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Articles de la rubrique "Ecologie"
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éco industrie

Dimanche 22 Novembre 2009 à 13:03

Publié par jean tartre dans Ecologie



    Alors que le développement était jusque là condamné comme la source de tous les malheurs, c'est maintenant le développement durable qui s'instaure comme la solution à la crise écologique : nous vivons maintenant la grande réconciliation entre l'écologie et le développement. L'avenir nous dira si les effets en seront positifs...

    Le thème de l'environnement commence à prendre une importance sans précédent aussi bien dans la stratégie des entreprises que dans le débat politique et dans les négociations internationales. Il n'est que de considérer en France le succès annuel du Salon Pollutec pour voir que le secteur des éco-industries se porte bien dans notre pays ..D'autres signes positifs confirment ce virage vert qu'est en train de prendre la société française : les entreprises certifiées EMAS ou ISO 14001 se multiplient , les solutions innovantes font leur chemin , les rapports environnementaux rentrent dans les moeurs , les technologies se peaufinent , le recyclage , l'analyse du cycle de vie des produits , l'écoconception sont intégrées dans les habitudes ..

    Il n'en reste pas moins que le WWF fait d'ailleurs état, dans son bilan annuel "Planète Vivante" sur l'état global des écosystèmes naturels, d'une diminution de 30 % des richesses naturelles de la terre entre 1970 et 1995, soit en l'espace d'une génération.et que des progrès restent à faire !

    Les grands groupes mutinationaux n'ont jamais été aussi puissants ..Les pollueurs se délocalisent vers des pays dont la législation est plus laxiste et les négotiations pour la ratification du protocole de Kyoto piétinnent parceque plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ne veulent pas changer leur économie !

Le camping vent en poupe

Mercredi 08 Juillet 2009 à 16:16

Publié par jean tartre dans Ecologie


 

Le camping vent en poupe

Posté par L'équipe voyageur-responsable le Jeudi 18 juin, 2009

les Canadiennes de Rambouillet

les Canadiennes de Rambouillet

Écologique et économique : le camping, remis au goût du jour par le film du même nom il y a deux ans, devient une alternative crédible pour les vacances cet été. Puisque personne ne souhaite renoncer à ses vacances malgré les temps difficiles, la tente et le sac de couchage s’imposent comme une solution pas chère. Et tant qu’à faire, les vacances simples peuvent également s’avérer « vertes ». Guide pratique.

Plus de 9000 terrains aménagés, pas moins de 2,8 millions de vacanciers par an, le camping est au-delà des modes, une option vacances souvent proche de la nature. Il y a bien sûr la version tentes alignées piquet contre piquet le long de la plage, mais le crédo écolo prend progressivement sa place dans les aménagements, avec recyclage des déchets et de l’eau, économies d’énergie, intégration dans l’environnement et préoccupations écologiques. De quoi tenter les vacanciers qui souhaitent jouer à fond la carte du tourisme nature.

Un label pour les campings
Comment savoir si le terrain repéré répond bien à vos préoccupations environnementales ? En suivant le Label La Clef Verte, que l’on connait bien pour son installation sur la porte des hôtels et des gîtes. Ce label s’est également installé sur la porte de 23O campings dans le monde. Des établissements à repérer sur leur site ou sur celui de voyages-sncf pour ouvrir naturellement ses vacances sur l’environnement. Les terrains de campings sélectionnés répondent à des critères précis de politique environnementale avec gestion de l’eau, de l’énergie ou des déchets mais aussi un aménagement du terrain à faible densité, une circulation automobile réglementée et des espaces verts ou communs gérés pour faciliter l’intégration de l’hébergement à son espace naturel.

