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    Biographie de COLUCHE :
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    14ème
    COLUCHE
    1944 - 1986
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    Pensées et anecdotes
     
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    Le pavé
     
    Le pavé
    Artiste et Comique (Francais)
    Né le 28 octobre 1944
    Décédé le 19 juin 1986 (à l'âge de 41 ans) 




    C’est le 28 octobre 1944, à Paris, que Michel Colucci voit le jour au sein d’une famille originaire du nord de l’Italie. Une mère fleuriste et un père peintre en bâtiment. Malheureusement ce dernier décède en 1947 et laisse son épouse Simone élever seule ses deux enfants avec son maigre salaire. Michel traîne sa jeunesse en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Le garçon fabrique d’ailleurs sa propre guitare au son très approximatif et tellement lourde qu’il ne peut la soulever seul. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études primaires qu'il décroche en juin 1958. Il niera même l'avoir obtenu d’un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ». Mais les responsabilités frappent à la porte. Michel touche à toutes les professions (14 au total parmi lesquelles télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes). 

    C’est finalement à l’usine qu’il se pose en tant que manutentionnaire après un courtpassage sous les drapeaux, ponctué par une exclusion pour indiscipline. Lorsqu’il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d’artiste qui le fait rêver. Sur l’Île de la Cité, « Le vieux bistrot » accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret « Chez Bernadette » pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l’éternité : Coluche. 

    Un soir, l’acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l’emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. S’y escrimeront notamment Patrick Dewaere et Sylvette Herry, alias Miou-Miou. Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs. Deux entractes ont lieu où les comédiens font le service. Le public est conquis. Coluche fonde avec des amis la troupe « Le vrai chic parisien ». En 4 ans, il joue avec succès « Thérèse est triste » et « Ginette Lacaze » avant que Dick Rivers n’impose lui-même cette jeune bande en première partie de son Rock'n Roll Show à l'Olympia. La troupe joue également « Introduction à l'esthétique fondamentale » avant que Coluche ne la quitte. « J’ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul.

    Tout s’enchaîne alors très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf’Conc, inauguré pour l’occasion, non loin des Champs-Elysées. C’est ici qu’apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l’artiste. Sous contrat avec Paul Lederman et Claude Martinez, Coluche entreprend des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, à guichets fermés et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées.

    En février 1975, Coluche revient à l’Olympia. Mais cette fois, c’est son nom qui s’étale en grand. Le « Schmilblick » est le tube de l’été et plus d’un million de 45 tours se vendent à travers le pays. Amoureux des femmes, Coluche cède cependant aux sirènes du mariage et épouse en octobre la seule qui lui fasse tourner la tête, Véronique, avec qui il aura deux enfants. Un mois plus tard, il est de nouveau sur les planches. Bobino a les yeux de Chimène pour lui et les critiques sont cette fois unanimes devant ce comédien aux gants de boxe qui conclut son spectacle par une interprétation du « temps des cerises » sur une pochette.

    Coluche devient incontournable. En 1976, Patrice Leconte lui offre un rôle dans son premier long métrage au succès mitigé « Les vécés étaient fermés de l’intérieur » dont certaines critiques peu élogieuses diront que les cinémas l’étaient aussi. Mais c’est surtout sa production suivante qui sera retenue. Il œuvre auprès du maître Louis de Funès dans « L’aile ou la cuisse » et laisse une première empreinte cinématographique marquante. « Il possède un talent explosif. Je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand » dira de Funès par la suite. Ce à quoi Coluche répliquera: « Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Il est une école à lui tout seul. » L’année suivante, il se lance dans la réalisation et sort « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». Mais un an plus tard, Coluche revient à ses premiers amours et prend possession de la scène du théâtre du Gymnase-Marie-Bell pour 18 mois le tout à guichet fermé, jusqu’en février 1981. 

