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Articles de la rubrique "Célébrités"
Jim Morrison
Publié par jean tartre dans Célébrités Artiste, Chanteur et Musicien (Américain) Né le 08 décembre 1943 Décédé le 03 juillet 1971 (à l'âge de 27 ans)
James Douglas Morrison, chanteur charismatique et parolier scandaleux des Doors, est né le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride) d’un père militaire et d’une mère femme au foyer. Après une prime jeunesse mouvementée, qu’il passa avec son frère, sa sœur et sa mère, en déménagements multiples en raison des déplacements que l’armée imposait à son père, ce fan d’Elvis Presley, féru de littérature et de poésie, finit par s’établir à Los Angeles (Californie) où il étudia le cinéma à la fameuse UCLA (University of California Los Angeles) dans la première moitié des années 1960. C’est à cette époque qu’il coupa définitivement les ponts avec la famille Morrison, l’éducation plus que stricte qu’il avait reçue l’ayant sans doute prédisposé à les quitter. On peut également conjecturer que Jim Morrison ne revit plus sa famille afin de la préserver, en raison du succès déferlant qu’il connut peu après avec son groupe The Doors. Fondée en 1965 avec Ray Manzarek (orgue-basse) — autre étudiant en cinéma, de plusieurs années son aîné, rencontré à l’UCLA — la petite formation se composait également de Robbie Krieger (guitare) et John Densmore (batterie).
La musique des Doors, savant mélange de jazz, folk, pop, blues et autres influences venant de l’éclectisme de ses membres, a souvent été qualifiée d’intellectuelle, sans doute en raison de la variété de styles qu’elle brassait, mais également à cause des textes de son chanteur, Jim Morrison, dont la voix claire et grave, puis rauque et profonde, berça de litanies poétiques surréalistes un public toujours plus nombreux, que n’a jamais diminué le fossé des générations.
L’image publique de Jim Morrison est avant tout celle d’un beau jeune homme aux boucles brunes, au regard bleu dans le vide, vêtu d’un pantalon de cuir noir, et qui se donnait en spectacle dans tous les sens du terme, à la scène comme à la ville. Les scandales ont émaillé sa courte vie : de nombreuses arrestations, pour exhibitionnisme, insultes à agents et ivresse publique notamment. De nombreuses maîtresses, et amants d’après certains, ont partagé sa couche, et les drogues les plus diverses lui seraient passées dans l’organisme.
Mais de Morrison lui-même, on ne sait finalement pas grand chose malgré les nombreux articles et les biographies qui lui ont été consacrées. Danny Sugerman, Ray Manzarek, ou plus récemment avec une petite touche plus racoleuse Stephen Davis et d’autres biographes, se sont penchés sur son cas, d’où il ressort que Jim Morrison était un être d’une grande gentillesse souvent occultée par ses tendances hallucinées (qui ne lui venaient pas seulement des drogues et de l’alcool qu’il ingérait comme on sait en quantité) et son ego, tantôt surdéveloppé, tantôt incertain. Personnage haut en couleurs ayant côtoyé les grands noms de l’époque — entre autres Jimi Hendrix et Janis Joplin avec qui il partage comme on sait la caractéristique d’être mort à 27 ans — Morrison a collectionné les maîtresses tout en restant à sa manière fidèle jusqu’à la mort à sa seule fiancée officielle, la charmante rouquine Pamela Courson. Cette dernière dissimulait elle aussi derrière son joli minois recouvert de taches de rousseur un grave penchant pour les drogues. Seul être sans tâche dans la vie de Morrison, son chien, Sage, un genre de labrador noir.
Mais Morrison s’est aussi montré avide d’une reconnaissance peut-être finalement mal assumée. Son image érotique et charismatique, qui lui a en partie valu son succès, l’a également poussé à s’enlaidir afin de montrer au public qu’il était capable d’autre chose : écrire, filmer. Il n’existe qu’une manière de se faire une idée de qui était vraiment Jim Morrison : lire ses poèmes, écouter les paroles de ses chansons, regarder les vidéos qui le montrent en concert ou les longs et courts-métrages que lui-même ou ses amis de l’époque ont réalisés, savoir ce qu’il lisait et les films et la musique qui le rendaient heureux ou créatif.