Huttopia, un concept vert
Autre option pour un camping nature, le concept Huttopia, imaginé par Céline et Philippe Bossane en partenariat avec l’Office National des Forêts (ONF). Chacun peut y venir avec son propre équipement pour habiter des emplacements spacieux (la plupart font au moins 120 m²), délimités par des haies vives et des taillis. L’autre formule, c’est d’utiliser en location les hébergements proposés sur place. Au choix, des roulottes équipées, des cabanes en bois Douglas non traité (issus de forêts gérées selon la norme PEFC) ou encore des tentes canadiennes en toiles et bois inspirée des “Yukon Tents” du Grand Nord, avec un confort préservé mais simple. Prix variant de 17 € la nuit pour un emplacement normal à 120 € la nuit pour un chalet à plusieurs. A découvrir sur le site ici.

Le cumul écolo
Implanté en Gascogne, le camping du Col Vert est un « cumulard » : labellisé clef verte, il est aussi le premier camping français à avoir bénéficié de l’éco label européen. Il est également certifié ISO 14001, une norme internationale de management visant à améliorer l’organisation de tous les services de l’entreprise pour le respect de l’environnement. Une démarche clé pour cet établissement qui est implanté sur 30 hectares dans la plus grande forêt d’Europe, au bord de l’Atlantique mais aussi du Lac de Léon. Il dispose de 800 emplacements de camping dotés d’une piscine, d’animations adultes et enfants et de services sur place comme une épicerie, plats à emporter, pizzéria, presse, bar, glacier et restaurant. Comme quoi le gigantisme et le confort n’empêchent pas l’intégration à la nature ! A partir de 10€/jour l’emplacement nature (Sunelia Le Col Vert – 40560 Vielle-Saint-Girons).

Des démarches individuelles
Le nez au vent, vous rêvez de nature ? De nombreux petits campings se veulent également écolo sans être labellisés. C’est ainsi qu’un espace totalement vert a été développé par la ferme bio « Le Mas de la Griffe » à 40 km de la commune d’Amélie les Bains (66). Pas d’électricité, une eau captée à la source, c’est une plongée 100% nature à 900 mètres d’altitude. A voir sur le site “camping ecologique pyrénées“. Plus équipée, la formule Un Lit au Pré regroupe cinq fermes qui proposent une vie au rythme de la vie rurale dans un environnement préservé. (Lit au Pré est nominé aux Trophées du tourisme responsable 2009. C’est ainsi que la famille Bindault, qui exploite de façon biologique la Ferme de la Folivraie, dans le Calvados, accueille chaque année sous la tente des urbains qui rêvent de côtoyer poules et vaches de la campagne en mettant en place tri sélectif et sensibilité écologique. En Bretagne, c’est également un camping à la ferme qui est proposé par Christophe Le Petit et Eléonore Clessin à Pleslin-Trivagou. L’Aire du Verger propose deux hectares pour planter sa tente ou louer des tentes caïdales (marocaines) meublées. Avec 50 m² pour 6, on passe ainsi des vacances dans la nature mais avec de la place et du confort. Un dépaysement garanti.

A lire

● « Camping écolo-chic », de Keith Didcock
Ce sont pas moins de 60 adresses de camping en pleine nature que recense l’auteur, avec une sélection basée sur l’emplacement, le respect de l’environnement et la qualité de l’accueil. Des lieux insolites pour dormir dans une cabane, un tipi indien, une tente du désert, une roulotte ou une caravane américaine des années 1970. Planter sa tente sur le terrain d’une ferme bio dans les Pyrénées, au milieu des vignobles de Bergerac ou sur du sable blanc avec vue sur la dune du Pyla. Pas moins de 60 adresses dans toute la France, pour camper tendance, chic et écolo, dans des lieux préservés, respectueux de la nature, toujours exceptionnels, souvent confidentiels, uniques. Toutes les informations pratiques pour chaque adresse : où s’approvisionner, que voir dans les environs, les activités à faire en famille, en solo, en amoureux.
Editions Convergences, Mai 2009, 18 €.

