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    Éric Charden, du duo Stone et Charden, est décédé 

    Le duo Stone et Charden en 1972. Éric Charden, 69 ans, est décédé dimanche.
    Le duo Stone et Charden en 1972. Éric Charden, 69 ans, est décédé dimanche.Crédits photo : -/AFP

    VIDÉO - Le chanteur a succombé à «une longue maladie», a indiqué dimanche matin son service de presse. Il avait 69 ans.

     

    Quarante ans après le tube L'Avventura, Éric Charden a succombé à un cancer. La nouvelle a été annoncée par son entourage dimanche matin. Le chanteur avait 69 ans. Il formait avec Stone un des duos les plus populaires de la variété française. Né le 15 octobre 1942 à Haïphong (Vietnam) - de son nom Jacques Puissant -, il était fils d'un Français ingénieur en chef des ports, et d'une Tibétaine. Un de ses titres, Indochine 42, comporte d'ailleurs un hommage à sa mère. À 7 ans, le petit Puissant quitte l'Asie avec sa mère pour Marseille, son père demeurant sur place. Bac en poche, il gagne Paris où cet auteur admirateur de Brel entend faire carrière. Son premier album J'ai la tête pleine de Provence, qui mise déjà sur la célébration du terroir hexagonal, sort en 1963. Mais c'est deux ans plus tard que le succès arrive avec un autre 33-tours Amour limite zéro. Ses compositions se teintent alors de psychédélisme pop british. Manset et Polnareff ne sont pas loin.

    En janvier 1966, juré pour l'élection de Miss Beatnik, il rencontre la lauréate Annie Gautrat. Cette pétillante blonde de 18 ans est coiffée à la manière de Brian Jones, le premier leader des Rolling Stones. Voilà un nom de scène tout trouvé. Charden écrit à Stone deux chansons et adapte deux titres des Beatles pour son premier 45-tours. Le couple se marie mais pour l'instant chacun mène une carrière séparée. Charden écrit aussi pour Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dalida, Claude François… Un autre nom post yé-yé, Monty, futur auteur de l'hymne footballistique Allez les Verts, lui doit Le monde est gris, le monde est bleu. Sorti en 1967, ce titre sera rapidement interprété un peu partout en Europe.

    Pantalons patte d'éléphant et col pelle-à-tarte

    C'est à partir de 1971 que Stone et Charden naissent vraiment sur scène. Leur formule de duo amoureux triomphera jusqu'en 1975. De multiples concerts en province, des unes heureuses de magazines de cœur et des apparitions quasi hebdomadaires dans une télévision où les émissions de variétés connaissent leur âge d'or leur permettent d'empiler les hits, dontL'Avventura. Pantalons patte d'éléphant et col pelle-à-tarte, ces gentils hippies, soixante-huitards de pure apparence, conviennent à un grand public friand de bluettes et verdure. En témoignent Il y a du soleil sur la France(1972) ou Made in Normandie (1973). La naissance d'un fils, Baptiste, alimente encore la fable du jeune ménage heureux des années Pompidou/Giscard. Toutefois, ni Charden ni Stone ne s'en satisfont. Par ailleurs, en privé, l'idylle bat de l'aile. Éric Charden sort en solo l'album 14 ans les gauloises, écrit avec Guy Bontempelli.

    Et l'année suivante, toujours avec Bontempelli, il se lance dans la comédie musicale. La réalisation ambitieuse de Mayflower, qui conte l'arrivée des premiers immigrants britanniques en Amérique du Nord, sera donnée pendant deux ans au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Stone, mais aussi sa nouvelle compagne Pascale Rivault, Patrick Topaloff, Roland Magdane y figurent. Suivent, avec beaucoup plus de difficultés et moins de réussite, L'Opéra vert, et La Cinquième Dimension. Concédant à la mode disco, Éric Charden trouve encore le chemin gagnant avec L'Été s'ra chaud cosigné avec Didier Barbelivien. Puis, en but à de gros problèmes financiers, il vit en se diversifiant, composant notamment pour les dessins animés Albator et pour la série japonaise de science-fiction San Ku Kaï. L'écriture de contes et la peinture alternent avec le travail de composition. Éric Charden ne reviendra sous les projecteurs qu'à partir des années 2000, à l'occasion de spectacles nostalgiques, comme, en 2007, la tournée Âge tendre et Têtes de bois. Il y chante seul mais aussi, à nouveau, avec Stone. Comme elle, en janvier dernier, il est fait chevalier de l'Ordre de la légion d'honneur. Il y a un mois, le duo a sorti Made in France, un CD de reprises célèbres. De duos toujours...

