• Mieux dormir : tous les conseils


    L’insomnie toucherait près de 30% de la population ! Mélanie Perrin, fondatrice du centre Sens & Vie , nous livre quelques précieux conseils pour retrouver le sommeil. Par Cyril Cournoyer


    Ne pas rester après 20 minutes sans trouver le sommeil
    20 minutes, c’est le temps maximal que l’on doit mettre pour s’endormir. Si au-delà vous êtes toujours éveillé, levez-vous, lisez, regardez la télévision. Il vaut mieux bien dormir 3 heures que mal dormir 5 heures !


    Fidèle au rituel
    Si vous avez un rituel avant de dormir (lire quelques pages par exemple), ne le changez pas, même si vous vous couchez tard.


    18°, c’est parfait !
    Aérez votre chambre avant de vous coucher, la température idéale pour bien dormir est de 18°.


    Un bain oui, mais pas trop chaud !
    Ne prenez pas de bain chaud juste avant d’aller au lit. Cela fait monter la température corporelle et ne favorise pas l’endormissement.


    Isolez-vous !
    Attention au bruit et à la lumière. Si vous avez un sommeil fragile, veuillez à vous isoler le mieux possible du bruit, de la lumière extérieure ou des lumières de veille des appareils électriques (portables, diodes, télévision …).


    Dînez léger !
    Ne mangez pas trop lourd au dîner car vous risquez de vous réveiller au milieu de la nuit et éviter les aliments protidiques (viandes, steak …) qui peuvent stimuler la vigilance. Mais vous pouvez manger sucré ! Le sucre favorise l’endormissement. Une boisson sucrée (tisane, lait chaud …) avant d’aller au lit est bienvenue. Brossez-vous les dents juste après !


    Du sport dans la journée et non en soirée
    Faites de l’activité physique dans la journée, mais pas n’importe comment, et vous dormirez mieux : l’heure de pratique idéale doit être entre 4h et 8h avant votre heure habituelle de coucher. Votre qualité de sommeil sera améliorée grâce à la pratique d’une activité de relaxation (stretching, respiration profonde, massage …).


    Soyez régulier
    Réveillez-vous toujours à la même heure si vous le pouvez. La régularité de l’heure du réveil est un bon paramètre d’efficacité, de concentration et de mise en route pour la journée.


    Vive la lumière
    Exposez-vous à la lumière dès que vous êtes réveillé. La lumière naturelle en été ou artificielle en hiver.


    Réveil réchauffé, bonne journée !
    Au réveil, réchauffez-vous. La température du corps s’est refroidie pendant la nuit. Il faut donc, en quelque sorte, réchauffer la machine ! Habillez-vous, prenez un petit déjeuner avec une boisson chaude et une bonne douche chaude afin de faire remonter la température corporelle.


    1 commentaire
  •  

      

    La plupart des sciatiques sont en rapport avec la survenue d’une hernie discale et c’est souvent évident: Le début brutal, le blocage lombaire, l’accentuation de la douleur à la toux sont des signes qui font que le diagnostic de hernie discale ne fait guère de doute lorsque la sciatique est apparue. La sciatique est une douleur qui va jusqu’au bout du pied. Il faut savoir que plus de 80 % des sciatiques régressent grâce au traitement médical. Ce traitement médical repose sur trois éléments :

    Le repos, et quoiqu’en disent certains journaux, certaines publications, lorsque le nerf sciatique est coincé, le repos est une nécessité. En effet la hernie est un agent qui traumatise le nerf, peut-on imaginer qu’une mobilisation du nerf sur l’agent agressif puisse apporter le soulagement?, cela n’est pas possible. Ce repos est tout d’abord au lit en fonction de l’intensité de la douleur et de son caractère tolérable, le fait de rester au lit n’étant bien sûr pas une obligation, mais tant que la sciatique persiste, l’arrêt de travail est bien souvent indispensable, le repos peut, dans certains cas, être remplacé par une immobilisation par corset dont il existe différents types.

    Le deuxième élément du traitement est représenté par les anti-inflammatoires, ceux-ci sont prescris en fonction également de l’intensité de la douleur, par voie intra-musculaire, en cas de sciatique importante ils peuvent être donnés par la suite par la bouche en les associant très souvent à un anti-acide qui évitera les problèmes d’estomac liés à la prise prolongée d’anti-inflammatoires. On peut associer aux anti-inflammatoires un décontracturant musculaire qui n’a d’efficacité qu'en cas de contracture réactionnelle des muscles, mais qui est sans effet lorsqu' elles sont disparues. Les antalgiques sont également utiles car la douleur peut être difficile à supporter particulièrement la nuit, il existe de nombreux antalgiques dont l’efficacité et la puissance sont variables, le plus fort est la morphine, cette morphine peut être utilisée en cas de sciatique très hyperalgique et pour un temps limité, mais il faut savoir qu'elle n'est en aucun cas le principal traitement de la sciatique par hernie discale, c'est un appoint qui permet de passer un cap aigu .

    Le troisième élément du traitement est représenté par la durée, ce traitement doit en effet être poursuivi un temps suffisant pour que l’inflammation disparaisse et que la douleur irradiée dans la jambe, c’est-à-dire la sciatique, s’estompe. Cette durée est variable, on  peut accepter des traitements d’une durée qui peuvent aller jusqu’à trois mois dans la mesure, bien sûr, où l’intensité de la douleur est supportable pendant ce délai maximum.

    De fait la principale  indication  chirurgicale  provient des échecs de ce traitement médical bien conduit , en dehors de deux circonstances très particulières où l' indication opératoire est urgente :

    Tout d’abord la sciatique hyperalgique, dont l’intensité est très grande et que seule la morphine  est susceptible de modérer, mais qui se réveille ou s’accentue dès son arrêt. Il n’est pas souhaitable de laisser prolonger une telle douleur car elle peut laisser des traces indélébiles avec des douleurs séquellaires et des troubles éventuellement persistants, voire même annoncer une sciatique paralysante.

