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    Hongrie

    Hongrie par Frédéric Lebarbenchon 
    Hongrie © Frédéric Lebarbenchon

    « L’Orient commence aux portes de Vienne », disait Metternich en évoquant la Hongrie. Il est vrai que ce pays de 93 033 km² (trois fois la Belgique) ressemble par certains aspects à l’Autriche (dans sa partie basse), tout en ouvrant déjà la porte vers un autre monde. Un monde de saveurs épicées, de vins puissants et de musiques envoûtantes.
    La Hongrie occupe le centre du Bassin danubien, où alternent les villes d’eau, les cités baroques et les bourgades champêtres. Ici, pas de paysages grandioses ni tourmentés. Délimitée au nord par les Carpates, la Hongrie laisse les sommets à la Slovaquie et cultive la douceur de vivre dans ses plaines ou sur les rives volcaniques du Balaton. Partout où il passe, le Danube s’impose. Le climat est tempéré, un peu plus continental qu’en France.
    L’occupation turque a laissé à la Hongrie le goût du café, les roses, les bains turcs et même quelques mosquées. Bref, pas étonnant que beaucoup de touristes affluent chaque année dans ce petit pays qui a beaucoup à offrir.
    Cerise sur le gâteau, le sens de l’hospitalité des Hongrois fait rarement défaut.

     

    Carte d'identité Hongrie

    En hongrois : Magyarország.
    Capitale : Budapest.
    Superficie : 93 033 km².
    Population : 10 076 000 habitants (dont 1,7 million à Budapest). Dénatalité de - 0,16 % en 2011.
    Densité : 107 hab./km.
    Espérance de vie : 71 ans pour les hommes, 78,9 ans pour les femmes.
    Monnaie : le forint.
    Langue : hongrois (magyar) à 93,6 %.
    Régime : démocratie parlementaire.
    Chef de l'État : János Áder (depuis mai 2012).
    Chef du gouvernement : Viktor Orbán (depuis mai 2010).
    Croissance économique : 0,1 % en 2012.
    PIB par habitant : 16 500 €.
    Inflation : 3,9 %.
    Taux de chômage : 10,9 %.
    Indicateur de développement humain : 0,816 (38e sur 182).
    Sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco : Hollókö, le vieux village et son environnement (1987) ; Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l'avenue Andrássy (1987 et 2002) ; l'abbaye bénédictine millénaire de Pannonhalma et son environnement naturel (1996) ; les grottes de karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie (1995) ; le parc national de Hortobágy - la Puszta (1999) ; la nécropole paléochrétienne de Pécs (2000) ; le paysage culturel de FertÅ‘d - Neusiedler See (2001) ; le paysage culturel historique de la région viticole de Tokaj (2002).

    Économie

    Dès 1990, la Hongrie a mis en chantier une politique de privatisation, en s'ouvrant aux capitaux étrangers. Cette libéralisation de l'économie lui a permis de s'imposer comme le principal bénéficiaire des investissements en Europe de l'Est. L'entrée dans l'UE le 1er mai 2004 a marqué la fin d'une première phase de transition de l'économie. 
    Le pays dispose de véritables atouts : la science et la technologie sont, avec l'automobile, les éléments clés de l'économie, appuyée sur une main-d'œuvre qualifiée et encore relativement abordable au regard des critères européens. Letourisme occupe également une place importante. 
    Avec un taux de change euro-forint avantageux et une main-d’œuvre qualifiée et peu coûteuse, la Hongrie a développé une stratégie d’implantation de délocalisations industrielles.
    Elle a su attirer de gros investissements dans le domaine automobile.
    La croissance hongroise repose essentiellement sur les exportations, notamment vers l’Allemagne.
    Mais malgré la croissance de 1,7 % du PIB en 2011, l’économie hongroise a connu une récession (jusqu’à -1,5 %), sous l’effet d’un manque de confiance des entreprises et des consommateurs, du durcissement des conditions de crédit, du désendettement et de l’assainissement budgétaire.
    En 2011, le pays a été fortement touché par une dévaluation du forint (-17 %), engendrant la flambée des taux et la dégradation de la note souveraine hongroise par les agences de notation.
    En ce qui concerne le déficit public, la Hongrie est en procédure de déficit excessif depuis son entrée dans l’UE en 2004. Le déficit budgétaire 2012 s’établit à 3,9 % du PIB.
    Des taxes exceptionnelles de crise ont été introduites en 2010, dans les domaines de l’énergie, de la grande distribution et des télécommunications.
    L’autre fragilité de la Hongrie réside dans l’endettement des ménages. Face à ces difficultés, les autorités hongroises ont dû faire une demande auprès du FMI et de l’Union européenne, fin 2011.
    Les discussions ont été interrompues par le FMI et la Commission un mois après, à la suite de l’adoption par le Parlement hongrois de lois controversées sur la réforme de la Banque centrale et sur la stabilité financière. À la suite de l’adoption par le Parlement de modifications juridiques dans les statuts de la Banque centrale, la Commission européenne a clôturé la procédure d’infraction, permettant à la Hongrie de reprendre les discussions avec elle et le FMI sur l’obtention d’une aide de précaution.