● « Echappées vertes », de Lionel Astruc
Le journaliste et photographe a recensé toute une collection d’adresses pour éco voyageurs en mal d’inspiration : de l’hébergement en yourte, roulotte, hôtel, à la découverte naturaliste, en passant par l’éco-volontariat, la randonnée avec animaux… Dans ce livre, et pour chaque style de vacances, des exemples concrets. 33 propositions sélectionnées grâce à une grille de critères créée par l’auteur et validée par Terre vivante : accessibilité en transport en commun, utilisation des énergies renouvelables, restauration à base d’aliments bios… Une sélection pour s’inspirer, une grille pour organiser ses vacances de façon autonome.
Editions Terre Vivante, Mars 2009,19 €.

● « Séjours nature dans les parcs naturels » des Gîtes de France
Dans les espaces protégés des parcs régionaux et nationaux ou dans des sites remarquables, pour découvrir la richesse et la diversité de la nature, ce guide propose 282 adresses sélectionnées par le WWF (Fonds Mondial pour la Nature) dont les propriétaires se sont engagés dans une démarche environnementale. Chaque adresse comporte un descriptif avec photo qui indique notamment les périodes recommandées pour l’observation, les espèces d’animaux typiques…. Une malle pédagogique avec des jumelles, des guides sur la faune et la flore locales, des cartes d’état major…. est mise à disposition pour vous aider à mieux appréhender ces milieux naturels.
Editions Gîtes de France, Printemps 2009, 12 €.

Écologie : 10 réflexes qui sauvent

Lundi 22 Juin 2009 à 09:39

Publié par jean tartre dans Ecologie

Écologie : 10 réflexes qui sauvent avec Clubic !

Publiée par Michaël Monnier et Stéphane Ruscher le Dimanche 21 Juin 2009

Guides pratiques

Intérêts politiques, markéting, financiers, l'écologie est surtout une affaire de conscience universelle. Faire bouger les choses ne réclame pas forcément un lourd investissement ou le changement total de vos habitudes. Vous l'ignorez peut-être, mais l'informatique au sens large est une source considérable de pollution. Certaines pratiques en apparence anodines et autres consommations compulsives participent à dégrader notre environnement. Pourtant, des solutions accessibles existent afin de facilement limiter notre impact tout en nous faisant faire des économies substantielles ce qui n'est pas de trop en cette période de crise.

 

Pour vous en faire la preuve, la rédaction Clubic vous propose d'adopter 10 réflexes logiciels pour sauver la planète. Loin des idées racoleuses et moralisatrices, ce dossier permet une sensibilisation rapide tout en vous prodiguant des conseils pratiques et simples à réaliser au quotidien. Vous pourrez y découvrir une dizaine d'applications gratuites, incontournables et d'utilisation enfantine. Alors n'hésitez pas à les essayer sans oublier qu'un petit clic geek-écolo peut être un grand pas pour l'écosystème!

 

Réflexe n°1 : Limitez vos impressions papier au strict nécessaire !

MagicPDF : Imprimez et convertissez vos documents au format PDF !

Réaliser des impressions papier inutiles peut avoir des conséquences importantes. Ce geste compulsif en apparence anodin contribue à la déforestation, la destruction de l'habitat naturel d'animaux et à la réduction de la biodiversité. Quel que soit le pays concerné, Brésil, Ouganda, Indonésie, Congo, Chine, Australie, Canada, Usa, Inde, Europe, la production de papier constitue une partie importante de l'exploitation forestière. Il ne faut pas oublier les importantes quantités d'eau utilisées et autres produits polluants comme le Chlore nécessaire au blanchiment.

 

C'est pourquoi Clubic vous conseille de n'imprimer sur du papier que si nécessaire. Le reste du temps pour conserver des pages web, courriels et envoyer vos CV nous vous proposons d'utiliser MagicPDF. Cet utilitaire gratuit vous permettra de convertir rapidement tous vos fichiers imprimables au format PDF. Sans modifier vos habitudes, il vous suffira de sélectionner l'imprimante virtuelle MagicPDF et lancer le processus d'impression. Concernant les articles de la rédaction Clubic que vous êtes nombreux à vouloir sauvegarder, essayez l'excellent ClubicPrinter. Mis en forme automatiquement, vous les conserverez au format PDF et pourrez les partager facilement.