    La troisième indication opératoire est représentée par la sciatique paralysante, parfois évolution d’une sciatique hyperalgique dont la douleur disparait brutalement lorsque la hernie s’expulse, la paralysie de la racine comprimée s'installe alors. Lorsque cette paralysie est partielle l’urgence est relative mais le médecin doit être particulièrement vigilant et l’indication opératoire est fréquente. Lorsque la paralysie est complète c’est une véritable urgence car il est habituel de dire qu’en cas de déficit complet les chances de récupération, si l’intervention n’est pas fait dans les 24 heures, sont à peu près nulles.

    Lorsqu'une indication opératoire se profile à l'horizon, il est d'usage de demander des radios simples de la colonne qui, si elles ne montrent pas directement la hernie, sont néammoins indispensables pour avoir un aperçu global de l'état rachidien, mais il faut surtout obtenir un scanner lombaire qui, lui, va montrer directement la hernie pour pouvoir guider l'intervention, pour les hernies, le scanner n'est pas moins bon que l'I.R.M., l'imagerie par résonnance magnétique ayant d'autres qualités ,cette dernière est surtout demandée pour le bilan d'autres pathologies.

    La chirurgie de la hernie discale est réalisée sous anesthésie générale, les conditions doivent être les meilleures possibles afin que le saignement soit minime et le confort opératoire maximum, cette condition est indispensable pour ne pas risquer de léser une racine nerveuse. A ce point de vue, un patient chez qui il est question d'intervention entend souvent dire par des bonnes âmes de son voisinage dire qu’il a une chance sur deux d’être paralysé s'il se fait opérer, cela est totalement faux, en effet, la moëlle épinière se trouve à plus de 20 cm au dessus de la zone abordée et si cet élément neurologique est d'une particulière fragilité il ne saurait être exposé à l'occasion de cette opération, quant' à la racine comprimée sa robustesse est bien plus grande et le risque de lésion est très faible: 0.3% surtout lorqu'il existe des adhérences liées à opérations antérieures, en tout état de cause cela ne concerne qu'une racine.

    Il existe d’autres risques chirurgicaux qui sont des risques statistiques, risque d’infection discale, le disque en effet se défend mal contre l’infection, les gestes intra-discaux peuvent favoriser une infection, les plus grandes précautions sont prises à cet égard, lavage permanent du disque, mise en place d’antibiotique local limitant le risque d'infection discale à moins de 0.4%.

    Plus fréquent est le risque de récidive après une cure de hernie discale, il est bien connu que dans certains cas une hernie discale peut revenir quelques années après l’opération, si elle revient à un autre niveau, ce n’est pas une vraie récidive.

    Le risque est plus important en L4L5, 5 à 6 % et moins important en L5S1, 0.5 %. Ce risque est favorisé par une reprise trop rapide d’une activité professionnelle ou sportive qui sollicite particulièrement le dos. Cette récidive n’est pas liée au fait que le chirurgien a laissé un fragment mais est liée au fait que le pourtour du disque, l’annulus, qui reste en place, se dégrade et se morcelle en fragments qui peuvent à nouveau s’expulser. Dans la plupart des cas, cependant, ce disque a tendance à se scléroser, à devenir fibreux et raide, garantissant une guérison stable.

    Enfin, le dernier risque lié à cette opération, est le risque de douleurs séquellaires, ces sciatiques persistantes sont souvent la conséquence d’ une compression intense de la racine qui par sa durée et par son intensité a entraîné une lésion irréversible du tissu nerveux lui-même, de sorte que le nerf garde la mémoire de cette douleur et que l’on peut conserver des douleurs chroniques surtout après les sciatiques hyperalgiques, paralysantes ou des traitements qui auront été poursuivis au delà du raisonnable, 6 mois parfois plus. Certains cas peuvent relever d’un centre anti-douleur qui peut proposer des traitements parfois efficaces.


    2/ Les lombalgies : Peut-on dans certains cas proposer une intervention pour des lombalgies ?

    La question des lombalgies est un problème difficile déjà par la fréquence extrême de cette pathologie qui concerne à un moment ou à un autre 60 % de la population. Le plus souvent se sont des lombalgies dites bénignes qui disparaissent, avec ou sans traitement, relativement rapidement et dans ces cas en effet, la prescription d’un repos prolongé n’est pas toujours indispensable.

    Il est des lombalgies particulières, aigües qui sont les lumbagos avec un blocage et une attitude antalgique de courte durée, de 1 à 4 jours, qui sont parfois très spectaculaires, empêchant toute mobilisation, en règle générale, elles disparaissent assez vite avec un traitement médical tout à fait classique. Dans ces cas là, il n’y a pas lieu de prévoir de bilan particulier, mais il faut savoir qu’un beau jour peut survenir une authentique hernie discale dont le lumbago était le signe précurseur.

    La question de la chirurgie concerne surtout les lombalgies chroniques invalidantes qui sont associées à des phénomènes de compression des racines nerveuses lombaires.

    Ces lombalgies qui évoluent sur plusieurs mois voire plusieurs années peuvent entraîner des handicaps majeurs et entraîner une limitation de la marche qui s’effectue sans difficultés les premières minutes, mais qui ne peut se poursuivre au-delà d’une certaine durée en raison de l’apparition de douleurs lombaires, ou bien de sciatiques, ou bien encore de faiblesses des membres inférieurs, les troubles obligent à ’interrompre la marche, après un certain temps de repos assis, il est à nouveau possible de repartir pour la même durée, c’est la claudication neurogène.

    Ces phénomènes, associés à la lombalgie sont bien souvent dus à un rétrécissement du canal, la Sténose Lombaire. Ce diagnostic parfois suspecté sur la radio est confirmé facilement grâce au scanner ou à l’IRM qui réalisent des coupes horizontales. Mais il faut savoir que le diamètre du canal n’est pas le même en position allongée (c’est le cas lors de ces deux examens) et en position debout où le poids du corps contribue à rétrécir le canal en augmentant la pression sur les disques qui viennent bomber et participer au rétrécissement. Pour le diagnostic de ces cas difficiles, seule le radiculographie en position debout permet de mettre en évidence la compression canalaire. Lorsqu’un tel rétrécissement est, de façon certaine à l’origine de phénomènes handicapants et rebelles, que ceux-ci ont résisté au traitement médical bien conduit,(corset, anti-inflammatoires, infiltrations), une intervention peut être proposée pour agrandir le diamètre de ce canal.