     

     

    La population est en principe favorable à l’introduction de l’euro de façon coordonnée avec la Pologne et la République tchèque, mais aucune date ne peut être avancée.

     

    Géographie et climat Hongrie

    Géographie

    Au centre de l’Europe, la Hongrie partage des frontières avec sept pays, dont quatre sont membres de l’Union européenne : la Slovénie, l’Autriche, la Slovaquie, la Roumanie et un futur membre, la Croatie. S’ajoutent deux pays extérieurs à l’UE : l’Ukraine et la Serbie. 
    La majorité du territoire hongrois se situe dans le large bassin de faible altitude traversé par le Danube et la Tisza, dont 440 km sont navigables.

    On peut distinguer trois grands ensembles géographiques : 
    - En premier, une zone montagneuse qui s’étend sur 400 km le long de la frontière nord du pays. Elle comprend plusieurs massifs, comme les monts Bakony, qui dominent le lac Balaton, le plus grand lac d’eau douce d’Europe centrale, le massif du Vértes et le Kékes, point culminant du pays (1 015 m) dans les monts Mátra.
    - En second, au sud de cette région montagneuse, le Danube, qui coule du nord au sud après avoir formé la frontière avec la Slovaquie, divise le restant du pays en deux zones de plaines : la grande plaine hongroise (Alföld) couvre la majorité de la région à l’est du Danube jusqu’à la frontière avec la Roumanie (à l’est) et avec la Serbie (au sud). Ses terres alluviales, arrosées par un réseau d’affluents du Danube et de la Tisza, sont très fertiles. 
    - En troisième, la Transdanubie, qui s’étend au sud vers les monts Mecsek et les derniers piémonts des Alpes autrichiennes.

    Environ 19 % du territoire est recouvert de forêts (hêtres, chênes, peupliers, bouleaux et autres arbres à feuilles caduques), et le gibier est abondant. La grande plaine hongroise abrite de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, 145 réserves naturelles et 35 aires protégées. Les parcs nationaux d’Aggtelek et de Hortobágy sont également inscrits au <nobr>Patrimoine</nobr> mondial de l’Unesco au titre de patrimoine naturel.

    Climat

    Protégée du froid sibérien par les Carpates, la Hongrie bénéficie d'un climat continental modéré. Les hivers sont néanmoins rigoureux (moyenne : -1° C) et enneigés ; les étés, longs, orageux, peuvent être très chauds. Il pleut beaucoup en mai-juin et en octobre-novembre. L’ensoleillement annuel (environ 200h à Budapest) est un des plus élevés d’Europe. En été, les eaux du lac Balaton peuvent atteindre 25 °C. Vive la douceur de septembre, idéale pour voyager !

    Environnement

    Longtemps délaissé, l'environnement est devenu un enjeu crucial au regard des directives européennes, mais aussi en terme de santé publique. 
    Même si on a constaté que le déclin industriel depuis quelques années a entraîné une amélioration de la qualité de l'air, près de la moitié de la population hongroise (18 %) est encore exposée à une pollution excessive de l'air, dont 80 % provient du transport routier et de l'industrie. 
    Avec le développement économique et l'augmentation du parc automobile, le taux d'utilisation des transports publics à Budapest est passé de 80 % à la fin des années 1980 à 60 % de nos jours.

    Il subsiste trois points pour lesquels Bruxelles a accordé des délais supplémentaires à la Hongrie : la qualité des eaux, la pollution industrielle et lerecyclage des déchets. Inquiétudes d'autant plus d'actualité après le déversement en 2010 de boues toxiques d'une usine d'aluminium à 160 km à l'ouest de Budapest. La contamination s'est étendue à plusieurs rivières, dont un affluent du Danube, menaçant tout l'écosystème de son bassin en aval. 
    Un an après, la région a été réhabilitée et ses habitants relogés dans un nouveau village. Les entreprises sollicitées par l'État hongrois pour ce projet ont travaillé sans faire de profit.