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    Par Eric Bietry-Rivierre
    LE FIGARO,

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    Les vertus du miel

     
     
    A utiliser contre les bactéries, les affections ORL, le stress, les problèmes de peau, la fatigue et pour faciliter la digestion.

    Le miel est un don de la nature que les êtres humains utilisent depuis 9000 ans. Cet élément précieux usé par les Egyptiens, les Grecques et les civilisations les plus anciennes, est très bénéfique tant pour le corps que pour la peau.

    Parmi les innombrables usages thérapeutiques du miel, l'une des principales reste ses propriétés antiseptiques et antibiotiques.
    Certaines caractéristiques du miel lui confèrent un pouvoir antibactérien important. Sa viscosité, par exemple, limite la dissolution de l'oxygène, assurant ainsi une meilleure oxygénation des tissus. D'autre part, sa faible concentration en protéines empêche les bactéries de croître correctement.

    Avant l'apparition des antibiotiques, le miel était souvent utilisé dans le monde médical. Il était par exemple employé comme agent antiseptique pour la guérison des infections et pour soigner en douceur verrues, boutons d'infections et furoncles. Durant la Première et la Seconde guerre mondiale, il était utilisé pour accélérer la cicatrisation des plaies des soldats. Néanmoins, précisons que, pour l'instant, aucune étude scientifique ne s'est penchée sur l'effet antibactérien du miel.

    Il a également largement été utilisé en tant que cicatrisant et, enfin, comme produit de beauté chez les Romaines et les Grecques qui prenaient des bains au lait et au miel pour tonifier leur visage.

    Quelques exemples de masques:
    - Le miel, associé avec de la cannelle, appliqué en masque sur la peau est réputé pour favoriser la disparition des boutons d'acné et serait utilisé également dans le traitement de l'eczéma.
    Miel et citron : c’est l’un des masques les plus utilisés. Il sert à nettoyer la peau et régulariser les niveaux d’huiles naturelles. Cette recette est aussi utilisée comme remède contre les infections de la gorge.
    Miel et avoine : ce masque est un excellent exfoliant. Mélangez un quart d’une tasse d’avoine avec une cuillère à soupe du miel. Vous pouvez ajouter au mélange deux cuillères de yaourt non sucré. Appliquez ce masque sur une peau bien propre et laissez-le agir une quinzaine de minutes sur la peau.
    Miel et argile : le mélange miel et argile est bénéfique pour toutes types de peaux. Il aide à alimenter la peau et la nettoyer. La quantité d’argile doit être supérieure à celle du miel, ce qui rend l’application de ce masque plus facile.
    Miel et œufs : pour une peau sèche, une cuillère de miel mélangée à un œuf contribue à humecter la peau déshydratée et desséchée, ce qui permet à la peau de retrouver son éclat.

    Ainsi, les glucides du miel sont en majorité le fructose et le glucose. Ces glucides sont très facilement assimilables par les cellules de l'organisme qui peuvent en tirer le carburant nécessaire à leur fonctionnement.
    Dans l'Antiquité par exemple, les athlètes buvaient de l'eau miellée pour recouvrer rapidement leur force. Sucre à part, le miel contient une multitude d'oligoéléments qui lui donne des vertus énergétiques uniques, ou presque.

    Il est d'usage d'agrémenter une bonne tisane d'une cuillère à soupe de miel pour soigner un vilain rhume. Loin d'être un reliquat de coutumes désuètes, ce geste est au contraire plein de bon sens ! En effet, il semblerait que le miel diminue l'adhérence des bactéries , les empêchant ainsi de se fixer et de proliférer. Ainsi, le miel aide à atténuer les maux de gorge et, dans le cas de toux sèches, à fluidifier le mucus.

    En plus de fournir de l'énergie, de lutter les bactéries et d'adoucir les maux de gorge, le miel agit également sur la sphère digestive !Il possède des propriétés diurétiques, laxatives et aide à lutter contre les constipations passagères. Il serait également efficace contre les infections de l'estomac et de l'intestin.