    Pour agrandir le canal il y a deux méthodes : La méthode classique qui consiste à faire une laminectomie complète. Elle est valable chez des sujets âgés qui présentent une compression canalaire importante, mais cette intervention affaiblit les muscles rachidiens et on préfèrera chez un sujet plus jeune, plus actif un agrandissement canalaire par la méthode du recalibrage qui préserve une partie plus importante de l’arc postérieur de la vertèbre. Les résultats de ces opérations décompressives sont en principe très satisfaisants si le déficit neurologique n’est pas trop ancien.

             


    La deuxième pathologie que l’on peut rencontrer à l’origine de lombalgies est une pathologie très particulière qui est l’instabilité vertébrale. Très souvent située en L4L5, il s’agit d’une anomalie de la stabilité du disque et des articulaires postérieures, ceci peut aboutir à un glissement, le plus souvent en avant de la vertèbre lors de la position assise, ce glissement a tendance à se réduire en position debout. Ces mouvements d’instabilité, qui sont liés essentiellement à l’usure des articulaires postérieures puis à l'altération du disque, peuvent entraîner des handicaps vraiment très importants, de vives douleurs lors du passage de la position assise à la position debout, des compressions radiculaires avec cruralgie ou sciatique, des phénomènes de claudication neurogène comme pour les canaux étroits, il peut s’y associer également un canal étroit. Il faut penser que cette déstabilisation en L4L5, par exemple, intervient entre les deux portions du corps, la partie basse avec les membres inférieurs, la partie haute avec le tronc, les membres supérieurs, la tête et le cou, c'’est une véritable faillite au niveau de la liaison entre deux parties du corps qui n’a aucun autre moyen d’assurer cette jonction. En outre, dans le canal, passent tous les faisceaux nerveux au niveau des racines lombaires et ces nerfs, ce véritable câblage électrique au centre de la colonne peut être comprimé et mis en difficulté par ces mouvements anormaux, les douleurs dont l'origine est neurologique peuvent être parfois intolérables.

    Dans ces cas, la seule solution est de proposer une libération mais à cette libération il faut associer une stabilisation des deux vertèbres, dans une telle instabilité, une greffe osseuse entre les corps vertébraux représente la meilleure solution, elle est la plus fiable assurant la fusion en quatre mois en moyenne, elle permettra un lever et une reprise précoce de la marche. Cette intervention utilise aujourd’hui la technique des cages intersomatiques, celle ci peut être réalisée par voie bilatérale postérieure ou mieux par voie unilatérale postérieure, cette technique s’appelle le T.I.L.F (Trans Foraminal Intersomatic Lumbar Fusion) Cette technique est décrite au coin des professionnels (voir page d’accueil).


    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Le café   est un breuvage né en Éthiopie. On raconte que lors d'un incendie de forêt,  en Abyssinie, les caféiers en feu dégagèrent une délicieuse odeur, typique de celle que l'on rencontre chez les torréfacteurs. Les témoins de cet incendie récupérèrent les grains brûlés par le feu, les écrasèrent et les firent cuire afin d'en réaliser un breuvage. Le café était né.

    Une autre légende rapporte que Kaldi, un petit pâtre du Yémen, observa ses chèvres qui mangeaient les baies et les feuille d'un arbre inconnu. Il remarqua que ses bêtes devenaient vives et excitées. Il parla de ces phénomène aux religieux du monastère voisins qui s'empressèrent d'aller cueillir ces fruits étranges. Il les mirent à sécher et les préparèrent en infusion. L'agitation fébrile qui s'ensuivit fut Assimilée à une révélation divine.

    Il existe bien d'autre légendes relatant la naissance du café, toutes aussi mignonnes que celles-là!

    Au VIII siècle, les feuilles et les fruits fraîchement cueillis étaient utilisés en décoction. Ce n'est qu'au XV siècle que les Arabes firent griller les grains entiers sur des dalles de pierre très chaudes, avant de les piler pour les réduire en poudre afin d'en préparer la boisson tonifiante que nous connaissons.

    C'est au 16 ème siècle que le café a conquis le monde. Le premier établissement à café fut ouverts à Constantinople, puis les Vénitiens apportèrent le précieux nectar en Europe. En 1654, s'ouvrit le premier café à Marseille, puis d'autres villes suivirent cet exemple. A Paris, ce fut l'italien Francesco Procopio dei Coltelli qui créa en 1702 son établissement, "le Procope", que l'on peut encore visiter à ce jour. Il s'agissait d'un lieu de rencontre où les grands penseurs, les artistes, les écrivains se réunissaient pour se ressourcer, se divertir et échanger des idées. 

    La plante

    Il existe une soixantaine de variétés de coffea. Cette plante fait partie de la famille des rubiacées et peut vivre jusqu'à 40 ans. Cet arbre peut atteindre 10 mètres de hauteur, mais dans les plantations, on le conserve à 3 mètres pour plus de facilité d'exploitation. Les fleurs sont blanches et parfumées, les feuilles, disposées par deux, demeurent vertes toute l'année.
    le caféier possède la particularité de porter en même temps la fleur et le fruit.
    Les fleurs, nombreuses, évaoquant l'odeur de jasmin et d'un blanc pur ou rosé, sont groupées par touffes. La floraison est très
    <nobr>courte :</nobr> en pleine éclosion au lever du jour, les fleurs sont fanées le soir même.
    Les baies (appelées également "cerises") atteignent leur pleine maturité vers 8 à 12 mois (6 à 10 mois pour certaines variétés). Les fruits sont des drupes de forme ovoïdes, d'abord vertes puis jaunes et enfin rouge cramoisi, faisant de <nobr>1,6 cm</nobr> à <nobr>1,8 cm</nobr>. Deux loges séparées renferment chacune une graine avec une face plane creusée d'un sillon. La drupe est entourée d'une pellicule rouge lisse, l'exocarpe, qui recouvre la pulpe, de teinte jaunâtre, 