Sa fascination pour les Indiens d’Amérique et le désert est certainement éloquente, autant que son amour de la littérature. HWY. An American Pastoral, le dernier film réalisé par Morrison est emblématique de ses passions et de sa poésie particulière. Et ce sont ces facettes du personnage qui, en dehors de l’image de rebelle contestataire des années 1960 opposé à l’armée, aux politiciens, à la famille américaine modèle, sont restées dans les mémoires et ont profondément marqué les artistes qui lui ont succédé. L’ombre de Morrison plane en effet dans les œuvres les plus intéressantes d’hier et d’aujourd’hui, en témoignent des films tels que Easy Rider (1969) de Peter Fonda et Dennis Hopper, Fear and Loathing in Las Vegas (1994) de Terry Gilliam et The Big Lebowski (1998) des frères Cohen, qui à eux trois résument l’époque, l’état d’esprit, et rendent, consciemment ou non, un vibrant hommage à l’artiste et à son ère.
De même en littérature, Morrison, lui-même amateur d’Aldous Huxley, Oscar Wilde, William Blake et de bien d’autres figures mythiques de la littérature, et dont le style n’est pas sans rappeler un autre poète américain, Walt Whitman, a inspiré de nombreux textes. On le croise notamment dans l’excellente nouvelle de Stephen King : Rockn’ Roll Heaven, aux côtés encore d’Hendrix et de Joplin, et d’une pléiade de musiciens morts des années soixante. Il a également inspiré dans son œuvre lyrique Viggo Mortensen, et son fantôme plane sur de nombreuses productions et groupes.
Sa mort, dont les circonstances restent encore obscures aujourd’hui, a certainement contribué à ancrer dans l’imaginaire collectif la légende de celui qui se nommait, mi-sérieux, mi-ironique, le Roi Lézard. Les rumeurs les plus folles ont couru à ce sujet, allant de l’overdose à la crise cardiaque en passant par le meurtre et l’assassinat commandité par la CIA. En effet, on a parfois prétendu que Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin et d’autres figures de l’époque, mais aussi d’aujourd’hui, décédées dans la fleur de l’âge, avaient été jugés gênants par le gouvernement américain. Cette hypothèse paraît moyennement vraisemblable car, tout révolutionnaire libertaire et tout amuseur de foule qu’il ait été, on sait qu’avant tout Jim Morrison (comme toute autre star controversée d’hier et d’aujourd’hui — on pense également aux vagues générées par Marilyn Manson) était un artiste, et les artistes en viennent rarement à diriger les nations.
A 27 ans, usé, ayant vécu en quelques années ce que d’autres mettent une vie entière à expérimenter, Jim Morrison est donc mort, à Paris, comme Oscar Wilde, et sa tombe, comme celle de ce dernier, est sise au cimetière du Père-Lachaise où elle fait depuis plus de trente ans l’objet d’un véritable culte. Et tandis que certains visitent ce lieu mystérieux, d’autres fantasment sur le fantôme du chanteur des Doors, allant jusqu’à prétendre qu’il serait vivant et mènerait en secret une existence tranquille, un peu à la manière de ceux qui croient encore avoir croisé Elvis Presley, bien vivant lui aussi, un cheeseburger à la main. Reste que Jim Morrison nous a légué en compagnie des Doors un magnifique répertoire ainsi qu’une poésie passionnante et surréaliste.