    En matière écologique, la priorité majeure de la Hongrie d'ici à 2015 est lagestion de l'eau : non seulement elle doit prévenir les risques d'inondations, mais elle doit impérativement veiller à la qualité de ses eaux souterraines qui couvrent 90 % des besoins et dont 60 % sont exposées au risque de pollution, et rendre efficace le traitement des eaux usées.
    La part du PIB consacrée à l'environnement était d'environ 2 % en 2010.

     

    Cuisine et boissons Hongrie

    Cuisine

    Très consistante, calorique et copieuse, la cuisine hongroise peut être savoureuse lorsqu'elle est bien préparée, parfois assez grossière dans le cas contraire. Les plats courants ne sont pas épicés. On y utilise toutefois beaucoup de paprika, mais aussi de l'aneth, de l'origan, de l'estragon et du basilic frais (dans les bons cas). 
    Chaque région a ses spécialités : les ragoûts et goulaschs dans la Puszta, le gibier dans les forêts de Hongrie septentrionale, les poissons près du lac Balaton.

    Le paprika

    Que serait la cuisine hongroise sans la précieuse poudre rouge ? Fabriqué à partir du fruit seul (sans les graines), le paprika est doté de multiples vertus : riche en vitamines C et D, il regorge également de sucres, de minéraux et de fibres. Sans oublier la fameuse capsaïcine (c'est elle qui arrache !). 
    On confond souvent l'épice et le légume. Le premier existe sous des formes et couleurs diverses, mais il est différent du poivron connu chez nous. Le paprika cerise est petit, rond, rouge et (très) piquant, mais assez peu utilisé ; le vert est doux, de forme allongée, souvent plutôt jaune très pâle que vert ; le bácskai a la même forme allongée, mais il est vert très clair et très légèrement piquant ; le paprika tomate, lui, est rond, plutôt grand, rouge et doux.

    Les soupes

    Été comme hiver, tout repas en Hongrie commence par une soupe. Extrêmement variées, elles sont plus ou moins épaisses, plus ou moins garnies.

    Gulyásleves : la plus célèbre des soupes hongroises, car il ne faut jamais oublier que le goulasch, au départ, est un potage. Il contient de la viande, des poivrons, des oignons, des pommes de terre et du paprika. Il est très différent d'un resto à l'autre.
    Bableves : potage aux haricots secs.
    Magyaros gombaleves : soupe aux champignons.
    Halászlé : soupe de poisson. Fameuse au Balaton et à Szeged.
    Cseresznyelevé : soupe à la cerise froide, généralement servie avec de la crème.

    Les poissons

    La plupart des poissons sont d'eau douce, bien sûr ; ils sont généralement servis frits (ràntott), rarement grillés. On vous proposera le plus souvent, surtout autour du lac Balaton, de la ponty (carpe) et du pisztránz ou fogás (sandre). Plus fréquent ailleurs parce que plus économique : le poisson-chat. 
    Halászlé : bouillabaisse au paprika, spécialité du Sud et du bord de la Tisza.

    Les viandes

    Les amateurs de viande et de cuisson parfaite oublieront le temps de leur séjour les pavés et autres entrecôtes. Il est impossible de trouver un steak bleu ou même saignant en Hongrie. Remplacez-les par un ragoût ou par l'incontournable escalope viennoise (panée).

    - On trouve le marha (bœuf), le sertés (porc) et le kacsa (canard) souvent rôti (sült), servis avec des pommes de terre (burgonya) ou des champignons (gomba).
    Pörkölt : plat de campagne très courant. Ragoût qui peut accommoder plusieurs viandes et dont la sauce incorpore saindoux, paprika, oignons et crème aigre. Pas vraiment léger !
    Papriká csirke : poulet au paprika, généralement servi avec des galuskas outarhonyas (sortes de petits gnocchis).
    Hortobágyi palacsinta : une entrée assez typique. Il s'agit d'une crêpe en sauce fourrée à la viande, aux oignons et aux champignons.
    - Beaucoup de gibier vaddisznó (sanglier), szarvas (cerf). 
    Libamáj : foie gras, grande spécialité. Savez-vous qu'une grande partie du foie gras français est importée de... Hongrie ? On le trouve dans les grands restaurants. Il est souvent servi frit. 
    Hidegtál : assiette de cochonnaille que l'on sert dans tous les bars à vins. La région de Szeged est réputée pour ses saucissons au paprika.

    Les légumes

    Ils sont traditionnellement servis marinés dans un vinaigre sucré. Et ça se limite souvent au chou et au concombre. Les Hongrois mangent peu de légumes. L'OMS affirme qu'ils n'en consomment pas assez...

