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    Lorsqu’un homme n’a pas d’amour,
    Rien du printemps ne l’intéresse ;
    Il voit même sans allégresse,
    Hirondelles, votre retour ;

    Et, devant vos troupes légères
    Qui traversent le ciel du soir,
    Il songe que d’aucun espoir
    Vous n’êtes pour lui messagères.

    Chez moi ce spleen a trop duré,
    Et quand je voyais dans les nues
    Les hirondelles revenues,
    Chaque printemps, j’ai bien pleuré.

    Mais depuis que toute ma vie
    A subi ton charme subtil,
    Mignonne, aux promesses d’Avril
    Je m’abandonne et me confie.

    Depuis qu’un regard bien-aimé
    A fait refleurir tout mon être,
    Je vous attends à ma fenêtre,
    Chères voyageuses de Mai.

    Venez, venez vite, hirondelles,
    Repeupler l’azur calme et doux,
    Car mon désir qui va vers vous
    S’accuse de n’avoir pas d’ailes.


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  • Mars, c'est aussi le mois de l'arrivée du printemps et, avec lui, de certains oiseaux migrateurs. L'un d'entre eux, le coucou, est d'ailleurs à l'origine de nombreuses superstitions, comme celle qui prétend qu'il faut avoir une pièce de monnaie dans sa poche le jour où l'on entend le coucou chanter pour la première fois.

    Une autre supersitition prétend que si l'on n'a pas déjeuné le premier jour où l'on entend le coucou, on sera paresseux pour tout le reste de l'année. Enfin, lorsqu'on entend ce coucou, il faut prendre un peu de la terre qui se trouve sous ses pieds pour se prémunir des piqûres d'insectes


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  • nouvelle année 2012

    encore une année de plus

    dans ce monde démesurée 

    ou l'argent, la pollution, est l'injustice 

    reigne ,avec des hommes corompue 

    nous petit peuple on essaye de faire avec

    mais on profite bien, quand même du systeme 

    on a pas encore evaluer le gachie  produit 

    sur cette terre ,dame nature a commencé 

    a reagir un peu ,mais nous sommes q'au debut

    d'un bouleversement ,terreste ,que l'humain séme

    depuis ,le debut du siecle dernier , sans jamais

    se remettre en question ,il detruit petit a petit 

    la planète ,car ils est avide d'or ,d'argent est de vitesse 

    ils a pour but ,de faire fondre les icebergs ,

    qui se verseront  un jour ou l'autre dans nos ocean !


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     Proverbes du mois de décembre

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    Décembre prend,
    Il ne rend.

     


    Décembre aux pieds blancs s'en vient
    An de neige est an de bien.

     


    Décembre de froid trop chiche,
    Ne fait pas le paysan riche.

     


    En décembre froid,
    Si la neige abonde,
    En une année féconde,
    Le laboureur a foi.

     


    Quand l'eau sort
    au mois mort
    Toute l'année elle sort.

     


    En décembre fais du bois
    Et endors toi.

     


    Quand en hiver est été,
    Mais en été l'hivernée,
    Cette contrariété
    Ne fit jamais bonne année.

     


    Quand secs sont les Avents
    Abondant l'an sera.

     


    Il faut les Avents froids et secs
    Si l'on veut boire sec.

     


    La neige des Avents 
    A de longues dents.

     


    Il fait bon semer dans les Avents
    Mais il ne faut pas le dire aux enfants.

     


    Année gelée,
    Année de blé.


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    Novembre

    Je lui dis : La rose du jardin, comme tu sais, dure peu ; 
    et la saison des roses est bien vite écoulée.
    SADI.


    Quand l'Automne, abrégeant les jours qu'elle dévore, 
    Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore, 
    Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu, 
    Que le bois tourbillonne et qu'il neige des feuilles, 
    Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles, 
    Comme un enfant transi qui s'approche du feu.

    Devant le sombre hiver de Paris qui bourdonne, 
    Ton soleil d'orient s'éclipse, et t'abandonne, 
    Ton beau rêve d'Asie avorte, et tu ne vois 
    Sous tes yeux que la rue au bruit accoutumée, 
    Brouillard à ta fenêtre, et longs flots de fumée 
    Qui baignent en fuyant l'angle noirci des toits.

    Alors s'en vont en foule et sultans et sultanes, 
    Pyramides, palmiers, galères capitanes, 
    Et le tigre vorace et le chameau frugal, 
    Djinns au vol furieux, danses des bayadères, 
    L'Arabe qui se penche au cou des dromadaires, 
    Et la fauve girafe au galop inégal !

    Alors, éléphants blancs chargés de femmes brunes, 
    Cités aux dômes d'or où les mois sont des lunes, 
    Imans de Mahomet, mages, prêtres de Bel, 
    Tout fuit, tout disparaît : - plus de minaret maure, 
    Plus de sérail fleuri, plus d'ardente Gomorrhe 
    Qui jette un reflet rouge au front noir de Babel !

    C'est Paris, c'est l'hiver. - A ta chanson confuse 
    Odalisques, émirs, pachas, tout se refuse. 
    Dans ce vaste Paris le klephte est à l'étroit ; 
    Le Nil déborderait ; les roses du Bengale 
    Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale ; 
    A ce soleil brumeux les Péris auraient froid.

    Pleurant ton Orient, alors, muse ingénue, 
    Tu viens à moi, honteuse, et seule, et presque nue. 
    - N'as-tu pas, me dis-tu, dans ton coeur jeune encor 
    Quelque chose à chanter, ami ? car je m'ennuie 
    A voir ta blanche vitre où ruisselle la pluie, 
    Moi qui dans mes vitraux avais un soleil d'or !

    Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes ; 
    Et nous nous asseyons, et, loin des yeux profanes, 
    Entre mes souvenirs je t'offre les plus doux, 
    Mon jeune âge, et ses jeux, et l'école mutine, 
    Et les serments sans fin de la vierge enfantine, 
    Aujourd'hui mère heureuse aux bras d'un autre époux.

    Je te raconte aussi comment, aux Feuillantines, 
    Jadis tintaient pour moi les cloches argentines ;
    Comment, jeune et sauvage, errait ma liberté, 
    Et qu'à dix ans, parfois, resté seul à la brune, 
    Rêveur, mes yeux cherchaient les deux yeux de la lune, 
    Comme la fleur qui s'ouvre aux tièdes nuits d'été.

    Puis tu me vois du pied pressant l'escarpolette 
    Qui d'un vieux marronnier fait crier le squelette, 
    Et vole, de ma mère éternelle terreur ! 
    Puis je te dis les noms de mes amis d'Espagne, 
    Madrid, et son collège où l'ennui t'accompagne, 
    Et nos combats d'enfants pour le grand Empereur !

    Puis encore mon bon père, ou quelque jeune fille 
    Morte à quinze ans, à l'âge où l'oeil s'allume et brille. 
    Mais surtout tu te plais aux premières amours, 
    Frais papillons dont l'aile, en fuyant rajeunie, 
    Sous le doigt qui la fixe est si vite ternie, 
    Essaim doré qui n'a qu'un jour dans tous nos jours.


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