• la pollution atmospherique en île-de France

    La pollution atmosphérique en Ile-de-France

    Emissions de polluants pour la France, cas de l'Ile-de-France

    Le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique) nous dresse une synthèse des émissions de polluants atmophériques en France par secteur d'activité, sous forme d'un schéma.

    Considérons dorénavant les caractéristiques et les proportions des différentes sources de pollution dans l'agglomération parisienne. Le rapport du Laboratoire Central de la Préfecture de Police intitulé Pollution atmosphérique et nuisances répertorie quatre principales sources de pollution atmosphérique en milieu urbain (d'importance variable selon les agglomérations).

    Les sources fixes de pollutions

    Les foyers de combustion

    Ce sont les centrales thermiques, les installations de chauffage collectif ou individuel et les chaudières industrielles. Les indicateurs majeurs de ce type de pollution sont le dioxyde de soufre et les particules fines en suspension (suies et imbrûlés) mesurées par l'indice de Fumées Noires. De plus, dans les combustions à température élevée, l'oxygène de l'air se combine à l'azote de l'air et du combustible en donnant des oxydes d'azote. Cependant, en France, la part du chauffage d'origine électrique a dépassé les 50% en 1993 reléguant le fioul a environ 20 % à égalité avec le gaz naturel. Ce constat implique donc que seulement 20 % des installations de chauffage sont susceptibles de rejeter des particules, le chauffage au bois restant marginal à Paris intra-muros.

    L'incinération des déchets ménagers et industriel

    usine d'incinération en milieu urbainUsine d'incinération en milieu urbain
    © C. Magdelaine / notre-planete.info

    Il s'agit de l'incinération de déchets ménagers susceptibles d'émettre de l'acide chlorhydrique (HCl), des dioxines et des métaux toxiques comme le cadmium, le plomb ou le mercure. Des travaux récents ont été menés sur l'usine d'incinération d'Ivry dans le Val de Marne. Ils montrent la difficulté de différencier la part de la pollution attribuable au tissu urbain et celle directement issue de l'incinérateur. Ce qui démontre à la fois que les polluants qui en émanent sont communs à une atmosphère urbaine et que les doses rejetées sont insuffisantes pour être clairement identifiées.
    Notons que les doses de dioxines émises dans l'atmosphère sont de plus en plus infimes et ne justifient plus les inquiétudes actuelles des populations avoisinantes.

    Les procédés industriels et artisanaux spécifiques

    Ils sont très divers et leurs traceurs sont fonction des émissions ; dans le cas de l'agglomération parisienne, ces sources sont d'importance secondaire et relèvent de la législation sur les installations industrielles classées.
    Ceci comprend notamment les solvants des imprimeries et teintureries, les composés organiques divers de l'industrie chimique et pétrochimique, le fluor de l'industrie de l'aluminium, les particules métalliques de la sidérurgie et de la métallurgie, les poussières siliceuses des carrières et de l'industrie du bâtiment...

    De nombreuses sources d'émissions

    Au final, les polluants émis sont très nombreux, il n'est pas possible de quantifier les émissions de tous les polluants, c'est pourquoi des "polluants-tests" ou "indicateurs" sont choisis pour caractériser la source. La pollution d'origine soufrée et particulaire due aux foyers fixes de combustion (chauffages collectifs et individuels, foyers de l'industrie) a notablement diminué ; cette décroissance résulte de plusieurs facteurs conjugués tels que la mise en place de réglementations particulières (ZPS), l'apparition de normes de plus en plus sévères, la modification de l'activité économique locale, l'utilisation croissante du gaz naturel et le développement du programme nucléaire de production d'électricité.
    Ce qui explique donc une tendance à la diminution de la pollution de l'air urbain au moins pour les indicateurs classiques des émissions industrielles.

    La pollution automobile : la première source de pollution en Île-de-France

    Définition

    On entend par pollution automobile la contamination de l'atmosphère liée à la circulation routière provoquée principalement par la combustion de combustibles fossiles (en particulier de pétrole sous forme d'essence et de gazole).
    En Île-de-France, c'est la principale source de pollution atmosphérique avec près de 4,6 millions de voitures particulières dont 35% de véhicules diesel (EGT, 2001). Elle demeure plus diffuse, constituée de multiples émetteurs mobiles d'où la difficulté de la maîtriser. Les polluants émis correspondent aux constituants des carburants (hydrocarbures), aux additifs ou impuretés qu'ils contiennent (plomb dans le supercarburant ou soufre dans le gazole) et aux produits de combustion (monoxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés, oxydes d'azote et suies).

    Evolution

    La comparaison des émissions entre 1980 et 1994 révèle clairement que les émissions de polluants liés aux transports augmentent et en particulier les poussières, alors que l'ensemble des émissions diminue. Par exemple, les véhicules de type diesel sont fortement émetteurs d'oxydes d'azote et de particules fines. En effet, les diesels émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90 % des particules émises par l'ensemble des véhicules ! De plus, leur granulométrie assure leur pénétration dans les voies respiratoires inférieures. Par contre, les véhicules équipés de moteur diesel émettent moins de CO et de NOx que les véhicules catalysés. En effet, contrairement au moteur essence, le mélange air-gazole brûlé est très hétérogène.