    Les desserts

    Peu de fromages. Il vaut mieux terminer par du sucré, que les Hongrois consomment plutôt l'après-midi, dans les salons de thé. Héritage de l'occupation autrichienne, les pâtisseries sont abondamment garnies de crème. Certaines sont délicieuses, d'autres plus surprenantes...

    Gundel palacsinta : crêpes fourrées aux noisettes, raisins secs, écorces d'orange confites, et chocolat. Peuvent être flambées (moyennant un supplément).
    Rétes : version hongroise du strudel, souvent servi chaud.
    Túróspalacsinta : crêpes au fromage blanc et aux raisins.

    Gundel

    Vous verrez que de nombreuses recettes font référence à un certain Gundel... Ragoût à la Gundel, tripes à la Gundel, soupe à la Gundel, foie gras à la Gundel... Gundel était un célèbre cuisinier du début du XXe siècle, d’origine allemande, qui a révolutionné en son temps la cuisine hongroise,

    Boissons

    La bière

    À déguster dans les sörözÅ‘, bars à bières.
    On en boit beaucoup, mais, a priori, on ne trinque pas à la bière, car les Autrichiens avaient célébré de cette façon leur victoire sur les Hongrois. 150 ans ont passé depuis et l'on a, « officiellement », de nouveau le droit de faire cogner les chopes. Cela dit, certains patriotes s'y refusent toujours, alors veillez à ne pas heurter les susceptibilités.

    Le vin

    À déguster dans les borozó, caves à vins, où l'on sert également des plats et des assortiments de cochonaille et fromage. 
    Il y a officiellement 22 régions viticoles en Hongrie, mais on peut simplifier en n'en retenant que quatre, celles qui correspondent aux quatre vins les plus typés. Depuis la chute du communisme, les viticulteurs tentent de redonner aux vins hongrois la renommée qui fut la leur pendant de longs siècles.

    Tokaj : région du nord-est de la Hongrie où l'on y produit le plus célèbre des vins hongrois, le plus cher aussi. On distingue les aszú, les tokaj liquoreux, desfurmint ou szamorodni, qui sont plus secs. Il s'agit dans tous les cas de vins blancs. Les bons aszú offrent un excellent rapport qualité-prix comparé à nos sauternes.
    Eger : on trouve du blanc et du rouge. L'Egri bikavér ou « sang de taureau », rouge sombre et corsé (voir à « Eger »), l'un de nos préférés, et l'Egri leànyka (« la fillette d'Eger » !), un blanc sec. 
    Villány : ses vins ont le vent en poupe. Ce petit village au sud de la Hongrie bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel. On y produit un vin rouge corsé et fruité, presque doux. 
    Balaton : surtout vers Badacsony et dans l'arrière-pays. Les sols volcaniques donnent d'excellents vins blancs. Plusieurs cépages sont à l'origine deskéknyelü ou olaszrizling (un peu plus doux), qui accompagne à merveille les poissons du lac. Tihany produit aussi un vin rouge très réputé.

    Comme partout, les producteurs ont tendance à céder à la mode du vin de cépage, vous trouverez donc chardonnay, sauvignon, cabernet, merlot...

    Les eaux-de-vie

    - Le barackpálinka (eau-de-vie d'abricot) : on le boit à la hongroise, c'est-à-dire... à l'apéritif !
    L'unicum : boisson amère, préparée à base de 40 plantes différentes et conditionnée dans une flasque ronde marquée d'une croix rouge. Curieuse mixture aux vertus digestives, et efficace... contre la gueule de bois.

     

    Vie pratique Hongrie

    Décalage horaire

    Il n’y a aucun décalage avec l’Europe occidentale, mais vu son positionnement à 1500 km plus à l’est, le soleil se lève et se couche un peu plus tôt qu’à Paris ou Bruxelles.

    Horaires

    Boutiques et magasins : la plupart sont fermés les samedi après-midi et dimanche. Épiceries ouvertes du lundi au vendredi de 6h ou 7h à 19h, jusqu'à 14h le samedi ; grands magasins et boutiques ouverts du lundi au vendredi de 10h à 18h (20h le jeudi dans certains cas) et le samedi de 9h à 13h. Magasins de la chaîne Tesco ouverts tous les jours, 24h/24. 
    Les banques sont ouvertes généralement du lundi au vendredi de 9h à 16h, parfois aussi le samedi matin. 
    Les bureaux de poste sont (généralement) ouverts du lundi au vendredi de 8h à 18h (ou 19h) et le samedi de 8h à 14h (grandes villes surtout) - quoique pour faire des économies de budget la tendance soit partout à la réduction des horaires. 
    Musées : généralement fermés le lundi. Horaires les plus répandus : 10h-18h.
    Restaurants : ouverts en général en continu, de 11h à 22h. Attention, les horaires indiqués correspondent le plus souvent aux heures d'ouverture du resto et non aux heures de service. Il faut donc arriver au moins 1h avant l'heure de fermeture.