Biographie de FERNANDEL
Publié par jean tartre dans Célébrités
BIOGRAPHIE d'Elvis Presley
Publié par jean tartre dans Célébrités
1948 la famille Presley s'installe à Memphis dans le Tennessee. 1953 durant l'été, il enregistre un "souple" de "My Happiness "et "That's when your heartaches begin "pour 3,98$ (plus taxe) au Memphis Recording Service Sun Studio. 1954 5 et 6 juillet, Elvis en compagnie de Scotty Moore et Bill Black, enregistrent: "That's all right Mama "et "Blue Moon of Kentucky ". le 17 juillet, Elvis donne son PREMIER CONCERT au Tennessee Bon-Air de Memphis. 1956 Elvis fit sa première apparition télévisée au Stage Show de Jackie Gleason, il y interprète" I got a woman", "Shake rattle and roll "et "flip, flop and fly." cf shows télévisés. le 15 mars, le "Colonel" Thomas Andrew Parker devient officiellement le manager du King. le 03 septembre, Elvis achète la fameuse Cadillac rose à sa mère. (elle n'a pas le permis de conduire). 1956 le 16 novembre, première du film "Love me Tender" au Paramount de New-York. Elvis lui est à Las Vegas. voir photo
1958 le 14 août, la mère d'Elvis, Gladys Love Smith décède d'un arrêt cardiaque. 1960 le 05 mars, Elvis est démobilisé, il touche sa dernière solde: 9,81$ !! 1960 le 26 mars, Elvis fut l'invité de la prestigieuse émission du moment "The Frank Sinatra Timex Show", animé par Sinatra lui-même. Le show fut diffusé à la tv américaine le 8 mai. 1961 le 25 février est décrété, Jour Elvis Presley par le gouverneur du Tennessee. 1961 le 25 mars, Elvis donne une représentation à Pearl Harbor (Hawaï), pour aider à financer un mémorial à l'USS Arizona. 1962-1966 Elvis est à Hollywood, il enchaîne film sur film et enregistre les bandes annonces. 1967 le 1er mai, grande déception parmi les admiratrices du King. Elvis et Priscilla se marièrent au Aladin Hôtel de Las Vegas (détruit récemment).
1968 le 21 juin, Elvis termine les répétitions pour le TV Show Special. 1969 le 13 janvier, pour la première fois depuis 1955, Elvis enregistre à Memphis à l' American Sound Studio. 1969 le 31 juillet, première, d'un engagement de 4 semaines à l'International Hôtel de Las Vegas. détail du concert du 31/07/69. 1970 Elvis se produit à Las Vegas du 26 janvier au 23 février. Il donne ensuite 6 shows à l'Astrodome de Houston (Texas). Le 09 septembre, Elvis entame sa première tournée depuis 1955.
1971 le 16 janvier, il reçut le prix "Jaycee Award" pour avoir été élu, "l'homme le plus méritant de l'année". 1972 Du 09 au 11 juin, Elvis donne 4 concerts au Madison Square Garden de New York. Le show du 10 juin au soir sortira 9 jours plus-tard en album! 1973 le 14 janvier depuis l'International Center Arena d'Honolulu, Elvis donne le premier concert retransmis par satellite. Il sera vu par plus d' 1 Milliard de téléspectateurs. Le 09 octobre, Elvis et Priscilla divorcent. 1974-1976 Elvis Presley poursuit ses tournées en alternance avec ses engagements à Las Vegas. 1977 le 12 février, Elvis entame sa première tournée de l'année qui s'achève le 26 juin. Le 16 août, le Roi du Rock and Roll, ELVIS AARON PRESLEY décède d'un arrêt cardiaque à l'âge de 42 ans.
Biographie de Marilyn MONROE :
Publié par jean tartre dans Célébrités Biographie de Marilyn MONROE :
1926 - 1962 Actrice, Artiste, Chanteuse et Musicienne (Américaine) Née le 01 juin 1926 Décédée le 05 août 1962 (à l'âge de 36 ans)
Née le 1er juin 1926 à 9h30 du matin au Los Angeles Général Hospital. Sur le certificat de naissance on peut lire voir Jeane Mortensen mais elle fut parfois appelée Norma Jeane Baker. On ignore qui est vraiment son père, le nom de Mortensen est celui du second mari de sa mère mais celui-ci l'aurait quittée avant la naissance de Norma Jeane. D'autre part, la mère de Norma Jeane avait une liaison avec un de ses collègues de travail pendant l'absence de son mari et cela durant plusieurs mois. L'enfance de Norma Jeane est assez chaotique. Sa mère la place en famille d'adoption alors que le bébé n'est âgé que de quelques jours. Sa mère ne vient la voir que le week-end et parfois reste longtemps sans voir sa fille car elle fait de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques. Il semble que cela soit un trait particulier à la famille maternelle de Norma Jeane.