 

 

 

Réflexe n°2 : Ne laissez pas votre PC allumé pour rien !

Amp WinOFF, un gestionnaire d'énergie avancé pour Windows

On ne vous apprendra pas qu'un PC qui tourne dans le vide consomme de l'électricité, ce qui a une double incidence. D'une part, ça nécessite une production d'énergie qui génère elle même de la pollution, et d'autre part, si vous n'êtes pas sensible à l'argument écologique à la base, l'argument économique d'une facture salée vous sera peut être plus parlant. Quoi qu'il en soit, Windows intègre évidemment un gestionnaire d'énergie. Néanmoins, celui-ci est assez basique et on peut trouver beaucoup mieux, notamment avec AMP WinOFF, un gratuiciel très bien conçu. Celui-ci vous permet de régler définitivement ou ponctuellement les périodes d'extinctions selon plusieurs modes de repos : extinction totale, redémarrage, clôture de session, veille ou encore veille prolongée. Vient ensuite le choix de la méthode d'arrêt et c'est là qu'est le plus intéressant : vous pourrez ainsi programmer l'arrêt à une heure précise, au bout d'une certaine période ou en dessous d'un certain pourcentage d'activité du processeur (observé pendant une période plus ou moins longue, en minutes ou en secondes). Léger et fonctionnel, bien qu'en anglais, Amp WinOFF est à conseiller aux geeks distraits.

 

 

Réflexe n°3 : Dépannez vos proches sans prendre votre voiture !

TeamViewer, Accédez et prenez facilement le contrôle d'une machine à distance !

Si vous vous y connaissez en informatique, vous être sûrement le dépanneur officiel de vos proches et amis. Régulièrement sollicité pour désinfecter leur machine, récupérer leurs documents effacés par erreur, configurer le Wifi ou simplement installer un nouveau logiciel. Prodiguer des conseils et manipulations à tâtons par téléphone est un véritable calvaire. Vous êtes donc nombreux à prendre votre véhicule, pour effectuer une consultation à domicile de la machine souffrante. Pourquoi vous fatiguer, dépenser de l'essence et libérer des particules polluantes dans l'atmosphère alors que des solutions logicielles plus rapides existent.

 

Pour vous libérer de cette contrainte et faire des économies de carburant, nous vous proposons l'excellent TeamViewer. Complet et gratuit, il vous permettra facilement d'accéder et de prendre le contrôle d'une machine Windows et Mac à distance. Oubliez les problèmes de pare-feux, sa mise en place côté client et maître est un vrai jeu d'enfant. Moyennant une poignée de clics, vous pourrez établir une connexion sécurisée et visualiser le tout sur votre écran. Au menu des fonctions disponibles, contrôle du couple souris-clavier, accès au disque dur et périphériques distants, transferts rapide de fichiers dans les deux sens, affichage des informations systèmes et réseaux. La commande Ctrl+Alt+Suppr, un tchat intégré, la possibilité de fermer la session, éteindre ou redémarrer la machine vous seront d'une aide précieuse. Fonctionnel et fluide, cerise sur le gâteau le tout est traduit en français. Cette pépite indispensable ne demande qu'à être essayée pour faire ses preuves !

 

 

Réflexe n°4 : Sensibilisez les enfants aux ravages de la pollution !

Pirate Fishing : un bijou d'humour noir à prendre au second degré

Qu'il s'agisse de l'Erika, du Ievoli Sun ou du Prestige, l'actualité de ces dernières années a été régulièrement squattée par des catastrophes écologiques et autres marées noires. Pour sensibiliser les enfants aux dégâts que ce type de catastrophe peut occasionner, notamment pour les poissons, nous vous proposons une explication par l'absurde avec un jeu dont le but est évidemment rempli d'humour noir : Pirate Fishing. Le but est simple : contrôler un affreux pirate au vaisseau ridicule, et reconverti dans l'activité horrible de pêche au pétrole. En d'autres termes, vous devrez attraper le plus de poissons possible en les noyant dans des nappes d'essence. C'est absolument ignoble, certes ! Mais si vous accompagnez vos enfants en leur expliquant les enjeux de la chose, cette déferlante d'humour noir peut être utilisée à bon escient, d'autant plus que dans le pur style Kloonigames, le jeu est plutôt bien réalisé, notamment au niveau de la gestion des fluides.