    Attention à certains week-ends fériés, comme celui de Pâques, où tout est fermé. 

    Langue

    La langue hongroise appartient à la famille atypique des langues finno-ougriennes, comme l'estonien et le finnois. Même si ses voisins de la Mitteleuropa l'ont enrichie au cours des siècles, c'est l'une des rares langues d'Europe à ne pas avoir d'origine indo-européenne, et les Hongrois n'en sont pas peu fiers.
    Le hongrois est parlé par près de 14 millions de locuteurs : les trois quarts en Hongrie, le reste dans les pays voisins.
    Les linguistes la qualifient de « langue agglutinante à harmonie vocalique », et elle s'écrit de manière quasi phonétique en caractères latins. 
    Le hongrois est une langue difficile, mais quelques mots-clés facilitent la communication. Votre interlocuteur vous sera reconnaissant d'avoir fait cet effort... 
    Les Hongrois plus âgés parlent souvent l'allemand. Les plus jeunes parlent l'anglais, pratiqué désormais par la plupart à Budapest, mais encore assez peu ailleurs (même dans les hôtels et les restaurants). Le français est d'usage nettement moins courant.

    Poste

    Pour l'envoi du courrier, compter au minimum 3 ou 4 jours de délai pour l'Europe. Pour une carte postale ou une lettre, comptez 220 Ft.

    Tabac

    La culture du tabac est absolument libre en Hongrie - pays inventeur de l'allumette - et forme même une des  richesses du pays. Cela n'a pourtant pas empêché l'Hungaroring (circuit de F1) de se mettre au diapason de la législation européenne sur l'interdiction de publicité faite aux grandes marques de cigarettiers ! 
    Quant à nos lecteurs tabacophiles, ils doivent savoir qu’il est interdit de fumer dans tous les lieux publics fermés depuis janvier 2012...

    Téléphone

    - De la France vers la Hongrie : composez le 00 + 36 + indicatif de la ville et le numéro du correspondant. 
    À Budapest, les numéros ont sept chiffres et commencent tous par 2, 3 ou 4. Ailleurs, ils n'en ont que six.
    De la Hongrie vers l'étranger : composez le 00, attendez la tonalité, puis faites le 33 (France), le 32 (Belgique), le 41 (Suisse), puis le numéro de votre correspondant, sans le 0 initial. 
    Pour appeler en PCV en France : tél. : 00-80-00-33-11 ; au Canada : 00-36-11-11. 
    De Budapest vers la province : composez le 06, attendez la tonalité, puis faites le code local à deux chiffres puis le numéro à six chiffres. 
    De la province vers Budapest : composez également le 06, puis le 1 suivi des sept chiffres.

    Les téléphones publics fonctionnent avec des pièces (10, 20, 50 et 100 Ft) ou avec une carte qu'on peut se procurer à la poste, dans les stations-service ou encore chez les marchands de journaux.
    Les cartes NeoPhone, vendues pour 1 000, 2 000 ou 5 000 Ft, offrent de loin les meilleurs tarifs.

    Informations internationales : tél. : 199. 
    Informations nationales : tél. : 198.
    Numéro d'urgence européen (UE) : 112.

    Téléphones portables

    Pour appeler un portable hongrois, composer le 06, puis le numéro à neuf chiffres commençant par 30 ou 70.

    Le téléphone portable en voyage

    Le routard qui ne veut pas perdre le contact avec sa tribu peut utiliser son propre téléphone portable avec l’option « Europe » ou « Monde ». Mais gare à la note salée !
    On conseille donc d’acheter à l’arrivée une carte SIM locale prépayée chez l’un des nombreux opérateurs locaux représentés dans les boutiques de téléphonie mobile des principales villes du pays et souvent à l’aéroport. On vous attribue alors un numéro de téléphone local et un petit crédit de communication.
    Avant de signer le contrat et de payer, essayez donc, si possible, la carte SIM du vendeur dans votre téléphone - préalablement débloqué - afin de vérifier si celui-ci est compatible.
    Ensuite, les cartes permettant de recharger votre crédit de communication s’achètent dans ces mêmes boutiques, ou en supermarché, stations-service, tabacs-journaux, etc.

     
     

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