    La radio lui ouvre également son antenne dès 1978. Europe 1 lui offre la tranche 15h30-16h avec l’émission « On n’est pas là pour se faire engueuler » qui fera un carton pendant un an et demi avant que son animateur vedette ne reparte en tournée. Le touche-à-tout ne fera qu’un court passage à RMC en février 1980, renvoyé au bout de quinze jours, officiellement pour incompatibilité d’humeur, officieusement pour avoir cité le Canard Enchaîné sur l’affaire des diamants de Bokassa, déplaisant à l’entourage du Président Giscard. Mais politiquement parlant, le personnage à d’autres desseins. Toujours en 1980, il avoue à un journaliste son désir de se présenter comme candidat aux présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire. « Personne ne m'attend au tournant vu qu'on sait pas où je vais tourner. » L’idée dans un coin de sa tête, Coluche rôde son nouveau spectacle dans son fidèle Café de la Gare avant de partir tourner « L’Inspecteur La Bavure ». Ce n’est qu’en novembre de la même année qu’il donne vie à ses pensées. Il se déclare officiellement candidat à l’élection présidentielle de 1981.

    Son appel au vote reste célèbre : « j’appelle tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s’inscrire dans les mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul. » Pour lui, l’ensemble des minorités forment la majorité. Sous sa bannière « bleu-blanc-merde », Coluche grimpe dans les sondages au prix d’une campagne rocambolesque dans les colonnes de Hari-Kiri. Crédité jusqu’à 16% des intentions de vote, le « clown » dérange la classe politique. Persona non grata, il se lance dans une grève de la faim pour lutter contre la fermeture des espaces d’expression après une conférence de presse au plat de spaghetti. Le 7 avril, il doit capituler et abandonner son ambition.

    Huit mois plus tard, il divorce et prend du recul en s’installant dans les Caraïbes. En 1982, entre les tournages de « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ », « Le maître d’école » et « Banzaï », il participe masqué à l’émission de Michel Polac dont le sujet est « Faut-il se débarrasser de Coluche ? ». L’annonce du suicide de son grand ami Patrick Dewaere est un choc tout comme la mort du dessinateur Jean-Marc Reiser. Coluche se fait plus rare. Il participe aux tournages de « La femme de mon pote » et « Le roi Dagobert » en 1983, « La vengeance du serpent à plume » et « Le fou de guerre » en 1984. Mais c’est surtout sa magistrale interprétation dans « Tchao Pantin » qui marque les esprits. Le César du meilleur acteur récompense cette performance de haut vol.

    L’époque de la convalescence passe doucement et le trublion refait son apparition sur le devant de la scène. En mai 1985, l’émission de Patrick Sabatier « Le jeu de la vérité » qui lui est consacré est un incroyable succès en terme d’audimat. Coluche était décidé à ne faire l’impasse sur aucune question. Puis il revient à Europe 1 pour animer « Y’en aura pour tout le monde » avec Maryse. Coluche est bel et bien de retour ! 
    En septembre, il participe à un gigantesque canular en épousant Thierry Le Luron « pour le meilleur et pour le rire » avant de partir battre le record du monde de vitesse à moto, sa grande passion. En Italie, il est le premier homme au monde à atteindre 252.087 km/h sur deux roues. La toute jeune Canal + lui fait ensuite des avances, qu’il accepte en animant quotidiennement l’émission « Coluche 1-faux ». 

    En 1986, une idée lumineuse lui traverse l’esprit. Depuis l’antenne d’Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien … » car pour lui et la troupe d’Enfoirés qu’il s’apprête à créer « aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid ». Homme de cœur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première chaîne, sa grand’messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but. Le personnage multiplie les apparitions fantasques, qu’il soit interviewé au fond d’une piscine par Michel Denisot ou qu’il débarque au festival de Cannes déguisé en « France Moche » pastiche de la chroniqueuse France Roche.

    Le 19 juin 1986, Michel Colucci prend sa moto pour rejoindre Cannes depuis Opio où il s’est installé. Sans motif apparent, un poids lourd stoppe net devant lui. La lumière s’éteint sous ce « Putain de camion » - comme le chantera Renaud deux ans plus tard. Aujourd’hui encore, Coluche est plus qu’un comique, un homme engagé, dont les mots résonnent encore dans nos têtes vingt ans après sa disparition.