Les sept premières années de la petite fille sont assez stables. Ayant mis assez d'argent de côté pour s'offrir un bungalow la mère de Norma Jeane récupère sa fille. Cette situation ne dure pas longtemps car sa mère est de nouveau internée en clinique psychiatrique. Norma Jeane est confiée à diverses familles d'adoption et orphelinats sous la tutelle de sa "tante" Grace une amie de sa mère. Mais lorsque Grace décide de se marier elle délaisse quelque peu Norma Jeane, celle-ci n'ayant pas une enfance très gaie en est très éprouvée. Grace obtient la tutelle officielle de l'enfant et celle-ci vient donc vivre avec Grace, son mari et occasionnellement les enfants de celui-ci.
A 16 ans Norma Jeane épouse Jim Dougherty un voisin de 5 ans son aîné. Mariage quelque peu "arrangé" par "tante Grace". La cérémonie à lieu le 19 juin 1942 à 20h30. Norma Jeane entame une vie de femme au foyer, mais la guerre incite son mari à s'engager dans la marine. Malgré la fréquentation assidue du cinéma de son quartier Norma Jeane s'ennuie ferme. Elle trouve du travail comme vérificatrice de parachutes à la R. Plane Co.
C'est un photographe de l'armée ayant pour consigne de photographier des femmes au travail pour relever le moral des troupes qui la remarque. Elle fait la couverture du magazine "Fank" du 26 juin 1945. Pleine d'assurance et nourrie de rêves de gloire depuis son enfance, elle se présente à l'agence de mannequins d'Emmeline Snively "Blue Book". C'est Miss Snively qui l'incite à se décolorer en blonde pour plus de "piquant". Elle commence alors à se dire que la carrière de mannequin est incompatible avec celle d'épouse et malgré les réticences de Jim obtient le divorce qui sera prononcé le 2 octobre 1946.
Dès 1946 elle fait la couverture de tous les magazines, Miss Snively lui arrange une entrevue avec Ben Lyon le recruteur de talents de la 20th Century Fox qui lui permit de faire un bout d'essai. Le verdict est sans appel : elle est pourvue d'une qualité déterminante, le "sex-appeal". Daryl Zanuck donna l'ordre à Lyon de lui faire signer un contrat. Mais Lyon a une initiative de génie c'est de donner un nouveau nom à cette nouvelle femme. Il propose Marilyn en hommage à l'actrice Marilyn Miller et c'est Norma Jeane qui propose Monroe le nom de famille de sa grand-mère maternelle. Elle n'accepta néanmoins d'en faire son nom légal que 7 ans avant sa mort. Elle tourne deux petits rôles pour la Fox mais son contrat n'est pas renouvelé. Elle signe alors un contrat d'essai de 6 mois avec la Columbia où elle joue quelques rôles secondaires dans des films de série B. Pendant ce temps elle prend des cours d'art dramatique et de diction. La Columbia ne renouvelle pas son contrat. Marilyn se trouve au chômage. Elle accepte alors de poser pour de nombreux reportages photographiques notamment avec Tom Kelley qui réalisa le fameux calendrier scandale ou elle pose nue. En 1950 Groucho Marx l'engage pour le film "La pêche au trésor" car selon ses dires "elle a le plus beau cul de la profession !" Depuis quelques mois elle vit avec Johnny Hyde un agent important et fortuné qui veut l'épouser et en faire son héritière mais elle ne veut pas en entendre parler. Il arrive quand même avant sa mort à faire engager Marilyn pour le film de John Huston "Asphalt Jungle". A la sortie du film c'est un gros succès personnel pour Marilyn. La M.G.M. est submergée de courrier à son sujet mais lui refuse un contrat. La Fox l'engage. Sa carrière est lancée. C'est alors qu'éclate le scandale du calendrier (en 1952). La Fox affolé demande à sa vedette de nier qu'il s'agit d'elle. Marilyn refuse et s'explique publiquement. "J'avais besoin d'argent" dira-t-elle.
