PARIS (AFP) - La Terre ne parvient plus à suivre le rythme effréné de consommation des ressources naturelles, avertit l'ONG américaine Global Footprint Network, affirmant que la demande actuelle dépasse de 40% la capacité de la planète bleue.

Chaque année, la date à laquelle nous avons consommé la totalité de ce que la planète peut produire en un an avance: cette année, c'est le 23 septembre, selon le Global Footprint Network.

Ce qui signifie que la Terre a besoin actuellement d'un an et trois mois pour produire tout ce qui est consommé dans le monde en une année.

Et cette date d'épuisement des ressources annuelles naturelles de la Terre - dénommée Earth Overshoot Day - tombe de plus en plus tôt car notre consommation ne cesse d'augmenter, souligne cet organisme.

Chaque année, le Global Footprint Network calcule l'empreinte écologique de l'humanité - la pression exercée sur les cultures, les forêts, les ressources halieutiques, etc - et la compare avec la capacité des écosystèmes à régénérer ces ressources et à absorber les déchets produits.

Tout a commencé le 31 décembre 1986: à cette date, pour la première fois de l'histoire, l'humanité avait consommé en un an la totalité de ce que la Terre avait produit dans l'année.

Mais dix ans plus tard, nous utilisions déjà 15% de plus de ce que la Terre pouvait produire annuellement: le jour d'épuisement tombait en novembre.

L'année dernière, c'était le 6 octobre, et cette année le 23 septembre, l'humanité continuant à vivre au-dessus de ses moyens écologiques.

Ainsi, les arbres sont abattus plus rapidement que d'autres ne repoussent et les poissons pêchés plus vite qu'ils ne peuvent se reproduire.

Sous l'effet de la déforestation, 13 millions d'hectares disparaissent chaque année.

Selon la liste rouge des espèces animales et végétales menacées publiée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), plus d'un tiers des 41.000 espèces mises sous surveillance sont menacées d'extinction.

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." Prophétie d'un Amérindien Cree