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    Militante, passionnée, Danielle Mitterrand est une femme d'action. A l'étroit dans son rôle de Première dame, elle n'hésite pas à prendre quelques libertés avec les usages.

    Danielle et François Mitterrand
     
    Danielle et François Mitterrand dans les Landes © D.R.
     

    Couple de compagnons
    Au mois de mars 1944, la jeuneDanielle Gouze rencontre par l'intermédiaire de sa sœur Christine un certain Morland. Il anime un réseau de résistance à Paris. Morland n'est autre que François Mitterrand. Deux mois plus tard, Morland-Mitterrand doit fuir Paris, et c'est Danielle qui l'aide à se cacher en Bourgogne. A bord du train qui les y emmène, ils jouent les amoureux enlacés afin de tromper la vigilance de la Gestapo. A leur arrivée, le couple factice se fiance…pour de vrai. Ils se marient en octobre 1944. La fuite de Paris scelle leur histoire : ils seront des compagnons de route. 

    En 1946, alors qu'elle est enceinte de huit mois, Danielle Mitterrand fait campagne aux côtés de son mari qui brigue son premier mandat de député. La même année, François Mitterrand entre au gouvernement comme ministre des Anciens combattants, et Danielle prend en charge la commission pour la Répartition des subventions aux orphelins. Aux côtés de son mari, elle fait ainsi le tour des ministères. En 1965, Danielle Mitterrand s'investit dans la première campagne présidentielle de François Mitterrand. Elle veut être une femme d'action. Quand il prend la tête du Parti socialiste en 1971, Danielle sent que l'aventure présidentielle est à portée de main. Ce qui expliquerait, selon la rumeur, qu'elle refuse de divorcer lorsqu'il lui apprend sa liaison avec Anne Pingeot, enceinte de Mazarine. C'est aussi à cette époque que Danielle Mitterrand fait de l'engagement associatif à l'échelle internationale une priorité. Le 10 mai 1981, Danielle et François Mitterrand sont ensemble pour découvrir le résultat de l'élection présidentielle. Les deux compagnons de route entrent à l'Elysée, séparés, mais ensemble !

     

    La première "Présidente"
    "Je ne suis pas une potiche" prévient Danielle Mitterrand. La nouvelle Première dame entend bien imposer son style et être indépendante. Mais peut-être l'est-elle trop au goût de certains ! Si elle assume toutes ses obligations d'épouse de Président (réception à l'Elysée, visites officielles, représentation), Danielle Mitterrand ne veut pas être une simple observatrice. 

    "Je ne suis pas une potiche"

     

    A l'Elysée, la "Présidente" a son bureau personnel, même si elle vit toujours dans son appartement rue de Bièvres. Elle s'y affaire pour sa fondation France-Libertés qu'elle crée en 1986 et qui a pour mission de défendre les droits de l'homme et le droit à l'autodétermination des minorités ethniques. Deux domaines très sensibles lorsque l'on est l'épouse d'un chef d'Etat. Ses interventions pour la cause kurde ou tibétaine, ses visites à Fidel Castro finissent par agacer le Quai d'Orsay. 

    En 1993, Danielle Mitterrand va jusqu'à critiquer publiquement la politique d'immigration de Charles Pasqua. Cette fois, le Président ne vante plus la liberté de parole de la Première dame. Dans une tribune intitulée "Qui veut faire taire Danielle ?", plusieurs députés de la majorité, dont Pierre Mazeaud, critiquent les prises de positions de la Première dame : ce n'est pas son rôle. Mais la "Pasionaria" s'en moque, et en mai 1995, elle provoque à nouveau la classe politique en embrassant Fidel Castro. Jusqu'au 8 janvier 1996, Danielle reste pourtant le fidèle compagnon de route de François Mitterrand. Fidèle aussi à ses engagements en faveur des droits de l'homme, Danielle Mitterrand poursuit toujours son action au sein de la Fondation France-Libertés


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    Le premier site français dédié à Laurel et Hardy  
     
     

    Stan Laurel

    16 juin 1890 - 23 février 1965

     

    Stanley Jefferson est né le 16 juin 1890 à Ulverston dans le Lancashire ( Angleterre).