    Le miel a aussi des propriétés anti-bactérienne, anti-anémique, anti-toxique, antiseptique, antibiotique, digestive, régénératrice, rééquilibrante, reminéralisante et anti-stress...

    Le miel, grâce à ses sels minéraux, aide à la croissance en favorisant la rétention du calcium et du magnésium et aide à combattre l'anémie en favorisant la production de globules rouges. C'est ainsi un aliment à privilégier chez les enfants.

    Le miel a un pouvoir sucrant deux fois plus important que le sucre mais apporte moins de calories. On aurait donc tout intérêt à remplacer la saccharose raffinée, dévitalisée et blanchie (le sucre blanc industriel "classique") que nous consommons tous, par du miel...
    Alors, utiliser du miel au lieu de sucre dans vos boissons!

    En règle générale, plus le miel sera de couleur foncée et plus sa saveur sera prononcée.


    Le miel d'Acacia aide à lutter contre la constipation en tant que régulateur intestinal et a des vertus calmantes.
    Le miel de châtaignier a la particularité de favoriser la circulation sanguine.
    Le miel de forêt est notamment un antiseptique des voies respiratoires.
    Le miel de Bourdaine, laxatif, facilite la digestion
    Le miel de Romarin est également conseille en cas de difficultés digestives car il augmente la sécrétion biliaire.
    Le miel de lavande est un antiseptique et un anti-inflammatoire pour les voies respiratoires.
    Le miel d'oranger est également reconnu pour ses vertus apaisantes.
    Le miel de tilleul favorise le sommeil.
    Le miel de thym, antiseptique général, est un bon stimulant des fonctions digestives.
    Le pollen est également bienfaisant en cas de troubles intestinaux (diarrhée ou constipation) et est également bienfaisant en cas de troubles du sommeil.

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    1 milliard de véhicules dans le monde !

    Révolution des transports du XXème siècle, l'automobile s'est rapidement imposée comme le principal moyen de déplacement dans les grandes agglomérations des pays occidentaux. Ainsi, depuis 1983, en Ile-de-France, la marche n'est plus le moyen de déplacement prédominant, c'est la voiture ! (Enquête Globale de Transport - EGT, 2001-2002)

    Evolution du nombre de voituresEvolution du nombre de voitures dans les différentes régions du monde
    Source : Geo Data Portal à partir des données UNSD 2007

    Dans le monde

    En 2005, près de 890 millions de véhicules parcouraient la planète (CCFA, 2005). En 2007, le milliard était dépassé. De 1955 à 2005, l'augmentation de leur nombre a été environ trois plus rapide que la croissance de la population ! Enfin, en 2009, plus de 61 millions de véhicules (voitures et véhicules utilitaires) ont été mis sur le marché !

    La production automobile mondiale a atteint un record en 2011 avec 80,1 millions d'unités fabriquées (Organisation internationale des constructeurs automobiles - OICA). "Après une chute drastique en 2009, à 61,8 millions d'unités, en raison de la crise de 2008, la production automobile mondiale est repartie à la hausse ", indique l'OICA.

    Depuis 2011, l'Asie est désormais le premier continent producteur, avec 40,6 millions d'unités fabriquées dont 18,4 millions en Chine, le premier pays producteur mondial. Elle est suivie par les Amériques (17,8 millions d'unités) et l'Europe (17,7 millions de véhicules).

    L'Europe

    En 2004, comptait environ 216 millions de voitures particulières avec une progression de 40% depuis 1990. (UE, 09/2006)

    En France

    Le parc automobile en circulation est estimé à plus de 37,2 millions de véhicules dont 30,85 millions de voitures particulières au 1er janvier 2009. Toutefois, le rythme de croissance du parc continue de s'infléchir comme dans d'autres pays européens, plus proche désormais de 1% (0,7% en 2005, 1,2% en 2004), contre plus de 2% entre les années 1990 et 2000 (CCFA, 01/2007). La route assure 83% du trafic voyageur et 80% du transport de marchandises (INSEE, 08/2007).

    L'image de liberté, de beauté et de puissance de la voiture a permis de gagner l'imaginaire des Hommes qui aspirent rapidement à acquérir leur véhicule. Si cette révolution est indéniable et des plus pratiques, nous nous attacherons à mettre en exergue les aberrations et le cortège de maux que l'automobile génère depuis des décennies dans une indifférence notable.

