : 20, boulevard Diderot, 75012 Paris. Métro : Gare-de-Lyon. Ouvert tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés de 8h à 18h.
    - Gare du Nord : 18, rue de Dunkerque, 75010 Paris. Métro : Gare-du-Nord. « Bulle accueil » sous la verrière de la gare Île-de-France. Ouvert tous les jours de 8h à 18h. Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
    - Gare de l'Est : place du 11-Novembre-1918, 75010 Paris (côté TGV internationaux - rue d'Alsace). Métro : Gare-de-l'Est. Ouvert tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés de 8h à 19h.
    - Kiosque Anvers : face au 72, boulevard de Rochechouart, à la sortie du métro Anvers. Ouvert tous les jours de 10h à 18h. Fermé les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
    - Parc des Expositions de la porte de Versailles, pendant les salons.


    Budget
    Hébergement

    Nous indiquons des fourchettes de prix allant de la chambre double la moins chère en basse saison à celle la plus chère en haute saison. Ce qui implique parfois d'importantes fourchettes de prix. Le classement retenu est donc celui du prix de la majorité des chambres et de leur rapport qualité-prix.

    - Très bon marché : moins de 50 €.
    - Bon marché : de 50 à 70 €.
    - Prix moyens : de 70 à 100 €.
    - Chic : de 100 à 150 €.
    - Plus chic : de 150 à 200 €.

    Promotions sur Internet : De plus en plus d'hôtels modulent les tarifs de leurs chambres sur Internet en fonction du taux d'occupation. On appelle ça le « yield management ». Ces promotions sont extrêmement variables d'une période à l'autre, voire d'un jour à l'autre. Elles sont souvent particulièrement intéressantes pour les hôtels de gamme supérieure (3 étoiles).
    Le petit déjeuner est souvent inclus (ce qui n'est jamais le cas lors d'une simple réservation téléphonique).

    Attention : réservation et paiement se font parfois par le biais d'un intermédiaire (agence ou site spécialisé). Bien vérifier, car en cas de désistement, le remboursement peut être problématique, voire parfois impossible.
    Restaurants

    Notre critère de classement est le prix du premier menu servi le soir (hors boissons).

    Pour des restos (sans le vin) :

    - Sur le pouce : sandwicheries et plats à emporter.
    - Très bon marché : moins de 15 €.
    - Bon marché : de 15 à 25 €.
    - Prix moyens : de 25 à 35 €.
    - Chic : de 35 à 50 €.
    - Plus chic : plus de 50 €.


     

    Il y a mille manières de profiter d’un dimanche à Paris : comme les autres jours, on peut bien sûr découvrir un musée, suivre une balade guidée (programme dans le Pariscope entre autres, ou sur Internet), faire un tour en bateau, pique-niquer ou lézarder sur une pelouse, faire des trouvailles chez les bouquinistes des quais de Seine, assister à un spectacle... ; mais le dimanche, on peut aussi participer à la rando-roller dominicale par exemple, tomber sur un concert improvisé sous les arcades de la place des Vosges, flâner aux puces...

    Autre idée, d’un ordre complètement différent : le shopping. Eh oui, toutes les boutiques ne sont pas fermées le dimanche, les habitants de certains quartiers (butte Montmartre, Marais, canal Saint-Martin, Carrousel du Louvre, Bercy-Village, Champs-Élysées, puces de Saint-Ouen...) peuvent en témoigner. Les commerces de ces zones dites touristiques ont, en effet, obtenu des dérogations exceptionnelles au Code du travail, grâce à l’appellation de « zone d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente ».

    Vous pouvez profiter aussi de l’opération Paris respire, qui se tient dans quelques rues parisiennes et sur les voies sur berges tous les dimanches et jours fériés, sauf ceux précédant les fêtes de Noël, course aux cadeaux oblige...
    Le week-end, la circulation automobile est suspendue dans certaines zones de la capitale, et piétons, poussettes, trottinettes, vélos et rollers sont invités à parcourir, rive droite, le quai des Tuileries jusqu’au pont Charles-de-Gaulle et, rive gauche, le quai Branly jusqu’au quai Anatole-France, mais aussi Montmartre, la rue Daguerre, le canal Saint-Martin (renseignements et horaires sur le site de la Ville de Paris.

    Voilà de quoi satisfaire les quelque 29 millions de touristes, français et étrangers, qui arpentent la capitale chaque année !