    Ses parents évoluent déjà dans le milieu artistique, théâtral en particulier.

    Arthur Jefferson, son père, est, tout à la fois, écrivain, imprésario, metteur en scène (il dirigera plusieurs théâtres) et même acteur, comme son épouse, l'actrice Madge Metcalfe.

    Stanley avait deux frères et une soeur. Alors que cette dernière, Béatrice Olga, est pensionnaire dans un couvent où elle fait ses études, les trois garçons Gordon, Everett et Stanley suivent des études plus ...fantaisistes. Stanley, en particulier ne développera jamais une réelle passion pour l'école.On parle à son propos "d'élève très médiocre".

    Stanley avait une seule véritable envie: "monter sur les planches".

    En 1907 son père lui offre cette opportunité en le recommandant à Lévy etCardwell qui dirigent une tournée de pantomime présentant à travers l'Angleterre "La Belle au bois dormant"

    Stanley y décroche un rôle de figurant pour 1 £ par semaine ! Ce seront ses véritables débuts sur une scène. Il est alors âgé de 18 ans.

    En 1908 il incarne un clochard dans la tournée "Alone in the world" un mélodrame d'Hall Reed. Le spectacle s'achève en véritable banqueroute. Les acteurs ne seront jamais payés.

    Sa véritable chance, Stanley la rencontre cette même année en intégrant les rangs des acteurs de la troupe de Fred Karno où il interprète divers rôles pour lesquels la part de pantomime a toute sa place. Ceci constitue un tremplin parfait pour le cinéma muet ... Dans la troupe un tout jeune homme qui parait très doué pour son jeune âge : Charlie Chaplin.

    1910 la Compagnie karno part pour une tournée dans le nouveau monde. Stanley est du voyage, Charlie aussi qui, assure-t-on, s'était écrié en vue des côtes américaines : "Amérique, me voici ! " Stan est alors sa doublure. La tournée tourne ... au fiasco. Stanley rentre en Angleterre où il monte sans grand succès son propre spectacle, participe, ensuite à une tournée sans plus de réussite.

    912, Alf Reeves préparant une nouvelle tournée Karno aux USA lui propose d'en faire partie. Stanley accepte. Les retrouvailles avec Charlie Chaplin seront de courte durée, celui-ci rejoint Mack Senett qui lui propose de faire ses débuts au cinéma. Sans son acteur fétiche, la tournée karno doit s'interrompre.

    Stan loin de se décourager monte alors, au début de 1914, "The three comics" avec deux partenaires: Edgard Hurley et son épouse Wren. Le trio finira par se séparer et Stan continua avec des fortunes diverses. Il s'associa avec deux nouveaux partenaires avec, cette fois, pour dénomination:"The Stan Jefferson trio" . Stan Jefferson, comptez, il y a bien treize lettres ! Pas superstitieux, mais quand même, il décide de se doter d'un pseudonyme.

    "Pourquoi ais-je choisi Laurel ? Expliquera-t-il un jour, je suis incapable de m'en rappeler !"

    1916 Stan Laurel rencontre Maë Dahlberg une chanteuse avec laquelle il créée " Stan et Maë Laurel" et part en tournée. En 1917, présentant leur spectacle composé de sketches comiques. A Los Angeles ils sont remarqué par le propriétaire de l'Hippodrome, la salle où ils se produisent qui leur propose de tourner des "deux bobines" estimant le comique de Stan bien plus drôle que celui de Chaplin très en vogue alors. Pas rancunier, Charlie Chaplin qui découvre à l'écran son ancien compagnon lui propose de tourner pour la compagnie qu'il vient de fonder.

    L'affaire ne se fera pas et finalement Stan Laurel signe un contrat d'une année avec Ramish et Laemmle en 1918 non sans avoir juste avant tourné pour Broncho Billy Anderso"Lucky dog" un film dirigé par Jess Robbinsdans lequel joue, également, un certain Oliver Hardy.