L'écologie n'est pas dans le pré

Vendredi 24 Avril 2009 à 17:22

Publié par jean tartre dans Ecologie

L'écologie n'est pas dans le pré

L'avenir des énergies renouvelables repose davantage sur la créativité financière que technologique.



En ces temps de vaches maigres, l'entreprise d'énergies propres SolarCity affiche une santé insolente. Basée à Foster City, en Californie, cette société qui emploie 380 personnes pour installer des panneaux solaires sur les toits du Golden State a vu son activité doubler depuis le printemps 2008.

Après avoir équipé plus de 2 000 foyers, l'entreprise se démène aujourd'hui pour honorer ses quelque 3 000 commandes, avec une liste d'attente d'une moyenne de huit mois. Proposer un produit très onéreux (une installation photovoltaïque coûte environ 25 000 dollars [19 300 euros]) en pleine crise du crédit, alors que le mot d'ordre des conseils d'administration comme des conseils de famille est «zéro projet», semble défier toute logique commerciale.

Mais le fait est là, SolarCity prospère. Et ce n'est pas grâce à une percée technologique dans le domaine de l'énergie solaire. Non, l'entreprise a opté pour un nouveau modèle de vente : la location. Les frais d'installation sont assumés par des investisseurs qui profitent des crédits d'impôts et des déductions associées à l'énergie solaire, et les usagers achètent à un coût moindre l'électricité ainsi produite. «Les clients n'ont pas à avancer d'argent et ils économisent dès le premier jour. Ils veulent du solaire sans dépenser 30 000 dollars» explique le PDG de SolarCity, Lyndon Rive.

Comme cet entrepreneur l'a découvert, l'avenir des énergies renouvelables repose davantage sur la créativité financière que technologique. Les magazines spécialisés dans les énergies vertes ne cessent de s'émerveiller sur les dernières innovations: panneaux solaires amorphes, nouveaux accumulateurs, voitures à pile à combustible, etc... Mais avec des marchés de capitaux en berne, l'argent n'a jamais été plus rare. «Le secteur des énergies renouvelables est terrassé, il ne peut plus se financer sur le marché» confirme David Crane, PDG du géant de la production d'énergie NRG. Cleantech Group [cabinet spécialisé dans l'éco-innovation] a ainsi annoncé qu'au premier trimestre 2009, les investissements dans l'énergie verte avaient diminué de moitié par rapport au premier trimestre 2008.

Les pouvoirs publics ont toujours joué un rôle moteur dans le lancement des nouvelles techniques, par exemple en fournissant les terrains et le financement pour les chemins de fer, ou en commandant la première ligne télégraphique. Quand des espoirs de rentabilité se profilent, le secteur privé entre dans la ronde. L'innovation financière devra se faire dans le public comme dans le privé pour que les énergies renouvelables, encore fragiles, prennent réellement leur essor. Et l'on peut déjà observer quelques notables avancées.

En Californie, les particuliers qui font poser des panneaux solaires sur leur toit bénéficient d'un abattement fiscal de 20%, ainsi que d'un crédit d'impôt de 30% sur les dépenses liées à l'installation. Cependant, même avec ces ristournes, un équipement solaire de 20 000 dollars exige une mise de fonds conséquente.

En février dernier, Berkeley a donc élaboré un nouveau schéma vert: les propriétaires empruntent à la ville de quoi installer les panneaux, tout en conservant le bénéfice des abattements et des crédits d'impôt, puis ils remboursent leur dette à la municipalité sur 20 ans, à travers l'acquittement de la taxe foncière. L'emprunt, de même que l'installation solaire, est rattaché à la propriété, pas à la personne ; si la maison est vendue, elle l'est avec la créance municipale.