Au sujet du scandale de ce calendrier, la poste estima qu'il avait un caractère pornographique et en interdit la diffusion dans certains états. Une version retouchée est alors apparue avec des vêtements dessinés sur la photo originale.
Début 1952, elle rencontre Joe DiMaggio, idole du base-ball. Ils se marient le 24 janvier 1954, mais Joe ne supporte pas le succès de Marilyn, le regard des hommes sur elle, ses décolletés et ses jupes moulantes, le divorce est prononcé le 27 octobre 1954.
Marilyn est avide de respectabilité selon ses dires, elle rêve d'un foyer, d'enfants, d'une vie normale en parallèle à sa carrière. Cela semble bien sûr assez difficile à concilier. Celle qui reçoit ± 250 demandes en mariage par semaine entreprend de soigner son image de marque et part à New York suivre les cours de l'"Actors Studio" dirigé par Lee Strasberg. Elle y recueille beaucoup de satisfactions et de gratifications tant elle se montre bonne élève. À l'époque on la voit beaucoup au bras de Marlon Brando. C'est aussi à cette période que s'amorce sa relation avec Arthur Miller. Auteur dramatique, marié et père de 2 enfants, celui-ci obtient le divorce d'avec sa femme le 11 juin 1956 et épouse Marilyn le 29 juin 1956 (mariage civil). Le 1er juillet eu lieu une cérémonie juive traditionnelle, Marilyn s'étant convertie au Judaïsme. Toujours en recherche d'une "vraie" famille, elle s'intègre totalement à la cellule familiale de Miller, ses 2 enfants et ses parents. L'été 1956 passé à Amagansett fut l'époque la plus heureuse de la vie de Marilyn. En Juillet elle se découvre avec joie enceinte mais c'est un bonheur de courte durée car il s'agit d'une grossesse extra-utérine qu'il faut interrompre au grand désespoir de Marilyn qui sombre dans la dépression. A deux reprises on la sauve d'overdoses de barbituriques.
Le métier d'écrivain de Miller l'oblige à une certaine solitude qui au début, semble convenir à Marilyn, mais à la longue, l'isolement lui pèse et Miller insiste pour qu'elle accepte le tournage de "Certains l'aiment chaud". Sur les plateaux de cinéma elle agace tout le monde par ses caprices et aussi ses nombreux retards. Fin décembre, elle fait une fausse couche et même le triomphe de "certains l'aiment chaud" ne la sort pas de sa déprime. Son couple se détériore. Pendant le tournage du film "Le milliardaire" le bruit court d'une idylle entre Marilyn et Yves Montand. Il est plus probable que Marilyn ait eu un béguin pour lui mais qu'il n'ait pas voulu de cette aventure. Pendant le tournage du film "Les désaxés" spécialement réécrit par Miller pour Marilyn, les relations du couple vont de mal en pis. Ils se séparent en novembre 1960. Le divorce sera prononcé le 20 janvier 1961. Suit alors une longue période de dépression. Séjours en clinique, abus d'alcool et de médicaments.
Début 1962 Marilyn à (probablement) une liaison avec Robert Kennedy. Cela semble lui remonter le moral, elle entame le tournage d'un autre film. Il est plus que possible qu'elle ait eu aussi une liaison avec le Président Kennedy. Paradoxalement, après sa mort, on trouvera une lettre inachevée adressée à Joe DiMaggio dans laquelle elle lui fait part de son intention de se remarier avec lui...
En mai 1962, elle est conviée à chanter "Happy Birthday" au Madison Square Garden pour l'anniversaire du Président Kennedy. Mais elle l'interprète à sa manière en chantant, susurrant, haletant... Ce à quoi le Président répondit : "Après d'aussi douces paroles, je peux prendre ma retraite". Le tournage de "Quelque chose doit craquer" est interrompu en juin 1962, Marilyn étant trop épuisée physiquement ne peut continuer. Elle sera contrainte ainsi que Dean Martin son partenaire (qui prend sa défense) à payer des dommages et intérêts à la Fox pour rupture de contrat.