    Ce ne sera pas pour autant le début du célèbre duo.

    "Babe et moi nous étions des camarades de travail, expliquera par la suite Stan, rien dans le film ni dans nos relations ne pouvait annoncer ce que nous deviendrions l'un pour l'autre..."

    1918 - Stan devient pour l'Universal Hickory Hiram" un personnage qui figure dans quelques films, puis il tourne chez Vitagraph pour Larry Semon. C'est dans ce même temps qu'il fait la connaissance d'Hall Roachqui le met en scène dans quelques productions Rolins Pathé.

    Octobre 1918-décembre 1920 avec Maë ils se produisent un peu partout aux Etats Unis et même au Canada.

    1922 Il tourne quelques films pour la Metro Picture Corporation dont "Mud ans sand" sous la direction de Gil Pratt. Hall Roach est séduit par ce film. Il rencontre Stan dans sa loge au théâtre de Santa Barbara lui propose de tourner pour lui. Stan accepte. Bon acteur devant la caméra, il se fait également remarquer par ses talents de gag man. La mise en scène commence à l'attirer. D'acteur il devient réalisateur, ce qui le conduit à diriger "Get 'Em Young" film dans lequel figure Oliver Hardy qui doit y interpréter le rôle d'un maître d'hôtel. La veille du premier tour de manivelle ce dernier se brûle sérieusement au bras en préparant des grillades. Catastrophe. Finalement Stan Laurel accepte de le remplacer. Il fera une si forte impression qu'Hall Roach, un billet de 100$ à l'appui, lui demande de jouer dans "Slipping Wives" où, guéri de sa blessure, Oliver Hardy joue également.

    Cette fois - même si personne n'y prend réellement garde alors - le duo est né !

    Stan et Ollie tourneront ensemble jusqu'en 1951 (Atoll K ) leur dernier film.

    Oliver Hardy, décédé en 1957, Stan renonce à tourner. Il vivra une retraite paisible entouré de l'affection de sa fille Loïs et de ses petits enfants Laurel et Randy, dans une résidence de Santa Monica.

    1960 - Stan Laurel reçoit un "Oscar spécial" pour l'ensemble de sa carrière .

    1964 il se voit décerner la coupe de la guilde des acteurs d'Hollywood.

    La popularité de Laurel et Hardy est si grande qu'un club est même créée "Sons of the desert" dont Stan laurel rédigera même les statuts !

    20 juillet 1964 - Stan est hospitalisé pour une sévère crise de diabète à l'hôpital de West Valley près d'Hollywood.

    23 février 1965 - Stan Laurel décède d'un arrêt cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Forest Lawn (CA) au son du célèbre chant du Coucou


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  • .Manger est un des plus grands plaisirs de la vie. Bien manger, cela signifie non seulement manger à sa faim, être rassasié, mais également manger des bonnes et belles choses, des aliments de qualité, en toute convivialité…

    Toutes les études le montrent, nous construisons notre santé avec notre alimentation. Il est donc important d’accorder une place de choix à une alimentation variée et équilibrée.

    Ainsi, nous mettons toutes les chances de notre côté pour rester en forme, pour longtemps.

    Manger bouger vous donne 9 repères clés qui vous aideront à trouver un bon équilibre alimentaire.

    1. Les fruits et légumes : au moins 5 par jour

    2. Les produits laitiers : 3 par jour (3 ou 4 pour les enfants ou les adolescents)

    3. Les féculents à chaque repas et selon l’appétit

    4. Viande, poisson, œuf : 1 à 2 fois par jour

    5. Matières grasses : à limiter

    6. Produits sucrés à limiter

    7. Sel : à limiter

    8. Eau : à volonté pendant et entre les repas

    9. Activité physique : au moins l’équivalent de 30 min. de marche rapide par jour pour les adultes (au moins 1 heure pour les enfants et les adolescents)

    Pour mettre en pratique ces repères au quotidien, rendez-vous dans La cuisine manger bouger, conçue pour vous aider à composer des repas variés et adaptés à vos besoins.