    le mésocarpe, riche en pectines et en sucres et contenant de 70% à 85% d'eau. La pulpe adhère à une paroi dure et cellulosique, la parche (ou l'endocarpe), quelquefois récupérée comme combustible. L'ensemble forme la coque qui sera éliminée pour recueillir les deux graines.
    La graine, recouverte d'une pellicule argentée et très mince appelée spermodème, renferme l'embryon (germe). Celui-ci se trouve «noyé» dans les cellules à réserves de la graine, c'est-à-dire dans 50% de glucides, 10% de lipides, de 11% à 15% de composés azotés et une certaine quantité des vitamines E et PP.

    Un caféier produit, en moyenne 2,5 kilos de cerises par année. Une fois traités, les fruits représenteront 500 g. de café vert qui donneront 400 g. de café torréfié. Un petit calcul édifiant: s'il faut 2,5 kilos de cerises fraîches pour faire 400 g. de café, il faut donc 6.25g de cerises pour faire 1 grammes de café. Considérant qu'un bon café contient 9 grammes de poudre, il faudra donc récolter près de 60 g. de cerises pour que vous puissiez vous préparer une bonne tasse de café! Pour remplir votre paquet d'une livre de café, les producteurs auront donc dû cueillir 3,125 kilos de cerises.

    Les caféiers poussent dans un sol riche et humide, composé de terreau de feuilles, de poussières volcanique et de matières organiques. Il faut que les eaux de pluie en excès puissent être drainées facilement, ce qui implique un sol assez souple. Peu résistant au gel, le café se cultive pourtant dans des régions assez fraîches (entre 13 et 26°). Les variété Robusta (ou Canephora) et Libéria (ou Libérica) croissent en dessous de 900 mètres (niveau de la mer) tandis que l'Arabica pousse entre 600 et 2000 mètres.
    Les grains sont plantés soit en pleine terre, soit dans des pépinières et sont traitées extensivement aux engrais, de façon à obtenir des arbres forts et vigoureux. Les producteurs doivent en outre veiller aux attaques des insectes et des maladies dont sont sensibles tant le fruit que l'arbre. Étant sensibles au vent, les caféiers sont souvent plantés dans les bananeraies, entre des arbres de ricin ou tout autres plantes qui les protègeront. Le caféier ne commence à produire des baies qu'à sa cinq ou sixième année.

    La récolte

    Il existe deux manières de récolter et de traiter le café. La première méthode consiste à secouer l'arbre et à récolter les baies tombées à son pied (stripping). L'autre méthode, dite "cueillette sélective" consiste à récolter à la main les baies matures (picking).
    Ensuite, il faut débarrasser les baies de leur pulpe afin de recueillir les précieux grains. Les baies récoltées sélectivement sont généralement traitées selon la technique humide. Pour les baie recueillies au pied de l'arbre, on utilise la technique dite sèche. 
    Enfin, le café vert est trié, calibré puis mis en sac et envoyé par bateau jusqu'à leur port de destination.

    Le traitement par voie sèche consiste à sécher et à décortiquer les baies:

    bullet
      Les baies, placées sur des claies ou sur le sol, en couche d'environs 5 cm, sont remuées plusieurs fois par jour afin de faire circuler l'air. La baie est suffisamment sèche lorsque, en secouant une poignée de cosses, on entend ballotter les grains de café à l'intérieur. La cerise est alors devenue d'une teinte brune foncée et s'est durcie. Elle ne contien plus que 12% d'humidité.
    bullet Les baies séchées sont souvent entreposées plusieurs semaines, période durant laquelle elles continuent de sécher.
    bullet Les baies séchées sont alors décortiquées, soit au pilon, soit en machine. Le rendement est de 50 %: 2 kilos de cerises sèches fournissent 1 kilo de café vert.

    Le traitement par voie humide est plus élaboré:

     

    bullet
      Les baies sont tout d'abord triées. On immerge les baies dans des bacs; les baies surnageant et les débris sont éliminés afin de ne conserver que les baies saines.
    bullet Les baies sont ensuite dépulpées dans des dépulpeurs à cylindre ou à disques afin de séparer la pulpe de la cerise du grain de café en parche (Enveloppe des fruits du caféier, situé entre la partie charnue et la pellicule argentée. La parche est enlevée au cours du processus de décorticage.)
    bullet Les grains de café sont alors mis en fermentation durant une période allant de 12 à 36 heures, selon la température ambiante. Cette fermentation permet d'enlever plus facilement les reste de mucilage restant sur les parches. 
    bullet
      La fermentation est parfois accélérée en utilisant des enzymes pectiques. Cette opération s'appelle la démucilagination
    bullet Ensuite, les grains en parche sont lavés afin de supprimer toute trace de mucilage adhérant au grain.
    bullet A ce stade, le café en parche contient encore environ 50 % d'humidité. On le met à sécher durant une quinzaine de jours, en couche d'environ 5 cm. et remuée régulièrement durant une quinzaine de jour. Une fois séché, le café en parche ne contient plus que 10 à 15 % d'humidité.
    bullet Il faut ensuite procéder au déparchage, afin de retirer la parche entourant le grain, puis au polissage qui enlèvera toute pellicule des grains de café
    bullet Le rendement du café en parche en café vert est de 20%: 5 kilos de cerises fournissent 1 kilo de café vert.

    Le Brésil est le plus grand exportateur de café. Viennent ensuite la Colombie, la Côte d'Ivoire, l'Angola et l'Ouganda. Le reste de la production mondiale se fait au Salvador, au Guatemala, au Mexique, Équateur, Pérou, Costa Rica, Indes, Nicaragua, Éthiopie, Cameroun, Zaïre, Madagascar, Kenya, Tanzanie, et Indonésie. De plus petits producteurs, économiquement insignifiants, produisent également du café.