    Une dépendance envers les énergies fossiles

    Actuellement, les transports dépendent à 97% du pétrole (IFP, 09/2006) et le trafic routier en est bien évidemment le premier consommateur. Une demande qui s'accroît de plus en plus avec la multiplication des véhicules particuliers qui participe aux pressions internationales sur le prix de la ressource et son accès : "cette hausse de la consommation pétrolière mondiale proviendrait pour les deux tiers des transports, et plus particulièrement du transport routier. Leur part dans la demande finale de produits pétroliers devrait progresser de 50 % en 2000 à 60 % en 2030" (IFP, 09/2006).

    En France, la voiture consomme plus de 24 millions de tep en 2004, les transports représentent le deuxième poste de consommation après le résidentiel-tertiaire. (DGEMP-Observatoire de l'énergie, 01/2006)

    Une atteinte à la biodiversité

    La France se caractérise par le réseau routier le plus dense du monde et le plus long de l'Union européenne avec un linéaire de 1 079 072 km dont près de 11 000 km d'autoroutes (Les chiffres du transport, 01/2008) ! Ce record est particulièrement néfaste pour la biodiversité qui souffre d'une fragmentation des espaces naturels. En effet, les infrastructures de transport forment des discontinuités et des obstacles aux déplacements d'un certain nombre d'espèces qui ne peuvent alors survivre : grands mammifères, reptiles, batraciens, insectes...
    Outre cette fragmentation de l'espace vital, les axes routiers constituent des pièges pour les animaux sauvages qui peuvent entrer en collision avec les véhicules motorisés. Ainsi, en 2009, en France, près de 65 000 collisions ont été déclarées, contre moins de 4 000, 25 ans plus tôt.

    De plus, les villes, qui souffrent déjà de paysages très artificiels, présentent des sols (chaussée, trottoirs, parkings...) entièrement imperméabilisés donc détruits, stérilisés avec des pesticides particulièrement néfastes pour la biodiversité. L'artificialisation des sols est particulièrement marquée le long des grands axes de transport (IFEN, 08/2007) et participent à la violence des inondations.

    Enfin, les biocarburants vont accroître la pression sur les espaces agricoles en monopolisant des terres normalement en jachère qui participaient à un renouvellement du sol et des espèces.

    La première contribution française au réchauffement climatique

    Au niveau planétaire

    La seule circulation routière est responsable en 2004 d'environ 13% des émissions mondiales de CO2, le principal gaz à effet de serre directement impliqué dans le changement climatique en cours (GIEC).

    En Europe

    Les transports sont responsables de près de 20% des émissions équivalent CO2 (Agence européenne pour l'environnement, 09/2007).
    Même si la moyenne européenne des émissions de CO2 sur les voitures a baissé de 25 g/km en 10 ans, cela ne suffit pas à compenser l'augmentation régulière du nombre de véhicules en circulation.

    En France

    En 2006, le secteur des transports routiers a émis près de 130 millions de tonnes de CO2, soit 20% de plus qu'en 1990 : avec plus d'un quart des émissions (26,4 %), c'est le premier contributeur en CO2 du pays, devant le résidentiel-tertiaire (23%). La voiture particulière génère à elle seule 54,7% des émissions dues aux transports routiers et représente au global 14,4% des rejets de CO2 (CITEPA/CORALIE format SECTEN, 07,2007 ; les chiffres du transport, édition 2009).
    Toutefois, avec une moyenne des émissions des véhicules vendus en France en 2006 qui est de 149 gCO2/km, soit une baisse de 3 grammes de CO2 par kilomètre par rapport à 2005, la France se place parmi les meilleurs d'Europe (ADEME, 05/2007). Notons qu'en 2007, la moyenne des émissions du parc automobile français reste de 176 g de CO²/km.

    Les GES participent au ">réchauffement du climat planétaire, ce qui met gravement en danger la stabilité de nos sociétés.