    À Paris, l’idéal, c’est de vagabonder le nez en l’air. » Malheureux ! le terrain est souvent miné de... crottes de chien ! Plusieurs centaines de clavicules cassées témoignent des nuisances des 300 000 meilleurs amis de l’homme parisiens ! Avec quelque 20 t d’excréments produites quotidiennement, les trottoirs font plutôt office de... « crottoirs » dans certains quartiers.
    Et maintenant ?

    Cela dit, voyons plus loin que le bout de nos chaussures, et ne résumons pas pour autant la vision environnementale parisienne à une histoire de crottes...

    Les initiatives publiques ou privées (non exhaustives !) en faveur de l’amélioration de l’environnement parisien sont de plus en plus nombreuses. En voici un aperçu.

    La construction du premier écoquartier de la ville s’insère dans le plan d’urbanisme Clichy-Batignolles (voir le 17e arrondissement), qui prévoit collecte pneumatique des déchets, géothermie, panneaux solaires... ; ambitieux... mais à quel prix ?
    Dans l’optique de la réduction des déchets ménagers encouragée par la mairie, on peut observer le développement du compostage ou lombricompostage au pied de certains immeubles ; encore marginal, mais à suivre. On voit aussi pousser des jardins partagés ou encore des « ressourceries » (redistribution de biens usagés) : vêtements, petit électroménager, vaisselle... sont réparés ou customisés puis revendus ; moins de déchets et un objectif de réinsertion socioprofessionnelle.
    Et bien sûr, les réseaux Vélib’ et Autolib’, qui font aujourd’hui partie du paysage parisien et se développent encore, ainsi que l’aménagement piéton d’une partie des quais de Seine font aussi sans doute partie d’une politique « environnementale »...
    Des initiatives salutaires de ce point de vue, mais que de difficultés en découlent. Stationnement impossible, embouteillages, difficultés de partage de la route entre vélos, bus et voitures... Une politique qui gagnerait à un peu plus de réflexion d’ensemble.

    Les premiers habitants de ce qui devait devenir notre bonne vieille capitale furent les Parisii. On ne sait trop quand ils s'y installèrent, mais on est sûr qu'au moins 100 ans av. J.-C., peut-être 250 ans, l'île de la Cité, Lucotetia (qui deviendra Lutetia, la Lutèce des Romains) était habitée par cette modeste peuplade de la Gaule celtique.

    L'île n'est reliée alors que par deux vétustes ponts de bois. En trois siècles, les Romains y apportent leur savoir-faire. Ils construisent des marchés, des temples, des ponts plus solides et des rues bien droites, tracées selon un quadrillage conforme aux règles de l'urbanisme militaire en vigueur dans les camps romains. Avec, au centre, le cardo, un axe nord-sud, représenté par la route venant d'Orléans - actuelle rue Saint-Jacques - et un axe ouest-est, le decumanus, vraisemblablement notre rue Cujas. La ville s'étend principalement sur la rive gauche, jusqu'à la montagne Sainte-Geneviève.

    En 360, le préfet de Gaule, Julien, devient empereur.
    Les barbares débarquent

    C'est au Ve siècle que Geneviève s'illustre en galvanisant les habitants de Paris face aux Huns. Attila partit exercer ses talents ailleurs. Tout de même ! Sanctifiée depuis, Geneviève, on l'oublie souvent, est la sainte patronne de Paris. Le nom de « Paris » remplace celui de « Lutèce » à la fin du IVe siècle.

    Au VIe siècle, Clovis, après avoir démoli à Soissons le dernier représentant de l'autorité romaine et la tête du guerrier qui avait brisé son vase, décide d'établir sa capitale. En 508, il choisit Paris.

    Les Carolingiens ayant lâchement laissé les pirates normands piller et brûler la ville, il faut attendre la fin du IXe siècle et voir Eudes se faire couronner à Paris (dont il était le comte) pour que celle-là soit enfin consacrée capitale de la France - une petite capitale, repliée dans la Cité.
    Essor et expansion avec les grands rois

    L'activité marchande des bateliers de la Seine va donner à la ville son essor. Leur puissante corporation serait à l'origine du blason de Paris avec son navire et sa devise : Fluctuat nec mergitur (« Il est battu par les flots mais ne sombre pas »).

    À la fin du XIIe siècle, le nouveau roi, Philippe Auguste, décide de renforcer les défenses de la ville. Grande nouveauté, ce rempart de pierre flanqué de tours rondes va également englober la rive gauche. C'est là que, lassés de l'influence épiscopale sur l'enseignement, les étudiants décident de s'installer. C'est le premier signe d'indépendance des Parisiens.