     

     

    Les différentes sortes de café

    Le café Arabica (coffea arabica) est originaire d'Éthiopie. C'est le café le plus répandu (75 % de la production mondiale) et le plus apprécié pour sa qualité. Ce café contient peu de caféine (1 % à 1,5 %). Il est surtout cultivé en Amérique du sud, au Brésil et en Colombie. Il existe en diverse variantes: Bourbon, Mokka, Maragogype, Java, Nacional.
    L'arbuste fourni entre 400 g. et 2 kilos de café.

    Le Robusta ( coffea canephora var. robusta) fut découvert au 19ème siècle au Congo Belge (aujourd'hui, le Zaïre). Supportant les basses altitudes, où l'Arabica ne pourrait pousser, il est économiquement très intéressant. Originaire d'Afrique centrale, il a un rendement plus élevé que l'Arabica, ce qui influence son prix. Précoce et résistant aux parasites, il est de ce fait une variété fort appréciée. De qualité moyenne, son goût est un peu amer, fort et tonique. Il contient entre 1,6 et 2,7 % de caféine. Ses variantes sont: Niaouli, Kouillou, Congenis, Indénié. L'arbuste fourni entre 600 g. et 2,2 kilos de café. C'est le café utilisé pour la fabrication des cafés solubles et lyophilisés.

    Le Libérica (Coffea liberica) produit de grande baies, mais son arôme est assez médiocre. On plante de moins en moins cette variété qui est surtout appréciée dans le pays de production. 

    Une autre variété peu connue est le Exelsa (ou Dewvrei), ressemblant beaucoup au robusta, l'Exelsa est plus résistant à la sécheresse que le Libérica.

    La torréfaction

    Sans le torréfacteur, point de bon café. Le torréfacteur, c'est l'artisan, l'artiste, le créateur du goût du café. Être torréfacteur implique d'avoir du nez pour ressentir le caractère du grain, de l'oreille pour entendre chanter le grain juste cuit, et un amour inconditionnel pour le café. On peut fort bien comparer un torréfacteur à un créateur de parfums. Pour torréfier justement un grain, il faut que chacun de ses sens soit en éveil car le café, rôti quelques secondes de trop, risque fort de se transformer en boisson insipide, voire infâme! De plus, son art réside en la re-création d'un même grillage et d'un mélange parfaitement identique afin de conserver son goût typique à tel ou tel mélange mis dans le commerce. 
    La torréfaction s'effectue dans le torréfacteur: une grande cuve chauffée entre 200 et 250 °. Durant la torréfaction, le grain gonfle tout en perdant 15 à 20 % de son poids. En libérant graduellement son humidité, le grain prend une teinte jaune. La décomposition pyrogénée commence et le grain prend alors une coloration typique, allant du brun clair au marron. A ce stade, les grains crépitent et forme une huile aromatique très volatile, le cafféol (appellé aussi Caféone) C'est cette huile qui donne sa saveur et son bouquet au café. Les grains dégagent également de l'oxyde de carbone qui se fixe sur la surface en couche protectrice qui retarde significativement l'évaporation du cafféol.* C'est le juste moment de stopper la cuisson afin de préserver les précieux parfume. Cette transformation du grain vert en café torréfié se nomme la caramélisation.
    Une torréfaction trop longue donnera un goût brûlé et amer et les arômes seront dissipés. Une torréfaction trop courte produira un café au goût de salade, d'épinard.
    L'art de la torréfaction, c'est encore le dosage de la chaleur du grill et le temps de cuisson du café. Ni trop, ni trop peu; la juste mesure.
    La torréfaction terminée, le café à augmenté de volume (30% environs) et perdu jusqu'à 20 % de son poids, selon la torréfaction subie (Brun, mi-noir, noir). On procède alors à une première évaluation: la couleur des grains, leur aspect général, afin de qualifier la torréfaction: bonne, moyenne, mauvaise... ou ratée! Afin de ne pas perdre tout un lot de café en le torréfiant mal, il est toujours procédé à un échantillonnage dans un petit torréfacteur avant de procéder au grillage du lot complet.

    Un bon torréfacteur sait aussi procéder à l'achat et au mélange de cafés verts afin de créer un mélange qui conviendra à sa clientèle. Mais, depuis peu, le public demande de plus en plus de café d'origine afin de créer eux-même leurs mélanges personnels.

    Le café perd rapidement ses arômes volatils (plus rapidement encore si votre café est moulu!). Donc, pour faire un bon café, il faut non seulement un bon mélange, mais il faut également savoir le conserver. L'idéal est de conserver le café en grains et de le moudre juste avant sa préparation. Un contenant hermétique à température ambiante conviendra parfaitement si vous achetez vos cafés en quantités raisonnables. Pour conserver votre café moulu de façon ad-hoc, le mieux est de le placer au congélateur  et de n'en sortir la quantité voulue que le temps de le laisser venir à une température ambiante pour préparer le breuvage. De grosses réserves de café en grains seront, elles aussi, congelées afin de préserver le cafféol et les arômes subtils.

    Les eFfets du café

    Un grain de café est composé de 30 % de sucre, 15 à 20% de matières grasses selon les variétés,  11% de protéines (dont une partie est éliminée lors de la torréfaction), 6 à 13% d'eau (5% après torréfaction), plusieurs alcaloïdes (dont le principal est la caféine) ainsi que de matières minérales en petites quantités (potassium, calcium, magnésium et phosphore). 
    La caféine, en stimulant une partie spécifique du cerveau, attise la réceptivité, la concentration et la pensée. Elle tend à nous garder éveillé en chassant la fatigue et son action sur les cellules cervicales peut soulager les maux de tête. Son action digestive n'est plus à démontrer. Si le café est bien toléré par la plupart des gens, les personne sensibles à la caféine devraient se passer de ce noir nectar, de même que les personne sous sédatif. Mais pour eux, il y a toujours la possibilité de prendre un café décaféiné. La caféine est retirée du café encore vert au moyen de solvants aux hydrocarbures chlorés. Depuis les années 80, il existe une méthode de "décaféination"  sans produits chimiques. Autrefois sujette à la tachycardie, étant grande buveuse de café, j'ai consulté un cardiologue. Je buvais, à l'époque deux à trois cafetières de café filtre par jour. Le cardiologue m'a conseillé d'acheter une machine à percolateur: Mieux vaut boire 6 expresso bien serrés que 2 tasses de café filtre, les propriétés "énervantes" du café étant libérées par la dilution. Depuis ce jour, plus de problème de cœur qui bat la chamade! Et il est vrai qu'un bon café vaut largement trois lavasses!