    Il faut aussi savoir que ce qu’on met dans son assiette est tout aussi important que la manière dont on mange : prendre le temps de cuisiner, de manger et de partager un moment de détente


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    Novembre

    Je lui dis : La rose du jardin, comme tu sais, dure peu ; 
    et la saison des roses est bien vite écoulée.
    SADI.


    Quand l'Automne, abrégeant les jours qu'elle dévore, 
    Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore, 
    Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu, 
    Que le bois tourbillonne et qu'il neige des feuilles, 
    Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles, 
    Comme un enfant transi qui s'approche du feu.

    Devant le sombre hiver de Paris qui bourdonne, 
    Ton soleil d'orient s'éclipse, et t'abandonne, 
    Ton beau rêve d'Asie avorte, et tu ne vois 
    Sous tes yeux que la rue au bruit accoutumée, 
    Brouillard à ta fenêtre, et longs flots de fumée 
    Qui baignent en fuyant l'angle noirci des toits.

    Alors s'en vont en foule et sultans et sultanes, 
    Pyramides, palmiers, galères capitanes, 
    Et le tigre vorace et le chameau frugal, 
    Djinns au vol furieux, danses des bayadères, 
    L'Arabe qui se penche au cou des dromadaires, 
    Et la fauve girafe au galop inégal !

    Alors, éléphants blancs chargés de femmes brunes, 
    Cités aux dômes d'or où les mois sont des lunes, 
    Imans de Mahomet, mages, prêtres de Bel, 
    Tout fuit, tout disparaît : - plus de minaret maure, 
    Plus de sérail fleuri, plus d'ardente Gomorrhe 
    Qui jette un reflet rouge au front noir de Babel !

    C'est Paris, c'est l'hiver. - A ta chanson confuse 
    Odalisques, émirs, pachas, tout se refuse. 
    Dans ce vaste Paris le klephte est à l'étroit ; 
    Le Nil déborderait ; les roses du Bengale 
    Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale ; 
    A ce soleil brumeux les Péris auraient froid.

    Pleurant ton Orient, alors, muse ingénue, 
    Tu viens à moi, honteuse, et seule, et presque nue. 
    - N'as-tu pas, me dis-tu, dans ton coeur jeune encor 
    Quelque chose à chanter, ami ? car je m'ennuie 
    A voir ta blanche vitre où ruisselle la pluie, 
    Moi qui dans mes vitraux avais un soleil d'or !

    Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes ; 
    Et nous nous asseyons, et, loin des yeux profanes, 
    Entre mes souvenirs je t'offre les plus doux, 
    Mon jeune âge, et ses jeux, et l'école mutine, 
    Et les serments sans fin de la vierge enfantine, 
    Aujourd'hui mère heureuse aux bras d'un autre époux.

    Je te raconte aussi comment, aux Feuillantines, 
    Jadis tintaient pour moi les cloches argentines ;
    Comment, jeune et sauvage, errait ma liberté, 
    Et qu'à dix ans, parfois, resté seul à la brune, 
    Rêveur, mes yeux cherchaient les deux yeux de la lune, 
    Comme la fleur qui s'ouvre aux tièdes nuits d'été.

    Puis tu me vois du pied pressant l'escarpolette 
    Qui d'un vieux marronnier fait crier le squelette, 
    Et vole, de ma mère éternelle terreur ! 
    Puis je te dis les noms de mes amis d'Espagne, 
    Madrid, et son collège où l'ennui t'accompagne, 
    Et nos combats d'enfants pour le grand Empereur !

    Puis encore mon bon père, ou quelque jeune fille 
    Morte à quinze ans, à l'âge où l'oeil s'allume et brille. 
    Mais surtout tu te plais aux premières amours, 
    Frais papillons dont l'aile, en fuyant rajeunie, 
    Sous le doigt qui la fixe est si vite ternie, 
    Essaim doré qui n'a qu'un jour dans tous nos jours.


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