    Quantité de polluants émis suivant la nature du moteur en g.km-1. Les dates correspondent à la commercialisation des véhicules
    Source : notre-planete.info d'après INRETS (07/2002)
    Polluants émis
    en grammes par km
    essence
    sans catalyseur
    essence avec catalyseur
    (génération 1987-92)
    essence avec catalyseur
    (après 1992)
    diesel
    Monoxyde de carbone (CO) 52,1 33,1 7,4 0,9
    Hydrocarbures (HC) 5,1 4 0,4 0,2
    Oxydes d'azote (NOx) 2,3 2,7 0,4 2,2
    Dioxyde de carbone (CO2) 262,1 288,2 333,2 240,6
    Particules (PM) ? ? ? ?

    Le trafic routier : des prévisions alarmantes

    circulation automobile© C. Magdelaine / notre-planete.info

    De 1970 à 1992 on a constaté en France un doublement du trafic des véhicules particuliers et une hausse de 70 % du trafic routier de marchandises, alors que simultanément le trafic par voie ferrée baissait de 27 % et celui des voies d'eau de 37 % (SFSP, 1996). De plus, selon les prévisions du schéma directeur régional d'Île-de-France si rien n'est fait la circulation automobile devrait augmenter de 65% d'ici 2010 ! Pourtant, le trafic automobile à Paris intra-muros présente une bonne stabilité depuis plusieurs années (entre 1989 et 1996) mais il augmente annuellement d'environ 2,3 % en banlieue (Préfecture de Police, 1998). D'autre part, une étude de l'INRETS démontre en particulier que la plupart des émissions de polluants proviennent des millions de véhicules automobiles circulant en Île-de-France et sont trente fois plus fortes à Paris que dans la moyenne régionale (IAURIF, 1996). De surcroît, le transport des personnes (effectué principalement en voiture) connaît une dynamique structurelle qui devrait se prolonger (+ 30 % entre 1984 et 1995). Ceci, d'autant plus que "les transports sont devenus un enjeu économique et financier considérable pour les Etats, les entreprises (...) et les collectivités territoriales" en immobilisant des investissements colossaux principalement dans le réseau routier" (Le Monde Diplomatique, L. CARROUE, 1997).
    En 2004, plus de 900 millions de véhicules parcouraient notre planète, en 2006 le milliard sera atteint. L'Europe compte actuellement 170 millions de voitures soit trois fois plus qu'en 1950.
    De plus, la croissance du transport de marchandises par la route est telle qu'elle réduit à néant les efforts entrepris par les industriels depuis 2001 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (CNRS,06/2006).

    Ainsi, la circulation routière ne cesse de croître. C'est pourquoi, on observe, à l'exception du plomb, une absence de diminution concernant les concentrations d'oxydes d'azote, de particules et de composés organiques volatils malgré les réductions unitaires d'émissions des nouveaux véhicules à essence et diesel (pot catalytique et mesures de contrôle des rejets de chaque véhicule). "Au cours des dix dernières années, l'abaissement de la teneur en plomb dans les carburants a permis une baisse considérable de la concentration du plomb, qui est devenue négligeable dans l'atmosphère de l'agglomération parisienne. En revanche, d'autres indicateurs de pollution d'origine automobile tels que le dioxyde d'azote sont mesurés depuis peu de temps (une dizaine d'années). L'évolution sur ce laps de temps ne permet pas de dégager une tendance significative." (AIRPARIF,1999)

    En définitif, le trafic routier occupe dorénavant une place majeure dans la pollution de l'air en Île-de-France.

    Evolution générale pour l'agglomération parisienne

    On observe depuis le milieu des années 70 un allongement des distances de déplacement et une augmentation du trafic automobile, dans le même temps, on assiste à la baisse des circulations dites "douces", un maintient des transports publics qui progressent parfois. De plus, on constate une augmentation des déplacements motorisés pour de courtes distances.
    Les transports publics en Ile-de-France ne représentent que 4% des polluants émis et le bilan environnemental avec la voiture particulière se situe dans un rapport de 1 à 10 (la voiture pollue jusqu'à 10 fois plus).

    Au final, nous pouvons retenir l'évolution suivante sur l'agglomération parisienne :

    concentration des polluants dans l'agglomération parisienne Evolution de la concentration des polluants sur l'agglomération parisienne. Niveaux moyens annuels de 1992 à 2008, échantillon constant de stations urbaines et périurbaines d'après les données d'Airparif sur les stations de fond.

  • Commentaires

    1
    mary-anne
    Samedi 11 Janvier 2014 à 11:25
    bon week-end malgré tout ca.....il faut s'adapter si on peu..mais comme on ne peu pas revenir en arrière....amitiés
      • Jean tartre Profil de Jean tartre
        Samedi 11 Janvier 2014 à 22:01
        si on pourrais si l'humain étais raisonnable mais il est trop destructeur pour ça ! bon weekend Mary-anne
    2
    mary-anne
    Samedi 11 Janvier 2014 à 11:25
    bon week-end malgré tout ca.....il faut s'adapter si on peu..mais comme on ne peu pas revenir en arrière....amitiés
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