• Autriche

    Autriche

    Autriche par Gulwenn Torrebenn
    Autriche © Gulwenn Torrebenn

    Mais que peut bien évoquer l’Autriche pour chacun de nous ? Bien sûr, une nature prodigieusement préservée, des lacs aux eaux pures, de superbes massifs montagneux et de fameuses stations de ski. Mais aussi des coutumes et des traditions encore bien vivantes, repères rassurants dans une Europe en pleine mutation. Une Europe dont Vienne redevient un des centres principaux, renouant avec son prestigieux passé tout en prenant un visage des plus contemporain.
    Les visiteurs qui partent à Vienne sur les pas de Sissi ou de Mozart croisent dans les rues ou aux terrasses des célèbres cafés des jeunes en train de construire un nouveau monde, bien différent de celui dont Stefan Zweig déplorait la disparition.
    En Autriche, les voyageurs qui empruntent les autoroutes bavaroises en direction de Bregenz et d’Innsbruck auront la tête remplie des images de carte postale du Tyrol, s’attendant à rencontrer dans la rue, comme à la campagne, des habitants en culotte de peau et chapeau à plume... Si vous arrivez à Salzbourg au beau milieu du festival, vous aurez évidemment une vision quelque peu figée du pays.
    Mais cette vision n’est que partielle. Car l’Autriche a beau être conservatrice et préserver son folklore, elle ne refuse pas la modernité ; son architecture évolue, ses grandes villes vibrent au rythme d’une vie nocturne et artistique intenses. Bref, l'Autriche est un pays qui ne tourne pas le dos à son passé, mais qui n’oublie pas de regarder vers l’avenir.

    Géographie

    Située au cœur de l’Europe centrale, l’Autriche a l’avantage de posséder des frontières communes avec huit pays. C'est, de fait, un lieu de transit entre les grands centres économiques et culturels de l'Europe, auxquels elle est reliée par son réseau routier et ferroviaire ainsi que par le Danube, rattaché aujourd'hui au Rhin par le canal de l'Europe.
    Le pays est fractionné en neuf Bundesländer (régions fédérales), gouvernés chacun par un Landesregierung. Toutefois, avec une superficie d'environ 83 860 km², l'Autriche reste l'un des plus petits pays d'Europe : on est bien loin des vastes étendues de l'ancien empire. De même, sa population ne s'élève guère qu'à 8,4 millions d'habitants dont 1 700 000 - soit environ 20 % - vivent à Vienne. Seule une autre ville passe le cap des 200 000 habitants : Graz.
    Les trois quarts du territoire national sont recouverts de montagnes. Le quart restant, concentré essentiellement sur les rives du Danube et les plaines de l'est, offre des conditions favorables à une agriculture qui satisfait 85 % des besoins nationaux (les exploitations sont en général petites, d'où la méfiance des agriculteurs vis-à-vis de la politique agricole commune de l'UE). Hormis l'élevage et l'industrie laitière, qui occupent une place prépondérante dans l'économie autrichienne, les productions agricoles s'exportent peu.
    En revanche, la forêt, qui s'étend sur 47 % du territoire, permet une production abondante de bois, cellulose et papier, destinée pour une grande part aux pays étrangers (1/5e des exportations). Le journal Le Monde est ainsi imprimé quotidiennement sur du papier autrichien.

    Climat

    L'Autriche est un pays soumis à des influences climatiques diverses : au nord, un climat continental ; dans les hauts massifs de l'ouest, un climat alpin avec de très grands écarts de température et des chutes de neige abondantes. L'est, qui appartient déjà à la plaine hongroise, se caractérise par un printemps court et un automne sec et beau.
    Le printemps et l'automne sont sans doute les meilleures périodes pour découvrir Vienne et Salzbourg. Vous éviterez ainsi les pluies et les orages estivaux. En été, on peut néanmoins se réfugier dans les forêts alpines. À Vienne, la température peut dépasser les 35 °C en cas de canicule. En hiver, si le brouillard règne sur les vallées, le soleil rayonne en altitude : un séjour de

    rêve pour les amateurs de ski fortunés.

    Culture Autriche

    Baroque autrichien

    Si le style baroque, tant en peinture et sculpture qu'en architecture, est issu de l'Italie de la fin de la Renaissance, nulle part ailleurs qu'en Autriche (et en Bavière) il n'a trouvé un terreau aussi fertile pour faire éclore autant d'œuvres et de bâtiments remarquables. La conjonction de deux événements historiques y a largement contribué : d'une part, la Contre-Réforme, dopée par la fin de la guerre de Trente Ans (1618-1648), provoque en Autriche un afflux d'artistes catholiques, qui vont s'atteler, sous la férule des jésuites, à rénover les bâtiments religieux ; d'autre part, la fin du péril turc (1683) va générer un boom de la construction encouragé par les Habsbourg. Le goût inné des Autrichiens pour l'apparat, les couleurs et la fête fera que leurs artistes dépasseront vite en talent leurs inspirateurs italiens.
    Le baroque se rencontre partout en Autriche : intérieurs d'églises croulant sous la profusion des dorures, façades d'abbayes aux couleurs chatoyantes, colonnes de peste et fontaines monumentales sur les Hauptplatz des villes, palais fastueux aux décors de théâtre, façades bourgeoises en stucs délicats, fresques à la symphonie de couleurs somptueuses sous les voûtes, buffets d'orgue, grands tableaux d'églises...

    L'émergence du baroque dans les arts plastiques coïncide avec l'avènement d'une nouvelle musique instrumentale, liturgique ou festive, à la dominante mélodique succédant à la musique polyphonique. Le concile de Trente, véritable machine de guerre de la Contre-Réforme, avait fixé dès la fin du XVIe siècle de nouvelles règles liturgiques permettant aux instrumentistes et solistes de jouer de toutes les facettes de leur talent pour soutenir la pompe des messes chantées en latin.
    Pour servir de décor à ce besoin d'emphase, les églises romanes et gothiques sont intégralement rhabillées de neuf. Tout pour le mouvement ! Voilà le credo des artistes du baroque.
    Le point d'orgue de ce mouvement est à situer dans l'édification des gigantesques abbayes danubiennes : Sankt Florian, Melk, Altenburg, Göttweig... Outre le caractère spectaculaire de leur architecture, ces abbayes recèlent des trésors de décoration intérieure.
    La haute noblesse n'est pas en reste : à l'instar du prince Schwarzenberg, le glorieux vainqueur des Turcs, elle rénove les vieilles demeures médiévales ou se fait bâtir, en périphérie des villes, des palais faits sur mesure, intégrant la profusion d'éléments décoratifs à la nature environnante.

    Style rococo

    Prolongement pour les uns, perversion pour les autres, le style rococo apporte un raffinement presque maniéré aux réalisations du baroque. Préférant la subtilité à la monumentalité, il se répand en détails savoureux : peintures en trompe l'œil, stucs délicats utilisant à profusion les motifs végétaux, faux marbres et bois sculptés imitant le bronze. Art du faux-semblant, de la théâtralité et de l'illusion d'optique par excellence !

     


  • Commentaires

    1
    mary-anne
    Mardi 28 Mai 2013 à 17:36
    MERCI DE TON COM.L'AUTRICHE UN BEAU PAYS.AMITIE
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :