• Inde

    Article du guide du routard

     

    L’Inde du Nord, éternelle, celle des éléphants et des palais de maharadjahs, des saddhus et des temples jaïns, des fêtes multicolores et du Taj Mahal, est aussi l’Inde des mégalopoles, mélange indescriptible de Moyen Âge et de modernité, avec ses cortèges de misère et ses embouteillages !
    Des ethnies en grande quantité, quelques millénaires d’histoire, des religions en veux-tu en voilà, des vaches sacrées à tous les coins de rue dévoilent une Inde d’une telle richesse et d’une telle diversité que vous n’en reviendrez pas intact !

    Du Kerala à Bollywood, l'Inde du Sud vous fera son cinéma ! Ce sont surtout les paysages superbes du Kerala, les rizières, les arbres à palmes, la végétation tropicale, les réserves d’animaux, mais aussi des plages à perte de vue, les palais dravidiens, les éléphants et les saris multicolores, la cuisine très épicée.
    L'Inde du Sud c'est aussi Bombay, la capitale du cinéma indien, celle qui offre à des milliers d’amateurs un nombre impressionnant de films masala, et Madurai, la capitale du pèlerinage hindou, la cité la plus ancienne et la plus sainte du Sud, qui renferme l’un des temples les plus fascinants du pays. Il y a là tant de richesses qu’un seul voyage ne suffira pas.

    Avant le départ Inde

    Adresses utiles

    En France

    - Consulat d'Inde : 20-22, rue Albéric-Magnard, 75016 Paris. M. : La Muette. Tél. : 01-40-50-71-71. Courriel : cons.paris@gmail.com.
    Attention, ce n'est plus le consulat qui délivre les visas touriste, mais VFS France (voir ci-dessous).
    - Ambassade de l'Inde : 15, rue Alfred-Dehodencq, 75016 Paris. M. : La Muette. Tél. : 01-40-50-70-70. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h30. Attention, il faut téléphoner pour prendre rendez-vous.
    - Office national indien du tourisme : 13, boulevard Haussmann (5e étage), 75009 Paris. M. : Chaussée-d'Antin. Tél. : 01-45-23-30-45. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h30 sauf certains jours fériés indiens et français. Bonne documentation.
    - VFS France : 42-44, rue de Paradis, 75010 Paris. M. : Poissonnière, Gare de l'Est ou Gare du Nord. Tél. : 0892-230-358 (0,34 €/mn). Dépôt des dossiers de demande, du lundi au vendredi de 8h à 13h ; retrait des visas du lundi au vendredi de 14h à 18h. Visa de tourisme : 65 € (50 € visa + 12 € VFS + 3 € de taxe), visa de transit : 40 € (25 € + 12 € + 3 €). Prévoir au minimum 3 à 5 jours de délai en déposant le dossier à leur agence de Paris (minimum 10 jours si dépôt dans l'un de leurs centres en province, et nettement plus par voie postale).
    L'ambassade de l'Inde a externalisé le traitement des demandes de visas.
    Attention, il faut commencer par remplir un formulaire via leur site internet avant de se rendre sur place. Dans les locaux de VFS, vous trouverez également un photomaton et une photocopieuse. Également des centres VFS à Marseille et Lyon (voir sur leur site internet pour plus de détails).

    En Belgique

    - Ambassade de l'Inde : chaussée de Vleurgat, 217, Bruxelles 1050. Tél. : 02-640-91-40. Attention, les demandes de visas se font à une annexe de l'ambassade, située avenue Louise, 350 (Bruxelles 1050), du lundi au vendredi de 8h à 14h (retrait de 14h à 16h). Tél. : 02-627-08-12.  

    En Suisse

    - Ambassade de l'Inde : Kirchenfeldstrasse 28, Postfach 406 CH-3005 Berne. Tél. : 031-351-11-10 (ambassade) et 031-351-11-46 (consulat). Courriel : india@indembassybern.ch. Les demandes de visa se font auprès de VFS, Seilerstrasse, 25, 3011 Berne. Dépôt du lundi au vendredi de 8h30 à 14h, retrait de 17h à 17h30.
    - Consulat de l'Inde : rue du Valais, 7-9, 1202 Genève. Tél. : 022-906-86-86/76. C'est auprès de ce consulat que les résidents de Suisse francophone (Genève, Neuchâtel, Montreux, Lausanne, etc.) doivent déposer leur demande de visa.

    Au Canada

    - Ambassade de l'Inde : 10, Springfield Road, Ottawa, Ontario, KIM-IC9. Tél. : (613) 744-3751 à 3753. Courriel : hicomind@ottawa.net.
    - Consulat de l'Inde : 365, Bloor Street East, Suite 700, Toronto, Ontario, M4W-3L4. Tél. : (416) 960-0751. Les demandes de visa se font auprès de VFS Canada, Unit 102, 939 Eglinton Ave East, Toronto, Ontario, M4G-4E8. Dépôt du lundi au vendredi de 8h à 14h30, retrait de 15h30 à 19h.
    Également des bureaux à Ottawa, Montréal et Vancouver (pour plus de renseignements : in.vfsglobal.ca.
    - Consulat de l'Inde : 325, Howe Street, Vancouver (BC) V6C-1Z7. Tél. : (604) 662-8811.
    - Office de tourisme indien : 60, Bloor Street West, Suite 1003, Toronto, Ontario M4W-3B8. Tél. : (416) 962-3787. Courriel : info@indiatourismcanada.ca.

    Formalités d'entrée

    Il est impératif d'être en possession d'un visa pour pouvoir entrer en Inde, et il est impossible de l'obtenir sur place, à l'arrivée dans le pays (sauf pour quelques très rares nationalités, dont les Luxembourgeois).
    Important : les visas de tourisme, valables 6 mois à partir de leur délivrance, sont en général délivrés à « entrées multiples ».
    Il est cependant possible d'obtenir une dérogation : soit dès le dépôt de la demande de visa auprès de VFS, soit entre les deux séjours, directement auprès du service consulaire de l'ambassade de l'Inde à Paris.
    Il est fortement recommandé de consulter le site internet de VFS de façon régulière : les changements de règles ou de délais peuvent intervenir à tout moment.
    - Pour tous les visas de tourisme, transit, business, etc. : muni de son passeport, se connecter sur le site de VFS France et bien lire toutes les instructions, en particulier concernant le remplissage du formulaire en anglais, sur un site internet sécurisé du gouvernement indien. N'hésitez pas à imprimer carrément le mode d'emploi de ce formulaire, assez fastidieux à remplir, et qui nécessite au minimum 30 mn pour être complété correctement.
    Vérifiez bien tous les documents et justificatifs exigés pour les visas de tourisme (6 mois à entrées multiples) et de transit (valide 3 mois, 2 entrées, 72h maximum par visite).
    Remplir ensuite le formulaire en ligne, puis le télécharger et noter le numéro de référence qui vous est alors attribué. Enfin, l'imprimer et le signer. Vous n'avez plus qu'à vous rendre au centre VFS le plus proche, muni de tous les documents requis, de votre formulaire imprimé, de votre numéro de référence et d'un moyen de paiement (espèces, carte Visa ou MasterCard, chèque de banque certifié). Votre numéro de passeport vous permettra de suivre sur le site l'évolution de votre dossier : en général, 3 à 5 jours si vous l'avez déposé à Paris. Compter minimum 10 jours ouvrés si vous l'avez déposé à Marseille ou Lyon (cartes bancaires non acceptées pour ces deux entres).

    - Exemptions de taxes : voici les quantités maximales que vous pouvez importer dans le pays sans avoir à les déclarer à la douane : 200 cigarettes ou 50 cigares ou 250 g de tabac, 1 litre de vin, 1 litre de spiritueux, parfum destiné à l'usage personnel.

    Agences spécialisées

    Voici 3 agences spécialisées dans le service d'obtention de visas : Action-Visas.com, Visas Express et Home Visas.

    Vaccinations

    Aucune vaccination n'est administrativement obligatoire pour les voyageurs en provenance d'Europe. Il convient d'être à jour pour les vaccinations « universelles » : diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, hépatite B. Et bien vérifier si l'on est à jour pour rougeole, oreillons, rubéole (ROR).
    La vaccination contre l'hépatite A est vivement recommandée pour tous ceux qui ne sont pas naturellement immunisés (en pratique, tous les Européens de moins de 70 ans).
    La vaccination contre la fièvre typhoïde est conseillée, l'Inde étant le temple de cette maladie. Le vaccin combiné (une seule injection) hépatite A + typhoïde est possible.
    Expatriés et/ou séjours ruraux supérieurs à un mois, vaccin contre l'encéphalite japonaise.
    En cas de séjour prolongé dans le nord du pays, la vaccination contre la méningite à méningocoque (A + C) est recommandée, en particulier aux voyageurs de moins de 40 ans.
    Pour les trekkeurs, vaccination préventive contre la rage. Expatriés et/ou séjours ruraux supérieurs à un mois : vaccin contre l'encéphalite japonaise.

    Carte internationale d’étudiant (ISIC)

    La carte ISIC prouve le statut d'étudiant dans le monde entier et permet de bénéficier de tous les avantages, services, réductions étudiants du monde dans le domaine du transport, de l'hébergement, de la culture, des loisirs, du shopping...
    La carte ISIC permet aussi d'accéder à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spécial étudiants, hôtels et auberges de jeunesse, assurances, cartes SIM internationales, location de voitures...).

    Carte d'adhésion internationale
    aux auberges de jeunesse (FUAJ)

    La carte FUAJ, valable dans plus de 90 pays, vous ouvre les portes des 4 000 auberges de jeunesse du réseau Hostelling International, réparties dans le monde entier. Les périodes d'ouverture varient selon les pays et les AJ.
    La carte est souvent obligatoire pour séjourner en auberge de jeunesse, donc nous vous conseillons de vous la procurer avant votre départ. En outre, adhérer en France vous reviendra moins cher qu'à l'étranger.

    Géographie et climat Inde

    Géographie

    Les quatre grandes zones géographiques de l'Inde :
    - L'Himalaya : c'est une énorme chaîne ininterrompue sur 2 400 km, avec une largeur qui varie de 240 à 320 km. Elle marque la frontière avec le Tibet, la Chine et le Népal.
    - La plaine du Gange : parallèle à la chaîne montagneuse himalayenne ; on y distingue trois bassins principaux : l'Indus à l'ouest, le Gange au centre et le Brahmapoutre à l'est. La plaine du Gange, qui est la région où la densité de la population est la plus élevée du monde, présente un relief uniformément plat, ce qui est l'une des causes principales des inondations dévastatrices provoquées par la mousson.
    - La zone désertique : comprend le Rann de Kutch et le Rajasthan à l'ouest.
    - Le plateau péninsulaire : est séparé du bassin du Gange par plusieurs chaînes de montagnes d'altitude moyenne (de 460 à 1 220 m). Ce sont les monts Aravalli, Vindhya, Satpura, Marikola et Ajanta. La péninsule est flanquée, à l'est, d'une chaîne côtière, les Ghats orientaux (altitude moyenne de 600 m), eux-mêmes séparés de la baie du Bengale par une large plaine côtière, dans laquelle s'évasent les estuaires des grands fleuves du sud de l'Inde, la Kistna et la Godavari.
    À l'ouest, la péninsule est également bordée par une chaîne côtière d'altitude plus élevée (de 1 000 à 2 400 m), les Ghats occidentaux, qu'une mince bande de littoral sépare de la mer d'Arabie.
    La pittoresque chaîne des Nilgiri, située dans le sud de la péninsule, marque le point de rencontre de ces deux systèmes montagneux.

    Les fleuves et les rivières

    Ils jouent un rôle primordial dans la vie religieuse des Indiens et coulent en abondance dans l'ensemble du pays.
    Le principal bassin fluvial est celui du Gange, qui irrigue et couvre un quart de la surface totale du pays. C'est le réseau fluvial majeur du nord de l'Inde.
    Le Sud comprend plusieurs bassins, tous orientés de l'est vers l'ouest, ou inversement. Le plus important est celui de la Godavari qui, à lui seul, représente 10 % de la surface de l'Inde. Mais il faut aussi mentionner les bassins de la Kistna, de la Mahanadi et de la Cauvery.

    Climat

    La meilleure saison pour visiter l'Inde se situe de mi-novembre à fin mars, sauf pour le Sud-Est et l'extrême Sud, à cause de la mousson tardive. En mai, les températures oscillent entre 30 et 40 °C.
    Un peu plus tard, en juin survient la mousson, dont dépend la vie de millions d'Indiens. La plupart des routards y vont en été, la chaleur et l'humidité sont alors assez pénibles. De juin à septembre, des trombes d'eau s'abattent sur le pays. La température baisse un brin, mais pas énormément.

    Sa grande étendue en latitude ainsi que les plus grands extrêmes au niveau du relief (des mers chaudes du Kerala aux hauts sommets de l'Himalaya) permettent à l'Inde d'avoir une variété de faune et de flore unique au monde, et offrent donc une fascinante pluralité de paysages en fonction des saisons climatiques et agricoles.

    Environnement

    Pour un pays comme l'Inde, l'enjeu essentiel est le développement économique. Signataire du protocole de Kyoto, le pays accorde peu de priorité à l'environnement. L'Inde est classé parmi les derniers pays à « l'indice de performance écologique ».
    De nombreuses initiatives écologiques sont à noter. Mais d'une manière générale, l'état des rivières est catastrophique ; conséquence des rejets de l'industrie chimique, des déchets enfouis sans protection, des eaux usées, sans oublier les restes animaux et humains... religion oblige. Exemple criant : le Gange, que les mauvaises langues n'hésitent plus à comparer à un énorme égout à ciel ouvert, et cela en dépit d'une capacité d'autorégénération 10 à 25 fois supérieure aux autres fleuves de la planète. Progressivement, les nappes phréatiques sont à leur tour affectées.

    Atmosphère, atmosphère...

    Globalement, le bilan est alarmant, surtout dans les grandes métropoles qui, selon les classements de la Banque mondiale, figurent parmi les plus touchées au monde.
    Deux raisons à cela : d'abord, les rejets d'usines qui échappent généralement à tout contrôle. La deuxième cause de pollution étant due, bien sûr, à la circulation automobile, non seulement folle, mais aussi « polluantissime ».
    La situation ne risque pas de s'améliorer avec l'émergence de la classe moyenne qui s'empresse d'acheter des véhicules à bas prix. Le manque de moyens, d'organisation, et parfois de volonté collective, demeure, malgré une prise de conscience grandissante,

    des obstacles de taille.

    Santé et sécurité Inde

    Santé

    L'Inde, comme tous les pays du sous-continent indien, est l'un des pays du monde où l'hygiène laisse le plus à désirer.
    De plus, par philosophie, ou religion, les Indiens n'ont qu'une faible propension à lutter contre les causes les plus évidentes des maladies infectieuses : cadavres d'animaux ou même d'humains abandonnés le long des routes, animaux dans les rues et les habitations, jusqu'aux rats qu'on laisse proliférer, voire que l'on adore dans certains temples... Rien d'étonnant à ce que la peste soit présente dans ce pays à l'état endémique.

    Les précautions « environnementales » les plus strictes doivent être appliquées pour tout séjour en Inde. En toute première priorité, les précautions alimentaires « universelles » doivent être strictement suivies : ne boire aucune eau non contrôlée sauf si elle est désinfectée, ou portée à ébullition, ou microflitrée ; proscrire les glaçons et si possible les pailles (à usage répété et simplement rincées avant d'être réutilisées), éviter les légumes crus et les fruits non lavés, non pelés, non cuits, le lait et ses dérivés non industriels et s'abstenir de tout produit qui aurait pu être congelé.
    Ces recommandations ne s'appliquent pas pour les restaurants très chic (et très chers) des principales métropoles indiennes, qui sont effectivement aux normes internationales. Restez prudent tout de même en toute occasion.

    - Contre le mal des transports, mieux vaut s'équiper avant de partir d'un antinauséeux et antivomissement.
    - Barbier : évitez de vous faire raser par l'un de ces nombreux barbiers aux doigts agiles qui œuvrent dans les rues passantes et autour des gares. La moindre coupure avec un instrument souillé peut représenter un risque de transmission du virus du sida, de l'hépatite C, de l'hépatite B (mais vous êtes bien sûr vacciné), très répandus en Inde.

    Diarrhées

    Des médicaments stoppant les diarrhées peuvent être achetés en pharmacie sans ordonnance, avant votre départ.
    En cas de diarrhée, deux possibilités :
    - elle s'accompagne d'une fièvre élevée et/ou d'émissions de glaires, pus ou sang : il faut consulter rapidement un médecin. Idem s'il s'agit d'émissions type « eau de riz » ;
    - il s'agit simplement de selles anormalement molles et normalement colorées sans fièvre, une simple « désinfection » intestinale suffit.

    Paludisme

    - Il n'y a pas de paludisme dans le centre des grandes villes (nous disons bien « centre » !) ;
    - Il n'y a risque de piqûre contaminante que du coucher au lever du soleil ; si bien qu'il n'y aura de risque que si vous envisagez de dormir en brousse, dans une petite ville ou dans des banlieues et bidonvilles. Le risque est démultiplié pendant la mousson.

    Si vous considérez que votre séjour vous exposera au risque de paludisme, il vous faudra adopter les mesures suivantes ;
    - dès le coucher du soleil, ne porter que des vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle ; pour les parties qui restent découvertes, utiliser des crèmes, pommades ou sprays répulsifs antimoustiques ;
    - la gamme la plus complète de ces produits antimoustiques, conforme aux recommandations de l'OMS et du ministère de la Santé, est  Insect Ecran ; sinon, on trouve sur place un produit très efficace : l'Odomos, une crème qui a en plus l'avantage de sentir plutôt bon (et d'être beaucoup moins chère que les produits européens) ; également la gamme Good Knight ;
    - ne dormir que sous moustiquaire préimprégnée d'insecticide : ces moustiquaires ne sont pas très faciles à trouver en France.

    Les précautions contre les moustiques sont d'autant plus utiles qu'elles contribuent à protéger contre les autres maladies qu'ils transmettent, en particulier la dengue (maladie épidémique), le chikungunya (à une altitude inférieure à 1 800 m), l'encéphalite japonaise ou la redoutable leishmaniose viscérale (kala azar).
    - Prendre des médicaments préventifs : on recommande pour l'Inde la Savarine®. La Malarone®, beaucoup plus chère, est tout aussi efficace.
    Si ces mesures sont correctement suivies, le risque de paludisme peut être considéré en pratique comme nul.

    Vaccinations

    Consulter le paragraphe « Vaccinations » de la rubrique « Avant le départ ».

    Dangers et enquiquinements

    Le ministère des Affaires étrangères préconise une vigilance particulière dans l'État du Jammu-et-Cachemire (ne pas circuler dans les zones frontalières avec le Pakistan), les États du nord-est et les régions touchées par les mouvements « naxalites ».

    Drogue

    Attention : la détention et la consommation de drogue, y compris le haschich, ont toujours été interdites en Inde. La loi NDPS (Narcotic Drugs and Psychotropic Substances) a été renforcée en 2001. Toute personne inculpée au titre de cette loi est emprisonnée d'office, et il n'est pas rare que l'attente du jugement atteigne 3 ans ! Petit rappel, pour être bien conscient des risques encourus :
    - toute personne détenant de 1 à 100 g de haschich sera susceptible d'une peine de 6 mois à 1 an de prison ferme ;
    - de 100 g à 1 kg, la peine varie de 1 à 10 ans ;
    - au-delà de 1 kg, la peine peut atteindre de 10 à 20 ans.
    On a déjà vu, dans les trains, sur les plages et dans les hôtels, des contrôles du genre « opération coup de poing » ne concernant QUE les étrangers.
    Ne jamais accepter une boisson ou un gâteau offert par un inconnu. C'est parfois un excellent moyen de vous droguer pour mieux vous dévaliser.

    Administration

    En cas de difficulté avec une administration, toujours voir le supérieur le plus haut gradé - les subalternes n'ayant ni responsabilités ni initiatives. Soyez ferme, sûr de vous et... patient !

    Quelques précautions supplémentaires

    - Ne jamais confier de documents officiels à quiconque (on a déjà vu de faux contrôleurs dans les trains). Ayez sur vous une photocopie de votre passeport et de votre visa, et présentez-les toujours en premier lieu... même à la police. N'oubliez pas non plus de faire une photocopie de votre billet d'avion, très utile en cas de perte.
    - Évitez d'afficher des signes extérieurs de richesse et de laisser traîner vos affaires sans surveillance (surtout dans les gares et les trains, où les vols sont nombreux). De même, ne confiez pas vos bagages à de prétendus porteurs, ou bien ne les lâchez pas d'une semelle. Mais ça, c'est du bon sens !
    - Dans de nombreuses villes, des personnes prétendant appartenir aux offices du tourisme vous attendent à la sortie des gares ou des aéroports, cartes en main (fausses, bien sûr !). Ne pas les suivre. Les véritables employés des offices de tourisme, gouvernementaux ou régionaux, vous les trouverez dans leurs bureaux !
    - Il faut souvent insister auprès des conducteurs de rickshaws et de taxis pour vous faire conduire à l'hôtel de votre choix.
    - Si l'on vous demande depuis combien de temps vous êtes en ville ou si c'est votre premier voyage en Inde, c'est parfois pour flairer en vous la proie facile. Répondez donc que vous êtes ici depuis plusieurs semaines et que c'est votre 3e voyage, par exemple !
    - Les routardes se méfieront des « Eve teasers », bandes de jeunes qui s'amusent à pincer très fort les étrangères passant à leur portée... Évitez de porter jupes courtes, T-shirts décolletés ou encore pantalons moulants. En revanche, les lunettes de soleil ont le grand avantage de vous rendre inaccessible. Enfin, sachez qu'en Inde, les femmes se font masser par des femmes et les hommes par des hommes.


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  • Liban

    Article du guide du routard

    Liban par Séb&Caro
    Liban © Séb&Caro

    À la croisée de l’Orient et de l’Occident se trouve le Liban. Sur un tout petit territoire, ce pays semble avoir rassemblé toute la diversité de la nature et de l’humanité.
    De la mer aux cimes enneigées, des montagnes aux vallées tantôt arides, tantôt verdoyantes, arrosées par des fleuves et des cascades, des forêts de pins qui dévalent les flancs des collines aux étendues désertiques prolongées par des plaines fertiles où s’entremêlent vergers et vignobles, le Liban ne cesse d’étonner par ses trésors naturels.
    Le Liban conserve les empreintes et souvenirs des nombreuses civilisations qu’il a vu naître : des sites archéologiques et architecturaux à profusion rappellent que le berceau de certaines civilisations se trouve ici, et racontent les racines d'un peuple façonné par un véritable bouillonnement culturel.
    Le Liban se relève fièrement de ses ruines après des années de guerre civile, entre 1975 et 1990, et s’ouvre à nouveau au voyageur pour lui révéler ses nombreux joyaux.

    Il est formellement déconseillé de circuler dans les zones frontalières avec la Syrie. Sont également formellement déconseillés la plaine de la Bekaa ; la zone sud du Liban (dont l’accès est réglementé par l’armée), les zones frontalières avec Israël et la région au sud d’une ligne Jezzine / lac de Qaraaoun-Rachaya ; la banlieue Sud de Beyrouth ; et la région de Tripoli.
    En raison des tensions régulières dans la région, il est conseillé, avant tout déplacement, de s'informer de la situation sur place auprès du ministère des Affaires étrangères.

    Les plus beaux paysages du liban

    Géographie

    Situé sur les côtes orientales de la Méditerranée, le Liban est encadré par la Syrie au nord et à l’est, et par Israël au sud. Ce pays, l’un des plus petits du monde, une superficie de 10 452 km², s’étend sur environ 200 km du nord au sud et sur 50 km de l’ouest à l’est. Malgré sa taille modeste, il comporte des zones géographiques extrêmement diverses.

    La zone littorale comprend une côte poursuivie d’une plaine vers l’intérieur. La zone côtière s’étend du nord au sud, très étroite et découpée. Elle se caractérise par des falaises et des plages de graviers. Elle rassemble les villes principales.

    La plaine, elle aussi très étroite (de 3 à 7 km) vient longer la côte et se termine à l’intérieur sur la chaîne du mont Liban. Celle-ci s'étend du nord jusqu'au sud, atteignant les altitudes de 3 088 m (Kornet el Saouda) à 1 809 m (Jabal Niha). La chaîne est longue de 160 km, et large de 30 km en moyenne. Plus à l’est, la chaîne redescend à pic sur la plaine de la Beqaa, qui longe la côte sur 150 km à une altitude de 1 000 m.
    La plaine contient les sources de deux fleuves, l'Assi et le Litani. C’est une importante région de production agricole et vinicole et, jusqu’à récemment, de culture de cannabis. Les pentes de cette vallée sont très douces, avec une crête située près de Baalbeck à 1 100 m, où la plaine se mêle aux contreforts de l'Anti-Liban. Ce massif très aride s’élève à l’est de la plaine de la Beqaa, formant une frontière naturelle avec la Syrie.

    Climat

    Compte tenu de la diversité topographique, le climat varie considérablement d’une région à l’autre. Mais, d’une façon générale, le Liban bénéficie d’un climat méditerranéen, avec environ 300 jours de soleil par an. Entre juin et septembre, il ne pleut pratiquement jamais. En juillet et en août, la température atteint les 30-35° C à basse altitude.
    Sur la côte, les hivers sont relativement doux (autour de 15 °C) et pluvieux, mais ponctués de belles journées d’ensoleillement.
    Dans les plaines, la chaleur sèche de l’été succède à des hivers frais et pluvieux.
    Les montagnes bénéficient quant à elles d’un climat alpin. Les hivers sont assez rudes, avec d’importantes chutes de neige qui rendent le climat idéal pour la pratique des sports de neige.

    Quand partir ?

    Ce choix dépend très largement des activités auxquelles vous souhaitez vous adonner. Les amoureux du soleil préféreront venir au Liban pendant l'été (de juin à la mi-septembre). Les passionnés de sports d'hiver peuvent s’y rendre de décembre à mars inclus. Au mois de mai, le temps sur la côte est suffisamment chaud pour se baigner. L'automne est une très belle période également ; en octobre, la chaleur étouffante s’est atténuée, c'est le moment idéal pour se balader dans la nature et visiter les nombreux sites archéologiques du pays qui sont plus beaux les uns que les autres… Avril-mai et septembre-octobre sont les meilleurs mois hors saison.

    Écologie

    Le cèdre, arbre symbole du Liban, se trouve essentiellement dans les régions montagneuses, notamment à Bcharré et près de Barouk dans les montagnes du Chouf. À l’époque biblique, de grandes forêts de cèdres couvraient la majeure partie du pays. Néanmoins, le Liban reste le pays qui compte le plus de forêts denses au Moyen-Orient : on y trouve de nombreuses variétés de pins en montagne et des cultures d’arbres fruitiers sur la majeure partie de la bande côtière.
    Le pays abrite aussi de nombreuses espèces d’oiseaux : des oiseaux de proie dans les montagnes et dans la réserve naturelle proche d’Ehden et des oiseaux marins dans le parc des Palm Islands, au large de Tripoli. Dans les eaux qui entourent ce dernier, vivent aussi des tortues vertes et des phoques-moines méditerranéens.
    Toutefois, l’écologie a souffert de la guerre civile (1975-1990) et de l’industrialisation sauvage.

    Environnement

    Une enquête menée par le mensuel Environnement et développement a montré en juin 2013 que près de la moitié des points de baignade testés étaient gravement pollués et dangereux pour la santé (risques d'infections cutanées et de diarrhées). Parmi les lieux les plages les plus souillées, citons la plage publique de Beyrouth, à Ramlet El-Baïda, et les plages de la région de Jounieh.
    La faute à l'absence de stations d'épuration fonctionnelle qui effectue l'intégralité des cycles de traitement, et à une gestion défectueuse des eaux usées et du mauvais entretien des canalisations. Tout cela est dû à un manque de moyens financiers. Mais les rejets de déchets industriels dans la Méditerranée sont également en cause.
    6 stations d'épuration doivent être mises en place au Liban d'ici 2020.
    Depuis quelques années, des ONG organisent des actions de sensibilisation des baigneurs, et des opérations de nettoyage des

    déchets.

    Vie pratique Liban

    Décalage horaire

    GMT + 2h en hiver (d'octobre à mars), + 3h en été (d'avril à septembre).

    Électricité

    110-120 V, 50 Hertz. Prises de courant conformes aux normes françaises.

    Horaires d'ouverture

    Le jour officiel de fermeture hebdomadaire est le dimanche. Mais certaines grandes surfaces ainsi que la plupart des supermarchés restent ouverts au moins durant la matinée dominicale. Les horaires d’ouverture en cours de semaine sont grosso modo 9h-18h, mais varient suivant les établissements et les saisons (fermetures anticipées en été) :

    - Administrations publiques : du lundi au jeudi de 8h à 14h, le vendredi de 8h à 11h et le samedi de 8h à 13h.
    - Secteur privé : de 8h à 18h du lundi au vendredi, le samedi de 8h à 13h..
    - Banques : de 8h30 à 16h du lundi au vendredi. Le samedi, de 8h30 à 13h.
    - Magasins : de 9h30 à 18h du lundi au samedi.
    - Supermarchés : tous les jours de 8h30 à 20h.
    - Musées : les principaux musées sont ouverts tous les jours de 9h à 17h.
    - Sites archéologiques : ouverts tous les jours de 9h au coucher du soleil.

    Téléphone et télécommunications

    Téléphone

    - De la France vers le Liban : 00 (tonalité) + 961 + numéro du correspondant.
    - Du Liban vers la France : 00 + 33 + numéro du correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).

    - Le réseau filaire : on peut effectuer des appels internationaux depuis les hôtels, les bureaux de poste et les magasins spécialisés. Il existe aussi des cartes téléphoniques pour téléphoner à l'étranger, mais ces 2 options s'avèrent onéreuses.
    - Le réseau mobile : c’est un réseau GSM cellulaire comme en France. L’ensemble du territoire est couvert par les deux opérateurs locaux (Cellis et Libancell). Les téléphones mobiles sont couramment utilisés.

    Internet

    Les grands hôtels proposent généralement un accès en wifi gratuit ou moyennant une petite somme.

    Itinéraires conseillés Liban

    Une semaine

     

    Beyrouth

     
    • Balade dans le quartier commerçant d’Hamra et le quartier de l'Université Américaine AUB à proximité
    • Le Musée national de Beyrouth (à na pas manquer !)
    • Promenade sur la corniche Raouché avec la célèbre « grotte aux pigeons »
    • Le quartier de l’Étoile et la rue Monot pour la soirée : de nombreux bars, restaurants et boîtes de nuit
     

    La côte au nord de Beyrouth

     

    Byblos

     
    • La ville médiévale
    • Les vestiges archéologiques
     

    Tripoli

     
    • La vieille ville : les souks dans les anciens Khans (caravansérails) et le souk Al Araj « marché couvert »
    • Les mosquées, les madrassas et les hammams de l’époque mamelouk, le château Saint-Gilles construit par les croisés
     

    Les plages entre Byblos et Tripoli

     

    La vallée de la Qadîsha, la Vallée sainte

     
    • Les somptueux paysages naturels de la vallée
    • Les chapelles de Mart Chmouni, Saïdet Haouqa et Saïdet Ed Darr, les couvent de Deïr es Salîb, Deïr Mar Antonios Qozhaiya, Deïr Mâr Elichaa et Deïr Qannoubîne
    • L’ermitage Saint-Siméon
    • Le musée Khalil Gibran dans le village de Bcharré
    • Le village médiéval d’Edhen (souk célèbre)
    • Le village le plus haut du Liban : Bqaa-Kafra, la grotte de Qadîsha
    • Les cèdres à Arz Er Rabb
     

    La plaine de la Beqaa

     
    • Les temples antiques de Baalbeck (à ne pas manquer)
    • La ville de Zahlé et ses alentours : architecture typique, les souks aux artisans, les caravansérails, zone gastronomique et viticole (restaurants du Bardawni, les caves à vins)
    • Le site omeyyade d’Aânjar
     

    Le Chouf et le Sud-Liban

     
    • Le château Moussa un peu avant Deir El Kamar
    • Le palais de l’Émir à Beiteddine
    • Tyr la ville phénicienne : les vestiges romains
    • La ville de Saïda (ancienne Sidon) : visitez le château de la mer sur le port, les souks, la grande mosquée et les nécropoles
    • Les plages au sud de Beyrouth - journée : vers Damour et Jiyeh
     

    Quinze jours

     

    Beyrouth

     
    • Balade dans le quartier commerçant d’Hamra et le quartier de l'Université Américaine AUB à proximité
    • Le Musée National de Beyrouth (à ne pas manquer)
    • Visite du quartier chrétien Achrafieh, visite du musée Sursock, superbe demeure du début du XXe siècle et pause à la place Sassine
    • Quartier de la corniche Raouché avec la célèbre « grotte aux pigeons »
    • Le quartier de l’Étoile et la rue Monot pour la soirée : de nombreux bars, restaurants et boîtes de nuit
     

    Les alentours de Beyrouth

     
    • Les grottes de Jeïta
    • Le site romano-byzantin de Deir El Qalaa qui surplombe Beyrouth (Beit Mery)
     

    Le Chouf

     
    • Le palais de l’Émir à Beiteddine
    • Le château Moussa un peu avant Deir El Kamar, village à l’architecture typique
    • Barouk et sa cédraie
     

    La côte au nord de Beyrouth

    Byblos

     
    • La ville médiévale
    • Les vestiges archéologiques
    • Les plages de Byblos : Abou Philippe, Tam Tam Beach…
     

    Tripoli

     
    • La vieille ville : les souks dans les anciens Khans (caravansérails) et le souk Al Araj “ marché couvert ”
    • Les mosquées, les madrassas et les hammams de l’époque mamelouk, le château Saint-Gilles construit par les croisés
    • Le port d’El Mina et la réserve de l’île aux Palmiers
    • Les plages de Tripoli : Pearl Beach vers Batroun, Las Salinas à Enfé et les plages d’El Mina au nord
     

    La vallée de la Qadîsha, la Vallée sainte

     
    • Les somptueux paysages naturels de la vallée
    • Les chapelles de Mart Chmouni, Saïdet Haouqa et Saïdet Ed Darr, les couvent de Deïr es Salîb, Deïr Mar Antonios Qozhaiya, Deïr Mâr Elichaa et Deïr Qannoubîne
    • L’ermitage Saint-Siméon
    • Le musée Khalil Gibran dans le village de Bcharré
    • Le village médiéval d’Edhen (souk célèbre)
    • Le village le plus haut du Liban : Bqaa-Kafra
    • La grotte de Qadîsha
    • Les cèdres à Arz Er Rabb
     

    Le Nord-Liban : Le Akkar

     
    • La ville d’Arqa : énorme tell archéologique datant du néolithique (vieux de plus de 6 000 ans)
    • Halte repas à Qoubayat, fief maronite de la région, à proximité, la vallée sainte de Helsban et ses petites églises comme Mar Challita
    • Le village de L’aal et son palais forteresse
     

    La plaine de la Beqaa

     
    • Les temples antiques de Baalbeck (incontournable)
    • Le village romain de Furzol et les grottes de Wadi El Habis (vallée de l’ermite) utilisées comme lieu de culte aux époques paléochrétienne et byzantine
    • La ville de Zahlé et ses alentours : architecture typique, les souks aux artisans, les caravansérails, zone gastronomique et viticole : restaurants du Bardawni, visite de caves aux domaines de Ksara, Kéfraya ou clos Saint-Thomas), le village de Saghbine et Lac de Qaraoun
    • Le site omeyyade d’Aânjar
     

    Le Sud-Liban

     
    • La citadelle des émirs Chehab dans la ville médiévale druze de Hasbaya et la vallée de Wadi El Taym: le village des potiers : Rachaya Al Foukhar, le sanctuaire druze de Khalwat El Badaya, la porte de Fatima à Kfar Kila; la plaine de Marjayoun et restauration au bord du fleuve Hasbani
     

    Tyr et ses alentours

     
    • Tyr la ville phénicienne : les vestiges romains, le caravansérail ottoman, le quartier chrétien ; les restaurants de poissons et fruits de mer sur le port
    • Les plages de sable aux environs de Tyr
    • Qana, village symbolique qui est le site des noces bibliques du Christ
     

    Saïda et ses alentours

     
    • La ville de Saïda (ancienne Sidon) : le château de la mer sur le port, les souks, la grande mosquée et les nécropoles
    • Le temple phénicien dédié au dieu guérisseur d’Echmoun
    • Les plages de Saïda : l'Oceana, Bamboo Bay, Jonas…
    • Cuisine et boissons Liban

      Cuisine

      Il était déjà fait mention dans la Bible que le pays de Canaan, qui est l’actuel Liban, proposait une gastronomie d’une grande finesse et d’une grande variété grâce à son merveilleux climat méditerranéen, qui lui permet d’avoir tout au long de l’année des fruits et légumes frais en abondance.
      La cuisine libanaise s’est enrichie de saveurs nouvelles venues d'ailleurs et elle a, au fil du temps, affiné les plats basiques, d’origine montagnarde, pour atteindre un grand raffinement.

      Où manger ?

      Au Liban de nombreuses possibilités de restauration s’offrent à vous en fonction de votre budget et de vos goûts culinaires.

      - Sur le pouce : vous trouverez, dans toutes les rues principales, des stands de fallafels (boulettes de purée de pois chiches servies dans un pain rond) et de shawarmas (l'équivalent du fallafel avec de la viande). Ceux-ci sont savoureux, nourrissants et bon marché. De nombreuses échoppes proposent des produits plus occidentaux comme des pizzas, etc.
      - Les gargotes classiques : elles sont aussi nombreuses et proposent des repas de type snack sur la base de mezze.
      - Les restaurants typiques sont aussi répandus proposant les incontournables mezze, mais aussi avec un grand choix de plats à base de viande ou de poisson. Tout au long de la principale route côtière, on trouve des restaurants spécialisés dans le poisson.
      - Les restaurants chics offrant des spécialités libanaises et les restaurants de cuisine internationale sont aussi nombreux au Liban, héritage du multiculturalisme qui fait la richesse de ce pays.

      Spécialités

      Mezze

      C’est un ensemble de hors-d’œuvre différents pouvant aller de six (petit mezze) à plus de cent plats (mezze de mariage) déposés sur la table et dont on se sert en s’aidant du pain libanais.
      Il comprend un choix savant des spécialités suivantes : le tabouleh (salade de persil haché, de blé dur concassé, de tomates, d’oignons et de menthe), le fattouche est l'autre salade vedette. C'est un mélange de légumes de saison : pourpier, laitue, radis, tomates, concombres, persil et menthe ; le batenjan, appelé également baba ghanouj ou metabal, est une purée d'aubergines souvent décorée de grains de grenade ; le houmous, une purée de pois chiches à l’huile de sésame (tehini), parfois agrémenté de pignons frits et de viande ; le kebbé, viande fraîche de mouton ou de veau, battue avec du blé concassé, assaisonnée et servie crue, frite ou grillée ; le labné, sorte de fromage crémeux semblable au yaourt, les rkakates sont des petits chaussons de pâte feuilletée garnis de fromage de chèvre, de crabe ou de viande. Leurs cousins, fourrés de selk (blettes) ou de kechk (délicieux yaourt, fermenté, séché puis réduit en poudre), se nomment fatayers ou sambousecks, les warak enab, feuilles de vigne farcies, et le foul médammas sont des fèves à l’huile.
      Un mezze plus élaboré comporte plusieurs sortes de viandes rôties, frites ou grillées, des poissons et des légumes.

      Malgré la richesse et l'abondance de ces mezze, qui fournissent un régime équilibré et peuvent représenter un repas à part entière, la cuisine libanaise offre bien d’autres spécialités de plats qu’il est impossible de citer. Certains, très longs à préparer, ne figurent pas au menu des restaurants, mais se dégustent en famille.

      Poissons

      Deux des meilleurs plats de poissons sont la sayadiyah (morceaux de poisson frais cuits avec des oignons, des amandes, des pignons et des épices et servis avec du riz bruni), et le samak tajen bi tahiné (poisson cuit au four avec de l’huile de sésame), le samak nahri des villages installés le long des rivières de montagne.

      Viandes

      La viande d’agneau est la plus appréciée au Liban, où on l’utilise dans de nombreux plats traditionnels tels le kafta (viande hachée accommodée de multiples façons : mélangée avec persil et oignons, c'est le halabi ; associée avec du fromage, c'est la tochka ; le batenjane se prépare avec des aubergines et la khaskhash avec des tomates et du piment) et les kebabs. Les gigots d’agneaux sont souvent farcis de riz, pistaches et amandes. Essayez la moghrabié de poulet, ragoût de petits morceaux de poulet et de mouton avec du couscous, des fèves et des épices ou le farrouj méchoui, poulet grillé servi avec une sauce à l’ail ou le chich taouk (brochettes de poulet mariné avec des épices).

      Pains

      Les catégories les plus courantes sont le khoubz arabi (disques de la dimension d’une assiette qui s’ouvrent en deux, horizontalement, quand on les rompt), le markouk (pain de montagne rond, de l’épaisseur d’une feuille de papier, dont le diamètre peut atteindre un mètre), les manakish (pain plat, recouvert de thym finement haché, de grains de sésame et d’huile d’olive, cuit au four, que l’on mange souvent au petit déjeuner) et les lahm bi ajine (pizza arménienne très mince avec de la viande, des tomates et des épices).

      Desserts

      Amateurs de douceurs, réjouissez-vous ! Les desserts libanais sont exquis. Les plus répandus sont : la osmaliyeh, un gâteau ayant l’apparence de vermicelles, fourré de fromage crémeux et couvert de sirop, les ma’moul (pâtes fourrées de pistaches ou de noix) et la mouhalabia (pudding de crème de riz garni de confiture de pétales de roses et d’amandes).

      Boissons

      Boissons non alcoolisées

      - Le traditionnel café arabe : le rituel du café est partie intégrante de l’hospitalité libanaise. Il est épais, fort et légèrement parfumé, le jellab, une délicieuse boisson aux raisins, servie avec des pignons de pin, et l’ayran ou leban, une boisson au yaourt.