    Comment préparer le café

    Il existe bien des méthodes de préparation du café. Mais avant de préparer son noir nectar, il est important de connaître quelques préceptes de base.

    Quel café choisir

    Ici, tout est question de goût personnel. Certains préfèrent un café léger, d'autre choisiront un café fort et légèrement amer. Pour trouver le café qui vous convient, il vous faudra en essayer plusieurs. Certains puriste n'hésitent pas à effectuer de savants mélanges. Pour exemple, je crois savoir qu'en France, on sert le plus souvent de l'Arabica, tandis qu'en Suisse, nos cafés sont souvent constitués d'un mélange d'Arabica et de Robusta. Sachez enfin qu'en achetant un paquet de café d'une telle marque, sa torréfaction ne sera pas identique selon la situation géographique de son lieu d'achat. Plus léger au nord, plus grillé au sud. Pour s'y retrouver dans cette jungle, mieux vaut faire confiance aux spécialistes qui créent des mélanges convenant aux goûts de chacun.

    La mouture

    Pour obtenir un arôme optimal, il est préférable de moudre le café juste avant son utilisation. Les arômes volatils sont ainsi préservés et le café n'en sera que meilleur. Un café moulu trop tôt s'oxyde et perd son caractère tout en prenant de l'amertume. Le degré de mouture est également à prendre en considération. On ne moud pas de la même manière un café turc et un café filtre. Certains moulins électriques permettent de choisir le degré de mouture désiré.

    Type de café ou de cafetière:
    Mouture idéale:

    Café turc

     

    extra fine

     

    Café espresso

     

    très fine

     

    Cafetières italiennes à pression

     

    fine

     

    Cafetières électriques (filtre papier) ou porte filtre

     

    fine

     

    Cafetières traditionnelles

     

    moyenne

     

    Cafetières napolitaines

     

    moyenne

     

    Cafetières Cona

     

    moyenne

     

    Cafetières à piston (type Bodum ou Melior)

     

    grosse

     

    L'eau

    La qualité de l'eau tient, bien entendu, un rôle primordial dans la préparation du café. Une eau trop calcaire, trop chlorée ou ayant un mauvais goût ne vous donnera jamais un excellent café.
    De plus, excepté pour le café turc, l'eau ne doit jamais bouillir. Sa température doit avoisiner les 95°: c'est le moment précédant l'ébullition, lorsque de petites bulles commencent à apparaître. 

    La conservation

    Idéalement, il faut acheter son café en petites quantités et le conserver dans une boîte opaque, au réfrigérateur. Si vous avez acheté une grosse quantité de café, n'hésitez pas à le congeler! La méthode n'est pas très orthodoxe, mais cela assure une meilleure conservation des arômes subtils du café.

    Café bouillu, café foutu?

    Exception faite pour le café turc, la réponse est OUI. Même en prenant un luxe de précaution, un café réchauffé n'aura jamais le bon goût d'un café frais. En le réchauffant, votre café deviendra amer, voire imbuvable. Essayez de faire bouillir du café: l'odeur dégagée vous sera vite insupportable! Autant un café frais peut être un régal digne des Dieux, autant un café réchauffé peut être infâme!

     

    Le café turc
    Dans une cafetière arabe (Ibrik), ou tout autre pot * allant sur le feu, versez deux c. à soupe de café mouture extra-fine, deux c. à soupe de sucre et deux tasses à moka d'eau froide. Portez à ébullition puis retirez du feu. Laissez poser le café pendant deux minutes. Recommencez l'opération deux fois. 
    Au moment de servir, versez une goutte d'eau froide dans l'Ibrik afin de  permettre à une partie du marc de se déposer au fond du pot; le reste tombera au fond de la tasse. Versez peu de café à la fois dans les tasse afin de bien répartir l'écume.
    Demandez aux invités comment ils désirent leur café car il est impossible d'ajouter du sucre une fois le café prêt.
    le café grec se prépare de la même manière et se sert dans les variantes suivante:
    bullet Varis glydis - fort et bien sucré
    bullet Metrios - mi-fort, peu sucré
    bullet Sketos - sans sucre
    bullet Glykis vrastos - bien sucré et bouilli

    * La forme de l'ibrik est étudiée: le col plus étroit que le fond permet de faire bouillir le café très rapidement.

    Le café filtre

     