    La pollution atmosphérique locale

    Première source de pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations, l'automobile accentue et développe même des maladies comme l'asthme et les bronchites chroniques notamment chez les plus fragiles. C'est aussi dans nos mouchoirs tachetés de suies que nous prenons conscience de la vulnérabilité de notre système respiratoire directement exposé aux particules les plus fines qui pénètrent dans les poumons.
    Par exemple, en Ile-de-France, le transport routier est le secteur prépondérant dans les émissions de monoxyde de carbone (CO), d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines (PM10) (Airparif, 09/2007).

    Bien sûr, des progrès sont réalisés : filtre à particules (encore que seulement 23% des véhicules diesel neufs en sont équipés en 2006 et que leur efficacité est limitée), essence sans plomb, biocarburants (est-ce vraiment un progrès ?), common rail... Et les défenseurs de l'automobile se hâtent de le rappeler au point que l'automobile apparaît pour certains moins polluante que les transports en commun ! La réalité est hélas toute différente d'autant près de 32% des déplacements automobiles font moins de 2 km ! (Enquête Globale de Transport - EGT, 2001-2002) Et c'est justement durant cette période semée de ralentissements, de freinages et d'accélérations que la pollution automobile est maximale.

    Prenons l'exemple de ce citadin qui sort son automobile pour se rendre chez le boulanger, qui se trouve - tout de même - à 300 m de son domicile. C'est ce même citadin que l'on reverra pleurnichant devant les médias sur le prix de l'or noir qui est délivré à la pompe, argumentant avec force et menaces que son niveau de vie en pâtit et qu'il serait temps... (je vous épargne la suite de ses affreuses souffrances).

    C'est fort peu relaté mais la Banque mondiale estime qu'environ 1,56 millions d'asiatiques sont victimes chaque année de la pollution atmosphérique. En Europe, des études menées récemment estiment que quelque 400 000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique. Les maladies provoquées par la concentration actuelle de particules en suspension dans l’air entraînent plus de 100 000 hospitalisations supplémentaires et graves chaque année. Des chiffres effarants qui rendent stériles toutes comparaisons avec les peurs actuelles qui monopolisent les moyens des gouvernements et les médias.

    En France, l'AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) estime qu'entre 6 450 et 9 500 personnes sont morts prématurément à cause de la pollution particulaire (PM 2,5) en 2002, soit davantage de morts que les accidentés de la route (AFSSET, 05/2004). Or les transports routiers et très fortement les diesels sont les principaux responsables de cette pollution.

    Une atteinte aux paysages

    On en parle beaucoup moins mais la voiture est aussi à l'origine d'une pollution visuelle affligeante : partout dans nos villes, nos lieux touristiques, elle s'insère et s'impose via le réseau routier bien sûr mais aussi les parkings, les stations essence, les péages... Elle défigure ou plutôt définit nos paysages urbains qui ne sont déjà pas des plus attrayants et suivent ainsi la devise de Pompidou : "Il faut adapter la ville à la voiture".
    L'automobile est un véritable fléau dans les agglomérations qui ont été, de façon très égoïste et irréfléchie, entièrement dédiés à cette révolution. Il fallait alors adapter les villes à la voiture, de sorte qu'il n'existe dorénavant pratiquement aucune place pour les modes de transports dits alternatifs et même les piétons.

    L'automobile une galère et un gouffre financier bien visible

    Le million d'heures perdu chaque année par les automobilistes et les routiers dans les embouteillages coûterait environ 6 milliards d'euros à la France selon le Ministère de l'écologie et du développement durable.
    En 2001, le cumul des bouchons en France a représenté l'équivalent de 1 million de kilomètres pendant une heure (hkm). le coût économique pour la seule Ile-de-France a été estimé à 566 millions d'Euros. Sans compter que les émissions sont réduites de moitié lorsque l'on passe d'une circulation dense à une circulation fluide : dans les bouchons, la consommation double et une voiture moyenne peut consommer jusqu'à 16 l / 100 km ! (Véhicules particuliers vendus en France. Consommations conventionnelles de carburant et émissions de CO2 - ADEME ; 2011)

    D'ailleurs, contrairement aux idées reçues et notamment avancées par les constructeurs automobiles, l'automobile n'est plus le moteur de l'économie. En effet, selon "Le Compte global transport, qui mesure l'impact de chaque mode de déplacement (...), le transport collectif coûte quatre fois moins cher à la collectivité, et crée deux fois plus d'emplois. De quoi anticiper les reconversions sociales qu'impliquera l'indispensable mutation." (Denis BAUPIN dans Libération, 10/2005)

    Point positif : en 20 ans la consommation moyenne unitaire des véhicules a diminué de 15 à 20 % passant de 8,25 l/100 km en 1990 à environ 7 l/100 km actuellement, grâce au renouvellement du parc automobile. Une tendance qui est vraie pour les véhicules à essence et non les diesel.