      Boissons alcoolisées

      - Les vins libanais : la tradition du vin au Liban remonte à l’antique époque phénicienne et elle persiste aujourd’hui avec un certain talent ! Le terroir libanais, fort de conditions climatiques exceptionnelles, est évidemment, l’une des clefs de ce succès. Trois grands crus perpétuent une noble tradition millénaire et sont internationalement connus : le Ksara, le Musar et le Kefraya. Mais de nouveaux crus de qualité s’imposent ces dernières années.
      - L’arak : c’est une boisson à base d'alcool de raisin distillé avec de l'anis de Damas. On le boit mélangé à de l’eau fraîche (le pastis libanais !). L’arak accompagne souvent les repas traditionnels comme les mezze.


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  • Suède

    Article du guide du routard

    Suède par Yves Morel
    Suède © Yves Morel

    Presque aussi grande que la France mais presque sept fois moins peuplée, la Suède ne manque pas d'espace vital, et le droit individuel a pu s’y développer sans heurts. Ce droit de chacun et son pendant, le respect de l’autre, l’harmonie entre l’homme et la nature, les grands horizons, une douceur de vivre qui flirte avec la monotonie, des paysages d’une quiétude absolue... voilà les images auxquelles vous ne pourrez échapper en Suède.
    Pour réveiller tout ça, quelques grandes villes dynamiques, le plus souvent pleines de charme, chargées d’histoire mais au top de la modernité, pour le meilleur et pour le pire.
    Il ne faut pas visiter la Suède avec des yeux de Latin, sous peine de ne rien comprendre du tout au pays et à ses habitants. Sens de la mesure, compromis, négociation, remise en question, douceur des tempéraments, respect tatillon des règles, puritanisme, voilà les maîtres mots qui font la Suède.
    Même les paysages semblent avoir été dessinés pour ne heurter personne. D’immenses forêts et d’innombrables lacs sont là pour vous tout seul. Prenez le temps de vous y attarder et de profiter en douceur d’une nature qui s’offre à vous

    Géographie

    Troisième pays d'Europe en superficie (450 000 km²), la Suède est entourée par la Norvège à l'ouest et la Finlande à l'est. De ces pays, elle fait un condensé de paysages. Elle est en effet composée à 53 % de forêts, 17 % de montagnes, 9 % de lacs et rivières et 8 % de terres cultivées.
    Le Sud et le Nord, délimités par une ligne Göteborg-Stockholm, offrent des paysages assez différents. Le Sud, plutôt plat, à l'aspect bienveillant, est une alternance de douces collines, forêts et champs ; il se termine par les plaines fertiles et les plages de sable blanc de la Scanie.
    Plus on monte vers le nord, plus ces paysages se durcissent avec l'apparition de la chaîne de montagnes séparant la Suède de la Norvège, et dont les sommets varient entre 1 000 et 2 000 m (le point culminant étant le Kebnekaise, à 2 111 m).
    Partout, des forêts et de l'eau, de l'eau et des forêts. Un paradis pour pêcheurs !
    À l'est, la côte parsemée d'îles et îlots longe le golfe de Botnie avant de rejoindre la mer Baltique plus au sud.
    Parcourir la Suède du nord au sud vous prendra quelque 1 574 km... La Suède compte 28 parcs nationaux. Elle fut même le premier pays d'Europe à en créer (en 1910). Plus d'infos sur le site de l'agence suédoise de protection de l'environnement.

    Climat

    La Suède, malgré sa latitude, jouit dans son ensemble d'un climat tempéré, grâce au Gulf Stream. Assez étonnamment, l'été n'est pas si différent que l'on soit au nord ou au sud, mais il est beaucoup plus court et arrive brutalement là-haut alors qu'il s'installe pépère en bas. De toute façon, même s'il n'est pas rare que les journées d'été soient magnifiques, agréablement chaudes et propices à la baignade... le contraire est aussi assez fréquent !
    Les cieux suédois étant à peu près aussi lunatiques que leurs homologues bretons, prenez avec vous un bon coupe-vent, bien étanche, tout comme les chaussures, quelques vêtements chauds et votre maillot de bain.
    À partir de la mi-août, l'été laisse déjà doucement place à l'automne.
    Quant à l'hiver... on se couvre ! Plus on monte vers le nord, plus les températures chutent sévèrement, surtout à l'intérieur des terres. Dans le Sud, la neige et la pluie se partagent le boulot. Plus vous descendrez, plus vous retrouverez un climat semblable à celui du Danemark.

    Soleil de minuit

    L'été, le soleil est visible 24h/24 au nord du cercle polaire : de mi-mai au 20 juillet pour les villes les plus septentrionales et de début juin à mi-juillet pour celles à proximité du cercle. Quant au Sud, les journées d'été y sont également très longues (18 h au 1er juillet à Stockholm).
    L'automne arrive tôt dans ce pays, surtout dans le Nord, et les journées se font de plus en plus courtes. Au nord du cercle polaire, en hiver, le soleil ne se lève plus (sur une période plus ou moins longue selon la latitude). Cependant, surtout dans ces régions polaires, les nuits de temps clair et sec, sortez le nez de votre cache-col : les aurores boréales, tels des rubans lumineux qu'une gymnaste invisible agiterait, dansent dans le ciel.

    Aurores boréales

    C’est surtout dans le Grand Nord, la nuit, par temps clair et durant les mois d’hiver (quand il fait nuit, quoi), que l’on peut avoir l’occasion de contempler ce fascinant phénomène lumineux.
    Il est provoqué par des éruptions solaires très puissantes, pendant lesquelles de grandes quantités de particules s’échappent et forment le vent solaire. Le champ magnétique naturellement protecteur de notre planète étant affaibli au niveau des deux pôles magnétiques, cela a pour effet, sous certaines conditions de densité des particules, de générer ces stupéfiants embrasements. Ils se produisent à n'importe quel moment de l'année mais ne sont visibles que de nuit, à condition que celle-ci soit sans nuages.
    L'idéal pour les savourer pleinement : être loin de la ville (ou d'un village) et de ses lumières. La période la plus propice s'étend de février à avril, quand les nuits sont longues et le ciel souvent dégagé.
    Il ne faut surtout pas prendre le temps de courir chercher amis et appareil photo : l'aurore boréale présente d'abord une courte phase dynamique qu'il serait dommage de manquer. Une immense bande verte et orangée ne cesse de s'élargir en se colorant fugitivement de turquoise et de rouge sang. Ce n'est qu'après quelques minutes que l'embrasement s'installe.

    Cuisine

    Frukost et fika

    Les Suédois ne mangent pas comme nous. Ce constat s’applique à la fois au type d’aliments ingérés, à la fréquence et aux horaires des repas.
    Ainsi, au frukost (« petit déj »), les Suédois dévorent volontiers quelques bonnes tartines de pâté de foie accompagnées de tranches de fromage, de poisson mariné et de rondelles de concombre et de tomates. Les puristes du moins, car vous verrez de plus en plus de jeunes, dans les auberges de jeunesse, prendre céréales, fromage blanc et fruits.
    De même, ils n’avalent qu’un rapide en-cas vers 12h mais dînent tôt - vers 18h en général. Peu de restaurants servent donc après 21h, bien que de plus en plus s’adaptent aux habitudes des touristes.
    Le concept-clé de la gastronomie suédoise urbaine contemporaine est la fika (« pause repas »). Concrètement, un Suédois peut vous proposer de prendre une fika à n’importe quelle heure de la matinée (en général autour de 10h) ou de l’après-midi dans un des nombreux mysig fik (« petit café sympa »).
    On sert, dans ces cafés ouverts exclusivement dans la journée, toutes sortes de sandwichs ou salades à base de saumon, crevettes (délicieuses, quand c’est la saison !) ou fromage, sans oublier diverses boissons chaudes ou froides et les incontournables bullar (viennoiseries). La fika est en quelque sorte un brunch étendu à l’après-midi et aux jours de la semaine, et dont on ressort souvent ni complètement rassasié ni complètement affamé.
    Quant au vrai brunch du dimanche, c’est un véritable repas, pour lequel on réserve longtemps à l’avance, dans les hôtels comme dans les musées. D’ailleurs, son prix est en conséquence.

    Sinon, que mange-t-on ?

    Les restos étrangers (sauf les français et italiens !) sont souvent une bonne alternative pour changer les goûts et manger un bon repas à un coût raisonnable.
    La pomme de terre se trouve très régulièrement dans les assiettes. L'autre plat incontournable est le morceau de poisson, en général du saumon, accompagné des fameuses pommes de terre et d'une sauce à l'aneth. Il y a bien sûr aussi toutes sortes de viandes, servies en sauce ou en grillade avec un accompagnement de légumes. Beaucoup de restos proposent en plus une sélection de pâtes, voire de salades, et un ou deux plats végétariens.
    Autre évolution de la restauration suédoise : la floraison des pizzerias, kebabs, burgers et autres tacos, au détriment des restaurants plus traditionnels.

    - Le midi (sauf le week-end), presque tous les restos proposent un dagens lunch, un menu bon marché généralement servi entre 11h et 14h, qui comprend le plus souvent une salade à volonté en entrée, un plat chaud honnête, le pain, le café, et parfois une boisson et un dessert. Le soir, la même quantité (quoique pas nécessairement la même chose) vous coûtera le triple.
    - Ne vous privez pas du délice estival que sont les fraises suédoises. Elles ne sont pas particulièrement onéreuses, et qu'est-ce qu'elles sont bonnes ! Vous les trouvez en vente sur les marchés et un peu partout au bord des routes en saison.
    - Bakpotatis : il s'agit des pommes de terre cuites dans l'aluminium et fourrées à diverses bonnes choses. C'est souvent une façon de bien caler une petite faim et à moindre coût.
    - Les supermarchés ne sont pas véritablement plus chers que chez nous. Peu de marchés dans les villes, ou alors très pauvres. On trouve très peu de commerces de proximité (boulangerie, boucherie...).

    Quelques spécialités

    - Smörgås : jadis un véritable fait social en Suède, il tend à décliner au profit de la baguette. Il s’agit d’une tranche de pain de mie sur laquelle sont placés crevettes, saumon fumé, hareng, surmontés d’une tranche de poivron jaune ou de concombre... C’est bien joli, mais ça ne nourrit pas toujours son homme.
    Le terme smörgåsbord désigne un buffet, à la fois chaud et froid, souvent très bon et d’un excellent rapport qualité-prix.
    - Bakpotatis : des pommes de terre cuites dans de l’aluminium et fourrées à de bonnes petites choses. Une façon de caler une petite faim à moindre coût.
    - Köttbullar : ces boulettes de viande, généralement servies avec de la purée, constituent véritablement le plat de base de la famille suédoise.
    - Renstek : rôti de renne, à goûter au moins une fois, même s’il se fait rare dans les restos. C’est une viande assez dure, mais très bonne si elle est bien accommodée. Souvent servie en lamelles, avec une confiture d’airelles.
    - Mårten gås : littéralement « l’oie de Martin », une spécialité du sud de la Suède où on déguste l’oie bien grasse le 10 novembre, lorsque toutes les récoltes sont rentrées et que les hommes se préparent à affronter l’hiver.
    - Strömming (ou sill) : les harengs, vraiment excellents lorsqu’ils sont bien marinés. Moins lorsqu’ils sont cuits. On les accompagne généralement de pommes de terre. Choisissez-les ingaysdill, en petits bocaux de verre.
    - Les poissons fumés : si vous visitez des fumeries de poisson, faites le plein. Ça se conserve bien.
    - Janssons frestelse : la tentation de Jansson... Un gratin de pommes de terre et d’anchois coupés en très fines lamelles. Un délice !
    - Pytt i panna : mélange de pommes de terre et de jambon accompagné de betterave et servi surmonté d’un œuf.

    - Kanelbulle : viennoiserie à la cannelle en forme d’escargot. C’est LE petit en-cas sucré suédois par excellence sur lequel on n’a pas le droit de faire l’impasse. Il existe une variante, le Vanilj Bulle, parfumé à la vanille.
    - Princess tårta : le gâteau de la princesse, une sorte de gros gâteau à la peau verte, fourré de crème Chantilly. Un peu écœurant...

    - Jordgubbar : ne vous privez pas du délice estival que sont les fraises suédoises. Pas particulièrement onéreuses, elles sont terriblement bonnes ! En vente sur les marchés et un peu partout au bord des routes en saison. Citons encore les blåbär (myrtilles) ou les smultrons (fraises des bois), à manger avec de la crème fraîche.

    Boissons

    Mœurs suédoises

    Le Systembolaget, un des symboles de la vertu suédoise, est une entreprise d’État qui détient le monopole de la vente d’alcool de plus de 3,5° dans les magasins de détail. La raison de cette réglementation serait que les Suédois auraient la fâcheuse réputation de boire comme des trous et qu’un contrôle de la vente d’alcool se justifierait pour des raisons évidentes de santé publique.
    Après une semaine de tempérance, le vendredi soir marque ainsi le coup d’envoi d’un week-end de beuverie. Un phénomène appelé binge drinking, soit boire jusqu’à l’ivresse.

    Avec (ou sans) alcool

    Dans les magasins d'alimentation, on ne trouve que de la bière à faible taux d'alcool. Il faut avoir 18 ans pour boire une bière et 20 ans pour en acheter.

    On dénombre plusieurs types de bières : la Lättöl, la plus faible (à peine 2,2 %), la Folköl, déjà un peu plus forte mais encore légère, la Mellanöl, qui se rapproche un peu des nôtres, et la Starköl, la plus forte, la plus chère et la meilleure. Dans les bars, si vous voulez une bière faible, précisez-le car sinon, on vous servira d'office de la Starköl, au détriment de votre porte-monnaie.
    Par ailleurs, la bière la plus forte (Starköl), le vin et les autres boissons alcoolisées sont vendus exclusivement dans les fameux Systembolaget. C'est plus cher que chez nous.

    Si la boisson nationale reste l’eau-de-vie (aquavit), celle-ci se consomme modérément, comme pousse-café par exemple, et puis, comme on s’en doute, les jeunes lui préfèrent la bière.

    Avant d’acheter de l’alcool, regardez bien l’étiquette et sachez que alkoholfrit signifie « sans alcool » !
    Dernière recommandation : si vous allez le soir dans un pub ou en boîte, prenez vos papiers d’identité, on vous les demandera souvent.

    Et pour tous ceux qui ne se sentent pas concernés par ce qui précède : les amateurs de lait se méfieront du filmjölk, dont les packs ressemblent à ceux du lait normal mais contiennent du lait caillé... Quant à l’eau en bouteille, elle est presque toujours vendue gazeuse.

    Vie pratique Suède

    Électricité

    Voltage standard à 220 V. Prises de courant aux normes européennes.

    Horaires

    - Les banques sont ouvertes en général en semaine de 9h30 à 15h. Dans beaucoup de grandes villes, elles ferment à 17h un jour par semaine, souvent le jeudi.
    - Les bureaux de change Forex sont ceux qui pratiquent le taux de change le plus intéressant et acceptent les chèques de voyage. Ils sont ouverts au moins 6 jours sur sept, généralement de 9h à 18h ou 19h (15h ou 16h le samedi). Certains ouvrent aussi le dimanche.
    - La plupart des magasins ouvrent entre 9h30 et 18h et ferment le samedi vers 14h ou 16h. En revanche, les supermarchés sont généralement ouverts tous les jours de 9h à 21h, voire 22h pour certains grands magasins.
    Il n’est pas rare non plus que ces grands magasins (genre NK et Åhléns) soient ouverts le dimanche entre 11h et 17h.
    - Les musées ont souvent leur jour de fermeture le lundi, du moins en basse saison. Mais vous pouvez trouver chaque jour plusieurs musées à visiter à Stockholm, il suffit de bien vous organiser.

    Langue

    L'anglais est très répandu, presque tout le monde le parle, de l'adolescent au sexagénaire. Modeste, le Suédois prétend souvent maîtriser « just a little bit » la langue de Shakespeare, quand on évoquerait plutôt un « fluent English ».
    Ne soyez pas non plus surpris de rencontrer quelques Suédois d’un certain âge, amusés de vous voir chercher un renseignement dans votre guide, se proposer de vous renseigner dans un français parfait. Très classe !

    Poste

    Les bureaux de poste ont pratiquement disparu en Suède. Il en existe encore, mais ils ont déjà disparu dans la plupart des villes, où le service postal est désormais assuré par un ou plusieurs supermarchés, voire un bar-tabac. L'avantage, c'est que les horaires d'ouverture sont plus étendus. Ceux qui subsistent ouvrent de 9h à 18h et le samedi de 10h à 13h.
    Beaucoup d'offices de tourisme vendent des timbres, et on trouve des boîtes postales jaunes un peu partout. Aucune difficulté, donc, pour envoyer la traditionnelle petite carte. Affranchissement pour l'Europe à 12 Sk.

    Saison touristique

    C'est entre le 15 juin et le 15 août que vous aurez le plus de chances de tout trouver ouvert (campings, AJ, sites touristiques, cafés, etc.). Si vous voulez contempler le soleil de minuit, au-delà de mi-juillet il est déjà trop tard. C'est aussi à cette époque que vous avez le plus de chances d'avoir du beau temps.
    Néanmoins, certaines grandes villes telles que Stockholm, Göteborg et surtout les villes étudiantes (Lund et Uppsala) perdent un « petit quelque chose » de leur ambiance à ces époques estivales.
    Autre détail, la plupart des Suédois prennent leurs congés en juillet... autant vous dire que les campings sont un peu peuplés, dans le Sud notamment.
    Dans le Nord, l'hiver attire aussi nombre de touristes venus s'adonner aux joies du ski, des balades à raquettes ou en traîneau sur les lacs gelés. Et c'est aussi la saison des aurores boréales...
    Stockholm, enfin, peut constituer en toute saison, et particulièrement pendant la période de Noël, une belle destination pour un week-end.

    Téléphone et télécommunications

    Téléphone

    - De la France vers la Suède : 00 + 46 + indicatif de la ville (sans le 0) + numéro du correspondant.
    - De la Suède vers la France : 00 + 33 + numéro du correspondant (sans le 0 initial). Pour téléphoner en France en PCV, le numéro est le : 00-18.

    - Pour téléphoner d'une région à l'autre de la Suède, il faut composer le 0 devant l'indicatif. En revanche, on ne forme pas l'indicatif pour appeler à l'intérieur d'une région. On trouve encore pas mal de cabines à cartes (de 30, 60 ou 120 unités). Si vous avez un portable avec option internationale, sachez que la couverture du territoire est exceptionnelle.
    - Pour éviter de vous ruiner en communications internationales, vous pouvez acheter dans les kiosques des cartes téléphoniques type Viking Telecard. Pour 100 Sk, elle vous donne droit à 185 mn vers un fixe en Europe. Le plus rentable est d'appeler d'un fixe vers un autre fixe, car les appels de portable à portable réduisent sacrément les temps de communication. Elle fonctionne depuis les téléphones privés (la communication est à votre charge) et les cabines (dans lesquelles il faut souvent commencer par introduire une carte normale pour être connecté). Il y a toute une série de codes et chiffres à taper.
    - Numéro d'urgence européen (UE) : 112.

    Internet

    Les foyers suédois sont très bien équipés, et la population est très gourmande d'Internet. Internet supplante peu à peu de nombreux services (les paiements bancaires se font souvent par cette voie, les offices de tourisme deviennent virtuels, etc.).
    En plus des hôtels, des gares et des aéroports, largement pourvus en terminaux payants, les bibliothèques communales proposent souvent au moins 30 mn de connexion gratuite et autorisent le transfert des données, photos vers clé USB par exemple. En revanche, l'impression est payante. Souvent gratuit dans les offices de tourisme. Il faut parfois réserver ou attendre assez longtemps pour qu'un ordinateur se libère. Les réseaux wifi sont également de plus en plus fréquents dans les hôtels et cafés.


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  • Bretagne

    Article du guide du routard

    Bretagne par Eric Laudrin
    Bretagne © Eric Laudrin

    Voilà une péninsule qui indique la fin de l’Europe occidentale. La Bretagne s’avance dans l’océan Atlantique et se termine avec le Finistère à la silhouette de trident. La physionomie de cet ancien royaume devenu duché puis région est restée la même, hérissée de caps et de falaises, découpée en pointes granitiques, en abers, criques rocheuses, baies abritées et plages de sable et de galets. Difficile de trouver un rivage plus fracturé que le littoral breton.
    La partie nord de la Bretagne présente une remarquable variété de paysages : bocage et vergers à cidre d’Ille-et-Vilaine, collines chauves et landes des monts d’Arrée, vallées fluviales remontées par les marées (la Rance, la rivière de Morlaix, la région des Abers...), plateau du Léon consacré aux choux-fleurs et aux artichauts. À mesure que l’on avance vers l’extrémité ouest de la Bretagne, moins d’arbres, plus d’ajoncs et de dunes de chardons, plus de rochers et de granit. À l’ouest de Saint-Brieuc, la Côte d’Émeraude se mue en Côte de Granit rose. Et voilà le pays des Abers, plus dénudé encore dans sa beauté venteuse et pierreuse.
    En Bretagne Sud aussi, la terre et la mer se rencontrent, s’unissant pour mieux dessiner le paysage. Ainsi les abers, anciennes vallées fluviales, sont remontés deux fois par jour par les marées. Témoins aussi de ce mariage dans la partie sud de la Bretagne : le Pays bigouden, le golfe du Morbihan et les insolites flèches sableuses de Mousterlin (Fouesnant), du sillon de Talbert (Pleubian, dans les Côtes-d’Armor) et de Quiberon. C’est dans les îles que cette union est la plus frappante : Sein, Groix, Belle-Île..., autant d’univers où le temps s’écoule au rythme des marées.

    Coiffes et costumes

    Coiffes et costumes d'autrefois constituent le signe de reconnaissance sociologique de la Bretagne. Ne remontant qu'au XVIe s, les origines du costume breton sont relativement récentes. En supprimant les lois somptuaires, la Révolution française adopta le style « sans-culotte », une marque vestimentaire synonyme de république. Mais dans les campagnes bretonnes, alors que les seigneurs banalisaient de force leurs habits, les paysans fiers de leur liberté gagnée saisirent le droit de s'habiller mieux (reprenant les usages de la noblesse de l'Ancien Régime) pour paraître élégants et afficher une noble fierté.
    On recense habituellement 66 modes bretonnes différentes, ce qui signifie 66 costumes et coiffes, qui représentaient des communautés aux personnalités différentes (à l’échelle d’un pays ou d’une paroisse). Chaque coiffe portait un nom particulier. Chacune avait un aspect particulier et une forme originale.
    Chaque costume montrait un signe extérieur de richesse, quel que soit le degré de fortune de son propriétaire. ! Pour les hommes, la forme du chapeau breton, le volume du bragou-braz (culotte bouffante), la largeur du velours, la longueur des galons, l'éclat du plastron avaient une grande importance. Pour les femmes, l'élégance de la broderie, les motifs de la dentelle, la finesse des ornementations et des tissus, tout était porteur de sens et preuve de prestance.
    On ne sortait son costume des armoires familiales et on ne revêtait la coiffe qu'aux grandes occasions professionnelles ou solennelles : marchés, foires, mariages, deuils, fêtes ou pardons. Le costume et la coiffe révélaient de nombreuses informations identitaires : élément d'appartenance géographique, marque de réussite économique, enseigne sociale, blason de dignité et d'orgueil.

    Les modes vestimentaires paysannes bretonnes ont commencé à décliner en 1914, au profit des habits citadins. Seules quelques très vieilles femmes de la région de Plougastel-Daoulas (Finistère) et du pays bigouden (Finistère) les arborent encore quotidiennement. Les cercles celtiques les ressortent à l'occasion des fêtes bretonnes, des pardons et des nombreuses manifestations culturelles qui rythment et animent l'été breton. Vous pourrez alors admirer les coiffes et les costumes. Et si l'image de la Bigoudène est très répandue, c'est que, outre l'aspect spectaculaire de la coiffe, cette mode a perduré dans le pays bigouden plus longtemps qu'ailleurs. En tout cas, ne vous attendez pas à croiser des Bretons en costume à tous les coins de rue, vous aurez plus de chances d'en voir dans les festoù-noz.
    De cette vieille tradition vestimentaire bretonne, un seul vêtement (qui n'était pas un habit de fête) est parfois encore porté, même par des jeunes des grandes villes françaises : c'est le kab an aod de Kerlouan (Finistère Nord), plus connu sous le nom de kabig, avec sa grosse toile, sa large capuche et ses boutons effilés en corne de vache !

    Musique bretonne

    Danse et fest-noz

    La grande révolution s'opère dans les années 1960, avec le regain d'intérêt pour la musique et les instruments traditionnels. L'autre phénomène fondamental est l'urbanisation du fest-noz, qui a été synonyme, pour une fois, de promotion et d'enrichissement.
    Ce qui frappe la première fois que l'on se rend à un fest-noz, c'est tout d'abord son côté collectif et multigénérationnel. C'est ensuite son caractère gai et vivant. Bien sûr, on ne danse plus à un fest-noz comme il y a 100 ans, les pas et la technique même ont évolué, accompagnant en cela la musique : la danse s'est faite plus sensuelle, plus légère et a su conquérir un nouveau public. Sans perdre une once de son âme, car elle est restée, comme autrefois, une danse collective avant tout : on danse en chaîne, soudés les uns aux autres.

    La nouvelle musique pop bretonne

     

    Les créateurs de la nouvelle musique pop bretonne sont nombreux ; depuis la fin des années 1990, ils brillent par leur imagination et leur inventivité.
    Depuis les années 2000, quelques nouveaux noms apparaissent dans l'univers musical breton. Ces jeunes auteurs et musiciens enracinés dans la tradition parviennent à renouveler le style musical breton en l'associant à d'autres styles musicaux venus de tous les horizons.

    Emblèmes et symboles bretons

    Le drapeau breton

    Le fameux gwenn ha du (« blanc et noir »). Créé en 1923 par Morvan Marchal, fondateur et militant du mouvement nationaliste Breizh Atao, il fut déclaré drapeau national breton en 1927 au premier congrès du parti autonomiste breton.
    Ses cinq bandes noires représentent les évêchés de haute Bretagne (parlant le français) et ses quatre bandes blanches les évêchés de basse Bretagne (parlant le breton). Le quart gauche est occupé par 11 mouchetures d'hermines. Différentes interprétations accompagnent ce nombre 11 : il rappellerait les 11 ducs ou duchesses qui furent à la tête de la Bretagne ; il pourrait aussi correspondre au nombre de lettres du « slogan » Breizh Dieub (« Bretagne Libre »).
    Le nombre de mouchetures d'hermine n'aurait pas de signification, contrairement au nombre d'étoiles du drapeau américain.

    La triskèle (ou le triskell)

    Outre le drapeau, c'est, avec l'hermine, le symbole le plus répandu en Bretagne. Sorte de croix formée de trois branches en spirales réunies par un triangle auquel elles donnent un sens giratoire. Ces branches représenteraient les trois éléments : l'eau, le feu et la terre.
    D'abord utilisée comme motif décoratif par les Celtes, la triskèle fut reprise à partir de la fin du Moyen Âge dans l'art religieux et l'ornement du mobilier rustique. Au cours du XXe siècle, la triskèle a souvent pris une connotation nationale, de nombreux partis politiques et mouvements druidiques la choisissant pour emblème. C'est aussi l'un des motifs favoris des créateurs de bijoux de Bretagne.

    L'hermine

    L'hermine est devenue emblème de la Bretagne au début du XIIe siècle grâce au mariage d'Alix, héritière du duché de Bretagne, et de Pierre de Dreux, dit « Mauclerc », un duc capétien. En plus de ses armes, Mauclerc portait une hermine pour se distinguer des membres de sa famille. Alix adopta les armes de son mari (et son hermine). Bientôt, les pièces de monnaie furent frappées de l'hermine. On retrouve le symbole de l'hermine sur le drapeau breton.

    La croix celtique

    Symbole essentiel du christianisme, la croix est, en pays celte, inscrite dans un cercle. On peut l'assimiler au « cercle druidique » (où se tiennent les rites), mais également au symbolisme de la roue, très présent dans la tradition celte. La roue illustre notamment la notion de temps (pour les Bretons, le temps tourne mais ne passe pas).

    Langues régionales

    Il y a le breton à l'ouest, le gallo à l'est. Aux origines de la Bretagne, on trouve des colonies d'émigrants bretons, venus de l'actuelle Grande-Bretagne au Ve siècle. Comme le gallois et le cornique, le breton est issu du brittonique, lui-même rameau historique du celtique, et du gaulois en place. C'est du Ve au IXe siècle, époque du vieux breton, que datent la majeure partie de la toponymie et les patronymes d'aujourd'hui.
    En même temps, on pouvait aussi s'exprimer en gallo (de la racine gall : l'étranger = français en breton) qui, comme le francien, le picard ou le normand, est une langue romane dérivant du latin populaire, un riche rameau de l'ancien parler d'oïl qui a supplanté de gaulois.
    Depuis la IIIe République, qui imposa le français, le breton et le gallo reculent simultanément en effectifs et en aires d'influence.
    Au cours de l'année 2008-2009, près de 10 % des enfants scolarisés bénéficient d'un enseignement bilingue (breton-français).
    Même si la signalisation routière bilingue est accueillie favorablement, tout ne tourne pas si rond pour les écoles associatives Diwan (le Germe) qui ne sont pas encore intégrées à l'Éducation nationale. Malgré tout, il existe des journaux et des chansons de rock en breton. Par ailleurs, plus de 580 acteurs socio-économiques de 56 collectivités locales se sont engagées à développer la langue bretonne au quotidien.

    Pardons

    Aucune terre d'Europe ne possède une telle architecture religieuse. On édifia des églises dont les clochers étaient de vrais morceaux de bravoure, on sculpta des calvaires et des croix comme autant de prières. Entre religion et croyances populaires, les pardons sont nés naturellement.
    Leur but : rendre hommage annuellement et collectivement au saint local, véritable intercesseur entre les hommes et le Ciel. Chaque paroisse a le sanctuaire de son éponyme, parfois plusieurs, disséminés dans la campagne, au hasard des chapelles. Aussi les pardons sont-ils nombreux et variés. Certains ont gardé un ton franchement religieux, d'autres beaucoup moins.
    Les pardons ont tous connu un regain d'affluence au cours de ces dernières

    années.

     

    Cuisine et boissons Bretagne

    Armor et Argoat ont de tout temps fourni quantité de produits permettant une alimentation extrêmement variée et équilibrée. Mieux que ça, les recettes collectées ont montré l'influence de saveurs exotiques, épices et aromates que les marins rapportaient : safran, vanille, rhum, pruneaux...
    D'un côté, ont proliféré de médiocres crêperies-grill-pizzeria-fruits-de-mer, et, de l'autre côté, des cuisiniers ont ouvert leur carnet, retrouvé les goûts de leur enfance et planché sur une mise en valeur d'un immense patrimoine culinaire.

    Cuisine bretonne

    Les incontournables

    - Crêpes et galettes : Crêpe ou galette ? Généralement, la galette est à base de blé noir, et la crêpe provient du froment. Pour certains, la galette est à base de blé noir et la crêpe provient du froment. Cela dit, rares sont les crêpiers qui ne mélangent pas les deux farines, pour éviter que la crêpe ne soit trop sèche.
    - Fars : en basse Bretagne, le far est la façon la plus traditionnelle de préparer farines de sarrasin et de froment. On trouve des versions sucrées comme le célèbre far aux pruneaux et des versions salées. Nature ou saupoudré de sucre, émietté ou en tranches, on mangeait le far pour accompagner la viande.
    Le plat le plus célèbre est le kig ha farz, typique du pays de Léon : grosse potée paysanne dans laquelle on trouve des légumes de la viande de porc et bien sûr le far.
    - Kouign amann : une pâte à pain améliorée, avec du beurre et du sucre, que l'on replie plusieurs fois sur elle-même.
    - Tout aussi incontournables, les traou-mad et les galettes de Pont-Aven, les galettes de Pleyben, de Fouesnant, de Saint-Michel, les craquelins de Plumaudan, les crêpes dentelle de Quimper, le far breton avec ou sans pruneaux
    - Sel : on ne présente plus le sel de Guérande, l'un des premiers produits du terroir à être devenu à la mode. Sur place, vous le trouverez vendu au kilo à un prix très correct. Le sel breton doit aujourd'hui son succès à sa qualité plus qu'à une quelconque dispense de gabelle !
    - Beurre : symbole fort et produit phare en Bretagne. Le sel permettait simplement de le conserver. Mais il y a aussi une raison historique au fait que le beurre était salé : les Bretons n'étaient pas assujettis au paiement de la gabelle ; ils en utilisaient sans compter. Aujourd'hui, malgré le frigo, on le trouve sur toutes les tables.

    Poissons, coquillages et crustacés

    - Les soupes de poisson, qu'elles se nomment cotriade ou godaille, n'ont rien à envier à la bouillabaisse. Les poissons du jour sont cuits dans un court-bouillon au vin, bien assaisonné. Il existe autant de recettes que de villages, que de familles et même que de jours dans l'année !
    - Le bar : poisson noble par excellence, qui apprécie les estuaires et les eaux agitées, où il aime chasser. Il peut atteindre 80 cm.
    - Les fruits de mer : assister à une vente à la criée vous mettra l'eau à la bouche : crabes, tourteaux, araignées, étrilles, cigales de mer, galathées, crevettes et, bien sûr, le homard... Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un plat breton. En outre, cela fait maintenant plus d'un siècle qu'on le mange en Bretagne « à l'armoricaine ».
    - Les moules et les huîtres sont deux coquillages rois en Bretagne. Quelques « crus » sont particulièrement réputés : baie du Mont-Saint-Michel (Vivier-sur-Mer), Pénestin... pour les moules ; Cancale, Aber Wrac'h, Penerf, Riec-sur-Bélon, golfe du Morbihan... pour les huîtres.
    Les moules, marinières, au lard ou en mouclade, se trouvent sur toutes les cartes de restos en été. Les huîtres se dégustent toute l'année, même hors des mois en « r » (où elles sont alors beaucoup plus laiteuses).
    - On ne peut pas faire l'impasse sur les coquilles Saint-Jacques, dont les plus fameuses proviennent d'Erquy. Une belle assiette se doit de comporter également bulots, bigorneaux, clams, palourdes, praires, rigadeaux (coques), pétoncles, amandes de mer... Avec un peu de chance, vous trouverez sur le marché de l'ormeau ; c'est une merveille, malheureusement trop rare.

    Viandes

    - Andouille : un des grands classiques de l'Argoat. La plus célèbre, l'andouille de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), doit être fumée, moelleuse, pas trop grasse. Tout aussi exceptionnelle, l'andouille de Baye (en Finistère Sud) ou andouille au lard.
    Mais partout en Bretagne, les petits charcutiers de village vous proposeront leur andouille maison, dite « de campagne ». Très proche de l'andouille de Vire (en Normandie), c'est un pur délice au petit déjeuner (eh oui !), sur une bonne tartine de beurre salé. Dans tous les cas, préférez les qualités artisanales : l'andouille ne supporte ni le plastique ni la médiocrité.

    Fruits et légumes

    L'Argoat est aujourd'hui l'une des premières régions agricoles françaises. Des groupements de producteurs ont permis de sauvegarder puis de développer des légumes traditionnels et se battent de façon intelligente pour la promotion de leurs produits.
    Pommes de terre primeurs de l'île de Batz, fraises de Plougastel, melon petit-gris de Rennes, châtaigne (teillouse) de Redon sont d'une grande qualité gustative ; dommage que leur diffusion reste si confidentielle. Ce qui n'est pas vraiment le cas des pommes, des kiwis (la Bretagne en produit plus que la Nouvelle-Zélande !), des primeurs nantais ; carottes et mâche nantaises se trouvent sans problème sur tous les étals français.
    L'Armor n'est pas en reste non plus depuis que les grands chefs se sont entichés de la cuisine aux algues.

    Boissons

    - Le cidre : fermier, artisanal, bouché, traditionnel, pasteurisé... À chaque terroir correspond une variété de cidre, à chaque producteur un assemblage. Les crus les plus réputés sont ceux du pays de Fouesnant, et ceux de Cornouaille sont passés AOC. Mais cela n'empêche pas d'en trouver de très bons partout ailleurs.
    Le cidre se décline en eau-de-vie et en alcool, en lambic et en pommeau, et la cuisine au cidre, en vogue, marie le goût de la pomme aux viandes ou aux poissons.
    - La bière et la cervoise : aujourd'hui, on ne compte pas moins de 15 brasseries en Bretagne. Et elles font de la bonne bière ! Amateurs de Pils, passez votre chemin, ici on brasse de la bière artisanale bretonne, non filtrée, non pasteurisée et plutôt alcoolisée. La plus célèbre, la Coreff de Morlaix, ambrée et fortement houblonnée, reste bien traditionnelle. Bernard Lancelot, l'autre poids lourd, a pris le parti des bières spéciales. Outre sa Cervoise légèrement miellée, il propose une bière au sarrasin (Telenn Du), une bière blanche (Blanche Hermine). À Huelgoat, dans le Finistère, la brasserie An Alarc'h élabore quant à elle la Hini Du et la Tantad.
    - Le chouchen : nom breton de l'hydromel (chamillard en gallo). C'était la boisson des dieux, des druides et des jeunes mariés.
    Le chouchen a été remis au goût du jour par quelques apiculteurs passionnés. De la bonne eau, du bon miel et des levures naturelles sont les seuls ingrédients à entrer dans la composition d'un chouchen digne de ce nom. Alors qu'il est traditionnellement doux et titrant plus de 14°, les amateurs se tournent aujourd'hui plus volontiers vers des chouchen plus secs, plus délicats.
    Il devient difficile de trouver ceux élaborés à partir de miel de sarrasin, mais certaines marques proposent des produits typés à défaut d'être typiques, assez intéressants... Les grands classiques sont le Yann Gamm de Coray, le Lozachmeur de Baye. Les chefs s'intéressent de plus en plus aux parfums qu'il peut apporter en cuisine.
    - Vins : pour accompagner votre plat de poisson ou de fruits de mer, les vins du Pays nantais sont très appréciés par les amateurs dont nous faisons partie.
    - Breizh cola : le cola breton joue des coudes depuis 2002 pour se faire une petite place dans la cour des grands. Il a déjà fait un putsch au Festival interceltique de Lorient, au détriment du géant américain !

    Les endroits à visiter en Bretagne:


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    André Verchuren, un artiste « irremplaçable »

     

     

    Par Rodolphe LAURENT

    L'accordéoniste René Grolier, présent mercredi à ses obsèques, a très bien connu « Verchu », qu'il avait invité à Romilly en 2004

     

     

     

     

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    René Grolier a de nombreux souvenirs avec André Verchuren, qu'il a souvent côtoyé, comme ce jour  de septembre 1991 sur le plateau de l'émission « Soufflets c'est jouer », diffusée sur FR3
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    Beaucoup d'émotion mercredi aux obsèques d'André Verchuren à Chantilly, dans l'Oise. L'Aubois René Grolier, qui était présent, peut en témoigner. « Une cinquantaine d'accordéonistes étaient là, dont Louis Corchia, le Belge André Loppe, le champion du monde James Lesueur et des musiciens de la nouvelle génération, comme le Vosgien Frédéric Buch ou Alexandra Paris. Même Yvette Horner, qui a 90 ans, est venue - mais elle n'a pas joué. Nous avons formé une haie d'honneur à la sortie de l'église en reprenant tous ensemble Les fiancés d'Auvergne, son plus grand succès - qui lui avait payé sa très belle maison », raconte-t-il. Des membres d'associations patriotiques étaient également présents pour rendre hommage au résistant et déporté qu'André Verchuren, décédé le 10 juillet à 92 ans, avait été, de même que Jean-Pierre Foucault, unique représentant du show-biz parisien, par « fidélité », a-t-il confié à René Grolier : en effet, à partir de « 1967, et pendant sept ans, ils avaient animé ensemble sur Europe 1 Les rois de la musique populaire, une émission diffusée dès 6 h du matin. » En revanche, les anonymes étaient nombreux, « plus qu'on l'a dit et écrit, environ 700 personnes… »

    « Immensément populaire »

    Des gens pour qui « Verchu », comme on l'appelait, est, jusqu'au bout, resté une référence, « l'une des trois stars de l'accordéon avec Aimable et Yvette (Horner) », selon René Grolier. « Il avait été immensément populaire dans les années 50 et 60 », rappelle-t-il. Lui ne l'a rencontré que vingt ans plus tard. « C'était en 1989. Je venais d'entrer dans le Guinness book pour avoir battu le record du monde d'endurance à l'accordéon, et Pascal Sevran m'a appelé pour participer à La chance aux chansons. André Verchuren était là, et immédiatement, on a sympathisé, il était très ouvert. Par la suite, il y a eu les grands galas au Zénith de Paris (dont le 15e Festival national de l'accordéon, en 1998 - NDLR)… » De fait, dans les années qui ont suivi, le Romillon - lequel réside désormais à Cirey-sur-Blaise, en Haute-Marne - a, très régulièrement, eu l'honneur et l'avantage de jouer avec « Verchu ». Mieux, « nous avons fait une chanson ensemble, Sur mon accordéon. » En 2000, René Grolier croise encore André Verchuren au siège de la Sacem, où on lui remet la médaille de sociétaire définitif - qu'il était depuis un demi-siècle ! Début 2004, l'as du piano à bretelles, qui y avait animé des bals musette dans les années 50, en particulier à Sainte-Savine (lire par ailleurs), revient une dernière fois dans l'Aube, honorant de sa présence le 17e Gala d'accordéon de Romilly-sur-Seine. « Secrétaire de l'Association des accordéonistes de France, je voyais André Verchuren une fois par mois. Avec d'autres musiciens, on se retrouvait dans un restaurant parisien, où on parlait métier. Je l'ai encore eu au téléphone il y a deux ans : ça lui manquait de moins jouer… », confie René Grolier, qui termine : « C'était vraiment un homme agréable, pas fier, qui aimait se mêler aux gens, à son public. Mais il ne fallait pas le déranger dans le boulot - boulot dont il était accro. Déprimé, il était transformé dès qu'il montait sur scène. On ne le remplacera pas. Comme Piaf, il est irremplaçable… »


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