    Il s'agit du système Melitta ( du nom de son inventrice, l'allemande Meilitta Benz). Dans un filtre en papier, on verse le café en poudre (on compte une bonne cuillerée par tasse), puis on verse peu à peu de l'eau frémissante sur la poudre. L'eau se charge des arômes du café et coule dans le pot situé en dessous du porte filtre. 
    On trouve dans le commerce, outre le porte filtre en porcelaine ou en plastique, des machines électriques qui automatisent le procédé mais qui utilisent exactement la même méthode: l'eau bouillante est versée peu à peu sur la poudre.
    Il est à noter qu'en aspergeant la mouture d'eau froide avant de verser l'eau chaude, le café gagnera en arôme.
    La cafetière à piston
    (Brevetée par Melior) et aujourd'hui largement commercialisée par la marque Bodum
    Versez la poudre dans le pot (env. 10 grammes par tasse) puis remplissez-le d'eau frémissante. Après avoir mélangé brièvement avec une cuillère, placez le couvercle à piston sur le pot et laissez "tirer" 2 minutes. Abaissez doucement le piston et la plaque filtrante piègera le marc au fond du pot. Le café peut maintenant être versé dans les tasses. Cette méthode a l'avantage d'être rapide. De plus, en laissant  plus ou moins longtemps la poudre en contact avec l'eau, on peut aisément doser la force du café. Pour ce genre de cafetière, choisissez une grosse mouture. L'intérêt de la cafetière à piston: on peut l'utiliser partout! De plus, c'est la méthode de préparation préférée des dégustateurs professionnels. 
    La cafetière à pression (ou cafetière italienne) Remplissez la partie basse d'eau. Versez la poudre de café  dans le porte filtre, introduisez-le dans la cafetière et vissez la partie haute sur la cafetière. 
    Placez la cafetière sur le feu. Lorsque l'eau atteint le point d'ébullition, elle est projetée, traversant la mouture, dans la partie haute de la cafetière. Le café ainsi préparé est assez fort et corsé.
    Des modèles de cafetière similaire (cafetière napolitaine) doivent être retournées avant de verser le café.
    La cafetière Cona
    (ou cafetière à dépression ou vacuum)
    De plus en plus rare, ce genre de cafetière prépare le café de façon spectaculaire, grâce à la pression d'air. Remplissez le verre inférieur d'eau. Ajoutez le café dans le verre supérieur. Posez la cafetière sur le brûleur à alcool. L'air est chauffé et, sous l'effet de la pression, l'eau remonte dans le verre supérieur. Mélangez un peu la mouture avec une cuillère et éteignez le brûleur. l'eau redescend peu à peu dans le verre inférieur, via la tige de verre munie d'un filtre. Pour cette cafetière, il faut une mouture moyenne.
    Malheureusement, cette cafetière-là est maintenant quasi introuvable. Pourtant, c'est dans ce modèle que le café exprime toute sa plénitude!
    Ses Plus: le moment de la préparation du café se transforme en un véritable rituel. Cette cafetière est idéale pour des dégustations de café.
    Ses moins: elle consomme beaucoup de café, la filtration est assez longue. De plus, du fait de sa rareté, les pièces détachées, relativement fragiles, sont onéreuses
    Le percolateur
    (ou machine expresso, automate à café, etc...)
    Aujourd'hui, on trouve aisément dans le commerce des machines à café à percolateurs. De prix très variés en fonction de la qualité ou de la technicité de l'appareil, la qualité de du café obtenue avec ce genre d'appareil n'est plus à démontrer. L'eau traverse la mouture sous haute pression, donnant ainsi un breuvage plein et dense. Les arômes ne sont plus dilués et le café ainsi obtenu est parfait, d'autant plus que la mouture est chaque fois renouvelée. Certains modèles comportent un moulin intégré: le café, à peine moulu, est préparé. D'autres modèles, plus sophistiqués, automatisent toute la préparation: il suffit de presser un bouton pour que le café soit moulu, infusé, préparé et le marc éjecté dans un bac.
    Si vous optez pour une telle machine, veillez à ce qu'elle soit suffisamment puissante et entretenez-la rigoureusement.
    On trouve également des machines spécifiques utilisant une nouvelle méthode de conservation du café. La poudre est enfermée dans des bacs en plastique étanches et ce n'est qu'au moment de la préparation du café que la poudre est mise en contact avec l'eau chaude (Nespresso, Chicco d'Oro).
    Si vous possédez un percolateur manuel, vous pouvez aussi opter pour la présentation en sachet: Le café est enfermé dans un sachet en papier, comme un sachet de thé. Le sachet, placé dans le percolateur, ne risque plus de salir la machine, le marc étant enfermé dans le papier poreux.

     

    Comment déguster un café

    (texte inspiré du site Jacques Vabre)

    Un bon café se déguste comme un bon vin.

    Il faut en juger l'aspect ( équivalant à la robe du vin), L'arôme direct (le bouquet), les saveurs, l'arôme par voie rétro nasales, la persistance (arrière-goût) et enfin il faut juger globalement toutes les sensations perçues lors de a dégustation. On parle alors de profil de flaveur ou profil de goût qui sont le souvenir que laissent le goût et l'odorat.

    L'aspect renseigne sur le dosage en café et sa concentration. L'aspect de la crème sur un expresso donnent de précieux renseignements sur la machine qui aura préparé le café (réglage du moulin, tenue de la machine)

    L'arôme d'un café est perçu olfactivement de 2 manières:

    La voie directe
    On hume la tasse, on l'agite un peu pour libérer les molécules volatiles. En clair, on analyse l'odeur du café.

    La voie rétro nasale 
    affinent le jugement direct. Le café en bouche, les essences parfumée remontent  jusqu'aux muqueuses olfactives et se dévoilent au moment de l'expiration.

    Les Arabicas sont en général intenses et fins en arôme surtout pour les Arabicas d'altitude, tandis que les Robustas peuvent être intenses en arôme mais avec une finesse qui restera toujours limitée.

    Lorsque vous faites tourner le café en bouche, deux saveurs fondamentales s'exhalent: l'acidité et l'amertume. L'acidité est plus marquée dans les Arabica, elle est quasi absente dans les Robustas. L'amertume concerne les deux variétés, mais les Robustas en sont plus marqués.

    Le goût du café doit persister en bouche, mais rester agréable. Ceci est surtout valable pour les expresso.

    Un même café n'aura pas les mêmes caractéristiques sensorielles selon que sa torréfaction aura été forte ou courte.


    Dégustation en 6 points

    Acide

    L'acidité est le piquant du café. Elle est perçu sur les côtés de la langue (comme le citron) et est une saveur souhaitable dans les Arabicas d'altitude.

    Force

    Il s'agit de "l'épaisseur" en bouche du café. Un bon café doit être pourvu de force

    Fruité

    Les arômes naturels du grain se ressentent par le nez et par le goût.

    Arômes

    C'est ce que ressent l'organe olfactif rétro-nasal. Prononcés dans les Arabicas, beaucoup moins dans les Robustas.