    En 1370, afin de s'adapter à la superficie toujours grandissante de la ville et de remplacer l'enceinte de Philippe Auguste, qui tombait en ruine, Charles V en fait construire une nouvelle dont le tracé correspond à celui de nos « Grands Boulevards » qui relient aujourd'hui la Bastille à la Madeleine. Dès lors, et pendant les quatre siècles suivants, l'urbanisation de Paris se fera de façon planifiée.

    Henri IV réunit le Louvre au palais des Tuileries, achève le Pont-Neuf, trace les plans de la place Royale (l'actuelle place des Vosges) et de la place Dauphine, et aménage le Marais.

    À la fin du XVIIe siècle, malgré l'absence de Louis XIV, éloigné de Paris par crainte de la Fronde, les premières grandes places royales font leur apparition et deviennent sous Louis XV le centre de nouvelles perspectives. La place des Victoires, la place Vendôme et la place Louis-XV, devenue place de la Concorde, après s'être appelée aussi place de la Révolution en 1792 et encore place Louis-XVI en 1826, en souvenir de son exécution ici même, le 21 janvier 1793.
    Les grands travaux

    Les fermiers généraux décident la construction d'une nouvelle enceinte, imposant ainsi au trafic commercial un péage à l'entrée de la capitale (l'octroi). Cette enceinte, datant de la fin du XVIIIe siècle, est la dernière construction importante avant la Révolution. Son tracé correspond à nos boulevards passant par Denfert, Nation, Belleville, Stalingrad, Barbès-Rochechouart, Anvers, Pigalle, place Blanche, place de Clichy, etc.

    Napoléon, quelque temps plus tard, apporte à la capitale les arcs de triomphe, la colonne de la place Vendôme, la Madeleine, la Bourse et quelques ponts supplémentaires sur la Seine.

    S'il y a un personnage dont le nom devrait rester à jamais gravé dans la mémoire des Parisiens, c'est bien Haussmann. Ses projets d'assainissement sont de double nature. D'une part, la création de jardins, d'égouts et de réservoirs pour l'approvisionnement en eau de la capitale, ouvrages tout à fait louables, et, d'autre part, la démolition des vieux quartiers parisiens trop souvent favorables aux foyers révolutionnaires. De vieilles rues étroites sont détruites et de grandes artères font leur apparition, facilitant l'action de la police et de l'artillerie contre les barricades. Entre autres, les boulevards Saint-Michel, Saint-Germain, Sébastopol, Voltaire, Diderot et Malesherbes, ainsi que ceux de Strasbourg, de Magenta, de l'Hôpital et le boulevard Haussmann qui, ouvert en 1857 entre le faubourg Saint-Honoré et la rue de Miromesnil, n'aboutira à Richelieu-Drouot qu'en 1927.
    Du fait d'opérations immobilières hasardeuses et de dettes gigantesques, le baron Haussmann fut brutalement démis de ses fonctions. De nombreux travaux ne furent jamais achevés (la rue de Rennes n'atteignit heureusement jamais la Seine). La moitié des rues resta en chantier... pendant 20 ans !
    La ville des plaisirs et des Parigots

    Paris devient la Ville Lumière. De la Révolution au Second Empire, en 60 ans, sa population triple, passant, en gros, de 500 000 à 1,5 million d'habitants. C'est dans les 50 années suivantes que Paris acquiert son image de « capitale de la fête et des plaisirs ». La plupart des music-halls, des théâtres, des salles de spectacle sont construits de 1860 à 1910. Paris devient la capitale des arts. On vient de Russie ou d'Argentine faire la fête à Paris...
    À l'initiative de Thiers, une nouvelle enceinte fortifiée, se fondant quasiment avec les limites actuelles de la ville, protège partiellement Paris pendant son siège en 1871. Elle est rasée à la fin de la Première Guerre mondiale pour laisser la place aux boulevards extérieurs, appelés encore boulevards des Maréchaux.

    Après l'armistice de 1918, une étonnante fusion sociale, unique au monde, caractérise la capitale. « Paname » est le nouveau petit nom de Paris. Paname, c'est tout un état d'esprit empreint d'accordéon, de bal musette et du monde interlope, filles et maquereaux qui gravitent autour. À l’écran, il a pris les traits d’Arletty et de Louis Jouvet dans Hôtel du Nord...

    Entre les deux guerres, Paris se fond avec sa banlieue, et le Front populaire fait surgir des logements sociaux aux portes de la capitale. Le réseau du métro s'étoffe.






     


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