    Enfin, il n'est pas inutile de rappeler que l'usage d'une voiture coûte en moyenne 5 000 euros par an au foyer : deuxième poste de dépense des ménages, avant l'alimentation et après le logement. Il s'agit là d'une dépense qui n'est pas anodine, même si les transports en commun coûtent de plus en plus chers.

    La place de l'automobile

    voiture monopolisant le trottoir et le passage piétonvoiture monopolisant le trottoir et le passage piéton
    crédit : notre-planete.info

    La place occupée au sol par l'automobile est impressionnante : pratiquement toutes les rues dans les grandes villes présentent une voire deux lignes continues de voitures garées : quelle place reste-t-il aux autres moyens de déplacement ? Aucune ! Les poussettes sont contraintes d'emprunter la chaussée faute de passage sur les trottoirs, l'incivisme des conducteurs met alors en péril la vie des piétons. De plus, les plus grosses voitures, de plus en plus nombreuses, occupent souvent deux places de stationnement, au détriment des autres...

    Même en fonctionnement, les 3/4 des voitures ne sont occupées que par le seul conducteur ! On imagine donc bien le taux d'occupation au sol que peut prendre une seule personne à l'heure où les villes sont engorgées par une population toujours plus nombreuse notamment dans les pays en voie de développement.

    En moyenne, en France, 80% des foyers sont équipés d'une voiture, seulement 53% à Paris où les transports en communs sont très développés et la population y est à la fois plus jeune et plus âgée.

    Et de grandes agglomérations comme celle de la Région Ile-de-France peine à encourager l'usage de modes de transports alternatifs : pistes cyclables sécurisées insuffisantes, réseaux de banlieue à banlieue embryonnaires, voyages multi-modaux difficiles d'accès, prix et qualité de service dissuasifs, insécurité et incivisme, messages peu encourageants dans les bus : "pas de vélos, ni objets encombrants"... Vive la voiture !

    C'est pourquoi le piéton, le cycliste ou le skateur par exemple ne font qu'attiser l'agressivité inhérente de l'automobiliste, forcément pressé et important puisqu'à lui seul il monopolise la place d'au moins quatre vélos, pour une vitesse cependant guère plus rapide : 17 km/h en moyenne contre 14 km/h par exemple en Ile-de-France (EGT, 2001-2002) et 8 km/h pour les taxis parisiens ! Dans ces conditions, il ne nous reste qu'à être vigilant et appréhender les dangers qui nous guettent à chaque croisement ou dépassement de voiture.

    Et c'est sans difficulté que nous établirons la transition avec les accidents de la route.

    La voiture est une arme utilisée par des tueurs en puissance

    Nombre de victimes de la route dans le monde

    La route fait plus de 1,27 millions de victimes, dont la moitié sont des piétons, cyclistes et motocyclistes, et entre 20 et 50 millions de blessés par an. Plus de 90 % des décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’on ne compte que 48 % du parc mondial de véhicules (OMS, 06/2009).
    Selon la campagne internationale "Make Roads Safe", toutes les 3 minutes un enfant est tué sur la route, c'est la première cause de mortalité chez les jeunes en Europe et aux Etats-Unis. Le coût économique des victimes de la route dans les pays en voie de développement est évalué à plus de 100 milliards de dollars par an !

    Nombre de victimes de la route en Europe

    On comptabilisait en 2004 plus de 1 800 000 blessés et 43 000 morts (Community Road Accident Database, 07/2006).

    Nombre de victimes de la route en France

    En 2009, le nombre de personnes tuées (décès à 30 jours) s'est élevé à 3 994 avec près de 79 056 blessés (Sécurité routière, 01/2011). Soulignons que depuis 2002, le nombre de personnes décédées ne cesse de diminuer, notamment grâce à la mise en place de mesures plus dures contre la vitesse (radars automatiques tant décriés).

    L'automobile est une véritable arme manipulée aussi par des inconscients ivres de vitesse et de fun, irresponsables et qui, demain, se défendront d'avoir tué car couverts par leur assurance. Cette critique n'est pas aussi caricaturale qu'elle en paraît et le trio homme, alcool et vitesse demeure dévastateur. En effet, on constate sans surprise que près d'un tiers des accidents ont pour origine l'alcool au volant.
    Tout ceci est d'autant plus inquiétant qu'un accident mortel est aussi pénalisant au regard de la justice qu'un simple vol de voiture...

    L'incivisme et l'irresponsabilité des conducteurs, peu conscients des dangers, est ainsi à l'origine de nombreux morts. En France, 90 % des automobilistes ne respectent pas les limitations de vitesse sur route rapide, et ce n'est guère mieux en zone urbaine. De plus, les distances de sécurité ne sont pas jugées utiles vu l'attitude d'une majorité des conducteurs. Pire, le peu d'automobilistes qui respectent les règles élémentaires de conduite automobile sont rapidemment klaxonnés et insultés...

    Tous les piétons et usagers de modes de transports alternatifs peuvent témoigner de l'agressivité de certains conducteurs attisée par la présence d'un moyen de transport gênant, moins rapide et donc considéré comme "inférieur" car moins puissant, moins cher.... Un tel automobiliste pourra risquer sa vie et celle de son "adversaire" pour rétablir son ordre naturel : les véhicules puissants sont maîtres sur la route ! Ce constat est valable également envers une petite voiture : les autres conducteurs risquent fréquemment l'accident à vouloir la dépasser quand bien même celle-ci talonne les limitations de vitesse et respecte les distances de sécurité !

    La nouvelle maîtresse de l'homme

    Non contente de nous faucher nos proches et de monopoliser l'espace urbain, la voiture est devenue un objet de fantasme.
    Dès le plus jeune âge, le mâle est initié par ses jouets, les médias et les jeux vidéos à utiliser la voiture comme instrument de puissance et de liberté.

    De surcroît, nombre de publicités dévalorisent même la femme déjà souffrante de l'image simpliste qu'on lui prête, en la comparant à l'automobile comme concurrente dans la quête de l'homme...

    Enfin, les concours promettent bien souvent le gain d'une ou plusieurs voitures dans des catégories peu responsables : 4x4, Sport Utility Vehicle, monospace...

    80 % des Français jugent que la voiture reste aujourd'hui un moyen de transport indispensable (IFOP ; 05/2011). Ce chiffre passe à 90 % pour les ruraux et les plus de 65 ans.
    Toutefois, la voiture fait de moins en moins rêver : 30 % des personnes interrogées estiment qu'elle est un outil de plaisir.

    La nature a une amie : la voiture

    Dans le même temps, on nous abreuve chaque jour d'annonces publicitaires où l'automobile évolue dans de magnifiques paysages vierges tout en préservant un environnement naturel idyllique. Mais ne nous y trompons pas : la plupart du temps le véhicule stagne dans les embouteillages et son conducteur ne profite guère de cette pseudo-liberté, ni l'environnement d'ailleurs.
    Et parce que la nature n'est rien sans ses attendrissants occupants, ce sont les animaux (représentés numériquement bien sûr) qui accompagnent avec bonheur et sérénité les automobiles dans les campagnes publicitaires. Ainsi, oiseaux, animaux sauvages, marins même (!) participent aux somptueux ballets qui font rêver les naïfs.
    Nul doute que les constructeurs se moquent ouvertement des graves problèmes engendrés par les automobiles et l'infrastructure routière (dégradation d'écosystèmes, accidents sur des animaux sauvages, imperméabilisation des sols, sans parler de l'impressionnante pollution marine conséquence des approvisionnements pétroliers, crises géopolitiques...). Et c'est en nous faisant croire le contraire (méthode classique en marketing) que les constructeurs automobiles veulent berner les citadins.

    Pour autant, il paraît que les constructeurs automobiles orientent leurs efforts technologiques en fonction des exigences prioritaires du consommateur qui seraient : le design, l'innovation et la robustesse... Le respect de l'environnement souffrant d'un désintérêt notable. C'est en tous cas ce qui ressort de sondages menés sur les salons dédiés à l'automobile où les visiteurs ont déjà une attirance claire pour la toute puissante voiture.

    Enfin, même lors d'événements tragiques comme la multiplication des inondations sur le territoire français, les médias tendent à s'apitoyer davantage sur le sort des automobiles que sur celui des personnes. En effet, les reportages télévisés se concentrent sur l'automobiliste indemne mais désemparé face au spectacle affligeant de sa voiture sous les eaux... Alors que les personnes (sans parler des animaux) passent parfois au second plan.

    Conclusion, l'automobile ou la fin du mythe ?

    Il est encore difficile de croire et de comprendre que l'automobile ait gagné une place si importante dans le coeur des citadins des pays développés vu ces quelques constats. Toutefois, n'oublions que l'automobile emploie directement et indirectement environ 50 millions de personnes dans le monde, selon l'OICA. La crise financière et économique internationale rappelle combien ce secteur est déterminant dans la santé économique de certains pays.
    Enfin, nul doute que des progrès seront faits pour pallier la pollution atmosphérique insupportable qui est générée, mais il ne s'agit pas seulement de cela mais surtout de faire évoluer les mentalités en responsabilisant les automobilistes toujours plus égoïstes, agressifs, capricieux et parfois pressés... de tuer.


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    Lorsqu’un homme n’a pas d’amour,
    Rien du printemps ne l’intéresse ;
    Il voit même sans allégresse,
    Hirondelles, votre retour ;

    Et, devant vos troupes légères
    Qui traversent le ciel du soir,
    Il songe que d’aucun espoir
    Vous n’êtes pour lui messagères.

    Chez moi ce spleen a trop duré,
    Et quand je voyais dans les nues
    Les hirondelles revenues,
    Chaque printemps, j’ai bien pleuré.

    Mais depuis que toute ma vie
    A subi ton charme subtil,
    Mignonne, aux promesses d’Avril
    Je m’abandonne et me confie.

    Depuis qu’un regard bien-aimé
    A fait refleurir tout mon être,
    Je vous attends à ma fenêtre,
    Chères voyageuses de Mai.

    Venez, venez vite, hirondelles,
    Repeupler l’azur calme et doux,
    Car mon désir qui va vers vous
    S’accuse de n’avoir pas d’ailes.


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  • Ingrédients


    pour Dorade farcie à la  mie de pain et champignons

    • 1 dorade royale de 1kg
    • 2 tranches de pain de mie
    • 150 g d champignons de paris
    • 1 échalote
    • 1 petit bouquet de cerfeuil
    • 1 jaune d'oeuf
    • 1 verre de lait
    • 2 dl de vin blanc sec
    • 1 c. à soupe de beurre
    • sel, poivre
     
     

    Préparation


    pour Dorade farcie à la mie de pain et champignons

    Préchauffez le four à th 6,5 (200ºC).

    Faites écailler et videz la dorade d'un kilo par votre poissonnier dans trop l'ouvrir. Retirez les croûtes des tranches de pain et coupez en dès de 1 cm environ pelez et hachez l'échalote bien nettoyez les champignons de paris et émincez-les.

    Déposez dans un petit saladier les dès de pain et versez dessus de lait laissez tremper une demi heure avant utilisation, remuez-les de temps en temps pour qu'ils s'imbibent bien.

    Dans une casserole, faites fondre le beurre lorsque le beurre est fondu, ajoutez l'échalote et laissez-la suer une petite minute sans coloration.

    Ajoutez les champignons de paris et laissez suer 2 à 3 minutes puis éteindre le feu et laissez-les tiédir.

    Une fois les champignons tièdes, ajoutez la mie de pain que vous pressez entre les mains. Mélangez, ajoutez une bonne c. à soupe de cerfeuil concassé. Incorporez ensuite un jaune d'oeuf salez, poivrez et mélangez.

    Assaisonnez de sel et de poivre l'intérieur de la dorade, faites farcir la dorade de notre farce à l'aide d'une poche ou a défaut d'une c. à soupe puis fermez l'ouverture de la dorade avec quelques piques en bois.

    Beurrez grassement un plat allant au four disposez la daurade dans le plat salez, poivrez sur les deux faces. Arrosez-la avec du vin blanc sec et glissez-la dans le four pour 30 min.

    Servez avec des pommes nature persillées.


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