    Amer

    L'amertume est le résultat de la torréfaction. Elle se ressent par l'arrière de la langue et rappelle le goût de l'artichaut, du pamplemousse, du houblon.

    Rondeur

    C'est un peu la synthèse de toutes les sensations que la dégustation a développées: un café qui tient la route, dont les arômes sont bien équilibrés est dit "arrondi".

    1 commentaire
  •  


     

     

     

     

    Sommeil réparateur, un allié indispensable

    Un tiers des Français dort mal ! Au cours des 12 derniers mois, plus de 16 % d’entre eux auraient d’ailleurs consommé des somnifères*. Pour le Dr Eric Mullens, le sommeil est avant tout d’une question d’éducation. Médecin généraliste et "somnologue", il a créé en 1991 un laboratoire du sommeil et enseigne à la faculté de médecine de Montpellier.

    Le sommeil est un état qui nous permet de récupérer pour être à même de réattaquer une nouvelle journée dans de bonnes conditions physiques. La nuit le corps se restaure, il se défend contre les infections, il fabrique des hormones, la peau ne se régénère que la nuit. En un mot le corps est loin de rester inactif.

    De quelle façon le sommeil stimule-t-il la croissance, y-a-t-il des heures plus efficaces ?

     Notre sommeil passe par une succession de cycles avec des phases de sommeil lent, surtout en début de nuit, qui permet à notre corps de récupérer physiquement, et de sommeil paradoxal qui correspond au moment où nous rêvons et où nous évacuons notre tension nerveuse. Chez les enfants, l’hormone de croissance exerce son action en début de sommeil. Pour les adultes, il est important qu’ils respectent leurs heures habituelles de coucher afin d’optimiser leur récupération.

     Est-il possible d’apprendre pendant son sommeil, par exemple en diffusant des cassettes de cours de langue ?              

    Le cerveau n’aime pas le bruit qui a pour effet de le stresser, même si c’est inconsciemment. Alors si vous mettez une cassette audio de turc pour apprendre " à votre insu", vous risquez surtout de vous réveiller fatigué. Je conseillerai plutôt de réviser en fin de journée et d’arrêter l’exercice intellectuel au moins une demi-heure avant d’éteindre.

     Jusqu’à quel point est-il possible de se passer de sommeil ? On se souvient des expériences des militaires américains pendant la guerre du Golfe pour se tenir éveillé… La légende veut aussi que Napoléon ait été un petit dormeur…

    Le manque de sommeil provoque de la somnolence. Après une nuit blanche, si l’on doit prendre la route et que le trajet est monotone, le risque de s’endormir est très important. Pareil si son travail consiste à surveiller fixement un écran. Les enquêtes réalisées après l’explosion de la navette Challenger, l’accident nucléaire de Tchernobyl ou le naufrage du pétrolier Exxon-Valdes ont permis d’établir que l’état de somnolence était dans chacun de ces cas l’un des facteurs ayant contribué à l’enchaînement conduisant à la catastrophe. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si nombre de ces accidents se produisent au cours de la nuit.

    Pour ce qui est de la figure historique de Napoléon, il semblerait qu’il était un mauvais dormeur en raison de ses apnées du sommeil et qu’à la fin de sa vie il était pris de somnolence, état renforcé par le fait qu’il était obèse. On peut penser que certaines décisions ont été prises à mauvais escient, sous l’influence du manque de sommeil.

    Les micro-siestes sont-elles efficaces ou cassent-elles le rythme de la journée ?

    Si les personnes s’endorment dès qu’elles s’assoient, c’est vraisemblablement qu’elles manquent de sommeil ou qu’elles mènent une vie trop trépidante. Alors quand elles s’arrêtent, elles s’assoupissent parce qu’elles ont la chance de pouvoir enfin dormir. En revanche faire une pause de 15 à 20 minutes peut être profitable. La vigilance des navigateurs lors d’une course ne peut se relâcher trop longtemps. Ils adoptent des cycles d’une heure et demie et quelques minutes leur suffisent pour récupérer.

     Quels conseils donner à ceux qui ont du mal à s’endormir ?

     Il faudrait tout d’abord que les gens sachent comment leur corps fonctionne et connaissent leurs rythmes. Le soir il faut se contenter d’un repas léger pour faciliter la digestion et surtout ne pas prendre de caféine (soda ou café) après 17 h


    votre commentaire
  •  

    Tabagisme : la vie en fumée



     

     

    Crée le 19/03/2009 par Christine Baudry
    Révisé le 14/09/2009

     

    Geste machinal, petit bonus stimulant ou au contraire décontractant… La cigarette a tout pour plaire. Du moins au début ! Ensuite, c’est un esclavage, autrement dit une drogue à forte dépendance.

    La dépendance tabagique se présente sous différents aspects plus ou moins marqués selon le profil du fumeur. La nicotine contenue dans le tabac passe très rapidement dans le sang, puis dans le cerveau et provoque diverses sensations : plaisir, stimulation intellectuelle, détente (effet tranquillisant), régulation du moral (effet antidépresseur)…

    Dépendance physique et psychologique

    Le fumeur a besoin de maintenir un taux de nicotine constant dans son organisme pour ne pas souffrir d’une sensation de manque. La dépendance au tabac est donc physique et psychologique, liée à l’effet de manque dans le cerveau et à ses conséquences sur l’humeur.

    Dépendance comportementale

    Elle est aussi comportementale : fumer est un rite intégré dans les gestes de la vie quotidienne et sociale. Avec le café, pendant le coup de téléphone, etc. Chez le vrai fumeur, la plupart des cigarettes allumées dans la journée ne relèvent même plus de l’acte conscient, ce sont des gestes automatiques qui entretiennent le taux de nicotine dans le sang.
    Ajoutons enfin, comme signe de la dépendance, que la majorité des fumeurs ont parfaitement conscience des dangers qu’ils encourent du fait de leur tabagisme, mais que cela ne suffit pour qu’ils arrivent à y renoncer.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique