•  Heure d'été: décalage de 2 heures avec l'heure solaire néfaste pour la santé ?


    Le changement d'heure du printemps 2011 (le passage à l'heure d'été) c'est fait le 27 mars en France et dans l'ensemble des pays de l'Union européenne. Et il a etais fait le 13 mars au Québec et en Amérique du Nord. Dans la nuit de samedi à dimanche, les montres seront avancées d'une heure.

    L'heure d'été en France est "double", en décalage de deux heures avec l'heure solaire (à GMT +2) pendant environ sept mois, rappelle l'Association française contre l'heure d'été double (ACHED), car l'heure d'hiver est déjà en avance d'une heure sur l'heure solaire.

    Le passage à l'heure d'été perturbe les hommes et les animaux et n'a jamais rendu les services attendus en matière d'économies d'énergie, selon l'association qui réclame, depuis des années, son abandon.

    Le changement d'heure perturbe les rythmes biologiques. Par exemple, la mélatonine, hormone importante pour la régulation du rythme éveil/sommeil, est sécrétée pendant l'obscurité. Or il faut deux heures de lumière atténuée pour que la mélatonine atteigne le niveau nécessaire au déclenchement du sommeil dans notre corps, rapporte Eléonore Gabarian, présidente de l'association.

    Les difficultés d'adaptation de l'organisme à l'heure d'été sont responsables, considère l'association, de problèmes d'endormissement, donc de fatigue, ainsi que de dépressions et de prises supplémentaires de psychotropes. Elle évoque notamment une récente étude montrant que l'heure d'été est accompagnée d'une augmentation des crises cardiaques.

    L'ACHED appelle au remplacement du système actuel de changement par l'application d'une heure constante tout au long de l'année: soit celle du méridien de Greenwich (GMT +0), soit celle de l'heure d'hiver en France (GMT +1).

    L'heure d'hiver convient mieux à l'horloge biologique :

    L'heure normale de l'automne et de l'hiver conviendrait mieux à notre horloge biologique interne, selon le projet EUCLOCK, financé par l'Union européenne. Alors que l'organisme s'ajusterait plus difficilement au passage à l'heure avancée de l'été.

    Comme chez les autres animaux, le rythme circadien (rythme biologique dont la période est d'environ 24 heures) humain utilise la lumière du jour pour demeurer en synchronie avec l'environnement à mesure que les saisons changent.

    Cette adaptation est si précise, explique Till Roenneberg de l'Université Ludwig-Maximilian (Munich), coauteur de cette recherche, que le comportement humain s'ajuste à la progression d'est en ouest de l'aube dans une même zone horaire.

    Dans une étude à grande échelle, qui a examiné les patterns de sommeil de 55.000 personnes d'Europe centrale, Roenneberg et ses collègues montrent que l'horaire de sommeil durant les jours de congé suit la progression saisonnière de l'aube à l'heure normale, mais pas à l'heure avancée.

    Dans une deuxième étude, ils ont analysé l'horaire de sommeil et d'activité pendant 8 semaines entourant les deux changements d'heures (passage à l'heure avancée du printemps et retour à l'heure normale de l'automne) chez 50 personnes, en tenant compte des préférences individuelles naturelles d'horaires ("chronotype"), qui varient de la personne matinale à l'oiseau de nuit.

    Ils ont observé que l'horaire de sommeil et le pic dans les niveaux d'activité s'ajustent facilement au retour à l'heure normale en automne, mais que l'horaire d'activité ne s'ajuste pas au début de l'heure avancée au printemps, spécialement chez ceux qui aiment se coucher et se lever tard.

    Ces résultats, publiés dans la revue Current Biology, suggèrent que le changement d'heure pratiqué par un quart de la population mondiale représente une perturbation saisonnière significative qui peut avoir des effets sur la physiologie humaine, considèrent les chercheurs.

    "Alors que nous pensons généralement que les changements apportés par l'heure avancée ne représentent "qu'une heure", ils ont des effets beaucoup plus importants si nous tenons compte du contexte des changements circadiens saisonniers", dit Roenneberg.

    "Cette apparemment "petite" heure, se traduit par un retour en arrière de 10 semaines dans la progression annuelle de la relation entre notre cycle d'éveil/sommeil, quatre semaines au printemps et six à l'automne".

    "Après avoir pris en compte l'ajustement saisonnier, les résultats de la recherche montrent que l'horloge biologique humaine ne s'ajustent pas à la transition à l'heure avancée" dit Roenneberg. "Cela est spécialement vrai au printemps pour les gens qui sont du chronotype tardif comme le montrent leurs patterns d'activité quotidiens.

    Leur horloge biologique demeure à l'heure normale, l'heure de l'hiver, alors qu'ils ont à ajuster leur horaire social à l'heure avancée tout l'été.



    L'heure d'été, plusieurs années après son instauration, a toujours ses détracteurs. L'Association belge Contre l'Heure d'Eté Double (ACHED), l'équivalent belge d'un organisme basé en France, rappelle qu'une étude suédoise a indiqué une augmentation du nombre de crises cardiaques lors du passage à l'heure d'été.

    Cette étude, publiée dans le New England Journal of Medicine, indiquait qu'il y a 5% plus de crises cardiaques dans les trois jours ouvrables suivant le passage à l'heure d'été alors qu'il y en a 5% de moins lors du passage à l'heure d'hiver.

    L'association considère que cette augmentation est à mettre en relation avec les fatigues, les troubles du sommeil et les diverses perturbations provoquées par l'heure d'été.

    Rappelons qu'une étude (projet Euclock), financée par l'Union européenne, avait montré en 2007 que l'horloge biologique interne s'ajuste plus difficilement au passage à l'heure avancée du printemps qu'au passage à l'heure normale de l'automne. Le rythme circadien (rythme biologique dont la période est d'environ 24 heures) utilise la lumière du jour pour demeurer en synchronie avec l'environnement à mesure que les saisons changent. L'adaptation, montrait cette recherche, est particulièrement difficile pour les gens qui aiment se coucher tard et se lever tard.


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  • Liz Taylor, mort d'une géante

    L'actrice anglo-américaine Elizabeth Taylor est morte mercredi midi, à l'âge de 79 ans. Une place au soleil, La chatte sur un toit brûlant, Cléopâtre, Reflets dans un oeil d'or... L'icône du cinéma hollywoodien des années 60 avait été doublement oscarisée pour La Vénus au vison et Qui a peur de Virginia Woolf?.

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    Elizabeth Taylor incandescente dans Une chatte sur un toit brûlant. (Maxppp)

    Avec la disparition d’Elizabeth Taylor, mercredi, c’est tout un pan de l’histoire hollywoodienne qui s’éteint, celui de l’âge d’or des studios. L’actrice, oscarisée à deux reprises pour La Vénus au vison et Qui a peur de Virginia Woolf, fabuleuse de sensualité et de cruauté amoureuse dans Reflets dans un œil d’or, le plus sadique des films de John Huston où elle affronte Marlon Brando, est morte mercredi à l’hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles à l’âge de 79 ans des suites d’une insuffisance cardiaque.

    En 70 ans de carrière et près de 50 films, Elizabeth Taylor, véritable enfant de la balle qui fit sa première apparition à l’écran à l’âge de 9 ans, était le dernier Géant d’un âge d’or hollywoodien désormais révolu. Symbole du glamour et de la sensualité au cinéma, défrayant les chroniques d’un microcosme qui n’avait pas encore le nom de "people" avec son histoire passionnelle avec Richard Burton –mariage, divorce puis re-mariage- et ses huit unions matrimoniales, Elizabeth Taylor a traversé les années sans jamais perdre son aura. Cougar avant l’heure, celle qui prêta sa beauté et ses yeux violets à Cléopâtre, s’engagea dès les années 80 dans la lutte contre le Sida après le décès de son ami Rock Hudson et noua une amitié sincère avec un autre géant du spectacle américain, Michael Jackson.

    La bande-annonce de Soudain l'été dernier:


    Née en Angleterre en 1932, Dame Elizabeth Rosemond Taylor fait ses premières apparitions à l’écran, à l’instar d’un Patrick Dewaere ou d’une Brigitte Fossey en France, dès son plus jeune âge. Elle prend des cours de danse dès l’âge de 3 ans et cajole Lassie, le chien fidèle, dans son premier sur grand écran en 1943. Elle ne cessera plus de tourner. En 1951, elle se fait Une place au soleil, en compagnie de son ami et amant platonique de toujours de toujours, Montgomery Clift. Elle ne quittera plus le haut de l’affiche jusqu’aux années 70 et enchaîne les succès : Géant (1956), avec James Dean, La chatte sur un toit brûlant (1958) avec Paul Newman, La Vénus au vison en 1960, film méconnu mais qui lui permet de décrocher son premier oscar, Cléopâtre en 1963 où elle se dispute à l’écran comme à la ville avec Richard Burton.

    Elle retrouve l’homme qu’elle épousa deux fois dans Qui a peur de Virginia Woolf ?, en 1966. Mike Nichols, le réalisateur du Lauréat, utilise à merveille le déchirement réel du couple et son penchant pour l’alcool. Liz Taylor y décroche son second et dernier oscar dans un premier rôle. En 1967, elle tourne avec Marlon Brando sous la direction de John Huston dans un film trouble et dérangeant, Reflet dans un œil d’or, où, à 35 ans, sa beauté et sa sensualité éclatent. Ce sera l’un de ses derniers grands films. Suivront Boom, sous la direction de Joseph Losey en 1968 qui lui offre dans la foulée Cérémonie secrète (1969). Les années 70 sont moins florissantes pour Liz taylor et elle fait plus parler d’elle par ses mariages et son amour des bijoux que par ses rôles.

    La bande-annonce de Qui a peur de Virginia Woolf?:


    "Ma mère était une femme extraordinaire qui a vécu sa vie le plus intensément possible, avec beaucoup de passion, d'humour et d'amour", a déclaré son fils, Michael Wilding, dans un communiqué. "Bien que la nouvelle de sa mort nous laisse, ainsi que tous ceux qui l'ont aimée, effondrés, notre mère restera pour toujours une source d'inspiration en raison de sa contribution inlassable à notre monde".

    L’écrivain et critique de cinéma américain Steve Erickson, dans son dernier roman, Zeroville, met en scène un héros arborant tatouage d'Elizabeth Taylor et Montgomery Clift sur le crâne et fait dire à son personnage: "C’est la plus belle femme du monde!" Une source d’inspiration inépuisable en effet.

    La bande-annonce de Reflets dans un oeil d'or:

     

    A LIRE:


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  • Capello, mon maître

     
     :

    hommage

    LE FIL TéLéVISION - Silhouette ronde, esprit carré, Jacques Capelovici, chasseur de barbarismes, régnait sur “Les jeux de 20h” de notre enfance, de son allure de prof très IIIe République, mâtinée d’un zeste d’humour, “de bon aloi”, évidemment. On le trouvait ringard, puis assez rigolo, puis on l’a oublié. Alors pourquoi cette pointe de tristesse à l’annonce de sa mort ?


    Photo : LE PARISIEN/MaxPPP

    On a ri aux oraisons diverses, sur Twitter, Facebook ou dans Libé, toutes en erreurs de syntaxe et barbarismes : j'irai fauter sur ta tombe, Maître Capello.

    On a ri, mais on est surtout étonné.

    De lui, on ne garde que de vagues souvenirs d'enfance, à la télé, sur FR3, Les jeux de 20h, une tête de hibou, une sagesse immobile – l'a-t-on déjà vu marcher ? –, entre Yoda et Jabba the Hut, demi-lune en équilibre sur le nez, la lippe épaisse, gourmande, prête à bouffer du participe passé mal conjugué, du « pallier à » et « des malgré que » en barquettes de douze.

    Un physique incorrigible de prof absolu, une prestance troisième République qui lui permit de redresser les torts et la syntaxe de tout un pays sans se faire exécrer. On se rappelle sa voix nasillarde, ses accents ORTF, sa diction cristalline, ses « de bon aloi », ses cravates rouges et ses calembours. Capello est né désuet. Il a su le rester.


    Maitre capello 1984 par jc761


    A l'adolescence, on a cru qu'il était le représentant légal de la ringardise envoyé sur Terre ; en grandissant, on l'a trouvé rigolo, une mascotte janséniste, un correcteur d'orthographe en costume.

    Il y avait une bouffonnerie névrotique dans cette insistance à jouer les sentinelles d'une langue qui ne demandait qu'à se libérer, à s'ouvrir au « cette nana est canon » des années 80, au « je suis méga branché », au verlan, et puis, plus tard, au « j'ai kiffé ma race », aux « meufs », aux « keums », aux trépidations plus ou moins inspirées d'une syntaxe qui palpite, se dérègle et évolue.

    Lui, il restait là, vissé à ses règles, psalmodiant dans le vide le bon usage des mots, immobile, toujours immobile, « on ne dit pas effacer le tableau, mais essuyer le tableau », « le whisky n'est pas une boisson alcoolisée mais une boisson alcoolique ».

    Devenu adulte, on s'est mis à l'oublier pour de bon, remisant au magasin des accessoires ce souvenir de prof cathodique et de cruciverbiste chez Télé 7 jours, silhouette ronde, esprit carré, humour noir en bandoulière, « En deux lettres, condamné à mort : né ».

    On vous avait oublié Maître Capello. Voilà pourquoi on est étonné aujourd'hui. Surpris d'être aussi triste. Une tristesse de temps qui passe, à l'imparfait du subjectif, en quatre lettres et une ponctuation : déjà ?


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  • Certains prétendent que le nucléaire est une solution écologique pour protéger notre environnement. Pourtant l'industrie nucléaire pollue à plusieurs niveaux, contrairement aux énergies renouvelables.

    1/ L'industrie nucléaire produit des déchets radioactifs


    Pour produire de l’électricité, l’industrie nucléaire génère une multitude de substances radioactives à chaque étape de la filière. Chaque type de déchets nécessite une gestion différente. De plus, on continue à en fabriquer de nouveaux chaque jour. Les lieux de stockage, déjà nombreux, vont se multiplier sur tout le territoire français dans les années à venir.

    Ces déchets n'ont pas de solutions. Le problème des déchets nucléaires a été créé en toute connaissance de cause quand, il y a près de 50 ans, on a choisi de développer l’industrie nucléaire malgré les déchets dangereux qu’elle génère. On prédisait alors que la science saurait fournir une solution face à cette menace. Aujourd’hui, les pouvoirs publics voudraient nous faire croire que ce problème n’est pas si grave, et qu’on peut y apporter une solution satisfaisante. Tout indique au contraire que nous sommes dans l’impasse.

    En savoir plus sur le problème des déchets nucléaires

    2/ Les centrales et usines nucléaires rejettent de la radioactivité

    Toutes les installations nucléaires, même quand elles fonctionnent “normalement”, rejettent une certaine quantité de radioactivité dans l’eau et dans l’air. D’après les pouvoirs publics, ces rejets seraient totalement inoffensifs. Il faut pourtant savoir que les normes officielles se basent sur le principe que “toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique" (CIPR 90). Les limites fixées ne correspondent pas à une absence de danger mais à un nombre de victimes jugé “acceptable” en regard des intérêts économiques.

    De plus, les risques sont sous-estimés car les calculs négligent généralement deux faits :

    - les éléments radioactifs rejetés, même en faible quantité, peuvent se retrouver concentrés dans la chaîne alimentaire. Par exemple, les animaux marins sont contaminés par les rejets de La Hague près des côtés françaises et jusqu’en Norvège !

    - quand on absorbe un aliment contaminé, les particules radioactives agissent différemment puisqu’elles sont à l’intérieur même du corps.
    Ces risques sont très mal pris en compte par les réglementations actuelles, ce qui conduit à minimiser les effets réels.


    3/ Les centrales nucléaires rejettent de l'eau chaude dans les rivières

    La canicule de l'été 2003 a fait s'évanouir le mythe de la fiabilité du nucléaire français : des réacteurs nucléaires ont été arrosés, d'autres ont dû
    fonctionner à bas régime ou même être arrêtés. La "France nucléaire" n'a évité la pénurie d'électricité qu'avec des importations massives, alors que le prix du kWh montait en flèche.

    Les règles de protection de l'environnement et de la santé des populations ont été bafouées impunément : rejets d'eau trop chaude et très mauvaise dilution des produits radioactifs et chimiques qui sont rejetés massivement dans les rivières par les centrales nucléaires.

    De plus EDF a obtenu l' autorisation de "chlorations massives" pour cinq centrales nucléaires. Cette chloration a pour but de limiter la prolifération d'amibes du fait des rejets d'eau chaude des centrales nucléaires et mettent en grave danger les populations (baignades, eau potable). Or la chloration massive est aussi très néfaste pour l'environnement et la santé.

    Consulter le dossier PDF de l'association Sortir du nucléaire sur la canicule et le nucléaire

    4/ En cas d'accident nucléaire, la pollution serait irréparable.

    En cas d'accidents nucléaires majeurs, que se passerait-il?

    Dans un pays aussi peuplé que la France, un accident nucléaire majeur aurait des conséquences dramatiques. Peut-on imaginer une région entière rayée de la carte ? Comment évacuer des millions de personnes ? Comment seront accueillis les blessés irradiés et comment le territoire pourra-t-il être décontaminé ? Des conséquences dramatiques : décés, handicaps et maladies, perte de millions d’hectares de sols contaminés pour des siècles…
    N'attendons pas que l'irréparable se produise !
    En savoir plus sur le risque d'accident nucléaire

    (source :
    Brochure PDF Déchets nucléaires, le casse tête du Réseau sortir du nucléaire
    )

    5/ Le nucléaire est-il totalement dé-carboné ?

    Selon les dernières estimations de l'Ademe, produire de d'électricité avec un réacteur nucléaire engendre l'émission de 50 grammes de CO2 par kilowatt.heure, et non 5 grammes comme on peut souvent le lire. L'Ademe a, en effet pris en compte toutes les émissions de CO2 du cycle de vie du combustible uranium (extraction, transformation, concentration, enrichissement du minerai, recyclage, gestion des déchets) et celui des centrales nucléaires (construction, exploitation, démantèlement).

    Un chercheur de l’Université de Singapour, Benjamin Sovacool a fait la synthèse de 103 recherches scientifiques publiées à ce jour pour déterminer l'impact de l'énergie nucléaire au niveau des émissions de CO2. Sa conclusion indique que les centrales nucléaires sont responsables en moyenne de l'émission de 66 grammes de CO2 par kilowattheure, soit 8 à 15 fois moins que les centrales thermiques à combustibles fossiles (selon leur rendement énergétique), et 8 fois plus que l'éolien.

    source : http://energie-verte.blogspot.com/2009/04/nucleaire-pas-rentable.html
    En savoir plus sur le nucléaire et l'effet de serre


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  • Georges Brassens : Biographie

    Georges BrassensPetit fils de maçon, italien par sa mère, Georges Brassens naît le 22 octobre 1921 à 18 heures, à Sète dans l’Hérault, rue de l’Hospice. Sa mère, Elvira, fille d’un napolitain, et son père, Jean-Louis, sont des gens simples et honnêtes.

    Georges grandit au sein d’une famille nombreuse composée de sa demi-soeur, ses parents, ses grands-parents et leurs chats… A l’école, il n’est pas très en verve, se réveillant à la récréation, et préférant ses cours de musique.

    Le poète tranquille

    Dès 14 ans, il commence à écrire quelques « fadaises », et c’est au collège que la lecture des poètes l’éveille réellement à l’écriture. Avec ses amis, il découvre la musique et la liberté de l’école buissonnière.

    Mais à l’aube de ses 18 ans, une sombre histoire de vol le fait écoper d’un an de prison avec sursis, l’humilie auprès de ses proches et des voisins, et le fait renvoyer du lycée. C’est ce déclic malheureux qui le pousse à rejoindre Paris, chez sa tante Antoinette, en février 1940, rue d’Alésia.

    Son premier boulot le conduit aux usines Renault de Boulogne Billancourt. Le soir, sur le piano de sa tante, il s’essaie à ses premiers accords. Mais les Allemands envahissent Paris, et Brassens retourne à Sète. Cependant, trois mois plus tard, il ne peut s’empêcher de retrouver la capitale.

    Ne pouvant reprendre son poste chez Renault, il se jette dans un travail acharné: la découverte de la musique sur le vieux piano d’Antoinette. Il lit beaucoup, pour tuer le temps dans ce Paris désert: Paul Fort, Rimbaud, et surtout Villon. Ce travail le mène en 1942 à publier son premier recueil de poésie, ‘Des coups d’épées dans l’eau’, suivi rapidement de ‘A la venvole’.

    Il rencontre, parmi les amis de sa tante, Jeanne Le Bonnier, « la Jeanne » qui habite à deux pas de là. Leur relation durera à jamais, malgré la différence d’âge (elle est née en 1891!), d’abord amicale, puis amoureuse.

    La guerre

    Mais c’est la guerre et Brassens est envoyé en Allemagne début 1943. C’est alors qu’il rencontre Pierre Onteniente, dit Gibraltar, son ami, secrétaire et compagnon. C’est aussi au STO qu’il fait ses premières armes devant un public, un public si particulier avide d’émotion, d’amour et d’amitié en ces temps difficiles.

    Lors d’une permission, Brassens « oublie » de revenir en Allemagne, et c’est encore chez Jeanne qu’il se cache à Paris, impasse Florimont, cette cour des miracles où se côtoient poules, chats et chiens, et au milieu, « la cane de Jeanne ».

    L’appartement est vétuste, mais Georges y restera plus de vingt ans, jusqu’en 1966. Il y vit des moments fabuleux avec ses amis, dont un certain René Fallet. Pendant cette période, jusqu’à la fin de la guerre, Brassens vit caché, profitant de sa réclusion pour écrire, jusqu’à la libération. Ensuite, tout en écrivant, il continue à vivre chez Jeanne.

    En 1947, il rencontre Jona, sa Püppchen. Sa vie est rythmée par ses chansons, mais il n’ose pas encore les interpréter et elles restent ignorées de tous. Par relation, il commence à écrire dans la revue ‘Le Libertaire’, revue anarchiste, sous différents pseudos. Mais, lassé, il quitte le journal. Ses démarchages auprès des cabarets parisiens restent vains…

    Fin 1951, un ami réussit à faire passer Brassens au Caveau de la République. Ce passage, quoique peu applaudi, redonne confiance à Georges. Il retravaille alors quelques-unes de ses chansons, et le 6 mars 1951, Patachou l’auditionne en public, parmi lequel un certain Pierre Nicolas, futur ami et musicien de Georges. Tout le monde est subjugué, et c’est ce soir-là que Georges devient Brassens…

    Jacques Canetti

    Ses vrais débuts ont lieu le 9 mars. Jacques Canetti, ami de Patachou et gérant des Trois Baudets, où débutèrent Brel, Mouloudji et Devos, invite Brassens à jouer chez lui. C’est enfin, à plus de trente ans, le succès tant attendu.

    Chez Polydor (Philips), Brassens enregistre Maman Papa avec Patachou, puis Le Gorille, La mauvaise réputation, Le petit cheval, … Les concerts s’enchaînent, Bobino en 1953, deux Olympias en 1954, et les récompenses pleuvent: Grand Prix de l’Académie Charles Cros, édition de ses chansons chez Denoël, …

    1957 est une année riche pour Brassens. Bobino, l’Alhambra, l’Olympia, une tournée à l’étranger, mais aussi une année difficile avec l’apparition de coliques néphrétiques très douloureuses.

    Les années passent et se ressemblent, de succès en succès, entrecoupées parfois par des faits dramatiques, comme la perte de sa mère en 1962, une alerte grave la même année en plein Olympia et le décès de son père en 1965.

    En 1966, après un triomphe au TNP, Georges quitte l’impasse Florimont que Jeanne habite désormais avec son nouveau mari. Très attaché à « son » 14e arrondissement, il déménage non loin de là, près de son ami Brel. Mais un nouveau malheur vient le frapper le 24 octobre 1967: Jeanne, « sa » Jeanne meurt. C’est tout un monde qui s’écroule.

    Les années qui suivent le voient triompher dans toutes les salles, à Paris comme en Province, en France comme à l’étranger, avec souvent en première partie, des jeunes chanteurs tels que Philippe Chatel, Maxime le Forestier, ou Yves Simon.

    Il achète aussi une maison en Bretagne, région d’origine de Jeanne, et s’y évade de temps en temps en se mêlant aux villageois et en recevant ses amis

    En 1973, il entame sa dernière tournée, d’abord en Belgique puis en Grande-Bretagne où sera enregistré son album Live in Great Britain. Et en 1976, à la sortie de son dernier disque, il occupe Bobino durant cinq mois, jusqu’en 1977.

    Novembre 1980: sa santé est préoccupante. Il est opéré d’un cancer. Pendant l’été 1981, au plus mal, il trouve encore la force de retourner au pays, à Sète, et il y meurt le 29 octobre 1981, à 23h15 à Saint Gély-du-Fesc.

    Il est enterré au cimetière Le Py, le cimetière des pauvres, bien loin du cimetière marin cher à Paul Valéry… Un musée est aujourd’hui consacré à Georges Brassens dans sa ville natale de Sète.


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