Le matin du 5 août 1962 on découvre Marilyn morte à son domicile. Officiellement l'enquête conclut à un suicide, mais saura-t-on jamais ce qui s'est réellement passé? Plus de 30 ans ont passés et le mythe Marilyn est toujours bien vivant.
Biographie de Bob MARLEY :
Publié par jean tartre dans Célébrités 1945 - 1981 Découvrez la biographie de Bob MARLEY
Artiste, Chanteur, Compositeur et Musicien (Jamaïcain) Né le 06 février 1945 Décédé le 11 mai 1981 (à l'âge de 36 ans) Superstar du Reggae et prophète rasta, Bob Marley reste une des principales icônes du monde contemporain. Disparu prématurément en 1981, il a transformé un style issu de la musique populaire jamaïcaine en un mouvement majeur. Phénomène plutôt rare, Bob Marley est à la fois adulé du grand public, qui découvrit le reggae avec lui, et des connaisseurs les plus exigeants. Retour sur la vie et l’œuvre du Duppy conqueror. Robert Nesta Marley naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d'un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d’être métisse, pris entre deux mondes qui s’ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.
Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier.
En Jamaïque, les droits d’auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d'argent tout en étant d'énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île.
Jusqu’en 66, d’ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcain. De Rude boy à Steppin’ razor, l’hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rule them ruddy ou I’m the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d’artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style ‘rocker’ pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec Mortimo Planno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – "Gad the prophet" pour les Rastas et fondateur de l’Eglise des 12 tribus d’Israël – poursuivit l’éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d’avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c’est bien naturel) : "You have to look inside yourself to see rasta. Every Black is a rasta, dem only have to look inside themselves. No one had to tell me. Jah told me himself. I and I look inside I self and I saw Jah Rastafari". Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d’Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. Pour Bob, c’est clair, il est né en février, donc il appartient à la tribu de Joseph. D’ailleurs, dans Redemption song, Bob se présente comme la réincarnation de Joseph, fils de Jacob : "but my hand was strenghtened by the hand of the almighty". A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rasta le fondement de leur musique. Les Wailers avaient accompli un chemin musical et spirituel d’envergure, donnant naissance à un mouvement culturel original et infléchissant l'évolution du reggae comme aucun autre artiste. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s’époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique. "I and I are of the house of David. Our home is Timbuktu, Ethiopia, Africa, where we enjoyed a rich civilization long before the coming of the Europeans. Marcus Garvey said that a people without knowledge of their past is like a tree without roots". Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d’expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires (revolutionnary workers) et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l’île. "Them belly full but we hungry/ A hungry mob is an angry mob/ A rain a fall but the dirt is tough/ A pot a cook but the food no’ nough". Par ces mots simples chantés avec une voix squelettique, Marley diffusa au sein du peuple jamaïcain des éléments de conscience politique. Il s’en prit au système raciste (skinocratic system) de la Jamaïque, qui plaçait les blancs en haut de l’échelle sociale, les mulâtres au milieu et les noirs en bas. Dans Crazy baldhead, il chante : "Didn’t my people before me/ Slave for this country/ Now you look me with a scorn/ Then you eat up all my corn". En 1967, Marley cessa d’enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St. Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu’il revint à Kingston à la fin de 68, il s’engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre. Ironie du sort, Marley s’était isolé au moment où le monde changeait, où la jeunesse exprimait son ras-le-bol et son désir de nouveauté, comme si cet isolement avait été nécessaire, au milieu de la fureur, pour venir proposer aux masses occidentales une nouvelle spiritualité. Les premières chansons à connotation religieuse de Bob Marley parurent en 1968. Il s’agit de Selassie I is the temple, Duppy conqueror, Small axe et Trench town rock. Pour Marley comme pour de nombreux rastas, les noirs sont une tribu perdue d’Israël. Ils se considèrent comme les véritables Hébreux et tiennent les occupants actuels d’Israël pour des imposteurs. Bien que certain rasta extrémiste (secte Nyabinghi) considèrent qu’il faut tuer l’oppresseur blanc, tous les rastas refusent de porter les armes. Comme l’explique Bongo-U, un guérisseur rasta de Montego Bay, "La violence est laissée à Jah. Seul Dieu a le droit de détruire". Les Rastas croient à la force spirituelle et au pouvoir des éléments : tremblement de terre, le tonnerre, l’éclair. Selon le précepte biblique, les Rastas s’interdisent de manger lorsque d’autres meurent de faim. Ils vivent en communauté, partageant leurs biens et s’échangeant des services. Au milieu des années 60, lorsque la violence connut de nouvelles flambées dans les ghettos de Kingston Ouest, la police et le gouvernement s’en prirent aux Rastas, brûlant leurs maisons et les mettant à la rue. Au plus fort de la répression, les forces de police détruisirent le quartier de Black o’ wall, un endroit du bidonville où vivaient de nombreux rastas, dans des cabanes faites de bois et de tôle. A l’aube, alors que la population dormait, les policiers arrivèrent à la tête d’un convoi de bulldozers pour raser l’endroit. Dans la panique, beaucoup de femmes, d’enfants et d’hommes furent blessés et nombreux furent arrêtés. Ces épisodes inspirèrent un grand nombre de reggaemen, qui trouvaient là matière à actualiser leur combat contre l’oppression, contre l’injustice et contre Babylone, ancrant le reggae dans une réalité politique, géographique et sociale particulièrement passionnée. Naturellement, la répression dont était victime le mouvement rasta, loin de l’affaiblir, renforçait sa popularité. Ses effectifs continuèrent d’augmenter tandis que le style rasta imprégnait désormais toute la société jamaïcaine. A l’étroit dans les villes, les Rastas historiques encouragèrent bientôt les jeunes à développer des communautés à la campagne, loin du "shitstem" (= système de merde). Les Rastas ont une culture de l’autonomie, fondée sur la pêche, la culture et l’artisanat. Cet appel à déserter Babylone se traduisit par une profusion artistique, les peintres, les sculpteurs sur bois et tous les autres Rastas doués d’un quelconque talent se mettant à transformer de nombreux endroits de l’île – à commencer par Kingston – en un lieu d’exposition et de méditation autour d’objets et de compositions de toutes sortes. Ce dynamisme culturel attire aujourd’hui un grand nombre de touristes sur l’île. Néanmoins, le principal impact de ce mouvement concerne le reggae, vers lequel affluèrent un grand nombre de jeunes désœuvrés, auparavant engagés dans des bandes et cherchant désormais à gagner leur vie et à développer leur talent dans la musique. Un type comme Dillinger est représentatif de cette mouvance des "rude boys" transformés en reggaeman – certes survolté – par l’influence des communautés rastas. En 72, durant les mois qui précédèrent les élections, le Premier Ministre Hugh Shearer, leader du Jamaican Labour Party, décide d’interdire la diffusion des chansons rastas à la radio. Ces efforts étaient dérisoires, le reggae étant partout dans l’île, un marché noir très animé s’étant même développé à l’occasion de cette interdiction. Le JLP fut d’ailleurs défait cette année là, tandis que Michael Manley, leader du People’s National Party, devenait Premier Ministre. Bien que Marley se défendait de faire de la politique ("Me no sing politics, me sing bout freedom"), il devint de facto une force électorale avec laquelle il fallait compter. Les deux camps eurent l’occasion de le récupérer (en le citant) ou de le poursuivre en justice. Comme les Rastas sont en contact direct avec Dieu – ils lisent au moins un chapitre de la Bible chaque jour – ils n’ont pas besoin d’intermédiaires. De là le rejet de tous les systèmes, qu’ils soient politiques, commerciaux ou administratifs. De même, le mouvement ne peut pas avoir de clergé ni de leader. |
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