Le secteur privé cherche à s'inspirer de ce type de modèle financier. Gerry Heimbuch, vice-président des opérations commerciales de Solar Center, qui construit des panneaux solaires depuis cinq ans à Rockaway, dans le New Jersey, estime que les propriétaires qui posent des cellules photovoltaïques sur leur toit peuvent espérer y gagner au bout de cinq ans.

Mais dans la conjoncture actuelle, c'est encore trop long. La solution: les contrats d'achat d'énergie. Un investisseur tiers paye l'installation dont il sera propriétaire, profite des déductions fiscales et vend  l'énergie produite à la «maison hôte» à un prix réduit. En d'autres termes, les propriétaires louent leur toit. Grâce à ce type de commande, Solar Center espère voir ses recettes doubler en 2009 (avec 8 millions de dollars réalisées en 2008).

Les installations industrielles, seules à même d'assurer la pérennité du secteur, relèvent d'une autre dimension en ce qu'elles requièrent des sorties de capitaux massives. «L'été dernier, nous recensions une vingtaine de grands acteurs institutionnels qui investissaient régulièrement dans le développement durable» témoigne Adam Umanoff, [du cabinet de conseil] Chadbourne & Parke, à Los Angeles. «Aujourd'hui, on les compte sur les doigts de la main.» Certains, à l'instar de Lehman Brothers, ont tout simplement disparu, tandis que les banques commerciales sont plongées en état d'hibernation avec le TARP [le Trouble Assets Relief Program, créé pour recapitaliser les banques américaines].

Le plan de relance gouvernemental comporte toutefois deux types d'incitation financière innovantes pour les énergies propres. À la place du crédit d'impôt, les entreprises qui investissent dans des projets qui seront opérationnels d'ici à fin 2010 pourront recevoir une subvention publique directe équivalente à 30% des dépenses engagées. Par ailleurs, le département de l'Énergie américain propose une garantie d'emprunt pour les grands projets. «Nous avons vu arriver plus de projets de financement en trois semaines qu'au cours de ces trois derniers mois» note Umanoff. Parmi les candidats, l'entreprise NRG cherche à développer trois installations solaires à grande échelle en Californie, pour un investissement qui représente entre 800 millions et 1 milliard de dollars.

Finalement, en matière d'énergie solaire, la grande révolution technologique a déjà eu lieu: nous savons maintenant convertir la lumière solaire en électricité. Cependant, même la cellule photovoltaïque la plus sophistiquée ne résoudra pas les problèmes que connaît le secteur : «Un panneau solaire d'une efficacité renforcée de 2% par rapport aux panneaux actuels ne changera pas la donne. Ce qu'il faut, c'est faciliter l'accès à cette technologie», conclut Rive, de SolarCity. Vous avez dit énergie verte ? Oui, verte comme la couleur des dollars.

Daniel Gross
Article traduit par Chloé Leleu

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Commentaires

Bulle environnementale?

Attention à l'explosion, en Espagne l'Etat a massivement subventionné l'installation d'éoliennes, les cours de bourses de sociétés comme Gamesa se sont envolées, bien au delà de la valeur réelle de l'entreprise, et entre la crise financière et la baisse des prix de l'énergie, le retournement a été brutal.
Ces montages par ailleurs très utiles et visiblement bien imaginés pour répondre à la crise ne doivent pas conduire à une spéculation acharnée... et on voit déjà des investisseurs s'engouffrer dans la brèche.
Ce qui assurera le succès d'entreprises comme SolarCity ça reste à mon avis leur capacité à innover, à augmenter la capacité de production de leurs panneaux solaires, à en réduire les frais d'exploitation pour toujours garder une longueur d'avance sur les énergies traditionnelles, et ce sans l'aide de l'Etat qui ne sera pas illimitée.

 
 
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