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Articles de la rubrique "Contes et poèsie"
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JALOUSIE.

Mercredi 18 Novembre 2009 à 21:16

Publié par jean tartre dans Contes et poèsie

JALOUSIE.


Je suis jaloux. Tu es là-bas, à la campagne,
et moi je suis là, tout seul, à présent!
Des parents, je sais, t'accompagnent
qui ne sont pas très amusants.
Mais je suis jaloux tout de même,
jaloux de te savoir là-bas par ce printemps.
Tout ce bleu doit te faire oublier que tu m'aimes…
Moi je pense à toi tout le temps!
J'ai l'âme ivre et comme défaite.
Je pleure d'amour et d'ennui.
Ton image est là, dans ma tête:
tu es joliment bien, petite âme, aujourd'hui!
Je suis jaloux, quoi que je fasse ou que je veuille.
Il fait tiède et doux dans Paris!
C'est adorable! Et moi je rage et je t'écris,
à toi, à toi, petit chéri,
qui est là-bas, où sont les feuilles…
Tu dois avoir ton grand chapeau
de paille blonde et de glycines
qui met des petits ronds de soleil sur ta peau.
Tu dois bien m'oublier! Et moi je te devine
jolie, heureuse… Il fait si beau!
Ah! je pleurerai de colère!
Il a plu pendant tout un mois:
il faut qu'on t'écarte de moi
quand tu m'es le plus nécessaire!
Je ne t'ai jamais tant aimée qu'en ce moment.
Cet air tiède et doux m'exaspère
qui pénètre l'appartement.
Je t'en veux, je souffre et souhaite
que là-bas tu souffres autant.
Ce n'est pas très gentil, bien sûr! C'est un peu bête.
Mais, que veux-tu? je t'aime tant!
Je voudrais que tu me regrettes
au point de haïr ce printemps…
Je serai même très content
s'il te faisait un peu mal a la tête.


 

Paul GERALDY.

L'automne

Mardi 17 Novembre 2009 à 12:05

Publié par jean tartre dans Contes et poèsie

Quand automne en saison revient,
 La forêt met sa robe rousse
Et les glands tombent sur la mousse
Où dansent en rond les lapins.
 Les souris font de grands festins
Pendant que les champignons poussent.
 Ah ! que la vie est douce, douce
Quand automne en saison revient.
SAMIVEL (1907-1992)
Seule j'avance

Dimanche 15 Novembre 2009 à 12:04

Publié par jean tartre dans Contes et poèsie

Poème de Soso

Seule j'avance

Seule j’avance dans le froid de paris, nus pieds
Et toi si loin, toute la journée tu t’assieds
Te reverrais je un jour, au visage un large sourire ?
Quand la nuit tombe, je ne cesse de réfléchir 
Titubant , marchant , somnolant 
Mon souhait est de te retrouver
Mais il m’est impossible de me détacher
Détacher de mes racines si profondes
Qu’elles ne me laissent m’envoler et confondre
Ciel et terre , jour et nuit , douleur et désespoir
Ton amitié est si chère à mon cœur,
Son absence fait mon malheur...

Soleils De Cire.

Jeudi 12 Novembre 2009 à 12:02

Publié par jean tartre dans Contes et poèsie

Soleils De Cire.
Par Bernard De l'Océan



Le ciel est devenu au soleil étoilé
L'ombre de t'admirer.
Sa lumière immobile en rêve de clarté
Souffre de conspirer,


Dans les écroulements des rêves de lumières
Les éblouissements
Du soir immensément qui s'ombre de matières
Constellées d'océans.

Sur l'immobilité de tout ce qui est sombre,
Ce soleil qui pareil
Au rire immensité, fait l'éternité d'ombre
D'un durable vermeil,


Candeur dans la nuit blême au terme du savoir
Stellaire de soupir,
Conspire infiniment que le vent est vouloir
A l'instant de souffrir,

 
Ces candélabres bleus qui brillent dans l'automne
En veilles de pâleurs
Et que la brise berce immense et monotone
De liquides couleurs. . .

Ils font cet archipel de cire qui s'inspire
D'un sublime soleil,
Qui brille étrangement dans tes regards que mire
Un grand soleil pareil.

La Nuit Transfigurée

Mercredi 11 Novembre 2009 à 18:14

Publié par jean tartre dans Contes et poèsie

La Nuit Transfigurée

Par Bernard De l'OcÈan




I

Ce flot de vent d'ombre et d'étoile

Au ciel immense qui se voile

Te fait trahir,

D'une lumière qui lointaine

Baigne tes songes de sirène

Et d'avenir,


II

Lueur de feu qui grève d'ombre

Tes yeux immenses qui font sombre

Dans les soleils,

D'une fontaine de silence

Qu'un froid stellaire Étreint d'absence

Tes yeux vermeils.


III

Et la peur La Nuit Transfigurée

Par Bernard De l'OcÈan




I

Ce flot de vent d'ombre et d'étoile

Au ciel immense qui se voile

Te fait trahir,

D'une lumière qui lointaine

Baigne tes songes de sirène

Et d'avenir,


II

Lueur de feu qui grève d'ombre

Tes yeux immenses qui font sombre

Dans les soleils,

D'une fontaine de silence

Qu'un froid stellaire Étreint d'absence

Tes yeux vermeils.


III

Et la p‚leur d'eau o˘ se mire

Un soir Étrange qui transpire

D' abolitions,

Jusqu'à' ‡ penser ‡ la paresse

Que dans un rÍve de tristesse

Nous nous faisons,


IV

Songe de nuit et d'amertume

Quand nous de nos ailes sans plume,

A parcourir

Ce feu d'étoile qui chancelle,

Nous cherchons la flamme nouvelle

Jusque' ‡ mourir. . .


V

Ce vent de feu qui monte vite

Et cette lèvre qui m'invite

A t'embrasser,

Dans un voyage dont j'avais

Prévu les chemins que tu sais

Ensorceler,


VI

Ce soir Étrange de sommeil

Qui nous conduit dans le soleil

D'ombre Étoilée,

Nous ferons somme de langueur

Dans une vague de rumeur,

Transfigurée. d'eau o˘ se mire

Un soir Étrange qui transpire

D' abolitions,

Jusqu'à' ‡ penser ‡ la paresse

Que dans un rive de tristesse

Nous nous faisons,


IV

Songe de nuit et d'amertume

Quand nous de nos ailes sans plume,

A parcourir

Ce feu d'étoile qui chancelle,

Nous cherchons la flamme nouvelle

Jusqu'à' ‡ mourir. . .


V

Ce vent de feu qui monte vite

Et cette lèvre qui m'invite

A t'embrasser,

Dans un voyage dont j'avais

prévu les chemins que tu sais

Ensorceler,


VI

Ce soir Étrange de sommeil

Qui nous conduit dans le soleil

D'ombre Étoilée,

Nous ferons somme de langueur

Dans une vague de rumeur,

Transfigurée.

 
 
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